Police Python 357
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No Quarter
No Quarter

11 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2026
Malgré ses nombreux petits défauts (situations, scènes peu crédibles, cascades pas toujours terribles), ce film reste l'une des références en matière de policier français. Le scénario tient la route, le montage est nerveux et la musique (celle de l'entrée en matière est incroyable) accompagne bien les principaux moments du récit.
Ce qui distingue ce film des autres c'est le casting 5 étoiles. Montand excellent, Sandrelli avec le charme italien, Carrière excellent en second rôle, Signoret charismatique et Perrier magistral. Quelques scènes sont inoubliables. Du grand cinéma français.
Thierry Schalck
Thierry Schalck

50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2026
Un film poignant, sombre, tendu, toujours prêt à se rompre. Les 4 personnages principaux sont complexes, rien de manichéen dans tout ça. La mise-en-scène fonctionne parfaitement. On dirait un peu (à mes yeux) du JL Godard en plus lisible. Les objets eux mêmes existent (appartement stylos, photos, voitures...).
Je vois un seul défaut (classique à cette époque): plus les rôles sont secondaires, plus ils sont caricaturaux.
L'extrême noirceur pleine d'humanité est évidemment dans la lignée de cette autre formidable film d'Alain Corneau: SERIE NOIRE.
La dernière scène est déchirante: le monde s'effondre, et pourtant le monde est sauvée.
Patjob
Patjob

46 abonnés 782 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2026
Un bon polar Français, qui tient un peu de Chabrol (le milieu bourgeois du commissaire, les adultères qui finissent mal) et du film d’action à l’Américaine. La montée en puissance de la situation est excellente, comme la mise en place des personnages. A ce sujet, s’il y a une chose que l’on retiendra longtemps du film, c’est le personnage de Thérèse, interprété par Simone Signoret, et sa relation singulière avec son mari. Comme assez souvent dans les polars, le dénouement est plus décevant, et celui-ci, manquant de cohérence véritable, verse un peu vers l’invraisemblable. Un bon moment tout de même.
Michael
Michael

33 abonnés 618 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2026
Tres bon polar de Corneau, avec un scénario solide, et une interprétation sans faille. On pourra certes reprocher quelques longueurs mais ce n'est pas suffisant pour gacher notre plaisir
Christophe B
Christophe B

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2026
Excellent film de série noire typique des années 1970. Acteurs stars de l'époque au top ! Yves Montand, Simone Signoret, François Périer particulièrement convaincants. Un film culte donc.
Antoine68
Antoine68

2 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2026
A Orléans, un policier enquête sur la mort d'une photographe dont il était tombé amoureux. Un bon film d'Alain Corneau très bien interprété par Yves Montand, François Périer et Simone Signoret. Le début est un peu lent, mais le scénario devient ensuite très prenant.
Frédéric M.
Frédéric M.

253 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2026
Malgré un casting 3 étoiles, le film vieillit mal tant dans la réalisation, que le jeu des acteurs. Dommage que l'intrigue était plutôt pas mal. On regrette aussi un peu le ridicule des scènes de baston.
Nicothrash

477 abonnés 3 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2026
Un surprenant polar de la part d’Alain Corneau, très noir et au scénario assez machiavélique. On y retrouve un casting de grandes figures du cinéma français, tous au diapason, englués dans une intrigue que l’on prend plaisir à suivre. En revanche, que de scènes superflues, le rythme est saccadé au possible jusqu’au climax du métrage, cette fusillade qui sort absolument de nul part ! Elle est certes marquante, violente et efficace mais il y a dû avoir un souci au montage, ce n’est pas possible autrement. En somme, ce Police Python 357 s’apprécie à sa juste valeur, néanmoins il accuse vraiment le poids des âges et aurait pu être bien plus percutant.
Redzing

1 469 abonnés 5 006 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2026
L'introduction, avec sa musique onirique et la préparation méticuleuse du fameux revolver Colt Python 375, nous laisse croire qu'Alain Corneau signe là un décalque de "Magnum Force". Pas du tout ! En vérité "Police Python 357" est un polar inspiré d'un livre de Kenneth Fearing... qui sera adapté par ailleurs, entre autres en 1987 dans "No Way Out" avec Kevin Costner. D'où la trame similaire entre les deux oeuvres.
A savoir, un flic solide, solitaire, et ténébreux, tombe sous le charme d'une mystérieuse photographe. Alors qu'ils sortent ensemble, il comprend qu'elle a un autre amant, très discret. Les choses vont mal tourner, et notre héros va devoir mener une enquête où tous les indices pointent... vers lui-même !
Il y a une certaine lenteur dans l'intrigue, qui pourra rebuter le spectateur moderne. Ainsi que certains rebondissements qui semblent sortir de nulle part. Dont la fusillade finale totalement gratuite, qui paradoxalement semble héritée des polars musclés américains et autres poliziotteschi italiens de l'époque. Mais elle s'avère très efficace à l'écran. A noter d'ailleurs que ce final m'a évoqué... l'introduction de "Predator 2". Alain Corneau aurait-il influencé Hollywood ?
Toutefois, le concept du flic qui doit éviter de se traquer lui-même (!) marche bien. Et l'ambiance sombre fonctionne, tant dans les images précises et l'univers urbain tristounet, que dans la déchéance des personnages. Je comprends tout à fait les comparaisons qui ont été faites avec Jean-Pierre Melville. Au passage le film se déroule à Orléans (ville d'origine d'Alain Corneau), ce qui change agréablement des sempiternels polars parisiens.
Pour porter l'ensemble, c'est un Yves Montand plutôt physique qui incarne le policier taciturne. Face à lui, François Périer dans un rôle trouble, et Simon Signoret malheureusement sous-employée.
Agnes L.
Agnes L.

236 abonnés 2 090 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2026
Ce film de 1976 avec Yves Montant, François Perrier et Simone Signoret a été un succès cinématographique à son époque seulement il a bien mal vieilli. Il raconte une histoire policière très spéciale, bien imaginée sur le papier mais absolument pas crédible. C'est là que l'on se rend compte que les exigences du spectateur d'aujourd'hui ne sont pas celles du spectateur d'il y a cinquante ans. Si l'inventivité est une chose appréciable, il y a nécessité de conserver le sens de la réalité. Or ici, c'est vraiment ce que l'on appelle du « cinéma » dans le sens péjoratif, à savoir inventé de toutes pièces sans se préoccuper d'une quelconque ressemblance avec une possible réalité. Tout est extrême. La première demi-heure s'étire sans guère d'intérêt avec un personnage féminin irréel et mal joué. La suite est plus animée sauf qu'elle verse dans le n'importe quoi par moment. La fin est le bouquet, tellement invraisemblable que cela en devient presque comique. Il y a vingt ans, ce qui pouvait apparaître comme bien imaginé, aujourd'hui ne passe plus du tout. Impossible de donner plus de deux étoiles dans une notation comparative avec les films de notre époque.
Topaze87
Topaze87

12 abonnés 698 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2026
Un bon film policier de Alain Corneau au scénario minutieux qui bénéficie du trio Yves Montand/Simone Signoret/François Périer. On peut cependant regretter la faiblesse des seconds rôles.
CrystalEagle
CrystalEagle

6 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2026
Trois ans après la mort de Melville, Corneau reprend le flambeau et poursuit la route. Sous le masque du polar, il filme une lente dissolution : celle d'un Ferrot dépourvu de psychologie, réduit à une succession de gestes, l'arme démontée, les balles coulées à la main, le verre de lait. Tout est déjà contenu dans ce plan où il croise, dans une vitrine, son propre portrait agrandi, colt tendu, figé en idole de la virilité. Il n'existe qu'à travers son arme, et l'irruption de Sylvia vient dérégler cette mécanique. Ferrot ne s'ouvre jamais ; il se fissure, jusqu'au vitriol, geste d'un homme qui détruit son propre visage pour cesser d'être reconnaissable.

L'idée de départ est brillante, Corneau l'emprunte à Kenneth Fearing. L'enquêteur lancé sur la piste est aussi le suspect idéal, tandis que son supérieur, véritable meurtrier, lui confie l'enquête. Deux hommes sabotent ainsi la même investigation pour des raisons opposées, et le hasard qui les réunit dans le lit de la même femme paraît un peu forcé. Corneau retourne fouiller les recoins sordides de l'Orléans de son enfance, dans un film gris qui refuse toute beauté par principe. Sa mise en scène, rigoureuse et presque immobile, fait de la lenteur une tension, tandis que l'hommage à Melville se révèle plus retors qu'il n'y paraît : c'est François Périer, le commissaire qui traquait Delon dans Le Samouraï, qui hérite ici du feutre rajusté devant le miroir. Cette grammaire austère accueille pourtant quelques éclats : un meurtre en contre-plongée, un vitriolage baigné d'une lumière gothique et les chœurs atonaux de Delerue, qui énoncent la thèse du film avant les images. L'ensemble demeure pourtant un peu mou et inabouti.

Yves Montand surprend en abandonnant tout ce qui faisait sa présence : ni charme, ni séduction, seulement un corps pesant et un regard éteint. Plus le film avance, moins il semble jouer. François Périer livre la prestation la plus glaçante, non celle d'un monstre, mais d'un lâche ordinaire. Un autre axe structure le film : d'un côté, deux solitudes, un policier sans attaches et une jeune Italienne entretenue comme un bel oiseau derrière ses barreaux ; de l'autre, un clan de notables dominé par une héritière qui possède jusqu'à son mari commissaire. Thérèse laisse Ferrot sombrer sans un frisson et, lorsqu'elle cède enfin, ce n'est pas pour parler, mais pour disparaître. La bourgeoisie ne rend jamais de comptes, elle laisse des cadavres répondre à sa place.
Gablivildo62
Gablivildo62

23 abonnés 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2025
« Police Python 357 » est un excellent polar réalisé par Alain Corneau en 1976 avec Simone Signoret, François Périer et Yves Montand, qui crève l'écran, dans les rôles principaux. L'intrigue est captivante avec du suspens et des rebondissements. Le final est magistral. A voir, je recommande pour tous les amateurs de polar.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

89 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2025
Je gardais un souvenir très lointain, mais j'étais vraiment curieux de revoir ce film, car, toujours dans mon souvenir, il faisait parti des films majeurs, comme un polar dur.
A ma grande surprise, le film est tout sauf cela; et je ne peux pas cacher ma déception. Certes, l'intrigue est habillement construite, ce jeu de l'ambiguïté, de l'homme que tout accuse, et qui pourtant se bat pour trouver le véritable assassin. Il y a un petit je ne sais quoi, mais, il y a aussi, un gros souci...le jeu des acteurs, et là, je sais que je vais faire dresser les poils de plus d'un, mais l'actrice, Stefania Sandrelli, joue mal, elle minaude, elle récite son texte sans émotion, et dès qu'elle est à l'écran, elle nous perd. On dirait que Montand se met parfois à son niveau, ça gesticule, mais, pour pas grand chose de bon à retenir. Rien à redire réellement de François Perrier, le rôle de notable, petit bourgeois coincé, lui va comme un gant, si je puis dire.
Encore une fois, Signoret par contre est excellente, peu de présence à l'écran, mais à chaque fois qu'elle apparait, elle excelle, elle est touchante et donne soudainement un regain d'intérêt pour cette histoire.
On oscille donc entre le sans intérêt, et quelques scènes sympathique, mon avis général reste néanmoins un peu décevant.
Je lui mets 3 étoiles car, cela reste un classique de cette époque...
Charlotte28
Charlotte28

213 abonnés 3 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2025
Ah, ces femmes qui ne s'éprennent que d'hommes ayant vingt ans de plus qu'elles... Ceci posé, l'apparent triangle amoureux devient vite une chasse à l'homme symétrique, l'amant passant pour le coupable alors que le meurtrier se pense protégé. Ainsi, l'enquête se dédouble dans une ambiance nerveuse prenante : d'un côté, celle que suivent les inspecteurs ignorants, de l'autre celle que mène le héros pour découvrir le deuxième homme... Outre par la réalisation au cordeau aussi méticuleuse que les phases d'une investigation consciencieuse (à l'image de la dissection de l'appartement), ce polar se distingue par son trio de comédiens conférant paradoxes et humanité sinistre à leurs personnages (bouleversante Simone Signoret, formidable Yves Montand, impeccable François Périer). Juste étude de moeurs implacable (jusqu'où peut aller une femme par amour, et par orgueil), suspense efficace, drame intime se combinent habilement. Du cinéma solide, lucide, amer.
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