Police Python 357
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112 critiques spectateurs

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Eric43
Eric43

20 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2014
Film qui a vieillit. Le titre et l'affiche voudrait nous faire croire à une sorte d'inspecteur Harry à la française. Ce n'est pas le cas. Ici l'action est plus psychologique. on est dans un film noir et la distribution est de qualité. C'est la confrontation de deux personnes sans famille, à une famille d'une bourgeoisie sur le déclin. A voir, pour l'histoire, les acteurs, et la réalisation (sauf pour la dernière scène).
AMANO JAKU

361 abonnés 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2014
C’est en 1977 qu’Alain Corneau sorti ce qui demeurera définitivement son ultime chef-d’œuvre : "Police Python 357". Cette histoire tragique nous présente l’inspecteur Ferrot qui rencontre une jeune femme dont il va vite s’éprendre. Alors que leur couple semble être aux anges, la demoiselle commence a montré des signes de réticences et de doutes : il faut avouer que la jeune femme entretient en parallèle une liaison avec un homme marié (un proche de Ferrot en plus). Malheureusement, ce dernier découvre que la fille voit un autre homme et la tue. Ferrot se voit alors confier l’enquête par son supérieur, sans savoir ce que chacun représente l’un pour l’autre...Alors qu’il commence de façon plutôt légère, "Police Python 357" se révèlera être un film très noir, une incroyable descente aux enfers pour son principal protagoniste : ayant eu une liaison avec la victime, Ferrot a été vu par différents témoins de l'enquête et se doit de les fuir tout en cherchant l'assassin de son côté, alors qu’il le côtoie tous les jours ! Il est d’ailleurs intéressant de voir ce subtil jeu du chat et la souris entre les deux personnages, tandis que l’étau se resserre inexorablement sur Ferrot. L’inspecteur va d’ailleurs être tellement acculé qu’il devra faire un choix terrible et se meurtrir lui-même pour s’en sortir lors d’une scène étouffante digne d’un film d’horreur. Si l’ambiance générale du film est l’un de ses points forts (à ce titre, la musique de Georges Delerue est absolument flippante !), il ne faut surtout pas passer à côté de la superbe performance de son trio d’acteurs principaux : Yves Montand est parfait dans le rôle de Ferrot nous dévoilant un personnage assez fragile en dépit de son apparence de flic badass. Pour une fois qu’il se laisse aller à ses sentiments, il va provoquer la poisse et se retrouver plongé dans une merde incroyable : tel un maudit pris dans un cercle vicieux infernal, nous allons assister à sa spectaculaire déchéance morale (il devient de plus en plus violent) et physique (il va jusqu'à l'auto mutilation), ce qui finalement le rend très humain, donc touchant. François Périer est absolument immonde en commissaire de police immoral qui fait tout pour ne pas être pris, quitte à se débarrasser de son mailleur élément. Quand à Simone Signoret, elle est surprenante et magistrale dans la peau de cette femme handicapée, froide, trompée mais digne, remplie de tristesse et de mélancolie. Polar noir de grande qualité possédant une réalisation aussi maitrisée que clinique, ainsi qu’une ambiance oppressante, "Police Python 357" est un thriller identitaire et désespéré par lequel Alain Corneau nous démontre son talent. Une belle leçon de cinéma…pour un film qui a presque 40 ans !!
Arlette et les mécanos
Arlette et les mécanos

91 abonnés 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2014
Film très noir, déprimant, au scénario puissant. Une histoire prenante et des acteurs fabuleux.
soniadidierkmurgia

1 453 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2014
Premier polar de Corneau qui à la revoyure n’atteint pas la perfection et la noirceur du « Choix des armes ». La machination montée par François Périer guidé par Signoret est plutôt bien vue. Les acteurs sont au diapason quoique Montand ait toujours une tendance à trop appuyer ses effets. De la même façon, le personnage de Stefana Sandrelli a du mal à prendre forme et sa relation avec Montand est assez peu crédible. Par opposition, la prestation de Périer en mari veule et lâche est en tout point remarquable. N'oublions pas toutefois qu'il s'agit d'un premier film pour Corneau qui montre déjà tout son savoir faire pour raconter une histoire. La suite de sa carrière ne démentira pas les promesses de ce premier opus. On peut regretter que sous prétexte de se diversifier Corneau ne revienne pas plus souvent vers son premier amour : le polar français de qualité. Il aurait pu être le digne successeur de Melville à qui il rendra hommage en fin de carrière avec un remake un peu trop révérencieux du "Deuxième souffle".
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2014
Pour son deuxième long-métrage après "France société anonyme", Alain Corneau réuni le couple Yves Montant/Simone Signoret et nous livre "Police Python 357" tiré de l'arme de l'inspecteur Marc Ferrot, le colt Python 357 dont il se sert très bien mais quand sa maitresse sera tué, il sera chargé de l'enquête, mais peu à peu les preuves s'accumuleront devant lui... et c'est une réussite de la part de Corneau, il nous livre un très bon polar noir. Il arrive à nous passionner pour l'histoire, notamment grâce à une bonne qualités d'écriture, que ce soit son déroulement qui nous fait suivre la descente aux enfers de cet inspecteur de manière sombre et convaincante ou au niveau des personnages que ce soit du côté policier (l'inspecteur mais aussi son supérieur) ou du côté "civil" et notamment la femme du supérieur, bourgeoise immobile. Les portraits et études psychologique sont bien faite et intéréssante où Corneau aborde divers thèmes plus ou moins finement tel que les classes sociales, les liens dans la police, les liaisons amoureuses... Sa mise en scène est impeccable, capable de créer une atmosphère sombre, froide et prenante et il capte à merveille une France désabusé. Côté interprétation, les acteurs sont à la hauteur de leurs rangs, Yves Montant retranscrit très bien la chute progressive de son personnage, Simone Signoret est impeccable dans le rôle de la bourgeoise handicapé et les autres acteurs sont tout aussi bon. Un très bon film, sombre, très bien écrit, réalisé et interprété.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

366 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2014
Malgré son titre dont le nom rappelle plus un collectif de rappeur collégien dans la banlieue de Poitier, rêvant de Lamborghini et de Biatch comme dans les clip de Booba, "Police Python 357", n'en reste pas moins un très bon film noir made in France.

Si on fait abstraction du scénario un peu cappilo-tracté et légèrement invraisemblable, on rentre très facilement dans cette sombre histoire. Yves Montand a la poisse et cette poisse va le plonger dans la merde jusqu'au cou. Non seulement il est suspect du meurtre de sa maîtresse, mais en plus c'est lui qui est chargé de l'enquête. Montand va alors devoir trouver seul le vrai coupable, tout en évitant de croiser les témoins qui pourrait l'accuser. Comble de la malchance, le meurtrier s'avère être le supérieur de Montand, qui ne sait pas que c'est Montand qui était l'amant de sa maîtresse (je ne vous spoil rien, on le sait dès le début). Bref, tout ça c'est un joyeux bordel, et la solution à tout ce schmilblick sera des plus extrême.
Toute cette histoire est transposé dans la laideur grisâtre d'Orléans en cette fin d'année 70. Des barres HLM, des quais cradingues, et une scène finale sur le parking d'un Carrefour. Toute cette laideur contribue à renforcer le pessimiste de la situation.

Bref, Police Python est un des ses films noirs comme on en fait malheureusement plus. Dans la même lignée que les Melville ou que Série Noire. Pessimiste, froid et lent. Que du bonheur !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 août 2013
Un film qui s'avère être une surprise dans l'évocation d'une situation. Ici, aucun trait de la situation ou du personnage n'est présenté de façon dialoguée . Ainsi , tout est montré et suggéré . Nous pourrions citer la scène spoiler: finale où tout se passe dans l'échange de regards entre Mathieu Carrière et Yves Montand .

On reconnaît les influences de Corneau dans l'élaboration de son œuvre qui passe de Fritz Lang à Dirty Harry. Hitchcock prend une part importante dans l'influence où nous pourrions reconnaître "Frenzy"(1972) , "Psychose" (1960) et surtout "le Faux coupable"(1957). La différence avec "Faux coupable" c'est que l' enchaînement de preuves se déroule dans une innocence machiavélique où le personnage ne peut plus échapper . A la différence d'Hitchcock où les personnages principaux sont aspirés dans un vortex sans issue , le protagoniste de "Police python 357" accumule les pistes contre lui dans un entassement de "preuves" tout aussi accablantes les unes des autres ( un peu à l'image des barres HLM présentes tout au long du film .) Par ailleurs, on retrouve l'ambiance chère au premier film de "l'inspecteur Harry ", oppressante et surnaturelle.
Avec nos yeux de cinéphile du 21ème siècle , on y découvre un Yves Montand à mi-chemin entre Jef Costello aka "Le samourai" de Melville et Alex Murphy aka "Robocop". C'est en cela que la perception ,de la part de Corneau , du personnage Ferrot fascine. Le personnage passe par différentes étapes , ce qui le place à différents statuts .
Pour conclure , Corneau réalise un bon film qui restera dans les mémoires mais qui ne dépassera pas l'aura de " Série noire " ou " Tous les matins du monde" .
Max Rss
Max Rss

259 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2013
Deux flics. Une jeune et belle italienne entre les deux. Les deux flics ne savent pas qu'ils fréquentent la même femme. Mais un soir l'un tue la jeune femme et l'autre se trouve dans les parages au mauvais moment. Problématique: il n'a rien fait, rien vu, mais le hasard va faire que c'est lui qui va se retrouver accusé, tout va se retourner contre lui. Le flic innocent c'est Yves Montand. Dans «Police Python 357», classique du polar français des années 70, il va devoir se disculper par tous les moyens possibles, tout en se voyant confier l'enquête et tout en essayant de dissimuler une lourde détresse affective. Mais lorsque celui ci a enfin le fin mot de l'histoire, il commet un acte irréparable qui logiquement devrait sonner le glas de sa carrière... Dans ce polar d'Alain Corneau, l'un des meilleurs dans cette catégorie, Yves Montand livre une prestation inouïe (l'une de ses meilleures) dans la peau de flic compressé dans un étau qui se resserre encore plus autour de lui. Ce film policier très sombre insiste beaucoup sur la psychologie de ses personnages que soit sur celle du personnage de Montand, celle du personnage de François Périer refusant de se dénoncer sous peur de perdre ses galons de commissaire ou sur celle du personnage de Simone Signoret. Bien qu'elle soit secondaire, son rôle est primordial. Sombre, rondement mené et à la mécanique huilée jusqu'au moindre rouage, «Police Python 357» demeure aujourd'hui encore une référence en matière de film policier. Immanquable.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 octobre 2012
L'histoire n'est pas mauvaise et ce n'est pas mal joué, mais c'est lent. Qu'est ce que c'est lent. Tout est lent, même les scènes d'action. Du coup, on a du mal à rester accroché à l'histoire.
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 860 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2016
Un très bon polar, porté par un Montantd au sommet, dans un rôle assez inattendu mais qui lui sied à merveille. La situation pour le moins périlleuse dans laquelle son personnage se trouve donne lieu à des moments de tensions palpables. Le scénario mêle avec un concours de circonstances exceptionnel le destin de plusieurs personnages aux contacts plus ou moins rapprochés, mais qui débouchent sur un meurtre avec à la clé une enquête dont les principaux protagonistes se trouvent être plus ou moins mêlés à l'affaire. Peut-être un peu tiré par les cheveux, diront certains, mais passionnant en tout cas.
LucienLaurent
LucienLaurent

9 abonnés 392 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2012
Ce film, malgré la bonne volonté de ses acteurs (Montand & Signoret en tête) peine à convaincre, tant son scénario manque d'envergure et de crédibilité. On a peine à se laisser convaincre par ce chassé-croisé amoureux de deux policiers qui sont amoureux sans le savoir de la même femme. Reste l'ambiance si particulière aux films des années 70 pour sauver le film de l'ennui.
Stewart&cie
Stewart&cie

21 abonnés 293 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2017
Si le début n'est pas particulièrement prenant, le film atteint sa vitesse de croisière au bout de 40 min et l'histoire gagne en intérêt; on ne s'ennuie plus une seule seconde jusqu'à la fin. Yves Montand incarne parfaitement son rôle de flic intègre, obligé de passer de l'autre côté de la loi pour s'en sortir.
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2012
Alain Corneau reste un maitre du film noir français, il étant sans doute le meilleur réalisateur de thrillers dans les années 70. Il n’a donc eu aucun mal à installer une ambiance très froide, en parfaite adéquation avec le jeu très sobre de Montand, pour nous plonger dans une intrigue où l’aspect psychologique des personnages prend plus de place que le suspense, plombé par un manque de rythme regrettable. L’enquête n’a en soi pas grand intérêt sinon de voir l’acharnement professionnel et la descente aux enfers de l’inspecteur Ferrot. Simone Signoret campe avec justesse un rôle très fort puisqu’elle symbolise l’influence machiavélique de la bourgeoisie sur le pouvoir.
SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2012
Un bon polar français, avec de bons acteurs. Il souffre de quelques défauts : la narration et le "qui est qui" au début est difficile à comprendre, il y a quelques longueurs au milieu. Par contre, la mécanique est implacable, on se demande sans cesse comment Ferrot (Montand) va se sortir des nouvelles difficultés qui l'attendent. Une réussite.
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2016
Film référence du genre en France, le nouveau venu A. Corneau tranchait alors dans une production française à l'ambition visuelle restreinte et assez frileuse. Prenant place dans la ville d'Orléans, ce polar noir de chez noir brosse le portrait d'un homme qui va peu à peu se déshumanisé, plongeant au cœur d'une certaine folie à mesure qu'il essaye de s'innocenter d'un crime qu'il n'a pas commis alors que tous les indices l'accusent. Mise en scène au cordeau, interprétation de haut vol et scénario brillant avec une mise en place qui prend son temps toutefois, le tout est un peu trop statique et surtout, il y a le générique de début qui annonce des cascades et des bagarres réglées par des pointures mais pendant un moment, je dois dire que je me suis demandé si les cascades, ce n'était pas quand les personnages montaient ou descendaient de voiture. Mais non, il y a la dernière scène du film, un morceau de bravoure à l’imagerie apocalyptique. L'autre point noir, c'est la scène du meurtre, qui frise le ridicule et qui reste bien trop sage. Je m'étonne également de voir qu'un cinéphile comme Corneau soit toujours à la recherche d'un certain réalisme alors que le cinéma (et encore plus celui de fiction), c'est l'inverse (cela vaut aussi pour B. Tavernier). L'héritage de la Nouvelle Vague sans doute... D'autres critiques sur
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