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Un visiteur
2,5
Publiée le 31 octobre 2008
Bon film policier avec une très bonne intrigue et un grand Montand. Certaines sont assez violentes. Il y a des moments un peu lents mais c'est toujours bien de voir des polars français de cette époque. "Sens unique" est presque un remake américain de ce film.
Tout le film est magistralement réalisé, c'est déjà un très bon point. La première demi heure paraît inutile et l'enquête policière n'arrive pas. Mais ensuite on comprend sont utilité lorsque l'enquête commence et le scénario révèle ses qualités. La fin est même très réussie je trouve avec des scènes d'action bizarres. Yves Montand au bord de la folie, la scène du crime qui amène l'intrigue est par contre assez nul.
A classer parmi les meilleurs polars, avec un trio d'enfer Montand-Perrier-Signoret et une intrigue machiavélique ! Ne pas oublier, du même Corneau, "La Menace", toujour avec Montand et la belle Carole Laure !
Une ambiance noire dominée par la figure de ce flic solitaire. Il n'est en rien le superflic et n'échappera pas à la descente aux enfers, prêt à se mutiler pour échapper aux témoins. Les comédiens dominent ce film par leur interprétation époustouflante et charismatique ! Secret, mensonge, manipulation, suspense : on est dans la grande classe du polar à la française ! Et la musique de Georges Delerue va complètement dans ce sens : elle aussi est un vrai chef-d'oeuvre !
Un triangle amoureux sur fond d'intrigue policière, avec une ambiance rendant hommage au film noir américain de Fritz Lang à Dirty Harry, avec les rapports de classe, le flic solitaire et la femme fatale. Pour son deuxième long métrage, Alain Corneau signe un film sombre porté par une atmosphère urbaine et une réalisation efficace digne des plus grands maîtres du genre. Le scénario coécrit avec le talentueux Daniel Boulanger maintient le suspense jusqu'aux toutes dernières minutes et les acteurs sont absolument formidables, d'Yves Montand en flic fatigué et solitaire à Simone Signoret en épouse machiavélique digne d'une Lady MacBeth, en passant par François Périer en commissaire lâche et veule. Seule Stefania Sandrelli manque de naturel dans son rôle de photographe et maîtresse. Police Python 357 est donc un très bon film, véritable hommage à un genre cinématographique aujourd'hui disparu, qui captive de bout en bout pendant deux heures inoubliables.
Le film qui sait de Corneau un nouveau maitre du film policier, Montand extraordinaire en policier que tout accuse et qui cherche la verité, un des grands films noirs francais et Corneau digne successeur de Melville.
Avec son scénario bien ficelé et la réalisation faite de plans fixes qui vont à l'essentiel, Alain Corneau explore une enquête qui, bien que méthodique et parfaitement exécutée... inculpe la mauvaise personne ! Au milieu de ce film d'une froideur pétrifiante, Yves Montand est d'un désespoir désemparent.
Grand polar digne des meilleurs français des 70's. Un trio d'acteurs immenses en prime. Scénario simple mais machiavélique. Montand joue à merveille le flic perdu et perdant d'avance. Les lieux et décors du film sont sous-employés pour laisser la place entière aux protagonnistes mais ça reste une ville trop impersonnel (Orléans est sans charme et sans personnalité). Signoret qui joue la matriarche, à la fois celle qui protège son mari par amour mais aussi par peur de finir seule est superbe. Le film est fort dommage que le film, très réaliste, sombre dans une fin abracadabrantesque ; une armée de flic ne peut rien contre des braqueurs et Montand arrive seul à bout des malfaiteurs ?! Too much et fin râtée... = 1 étoile en moins.
Un inspecteur travaillant en solo (Yves Montant) s’entiche d’une jeune femme étrange. Mais celle-ci entretient une relation trouble avec le commissaire supervisant cet inspecteur (François Perrier). L’inspecteur sera pris malgré lui dans un piège aux mâchoires difficiles à desserrer. A partir d’un scénario dans la veine des romans de Boileau-Narcejac, Corneau bâtit un film au suspens inquiétant. Mais il s’intéresse surtout au climat créé, ainsi qu’à ses personnages et à leurs rapports. Les acteurs sont tous excellents, et fort bien dirigés. Montant montre une retenue qu’il n’a hélas pas toujours, Signoret en femme handicapée est bouleversante, le cynisme de François Perrier fait merveille, la jeune Stefania Sandrelli a le comportement trouble qui convient au rôle, Mathieu Carrière est parfaitement à l’aise dans son rôle d’adjoint dérouté par le comportement de son chef. La scène finale est remarquable, alliant le spectaculaire et l’humain. De par le développement des scènes, une lenteur voulue, la sobriété de jeu, le style du film s’apparente aux productions de Melville (on songe au Samouraï). Corneau y ajoute une mise en exergue presque fétichiste de certains objets (réveil, colt). Mais n’est pas Melville qui veut, et ce qui fascine chez l’un crée souvent ici de la torpeur. Ce défaut empêche d’être pleinement convaincu par une production qui pourtant ne manque pas de qualités.
Voilà un bon film policier. Son austérité fait tout de suite penser aux réalisations de Jean-Pierre Melville. La réalisation s'appuie autant sur les dialogues que sur les gestes et les regards des acteurs. Le scénario, si on accepte l'extraordinaire coïncidence du départ (le commaissaire et l'inspecteur partageant la même maitresse sans le savoir), est également intéressant. Il garde le spectateur attentif jusqu'à la séquence finale. Pour une fois, Yves Montant interprète avec brio un personnage dépassé par les événements. C'est le côté super-flic de ce personnage, notamment à la fin du film, qui viens ternir un peu l'ensemble.
police python 357 est un de mes films preferés. Vu et revu à la television depuis ma tres jeune adolescence ce film m'a marqué. Les dernieres scenes du films sont bluffantes, j'avais du mal à me dire que c'etait un film francais ! Dur, action, noir.
un chef d'oeuvre, avec de magnifiques images et des personnages tres "vrais". pas de tres vilain mechant, pas de super flics.
Dans ma DVDtheque depuis des années, et tjrs autant de plaisir à le revoir.
Je ne mets que trois étoiles car je trouve que la première partie, dans laquelle est évoquée la relation entre Montand et la fille, a beaucoup vieilli. En revanche, une fois que le piège se referme sur Montand, le film devient tout simplement halettant. Notre pauvre policier se débat dans un traquenard qu'il ne maîtrise pas et dont il est la victime désignée. Beaucoup de scènes d'anthologie, comme aux caisses du supermarché ou lors de la confrontation avec les témoins. Très bon film.
Un bon policier, bien dans l'esprit des films de l'époque. L'histoire intéressante est gachée par quelques longueurs mais la mise en scène est dans l'ensemble correcte et les acteurs épatants même si ils évoluent dans un registre qui ne surprend plus personne.
Faute à la boulimie de la télé, les bons policiers sont aujourdhui denrées rares au cinéma. Corneau, la preuve justement, se réduisant même à tourner un remake superflu du Deuxième Souffle (Lino Ventura sen retourne dans sa tombe). Mais on le sait, ce nétait pas le cas entre 1955 et 1980. Cette période avantageuse nous permet désormais de savoir au préalable à quels polars faut-il jeter un il plus attentif. Aisé pour notre propre plaisir bien sûr, moins pour que nous en donnions un avis plus juste et honnête, fatalement.
Ceci dit, il faudrait être sacrément malhonnête pour ne pas reconnaître que Police Python 357 (1975) sort du lot. Le mécanisme du récit, le soin et lesthétisme sy référant, démontrent que Corneau, lui qui navait pourtant quun seul et moyen film à son actif (France, société anonyme, 1974), maîtrisait déjà son sujet. Pas surprenant quYves Montand, alors au faîte de sa gloire, son épouse Simone Signoret, et le glorieux François Périer se laissèrent convaicre par laventure de ce réalisateur cinéphile, ex-assistant de Costa Gavras et adepte de Fritz Lang et de Jean-Pierre Melville. Dautres éléments, dordre psychologique (des personnages) voire géographique (le choix du lieu, atypique, Orléans) agrementent cette fiction haletante qui na pris la moindre ride, même si certains devront se montrer indulgent avec lépoque (Peugeot 404, cabines téléphoniques ).
Mais tout comme dans Le cercle rouge ou le Dernier domicile connu, la perfection perdure tout au long du film, ne perdant rien de son suspense. Quelques rares voix se sont élevées contre une fin accélérée, mais ce nest pas clairement justifié. Corneau entrait, cette fois, bel et bien dans la cour des grands et ignorait encore quil allait réaliser trois autres perles noires consécutives, La menace (1977), Série Noire (1979) et Le Choix des Armes (1981). Des films (ou des Dvd) à conseiller à la jeune génération, probablement moins bien influencée par ses plus récents