966 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
107 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
47 critiques
3
29 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
L'homme le plus classe du monde
365 abonnés
450 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 janvier 2014
Malgré son titre dont le nom rappelle plus un collectif de rappeur collégien dans la banlieue de Poitier, rêvant de Lamborghini et de Biatch comme dans les clip de Booba, "Police Python 357", n'en reste pas moins un très bon film noir made in France.
Si on fait abstraction du scénario un peu cappilo-tracté et légèrement invraisemblable, on rentre très facilement dans cette sombre histoire. Yves Montand a la poisse et cette poisse va le plonger dans la merde jusqu'au cou. Non seulement il est suspect du meurtre de sa maîtresse, mais en plus c'est lui qui est chargé de l'enquête. Montand va alors devoir trouver seul le vrai coupable, tout en évitant de croiser les témoins qui pourrait l'accuser. Comble de la malchance, le meurtrier s'avère être le supérieur de Montand, qui ne sait pas que c'est Montand qui était l'amant de sa maîtresse (je ne vous spoil rien, on le sait dès le début). Bref, tout ça c'est un joyeux bordel, et la solution à tout ce schmilblick sera des plus extrême. Toute cette histoire est transposé dans la laideur grisâtre d'Orléans en cette fin d'année 70. Des barres HLM, des quais cradingues, et une scène finale sur le parking d'un Carrefour. Toute cette laideur contribue à renforcer le pessimiste de la situation.
Bref, Police Python est un des ses films noirs comme on en fait malheureusement plus. Dans la même lignée que les Melville ou que Série Noire. Pessimiste, froid et lent. Que du bonheur !
Un film qui s'avère être une surprise dans l'évocation d'une situation. Ici, aucun trait de la situation ou du personnage n'est présenté de façon dialoguée . Ainsi , tout est montré et suggéré . Nous pourrions citer la scène spoiler: finale où tout se passe dans l'échange de regards entre Mathieu Carrière et Yves Montand .
On reconnaît les influences de Corneau dans l'élaboration de son œuvre qui passe de Fritz Lang à Dirty Harry. Hitchcock prend une part importante dans l'influence où nous pourrions reconnaître "Frenzy"(1972) , "Psychose" (1960) et surtout "le Faux coupable"(1957). La différence avec "Faux coupable" c'est que l' enchaînement de preuves se déroule dans une innocence machiavélique où le personnage ne peut plus échapper . A la différence d'Hitchcock où les personnages principaux sont aspirés dans un vortex sans issue , le protagoniste de "Police python 357" accumule les pistes contre lui dans un entassement de "preuves" tout aussi accablantes les unes des autres ( un peu à l'image des barres HLM présentes tout au long du film .) Par ailleurs, on retrouve l'ambiance chère au premier film de "l'inspecteur Harry ", oppressante et surnaturelle. Avec nos yeux de cinéphile du 21ème siècle , on y découvre un Yves Montand à mi-chemin entre Jef Costello aka "Le samourai" de Melville et Alex Murphy aka "Robocop". C'est en cela que la perception ,de la part de Corneau , du personnage Ferrot fascine. Le personnage passe par différentes étapes , ce qui le place à différents statuts . Pour conclure , Corneau réalise un bon film qui restera dans les mémoires mais qui ne dépassera pas l'aura de " Série noire " ou " Tous les matins du monde" .
Deux flics. Une jeune et belle italienne entre les deux. Les deux flics ne savent pas qu'ils fréquentent la même femme. Mais un soir l'un tue la jeune femme et l'autre se trouve dans les parages au mauvais moment. Problématique: il n'a rien fait, rien vu, mais le hasard va faire que c'est lui qui va se retrouver accusé, tout va se retourner contre lui. Le flic innocent c'est Yves Montand. Dans «Police Python 357», classique du polar français des années 70, il va devoir se disculper par tous les moyens possibles, tout en se voyant confier l'enquête et tout en essayant de dissimuler une lourde détresse affective. Mais lorsque celui ci a enfin le fin mot de l'histoire, il commet un acte irréparable qui logiquement devrait sonner le glas de sa carrière... Dans ce polar d'Alain Corneau, l'un des meilleurs dans cette catégorie, Yves Montand livre une prestation inouïe (l'une de ses meilleures) dans la peau de flic compressé dans un étau qui se resserre encore plus autour de lui. Ce film policier très sombre insiste beaucoup sur la psychologie de ses personnages que soit sur celle du personnage de Montand, celle du personnage de François Périer refusant de se dénoncer sous peur de perdre ses galons de commissaire ou sur celle du personnage de Simone Signoret. Bien qu'elle soit secondaire, son rôle est primordial. Sombre, rondement mené et à la mécanique huilée jusqu'au moindre rouage, «Police Python 357» demeure aujourd'hui encore une référence en matière de film policier. Immanquable.
L'histoire n'est pas mauvaise et ce n'est pas mal joué, mais c'est lent. Qu'est ce que c'est lent. Tout est lent, même les scènes d'action. Du coup, on a du mal à rester accroché à l'histoire.
Un très bon polar, porté par un Montantd au sommet, dans un rôle assez inattendu mais qui lui sied à merveille. La situation pour le moins périlleuse dans laquelle son personnage se trouve donne lieu à des moments de tensions palpables. Le scénario mêle avec un concours de circonstances exceptionnel le destin de plusieurs personnages aux contacts plus ou moins rapprochés, mais qui débouchent sur un meurtre avec à la clé une enquête dont les principaux protagonistes se trouvent être plus ou moins mêlés à l'affaire. Peut-être un peu tiré par les cheveux, diront certains, mais passionnant en tout cas.
Ce film, malgré la bonne volonté de ses acteurs (Montand & Signoret en tête) peine à convaincre, tant son scénario manque d'envergure et de crédibilité. On a peine à se laisser convaincre par ce chassé-croisé amoureux de deux policiers qui sont amoureux sans le savoir de la même femme. Reste l'ambiance si particulière aux films des années 70 pour sauver le film de l'ennui.
Si le début n'est pas particulièrement prenant, le film atteint sa vitesse de croisière au bout de 40 min et l'histoire gagne en intérêt; on ne s'ennuie plus une seule seconde jusqu'à la fin. Yves Montand incarne parfaitement son rôle de flic intègre, obligé de passer de l'autre côté de la loi pour s'en sortir.
Alain Corneau reste un maitre du film noir français, il étant sans doute le meilleur réalisateur de thrillers dans les années 70. Il n’a donc eu aucun mal à installer une ambiance très froide, en parfaite adéquation avec le jeu très sobre de Montand, pour nous plonger dans une intrigue où l’aspect psychologique des personnages prend plus de place que le suspense, plombé par un manque de rythme regrettable. L’enquête n’a en soi pas grand intérêt sinon de voir l’acharnement professionnel et la descente aux enfers de l’inspecteur Ferrot. Simone Signoret campe avec justesse un rôle très fort puisqu’elle symbolise l’influence machiavélique de la bourgeoisie sur le pouvoir.
Un bon polar français, avec de bons acteurs. Il souffre de quelques défauts : la narration et le "qui est qui" au début est difficile à comprendre, il y a quelques longueurs au milieu. Par contre, la mécanique est implacable, on se demande sans cesse comment Ferrot (Montand) va se sortir des nouvelles difficultés qui l'attendent. Une réussite.
Film référence du genre en France, le nouveau venu A. Corneau tranchait alors dans une production française à l'ambition visuelle restreinte et assez frileuse. Prenant place dans la ville d'Orléans, ce polar noir de chez noir brosse le portrait d'un homme qui va peu à peu se déshumanisé, plongeant au cœur d'une certaine folie à mesure qu'il essaye de s'innocenter d'un crime qu'il n'a pas commis alors que tous les indices l'accusent. Mise en scène au cordeau, interprétation de haut vol et scénario brillant avec une mise en place qui prend son temps toutefois, le tout est un peu trop statique et surtout, il y a le générique de début qui annonce des cascades et des bagarres réglées par des pointures mais pendant un moment, je dois dire que je me suis demandé si les cascades, ce n'était pas quand les personnages montaient ou descendaient de voiture. Mais non, il y a la dernière scène du film, un morceau de bravoure à l’imagerie apocalyptique. L'autre point noir, c'est la scène du meurtre, qui frise le ridicule et qui reste bien trop sage. Je m'étonne également de voir qu'un cinéphile comme Corneau soit toujours à la recherche d'un certain réalisme alors que le cinéma (et encore plus celui de fiction), c'est l'inverse (cela vaut aussi pour B. Tavernier). L'héritage de la Nouvelle Vague sans doute... D'autres critiques sur
Deuxième film d'Alain Corneau que je visionne après l'excellent "Le Choix des Armes", je suis un peu déçu. Je m'attendais à mieux même si ce polar français représentatif des 70's est puissant. Yves Montand (alias inspecteur Marc Ferrot) en flic solitaire qui ne vit que pour et par son métier de flic en as de la gâchette est plus impressionnant. François Périer (Comissaire Ganay) est bon mais en retrait. Simone Signoret passe successivement de la mère à la femme à la complice à la conseillère et un rôle important. La première partie du film est lente à démarrer dans une ville d'Orléans morne et sombre et la deuxième partie nous tient en haleine alors que l'étau se resserre autour de Ferrot puisque tous les indices vont contre lui alors qu'il n'y est pour rien. La fin du film surpend et on se demande quel est le rapport avec le reste du long-métrage si ce n'est pour cerner encore un peu plus le personnage de Ferrot véritable Cow-boy des 70's dans la province française. Au final c'est un bon polar, réaliste, qui se déroule dans une atmosphère très particulière. Personnellement, je préfère largement Le Choix des Armes (qui a été réalisé après) bien plus intéressant et dynamique. A voir quand même pour les amateurs du genre policier français.
Un des films majeurs d'Alain Corneau et du polar français des années soixante dix porté par des acteurs français dans leurs meilleurs jours et représentatifs de l'époque. Simone Signoret est très émouvante (voir la scène de son suicide assisté) et sa relation avec son mari, un excellent François Périer, est à porter aux nues. Femme trompée qui devient tour à tour mère, femme, conseillère et femme dépendante, cette approche témoigne d'un rapport de couple vu d'une façon très personnelle. Yves Montand réalise une expérience physique exceptionnelle qui renvoie à celle du Cercle rouge de Melville. Saluons aussi les voix de personnages qu'on rencontre souvent dans des doublages de films ou de séries américaines dont l'excellent Mathieu Carrière, le double de Richard Dreyfuss. Le fait de donner, à travers Police python 357, une image parfaite de la France de 1976 est une de ses qualités mais il n'est pas sans être daté par moment et donc un peu vieilli. Le film de Corneau a aussi certaines longueurs dans sa première partie (lors de la rencontre de Montand avec sa maîtresse) mais il prend du rythme par la suite jusqu'à une ultime scène sublime où Montand a dû apprendre à jouer du pistolet. Un des beaux moments : quand l'action se situe dans l'appartement de l'inspecteur, telle la scène d'ouverture qui montre d'emblée la confusion des éléments de la vie quotidienne du flic avec sa vie professionnelle ; on ne fait plus la différence entre son arme et sa fourchette. Son lit, étroit et moche comme un lit d'hôpital des bas quartiers témoigne de la dévotion d'un homme qui ne vit que pour et par son métier. Il sacrifie aussi son visage par le vitriol, le déculpabilisant aussi de sa liaison avec la victime. Ces éléments renvoient à l'art de Melville (voir Le cercle rouge avec Yves montand dans un rôle similaire). Jean Pierre Melville porte plus son choix sur la métaphysique au dépend du réalisme ce qui fait que Police python 357 est moins abouti que Le cercle rouge ou Le samourai car plus démodé. La différence majeure se situe au niveau du concept scénaristique : Melville choisit des personnages qui ne devaient pas se rencontrer mais qui finissent par se retrouver alors qu'ils ont des objectifs communs et tendent à se disperser. Saluons aussi la très efficace musique d'Ennio Morricone, épique. Un film efficace, très "style du dimanche soir", assez réussi.