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Aspro
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2,0
Publiée le 12 septembre 2014
Dans la brume est un drame de guerre russe, Situé au Bielorussie sur les frontières occidentales de l'URSS en 1942, sous occupation allemande. Sushenya, un travailleur de chemin de fer, qui est à tort arrêté pour déraillement d'un train près de son village natal. Lorsque l'officier allemand lui donne une chance de vivre, des rumeurs de la trahison de Sushenya se répand bientôt dans la ville et dans le but de se venger, deux partisans le capture.
Ce film peut se montre au final assez terne et peu satisfaisant et il manque certainement de dramaturgie et d'excitation pour justifier sa longueur de 128 minutes. Les moments passionnants sont rares et le film manque de cette étincelle et de magnétisme, essentiel pour en faire une oeuvre vraiment captivante et engageante. Il y a trop de longueur et d'insistance sur baeucoup de sequences en tous cas plus que necessaire , ce qui finit par devenir très irritant dans la visualisation. 2/5 pour ma part
Ce film est si peu cinématographique, si lent (chaque scène est étirée sur une longueur insupportable), si terne que le spectateur n'a que deux choix : fuir ou s'endormir !
Un film qui évite les codes et poncifs du film de résistants: ici, la grande guerre par excellence, la seconde guerre mondiale, est montrée telle qu'elle l'a été pour beaucoup. Loin des grands combats, l'occupation (ici en Biélorussie) laisse la place à une série de règlements de comptes, de vengeances familiales, de pillages. Des ouvriers du chemin de fer sabotent une ligne pour se venger d'un patron trop autoritaire à leur goût, alors que les miliciens travaillant pour l'occupant cherchent surtout à piller et à s'enrichir. L'idéologie est totalement absente du film, a contrario de la vision habituelle de la Seconde Guerre: on ne voit qu'un seul officier nazi de tout le film, alors que le groupe de résistants communistes que les 3 personnages sont censés rejoindre semble hors de portée. Seul le personnage du paysan, personnage principal du film, pris dans ces logiques contraires et souvent prédatrices, incarne l'immense majorité des civils sommée de choisir son camp là où elle aspire simplement à la paix et à la tranquillité. Par ailleurs, le jeu des acteurs et la mise en scène sont tous deux très bons, les forêts de Biélorussie sont magnifiquement filmées. Mais le rythme pourra paraître lent et fatiguant (d'autant plus que les scènes nocturnes sont nombreuses) pour peu que l'on soit un peu fatigué.
Austérité. Approche de la vérité par le biais d’une vision biaisée pour le spectateur. Je voulais même dire par le cheminement à travers la forêt. Symbole de l’errance de la pensée. Peu de dialogues mais une tension entre les personnages uniquement apaisée par les paysages. Sévère et rude.
Un drame de guerre visuellement séduisant mais un peu trop contemplatif qui explore les dilemmes moraux, la culpabilité, la trahison et la résistance à travers des personnages pris dans un engrenage tragique.
Voilà certainement un des films les plus lents que je n'ai jamais vu. On dirait parfois que cela a été tourné au ralenti. La diction des dialogues est très théâtral. Je conçois que cela puisse rebuter (la salle s'est vidée progressivement) mais si on arrive à rentrer dedans il fait son effet (je n'ai pas vu passer les 2h10...). Pour son deuxième long métrage de fiction Sergei Loznitsa (My joy, déjà très étrange) ne fait donc pas dans la facilité... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-dans-la-brume-115040775.html
2 ans après "My Joy", un premier long métrage en forme de coup d'éclat, l'ukrainien Sergei Loznitsa nous propose un deuxième film tout aussi réussi. Un film de guerre aux antipodes de ce que nous propose (actuellement) le cinéma hollywoodien, un film prenant, aux images somptueuses, à la mise en scène d'une grande virtuosité, à la construction particulièrement intelligente. "Dans la brume" apporte un éclairage neuf sur des problèmes moraux vieux comme le monde. On peut dorénavant être certain que Sergei Loznitsa fait partie des plus grands réalisateurs de notre époque. Voir critique complète sur www.critique-film.fr
Dès le plan inaugural, dans un village de Biélorussie où a lieu la pendaison de trois saboteurs, on est saisis par sa magnificence, les mouvements lents d’un plan-séquence méticuleux qui installe directement une atmosphère de méfiance et d’oppression qui enveloppera les deux heures à venir. Dans la brume subjugue par sa construction et sa mise en scène. Articulé autour de trois personnages (le traître supposé et les deux soldats mandatés pour l’exécuter), le film recourt également à trois longs flashbacks s’intéressant au passé récent du trio et apportant du coup un autre éclairage. Pris dans les filets d’un conflit qui les dépasse et dont ils sont les victimes expiatoires sans en avoir réellement conscience, les trois hommes doivent se débattre, dans leur propre existence éphémère et miséreuse, avec des questions de morale et de culpabilité. C’est exactement là qu’intervient la mise en scène élégiaque et majestueuse, constituée de longs plans qui semblent suspendre le temps et rendre inutiles et indécentes les paroles. Plus que dans des dialogues réduits à la portion congrue, elles servent aussi aux monologues interrogatifs et perplexes des égarés au milieu d’immenses forêts, décors aussi bien protecteurs qu’anxiogènes. Au pied d’arbres sans âge, cernés de bruits divers et menaçants, le trio tente de s’arranger avec les faits et sa conscience. Celui qui ne veut pas qu’on retienne de lui qu’il aurait pu trahir ira jusqu’à sauver son bourreau. Innocents et rustres, ces hommes sont inévitablement des figures dostoïevskiennes au sens le plus noble du terme dans ce mélange de brutalité et de noblesse. Une histoire éternelle de remords et de rédemption qui confine ici au sublime et touche par moments à la grâce, amplifiée par la splendeur crépusculaire des paysages et tout autant par celle d’une photographie somptueuse, magnifiant la misère crasse de ses personnages. Au cœur des forêts hivernales plongées pareillement dans le brouillard et l’horreur, se joue le destin funeste et grandiose de trois ‘idiots’ en chemin vers la sagesse et la réconciliation.
C'est exceptionnel comme qualité cinématographique. Il y a là un talent rare, (on l'avait déjà vu à l'oeuvre dans "Ma joie"). et il est ahurissant qu'un tel film n'ait pas eu de prix à Cannes où il était en compétition... Ainsi va le monde. Cela dit, ce n'est pas du cinéma facile! Longs plans fixes, effets minimaux, dialogues réduits... Péripéties pas toujours évidentes si l'on n'est pas du pays: le dernier retour en arrière est particulièrement déstabilisant, et quant aux intentions du réalisateur, d'après ce qu'il écrit ds la plaquette du film, on peut très bien passer complètement à côté.
Comme son titre le laissait craindre, ce drame biélorusse souffre d’une réalisation particulièrement brumeuse. Si le scénario a l’intelligence de ne pas prendre parti, les résistants ayant des méthodes aussi violentes que les occupants nazis, il s’emmêle dans une construction non-chronologique terriblement brouillonne. La lenteur de son rythme, dû à la durée des scènes, et le jeu désincarné des acteurs nuisent terriblement à l’immersion du public dans cette image glaçante et tragique de la lutte clandestine de ces partisans, et ce malgré la qualité de sa photographie austère.
Dans la brume, de Serguei Loznitsa, comprend 72 plans pour 2h20. Chaque plan dure en moyenne 2 minutes, ce qui est très long.
Autant donc être prévenu, Dans la brume est un film qui prend son temps, un film lent dans lequel il faut se laisser immerger et dont le propos n’est pas d’une folle gaieté.
Nous sommes en 1943, quelque part en Biélorussie. Les nazis font... la suite ici : http://0z.fr/6qyiC
Le film porte très bien son titre dis donc puisque l'ambiance est grise, froide, lourde et dérangeante de la première à la toute derrière image. Il y a ce doute qui plane et qui nous met mal à l'aise pendant une grosse partie du film.... Comme les soldats, on ne sait que penser de ce russe qu'on suspecte d'être un traitre à cause de cette manipulation très efficace du général allemand pour le décrédibiliser face aux autres habitants. Tout au long du film, grâce à l'excellente interprétation et à l'atmosphère pesante qu'installe le metteur en scène Loznitsa on arrive à comprendre ce que ressent Sushenya qui traine les pieds et tente de persuader ses bourreaux par quelques paroles .... Il y a en effet peu de dialogues mais les regards sont si profonds qu'ils valent bien plus que de longs discours .. Un film vraiment prenant mais quand même très lent, ce qui pourrait rebuter ceux qui ne rentrent pas de suite dans l'histoire mais qui devrait vous marquer si vous accrochez dès le départ comme ce fut mon cas.