La théorie du deuxième homme. Les spectateurs sont béats devant le double jeu du commissaire et l’obstination de Montand à chercher à se faire innocenter. Il y a le style qui me gêne un peu. Sec, haché. Et cette jeune fille assez insupportable qui est l’enjeu du film et qui disparaît heureusement t’es vite. Mais l’ensemble est vraiment excellent. Et je rajoute la demi-étoile pour son final apocalyptique assez époustouflant
un excellent film a la fois policier et drame; sombre, pur produit des années 70 la noirceur rapelle un peu clouzot ou melville. Signoret pathetique et Montant en flic piégé sont parfait.
Un immense polar français des années 70. Une référence. D'une efficacité redoutable. Une interprétation irréprochable, tant des premiers rôles que des personnages secondaires.
Sans être un chef d'œuvre, ce film, que je vais revoir avec plaisir ce soir, mérite une très bonne note. Passons sur le casting (Montand, Perrier, Signoret) exceptionnel, mais retenons la cohérence du récit, la situation inédite et les soubresauts de l'enquête, menée par un innocent et commandée par le coupable. Etonnant, non ?
Un polar froid,quasi métaphysique,aux accents kafkaïens,où l'homme finit presque par faire corps avec son arme. Montand est parfait en flic solitaire puis amoureux, pris enfin dans un engrenage kafkaïen, tout comme sont parfaits Simone Signoret en maîtresse femme infirme,François Périer qui excelle dans ces rôles de notable antipathique...sans oublier la belle Stefania Sandrelli...
Excellent polar, on dirait du Melville. Montand superbe comme d'hab et un scenar fichtrement bien ficelé qui joue sur les quiproquos et les non-dits. Peut-être la fin un peu bâclée mais un vrai plaisir de cinéma à la française.
Un film crépusculaire que l'on pourrait qualifier de noir fluo. Il y a de très bonnes idées, Orléans en hiver, la "tanière" de Montand, la musique autre et des plans de caméra osés. Mais la mise en place du trio amoureux est longue et frise le ridicule par moments, et comme dans de nombreux films français le ton est blafard et le son parfois à la limite de l'inaudible.
Un super polar noir avec un excellent casting et un super scénario. On suit la descente aux enfers de l'inspecteur Ferrot à cause du meurtre de sa dulcinée par le chef de la police.
On a encore un scénario à la Psycho avec en bonus la scène de meurtre très inspiré de la mort la plus connu du cinéma, comme quoi il y a un avant et un après Hitchcock.
A la fin du film on assiste à la dépersonnalisation d'Yves Montand, ça passe par ses actes, son silence et la mise en scène de Alain Corneau.
Second film d’Alain Corneau, Police Python 357 est un polar très efficace qui bénéficie en outre d’un splendide casting (Yves Montand, Simone Signoret, François Périer et Stefania Sandrelli). Corneau fait preuve d’une belle maitrise de son art dès le générique qui filme Yves Montand s’habiller et s’armer sans montrer son visage,spoiler: ce qui évoque la présentation des tueurs dans Magnum Force sorti 3 ans auparavant (et qui montre des policiers se transformant en assassins), le tout sur une musique angoissante qui nous fait comprendre très de le début que la limite entre le bon et le mal peut être aisément franchie. Corneau utilise donc efficacement sans que cela soit grossier sa connaissance du cinéma de genre contemporain tout en n’oubliant pas le cinéma plus classiquespoiler: (la lettre signée M., référence évidente à M. le maudit de Fritz Lang). C’est donc avec une grande efficacité qu’il nous montre comment un homme bon peut être amené sous le coup de la jalousie ou de la peur à commettre des actes répréhensibles : le monde n’est blanc ni noir mais gris et la vérité est parfois très différente et plus complexe que les apparences. C’est sûrement ce goût de l’ambigüité qui amène Alain Corneau à offrir une fin assez ouverte laissant planer le doute sur le résultat final de l’enquête (mais est-ce important maintenant que le criminel est mort et que Ferrot a perdu la femme qu’il aime et sa droiture de policier en ayant tabassé injustement un maquereau, en ayant agressé un témoin et en s’étant défiguré pour fuir la justice ou en ayant tué Thérèse ?). Avec Police Python 357, Alain Corneau signe donc un polar classique mais très efficace et devient un des réalisateurs importants du cinéma français de la fin du vingtième siècle.
Polar sombre et efficace, le film d'Alain Corneau peut faire figure de référence dans le genre, mixant habillement ambiance américaine, sans oublier les codes français.
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5,0
Publiée le 1 juin 2016
L'un des grands policiers des 70's dont on sort le souffle coupè par la violence apocalyptique qui s'en dègage dans la scène finale! Difficile de reprendre ses esprits après la projection finie! Polar sec, dur, et violent, "Police Python 357" est avant tout une histoire d'amour qui se dègrade au fil des minutes, sorte de radiographie urbaine des seventies où Alain Corneau semble en être le porte drapeau d'un cinèma français qui se portait fort bien en 1976 et qu'on reverra avec nostalgie! L'histoire est celle d'un inspecteur de police accusè d'un crime qu'il n'a pas commis et qui va devenir une vèritable machine à tuer en renonçant peu à peu à son identitè! Avec un personnage pareil, il fallait un acteur aux èpaules solides! La prestation d'Yves Montand dèpasse de loin, celle exceptionnelle, du "Choix des armes" du même Corneau, rèalisè cinq ans plus tard! Habitè, pathètique, Montand fait corps avec l'inspecteur Ferrot, joue avec ses tripes, et signe la plus belle performance de sa carrière! Sa descente aux enfers est exemplaire spoiler: et on n'oubliera pas de sitôt la terrible scène où il se balance de l'acide sulfurique sur son visage! A ce niveau, on pourrait se demander si son jeu d'acteur est un don innè pour le cinèma! La rèponse est pourtant simple : on ne devient pas gènial sans bosser un personnage comme celui de l'inspecteur Ferrot! Un incontournable...
Ce film est un classique du policier français, qui se passe à Orléans, dans les beaux quartiers bourgeois et les belles maisons de campagne solognotes. On y retrouve un Montand très en forme ainsi qu'un Perrier aussi très en forme. Bref une belle distribution complétée par Simone Signoret. On y voit aussi un Mathieu Carrière qui comme nous l'apprend WikiP. est un acteur Allemand et une Stefania Sandrelli qui comme son nom l'indique est Italienne. On ne connait pas très bien ces acteurs étrangers bien qu'ils aient une carrière très importante notamment Stefania Sandrelli. L'histoire quant à elle est originale car ce n'est pas une histoire policière classique. On y retrouve un ménage à 3, "autorisé et toléré" et qui fonctionne depuis des années, qui va se transformer en ménage à 4 sans qu'aucune des 4 personnes impliquées ne connaissent les 3 autres. C'est l'affrontement entre 2 policiers, Montand et Perrier, sans que l'un connaisse l'histoire de l'autre. Perrier reste sur de lui, le chef indétrônable tandis que Montand doit tout faire pour prouver son innocence, ce qui le conduit même à se défigurer. Corneau a mis du rythme dans son film, il essaie toujours de créé du mouvement. La musique du début et de la fin est aussi là pour faire monter la tension, surtout avec les plans du début sur le fameux 357. Il y a aussi quelques scènes d'actions, pas des courses de voitures car avec des R5, 404 et cie, c'est difficile, mais des scènes où Montand débarque comme le flic solitaire mais très efficace tel L'inspecteur Harry dont Corneau s'est inspiré. C'est notamment le cas d'une scène au début la fameuse scène du braquage à la fin du film.
Franchement je trouve ce film assez mou , j' ai pas aimé cette lenteur et je trouve Montand était dans un de ses plus mauvais rôle, on dirait un peu absent et pas assez dedans quoi.....
"Police Python 357" (1977) Arte le 15.05.2016 C'est le second film du réalisateur Alain Corneau, et on ne lui reprochera pas d'avoir choisi un casting certain de faire recette : Montand et Périer dont c'est le septième film en commun comme acteurs, et Signoret, la femme de Montand. De fait, le film au nom bizarre fera 1,5 million d'entrées en salles ! Comme en s'en doute, le titre arbore d'emblée la couleur noire de ce thriller : il dénomme la Roll's Royce des armes US à l'époque : le Colt Python 357 Magnum utilisé par la Police des Etats Unis. Evidemment, à l'époque on était moins sourcilleux de voir les forces de l'ordre dégainer leurs armes de service quand elles se sentaient en état de légitime défense. On verra d'ailleurs Montand tirer dans le dos d'un gangster ! Mais le fillm n'en est pas à une violence près... On ne se plaindra pas non plus d'une manque de rythme : d'ailleurs ce film a remporté à l'époque le César du meilleur montage. Ca se laisse voir, avec la patine du temps et ça permet de voir revivre certains disparus.... willycopresto