Je gardais un souvenir très lointain, mais j'étais vraiment curieux de revoir ce film, car, toujours dans mon souvenir, il faisait parti des films majeurs, comme un polar dur.
A ma grande surprise, le film est tout sauf cela; et je ne peux pas cacher ma déception. Certes, l'intrigue est habillement construite, ce jeu de l'ambiguïté, de l'homme que tout accuse, et qui pourtant se bat pour trouver le véritable assassin. Il y a un petit je ne sais quoi, mais, il y a aussi, un gros souci...le jeu des acteurs, et là, je sais que je vais faire dresser les poils de plus d'un, mais l'actrice, Stefania Sandrelli, joue mal, elle minaude, elle récite son texte sans émotion, et dès qu'elle est à l'écran, elle nous perd. On dirait que Montand se met parfois à son niveau, ça gesticule, mais, pour pas grand chose de bon à retenir. Rien à redire réellement de François Perrier, le rôle de notable, petit bourgeois coincé, lui va comme un gant, si je puis dire.
Encore une fois, Signoret par contre est excellente, peu de présence à l'écran, mais à chaque fois qu'elle apparait, elle excelle, elle est touchante et donne soudainement un regain d'intérêt pour cette histoire.
On oscille donc entre le sans intérêt, et quelques scènes sympathique, mon avis général reste néanmoins un peu décevant.
Je lui mets 3 étoiles car, cela reste un classique de cette époque...