Police Python 357 est un de ces bons polars français qui méritent d'être vus. Yves Montand y est magistral dans ce personnage solitaire, brisé, inflexible sombrant petit à petit dans la violence. Le film n'est pourtant pas parfait, long au démarrage on s'ennuie la première demi-heure où les personnages sonnent faux et incompréhensibles. Heureusement tout ce met en marche à ce moment-là et on ne décroche plus jusqu'à la fin. Évidemment la première demi-heure du film est indispensable à la compréhension du l'intrigue mais quand même... Le film semble de mieux en mieux jusqu'à l'apothéose finale. Police Python 357 est donc un bon polar mais pas exempt de défauts.
police python 357 est un film correct de Alain Corneau. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est passable même si il pourrait être amélioré, les acteurs sont convaincants on retrouve notamment à l’affiche du film un excellent Yves Montand mais aussi François Périer ou encore Simone Signoret… Bref le film est divertissant mais n’a rien d’exceptionnel, 12 / 20.
"Police Python 357" est un film policier extraterrestre dans la filmographie de ce genre durant les années 1970, époque où Belmondo jouait le gros bras pour terrasser les criminels, le cinéma policier Français de l'époque se voulait moral. Ce film est le contre-exemple de cette vague de policiers héroïques. Ici, le policier est un homme comme les autres, il a une femme plus âgée et plus riche que lui et il a également une maîtresse jeune et plutôt fougueuse pour qui il donnerait tout. Alain Corneau installe donc d'entrée un climat immoral qui va s'accentuer et progresser au niveau de la noirceur. En visionnant ce film, le spectateur se rend témoin que ce qu'il voit lui ressemble étrangement et faire ressembler un commissaire de police à un criminel qui tue par passion installe une ambiance extrêmement malsaine. Le film est un exemple unique de ce qu'on appelle en général le polar puisque cette histoire confronte deux hommes unis par l'amour de la même jeune femme. Le scénario écrit par Alain Corneau est diablement ingénieux et vient démythifier le corps de la fonction de commissaire de police dans la mesure où l'on se dit que cet homme est capable d'accuser un autre homme à sa place quitte à le tuer pour que celui-ci ne découvre pas la vérité. Dramatique, tragique, émotionnellement déstabilisant, le film ne laisse aucun moment de répit au spectateur qui se retrouve plongé dans cette enquête marginale dont on se demande bien comment le personnage incarné avec talent par Yves Montand va pouvoir trouver le détail pour dévoiler l'assassin et se disculper. Alain Corneau rédige et élabore un film qui vient perturber l'ordre établi et donne à Yves Montand un rôle d'homme torturé et traqué qui débouche sur un final spectaculaire et surtout très réaliste, le réalisateur use en effet très peu d'effets spéciaux sanguinolents et préfère jouer sur la carte de l'émotion et de l'éclatement psychologique de tous les personnages. Un film vif, brillant et terriblement très humain!
En 1975,Alain Corneau se posait en digne héritier de Melville."Police Python 357"a été considéré à juste titre comme un polar sombre et psychologique,allant assez loin dans son refus du démonstratif(à une scène près).Yves Montand y incarne le commissaire Ferrot,perfectionniste et solitaire,qui s'ouvre à la vie en ayant une maîtresse.Mais celle-ci est assassinée par son autre homme,qui n'est autre que Ganet,le principal de Ferrot!Evidemment,ce dernier fera tout pour rendre coupable Ferrot,obligé de s'engager dans une course contre la montre et contre la vérité.Assez masochiste comme scénar'.Corneau rend son atmosphère poisseuse et désenchantée dans un Orléans délétère.BO stridente,plans soignés et silences de circonstances.D'ailleurs,durant la dernière demi-heure,le personnage de Montand,devient mutique et s'enferme dans une irréalité inquiétante.Montand fait rire involontairement en sortant son arme comme un cow-boy,mais est des plus convaincants en neurasthénique parano.Il est entouré par un François Périer trouble et une Simone Signoret vespérine.Le film est maîtrisé dans son ensemble,et témoigne du fil ténu entre justicier et bourreau.S'en dégage un spleen indéfinissable,en dépit de longueurs malvenues et d'enchaînements trop évidents.Un polar aux standards 70's.
Ahhhhh... que la France des années 70 paraît loin aujourd'hui !! Le film a un peu vieilli certes mais parvient toujours à installer son atmosphère oppressante jusqu'à la fin. Un des meilleurs rôle de Montand en flic glacial.
C'est mou du genou. Les images ne sont pas très belles. Malgré une bonne histoire policière on s'ennuie quelque peu. La scène finale à l'américaine est la meilleure du film bien quelle soit un peu ridicule selon moi. Melville sait me tenir en haleine dans le silence, pas Corneau.
Police Python est un classique qui mérite d'être vu, même s'il ne se classe pas dans la même catégorie que "Série noire pour une nuit blanche", du même réalisateur. Le scénario n'est pas toujours habile, il est même parfois obscur et maladroit. Le film a sacrément vieilli, notamment en ce qui concerne les bruitages et les scènes d'action. Pour autant, l'ambiance morose, aigrie, si caractéristique de Corneau est parfaitement réussie, et Montand joue très bien son rôle de flic éteint. En outre, si les décors sont très datés, ils permettent de se replonger dans une époque, avec une certaine émotion (je pense en particulier à la scène du supermarché). On pardonnera la fin ratée, et on sera indulgent avec ce classique du cinéma français. Pour ceux qui s'interrogent, non Simone Signoret ne porte pas de masque ; elle est horrible au naturel.
Ah ! Il n’y a pas à dire : le polar à la française de cette période là, c’était quand même quelque-chose. Noir, sec et puissant. Corneau respecte tous les codes qui me parlent dans ce genre et c’est encore là une belle réussite que je ne me lasse pas de redécouvrir.
Bien soporifique ce policier. L'intrigue, invraisemblable d'ailleurs, avance à deux à l'heure. La première partie, la pire, montre une histoire d'amour bien pitoyable. Avec la seconde, on espère que le film démarre enfin. Mais ça reste bien mollasson. La dernière, de loin la meilleure, laisserait presque une bonne impression. Mais on se met à faire du film américain, avec le cowboy qui bute tout seul les méchants, oh qu'il est fort le Montand, et en plus il a un beau blouson en cuir.
Malgré une idée de base intéressante et un casting plutôt alléchant, le film s'embourbe. La mise en scène de Corneau est molle (désolé, mais je ne vois pas en lui le digne sucesseur de Melville), le scénario et les dialogues sont plats (malgré quelques bonnes surprises scénaristiques)et le casting ne rattrape rien : Simone Signoret n'est même pas fichue d'articuler quand elle parle, François Périer donne l'impression d'être là pour payer ses impôts et l'on a envie de secouer Yves Montand tout le long du film pour qu'il se bouge. Une grosse déception pour moi.