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David S.
74 abonnés
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4,0
Publiée le 13 janvier 2013
"Je ne suis qu'une toute petite partie de l'univers", voilà qui résume bien le film. Un conte ancré dans la vie réelle. Situé dans les bassins de la Nouvelle Orléans avant et pendant l'ouragan Katrina, ce film émerveille par la fluidité et la simplicité de son histoire vue a travers les yeux d'une fillette noire de 6 ans, Hushpuppies. Simplicité ne veut pas dire facilité tant les thèmes abordés ici sont riches et multiples : la place qu'on occupe dans l'univers, la misère, l'alcoolisme, la transmission et l'héritage de valeurs simples mais fondatrices, l'amour filial, la recherche d'une maman disparue, l'attachement à une terre pourtant hostile mais où on se sent libre et qu'on ne veut pas quitter car on y est chez soi malgré la difficulté d'y survivre... Oui les thématiques sont nombreuses et ce film fait réfléchir et on n'en sort pas indemne. Les 2 acteurs principaux, amateurs pourtant, sont magnifiques de justesse et on suit leurs pérégrinations avec parfois un sourire, parfois une larme mais toujours avec de l'émotion. 4/5
BEASTS OF THE SOUTHERN WILD est une très touchante réussite dans la forme comme dans le fond, violente attaque contre un certain déni de l'Amérique envers les minorités et puissante quête initiatique d'une enfance atypique. Et l'une des plus belles et percutantes relation père/enfant vue au cinéma. Avec ses belles ambitions poético-fantastiques, c'est un premier film qui effleure le chef d'oeuvre.
En voyant les critiques dithyrambiques, je m'attendais à voir une merveille, mais ce n'est qu'un film fait de bric et de broc, à l'image du décor : des marginaux qui vivent sur des détritus. Certes la jeune actrice joue bien, mais le scénario n'est pas très palpitant. L'histoire fait réfléchir mais n'apporte pas grand chose.
Voilà un voyage bien plus inattendu que Le Hobbit. Un film "apre" et exigeant, pour ne pas dire que la rudesse du propos tend à vouloir rester un peu à l'extérieur de cette histoire. Fascinant ou rebutant ces Misérables du bayou, c'est selon...
Magnifique film, porté par l'interprétation magique de la jeune actrice principale et de son père tourmenté, une réalisation caméra à l'épaule qui s'attarde sur les détails de cette vie, une photo digne de Terrence Malick et une BO magnifique Le début est incroyable de force, seul bémol un passage un peu à vide au 2/3 du films pour finalement se relever et clore le film d'une fin subtile.
L'affiche fait penser à un film pour enfants, il n'en est rien. Même si c'est un enfant qui tient le premier rôle, on est plongé dans une sorte de cauchemar post apocalyptique réaliste, dans lequel les humains dans un état de vulnérabilité extrêmes sont les jouets d'un environnement déréglé. La grande force du film c'est d'être (à l'exception des aurochs) tout à fait réaliste et encré dans notre présent, nous parlant d'une communauté marginalisée, dans le contexte d'une catastrophe comme celle de la Nouvelle Orléans et de dégénérescence sociale, le tout à travers les yeux d'un enfant au père alcoolique et isolé du reste du monde. Loin d'être misérabiliste, cette fable réaliste montre la fragilité de l'humain et son rapport toujours à repenser avec la nature. Il en ressort un film très organique avec de belles fulgurances et qui reste toujours collé à son personnage principal. Un tour de force et sans doute un jalon dans l'histoire du cinéma.
Petit coup de gueule contre ce film récompensé en mai dernier par la Caméra d'Or 2012 au festival de Cannes et qui, dès lors, a été porté aux nues par l'ensemble de la critique professionnelle. Ce film apocalyptique est en effet présenté comme une fable naturaliste, symbole de la résistance des opprimés face au monde moderne et leur volonté de conserver un mode de vie proche de la nature et des émotions les plus primitives afin - je suppose - de dénoncer cette société qui corrompt l'homme et l'éloigne de son "état de nature". Eh bien, détrompez-vous, ne vous fiez pas à cette affiche enchanteresse ainsi qu'à toutes ces critiques dithyrambiques car si vous cherchez toute forme de lyrisme dans ce film, vous risquerez d'être forcément déçu. L'univers dans lequel Hushpuppy évolue est brutal, sauvage et solitaire. Même si le réalisateur ne cherche pas à cacher le caractère rude et cru de ce bassin, de ces bayous de Louisiane et de tous les êtres qui y vivent (l'esprit même du film et de ses personnages restant finalement fidèle à son titre) , cette nature farouchement défendue n'est à aucun moment magnifiée, se résumant à un vivier grouillant. Malgré l'hostilité même que représente cet environnement avec la montée des eaux, les derniers habitants de ce bassin semblent faire preuve de solidarité dans leur aliénation en refusant de quitter un lieu qui semble en pleine putréfaction, renforçant ainsi le côté a priori amoral du monde vivant. En ce qui concerne les rapports qu'entretiennent Hushpuppy et son père, bien que non dénoués d'amour, ceux-ci se rapprochent davantage de rapports géniteur/progéniture, mettant en exergue leur animalité. En effet, Wink, le père, gravement malade, cultive une certaine distance et brusquerie vis-à-vis de sa fille afin que celle-ci apprenne à ne dépendre que d'elle-même une fois que celui-ci aura disparu. La situation cataclysmique et la frénésie collective de cette poignée d'hommes, de femmes et d'enfants rendent l'atmosphère de ce film pesante, glauque et inconfortable, prenant le spectateur en otage et ne lui laissant pas de véritable piste de réflexion. De même, bien que le film mette en vedette un enfant n'indique pas pour autant que celui-ci est visible par tous, je pense que Les Bêtes du Sud Sauvage est fortement déconseillé aux plus jeunes tant les images et les propos du film sont crus voire sans concession. Au final, ce film est davantage empreint d'un mysticisme lugubre que de quelque forme de lyrisme que ce soit.
Film singulier, qui emporte l'adhésion, alors que toutes sortes d'éléments du scénario pourraient entraîner le rejet. Il y a là une sincérité qui ne paraît pas en toc. La fillette est extraordinaire, et la fin, avec son père, admirable.. Avec les récents "Adieu" et "Rebelle" on a là des films très personnels de gens intéressants qui ont quelque chose à dire.
A hauteur d'enfant, on vit avec une magnifique petite fille la fin d'un monde déjà déglingué habité par des personnages à la dérive. Ce devrait être désespérant .. mais il en ressort au contraire une énergie et une force extraordinaire. Superbe !
Wouaw Wouaw Wouaw...je me suis mis à le regarder sans conviction et le début (bizarre) confirmait mes craintes... Mais au bout de 5 minutes, on est tellement captivé par la sublime et excellente petite Quvenzhané Wallis qu'on ne peut plus décrocher le regard de l'écran...c'est impressionnant! Aidé par une B.O. absolument fabuleuse, on rentre finalement très vite dans le film et on ne peut s'empêcher de se préoccuper du sort de cette petite et de son père. Un grand film pour mon gros coup de coeur (surprise) de 2012!
Encensé par la critique (un peu trop tout de même), "Les Bêtes du sud sauvage" est certes un bon film mais qui est conscient de son aspect cinéma d'auteur et qui en joue pour mieux nous toucher. On ne niera pas la beauté des décors et du sujet ni le talent éblouissant de la toute jeune Quvenzhané Wallis mais on peut certainement décrocher au bout d'un moment tant cette quête d'une jeune gamine qui part à la recherche de sa mère est un peu surannée. Il faut donc compter sur les décors et la musique pour nous transporter tout de même durant tout le film, quitte à être conscient de se faire parfois berner par un film surestimé et par une mise en scène sans grande originalité.
Le lyrisme et l’imagerie naturaliste de ce premier film de Benh Zeitlin semblent inspirés de l’univers féérique de Miyazaki remixé à la sauce Terrence Malick ou d’un délire ésotérique à la Tarkovski filmé comme un Michel Gondry. Sous couvert d’une peinture surprenante d’une communauté vivant en marge du système au fin fond des bayous de la Louisiane tournant en film catastrophe, cet ovni hypnotique est une épopée spirituelle vue à hauteur d’enfant. Jonglant entre le réalisme minimaliste de son constat social plein de gravité et la grandiloquence de ses images fantasmatiques, la mise en scène nous emporte dans les interrogations philosophiques et mystiques de cette gamine en pleine tourmente émotionnelle, dont l’interprétation par la toute jeune Quvenzhané Wallis est tout simplement bouleversante.
Suis-je donc le seul sur la planète cinéphile, de Sundance à Reykjavik, de Cannes à Deauville, à voir à quel point ce film est imparfait et même un peu roublard ?
On dirait.
Pourtant, il me semble évident que ceux qui s'extasient devant la petite Hushpuppy le font sur un mode qui n'a pas grand-chose à voir avec le cinéma, mais plus avec la réaction d'une pré-ado qui craque devant un petit chaton en lançant un perçant "il est trop mimiiii". Si la petite actrice au nom compliqué (Quvenzhané Wallis) est... la suite ici : http://www.christoblog.net/article-les-betes-du-sud-sauvage-113504637.html
Pas aussi magique et envoutant que j'espérais mais Benh Zeitlin nous livre tout de même, avec "Les Bêtes du sud sauvage" une oeuvre poétique, émouvante et intelligente. De plus, le film est servi par un casting de qualité et une BO époustouflante.
C'est un film tourné à la façon d'un conte africain poétique. La photo est magnifique. La petite actrice est parfaite. Il manque quelque chose à la narration pour rendre les choses captivantes.