Les Bêtes du sud sauvage
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451 critiques spectateurs

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Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2012
Rarement, mais de temps en temps, surgissent des films forts qui changent la donne d’un cinéma viscéralement lié à la finance. Films dont l’énergie soudainement déployée nous emportent vers ce que le Cinéma tend à faire résonner, de l’émotion pure, une innovation créative marquée et un auteur qui émerge à travers son oeuvre.
Ces conditions sont pleinement remplies par le premier film de Benh Zeitlin.
Tel un poème à la structure anarchique mais épique, ode à l’enfance où l’innocence serait le fil conducteur, Les Bêtes du Sud Sauvage procure ce bien être qui nous séduit, autant dans la perte de repère qu’il créé, que dans les séquences d’un naturel confondant que le réalisateur à le talent de mettre en scène. Si il n’y a pas une lecture unique pour en apprécier toute la saveur le film prend place en ce que chacun peut ressentir devant une telle œuvre.
La force du métrage tient essentiellement dans l’interprétation de son actrice principale, du haut de ses 5 ans, Quvenzahné Wallis magnétise par son interprétation chacune des séquences dans lesquelles elle apparaît. Son naturel à imprégner chaque scène par la note constante qu’elle délivre, réside entre le charme et le caractère appuyé du personnage mais aussi de l’actrice elle-même.
Le désir de Zeitlin de ne pas vraiment inscrire le film temporellement et laisser un flou constant sur la géographie précise de son histoire, contribue à insuffler une note poétique. Si certains peuvent rester de marbre à l’aspect déstructuré de l’histoire (de nombreuses ellipses), l’intention première n’est jamais perdue, celle de trouver une narration moderne et figurative à ce conte. Son propos ne sera que plus fort lors d’envolés fantastiques où une horde de bêtes fantasmagoriques, à la taille démesurée, viendront prendre place dans le récit pour une confrontation finale lourde de sens.
Si le regard principal est souvent celui de Hushpuppy (Quvenzahné Wallis), le réalisateur n’oublie jamais de conjuguer son récit imaginaire avec celui plus réaliste et même critique de la société et des laissés pour compte. C’est au travers du regard adulte cette fois (celui du père et des villageois) que Benh Zeitlin se charge de faire une critique acerbe de l’Amérique. Là, où les forces de l’ordre, incapables de gérer la situation enlèvent le peu de liberté qui reste aux hommes. Ce point de vue comme le décorum fait indubitablement penser à l’après Katrina.
Au milieu de cet ensemble, comme un fil conducteur, se bat avec son innocence, la jeune héroïne, qui devient alors vecteur d’une fuite en avant, mêlant courage et volonté. Benh Zeitlin démontre ainsi le pouvoir de l’imaginaire et de la structure que les rêves forment à l’âge adulte, et ce, sans ne jamais mettre de côté son innocence.
Loin des formats actuels d’un cinéma plus souvent divertissant, Les bêtes du Sud Sauvage engendre le plaisir de découverte d’un cinéma bricolé, fort de sens et de beauté. On ne réalise pas seulement des films de cette trempe en 3D mais également avec un sens de la narration et de la réalisation, même si risquée, marquée et personnelle. Beau et touchant…pendant très longtemps.
http://requiemovies.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2012
Mené par une Hushpuppy qui s'offre comme l'incarnation de la résistance face aux dangers qui nous guette, "Les bêtes du sud sauvage" est une symphonie des sens qui touche au plus profond. Un idéal de cinéma, singulier, profondément attachant et virtuose. Il va falloir du temps pour se remettre de cet ouragan.
Jeremy W
Jeremy W

15 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2013
Bon film avec surtout de très bons acteurs, tous inconnus, dont la gamine qui tient le role principal et qui est halluicinante. A part ça, bonne musique mais la mise en scène m'a vraiment laissé de marbre et ça reste un bémol non négligeable car pour ma part l'émotion n'est malheureusement jamais venue.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2012
...Le film arrive sur nos écrans couverts de prix (dont Caméra d'or à Cannes, Grand Prix à Deauville...). Normal, voilà un pur film de festivals estampillé Sundance (Grand Prix aussi). Le problème est que cela fait un peu trop film « indé de festival ». On peut dire que c'est plutôt bien fait, bien mis en scène, bien joué. Les acteurs principaux (non professionnels), inconnus, Ouvenzhané Wallis et Dwight Henry, sont très convaincants. L’histoire laisse plus perplexe, oscillant entre dure réalité, poésie, rêves et phantasmes, dans ce qui semble être un futur proche...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-les-betes-du-sud-sauvage-112187940.html
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2012
Ces "Bêtes"- là ont comme principal atout de se démarquer des productions courantes : ici, le label "indé" est vraiment approprié. Mais cette vision à hauteur d'enfant ("HushPuppy", la bien-dénommée, gamine mutique façon chiot maladroit et attendrissant à la riche imagination - mais que son père à bout de forces élève seul en garçon, pour mieux l'aguerrir face à un destin annoncé très difficile) est très (trop) hachée pour vraiment convaincre (que veut prouver, ou simplement démontrer le cinéaste, et partant l'auteur dramatique adapté à l'écran en la circonstance ?). Quelques jolis instants de poésie pour microcosme apocalyptique sur fond de énième tempête tropicale (un bayou louisianais en forme de ghetto où petits-Blancs et Noirs communient dans la misère, l'abandon et la saleté, mais aussi l'amitié), pour des longueurs (pas mal) et des afféteries diverses. Original dans la démarche, mais plutôt vain.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 décembre 2012
Ce film est magnifique, touchant, plein de bon sens et d'espoir. Il nous fait réfléchir sur l'être humain, notre relation avec la nature. Les personnages nous montrent que les vraies valeurs ne sont pas forcément celles que nous pensons, que l'on peut vivre de rien tant que l'on vit ensemble, en restant attaché à ce qui nous ai cher; et qu'il faut faire face quoi qu'il arrive.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2013
Bardé de prix, ce film est la petite révélation de l'année 2012. Il s'agit d'un récit d'enfance (récit initiatique) qui plonge à la fois dans la misère la plus crue et dans un imaginaire naïf, décalé. Réalisme et poésie jaillissent à l'image, captés par la caméra très mobile du réalisateur, dans un style typique du cinéma indé US. Mais nous ne sommes pas pour autant en terrain connu. Benh Zeitlin nous emmène dans un monde chaotique, fait de taules, d'arbres et d'eau, rarement vu à l'écran. Et il y va franchement, avec une énergie qui épouse celle des personnages, marginaux déglingués, alcoolos rebelles. Une énergie qui s'exprime avec une jolie fièvre dans certaines scènes, notamment au début (voir l'affiche du film). Autre qualité du récit : son lyrisme âpre, mélange de rudesse et de tendresse en sourdine. La relation entre père et fille est forte et touchante ; celle entre Hushpuppy et les bêtes du Sud sauvage tient du conte, avec quelque chose qui rappelle la Princesse Mononoké de Miyazaki. Il y a aussi tout un propos, en voix off, sur l'harmonie du monde et l'équilibre de la nature, qui n'est pas sans rappeler le discours de Terrence Malick.
Au final, tout n'est pas parfait dans ce film (des enchaînements moins fluides à la fin, quelques facilités dramatiques, un côté prévisible), mais l'énergie et la poésie qui s'en dégagent emportent l'adhésion. Et l'interprétation de Quvenzhané Wallis, la jeune héroïne, est assez incroyable.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 octobre 2012
Un conte poétique à mi-chemin entre le récit initiatique et le culte vaudou. Ne vous fiez pas au synopsis qui fait penser à un film réaliste et potentiellement ennuyeux. Les Bêtes du Sud Sauvage est une pépite made in Un Certain Regard : intéressant, indé, décalé, poétique. La narration est assurée en voix off par la petite fille qui raconte avec ses yeux son univers, qui nous est d'autant plus étranger. Elle vit dans le Bayou avec son père, ils pêchent, font la fête avec les autres habitants de leur "Bassin" mais tout leur petit monde va être ébranlé par les conséquences de la fonte des glaces, notamment avec la réapparition d'Aurochs, des créatures préhistoriques gondriesques (des cochons avec des cornes !). Tout est désarçonnant dans ce premier film de Benh Zeitlin et tant mieux ! Lorsqu'il arrivera dans nos contrées, dans vos petits cinémas, foncez !

Source : Plog Magazine, les critiques des ours
http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/05/les-betes-du-sud-sauvage.html
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2012
Un film qui m'a vraiment plu. Si il n'est pas totalement parfait (faudra le revoir), l'ambiance et les sentiments qu'il provoque suffisent à être conquis. Les acteurs sont éblouissants avec bien sûr en tête la gamine, assez impressionnante. La musique est aussi très envoûtante. Et la réalisation touche vraiment au sublime par moments.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2012
vu à deauville : Un pur chef d'oeuvre, tout simplement!! Un grand moment de cinéma, j'ai pris une grosse claque!! Les acteur au top, surtout la petite, la musique magnifique, c'est pour moi un de mes film préféré maintenant!!! Le tout réalisé par un jeune réalisateur super simple et sympa!!! J'espère que le film aura assez de copie pour que les gens puissent en profiter un max!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 janvier 2013
Ce film est un foutoir pas possible, un hymne à la résistance libertaire américaine, cette forme d anarchie anti-État assez bizarre à la limite du lumpen prolétaire fasciste et du communisme anti-capitaliste au vrai sens du terme . Par dessus tout le produit d une société d une extrême violence qui exclut de sa vie communautaire ceux qui refusent ses règles , ceux qui ont été rejeté de son appareil de production, ceux qui veulent une autre vie, un autre système. Toute cette confusion,ce misérabilisme serait plus que pénible , "boring" , s' il n y avait cet enfant d'une beauté et d une force exceptionnel qui donne au récit une dimension épique, mythologique époustouflante ou tout apparait comme une métaphore réaliste de la vie, d une vie extrêmement dure qui ne laisse place à aucune mièvrerie, sensiblerie. C est sans doute cela l incroyable qualité de ce film qui atteint , malgré tout ce foutoir , ce bordel, ces clichés dans un sens, une vraie poésie , une vraie force humaine, et dans son vrai sens un bel humanisme crasseux et sans illusion. Chapeau l artiste!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 février 2013
Quel bonheur qu'il existe aux États-Unis des réalisateurs qui sortent des sentiers battus et qu'il y ait des financiers assez fous pour les suivre dans de telles réalisations !

Sur fond de la tempête Katrina, le film nous montre surtout un art de vie atypique des Américains et c'est en cela qu'il est profondément décalé, voire carrément barré....
Et il n'y a qu'en Louisiane que l'on peut voir ça !
Les personnages sont bruts, insaisissables, écorchés vifs. Et le combat contre la tempête n'est pas tant un combat que contre le mode de vie que l'on tente de leur imposer. Ils sont dans la fuite et la tentative de survivance de leur façon d'être et d'exister, à l'image de ces aurochs qui n'ont pas pu survivre à leur ère.
La petite Hushpuppy, Quvenzhané Wallis dans la vie, est formidable, tout comme Dwight Henry qui joue le rôle du père. Surtout lorsque l'on sait que ces deux-là n'avaient jamais tourné dans un film.

En bref, un film qui ne ressemble à aucun autre, qui pourra autant plaire que dérouter mais qui ne laissera personne indifférent.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il a obtenu le Grand Prix du Jury et le Prix de la Meilleure photographie à Sundance, mais aussi la Caméra d'or, le Prix Regard Jeune, le Prix FIPRESCI et celui du Jury œcuménique au Festival de Cannes et enfin le Grand Prix à Deauville.

Par contre, si le film est souvent classé dans la case "fantastique", comme c'est le cas sur Allociné et que la bande annonce peut laisser entrevoir un côté fantasmagorique, il n'en est rien puisque toutes ces créatures sont en fait issues de l'imagination d'une petite fille. Ne soyez donc pas déçu si le film n'est pas celui que vous espériez.... Les sites internet classent souvent les films sans les avoir vus....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juin 2012
Voici une oeuvre bien étrange qui laisse un instant dubitative. Est-ce du fantastique, du futurisme écologique, ou simplement la réalité vue à travers les yeux d’une enfant ? Je pencherais finalement pour la troisième solution…
Le lieu : le bayou, en Louisiane. Il s’agit d’une d’étendue d’eau formée par les anciens bras et méandres du Mississippi, une sorte de marais fertile et verdoyant créé suite à la construction d’un grand barrage en amont par les "peuples civilisés" pour se protéger de la montée imminente du niveau des mers. La zone inondée, considérée comme inhabitable, reste squattée par quelques irréductibles « proches de la nature » vivant de la pêche et de la chasse. Parmi eux, Hushpuppy, petite noire américaine, vit avec son père d’une manière spartiate mais heureuse.
Mais le malheur imminent ne manque pas d’arriver et une violente tempête se lève, inondant le bassin et le rendant insalubre. Du même coup, de fantastiques bêtes sauvages (les aurochs) sont libérées suite à la fonte des glaces, et le père est atteint d’une grave maladie. La petite fille devra faire face seule à toutes ces épreuves, avec le courage et la détermination acquises par l’éducation paternelle.
Les acteurs sont absolument fabuleux, en particulier la petite Quvenzhané Wallis qui semble avoir un énorme potentiel.
C’est un très beau conte, poétique, symbolique et initiatique, un hommage à la force, au combat, à la vie, contre tous les obstacles. L’adversité absolue étant représentée par les aurochs que la petite fille devra mater, en ayant le courage de leur faire face.
Un excellent premier film qui a bien mérité sa caméra d’or.
LUET M
LUET M

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2012
Brillant. Benh Zeitlin montre clairement un indéniable talent de mise en scène dans son premier film, assez osé au niveau du scénario. L'intrigue est à la fois simple et étonnante, mêlant réalisme et fantastique. En se fixant sur la vie d'une petite fille et de son père, vivant de façon très précaire dans le Bayou, le film prend rapidement l'allure d'un film catastrophe, de fin du monde. Mais le constat est optimiste. La lutte de cette population pour s'accrocher à la vie, alors que la Nature se déchaîne, est montrée sans fausse psychologie, sans racolage aucun. 'Les Bêtes du Sud sauvage' est un hymne à la vie, à la nature, à la solidarité. Un conte fabuleux, brillamment orchestré, qui réussit à envoûter avec peu de moyens.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 décembre 2012
Courez !!! C'est magique ! À voir en VO impérativement
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