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Anonymous :)
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4,0
Publiée le 22 août 2014
Pour son cinquième long-métrage en tant que réalisateur, le cinéaste australien John Hillcoat, connu pour son adaptation "La Route" et le western "The Proposition", s'attaque au film de gangsters, chose assez rare de nos jours. "Des Hommes Sans Loi" met en scène une fraternité produisant de l'alcool de contrebande pendant la prohibition en Amérique, en 1931. Célèbre pour leur production illicite, les trois frères Bondurant ont acquis au cours du temps une réputation plutôt flatteuse. L'aîné et chef de famille, Forrest Bondurant, est considéré comme indestructible, loyal pour les affaires et inébranlable. Jusqu'au jour où une certaine Maggie vient demander à la famille sa protection. Réalisé par le polyvalent John Hillcoat, "Des Hommes Sans Loi", déploie une intrigue basique, prenante, nuancée par le jeu des acteurs et les quelques scènes de violences très sauvage. Ce long-métrage aux allures de western réunit un casting de rêve comprenant l'excellent Shia LaBoeuf qui incarne le cadet impulsif, plein de volonté et d'espoir, Jason Clarke, plus froid dans le rôle de celui qui ne maîtrise pas sa colère, Tom Hardy, impressionnant en tant que chef de famille posé et bien sûr le méconnaissable Guy Ritchie, détestable au plus haut point. La réalisation est exemplaire et parvient à reproduire parfaitement la période de la prohibition grâce à des décors somptueux et une mise en scène au cordeau. Le film démontre à travers l'évolution des personnages au fur et à mesure que le film avance, l'obsession de la société américaine, l’obsession de vouloir faire à chaque fois mieux pour gagner à chaque fois plus, et que cette obsession finit par nous rattraper et par nous causer des ennuis. Disposant d'une bande son du tonnerre, le film rend très vite ses personnages attachants et charismatiques. Interprété par des acteurs impliqués, "Des Hommes Sans Loi" est une chronique passionnante qui doit son succès à la qualité de la réalisation ainsi qu'à la puissance des interprétations.
Un film au scénario inexistant , de la violence complètement gratuite , un étalage de lieu commun , des clichés à la pelle , bref un bon navet à oublier .
Ce film est magnifique, il retrasse très bien la vie des frères Bondurant et les acteurs sont très très bien dans leurs rôles. Un fil à voir absolument.
Sincèrement, il n’y a pas un moment du film qui est agréable, c'est un ramassis de bêtises, de scène complètement impossible, de bullshit. C'est vraiment l'un de mes pires moments devant un film, c'est pas croyable d'arriver à un tel résultat avec autant de bons acteurs et moyens...
Nul, nul de chez nul...
D'ailleurs Shia Leboeuf n'a pas aussi mal joué que depuis Transformers 1
J'ai étais déçu, son casting aguichant annonce un film de gangster comme on les aimes, mais ici, la lenteur des situations rendent ce film peu efficace. Gary Oldman annoncé comme un des acteurs principal de ce film apparait seulement dans deux scènes, ce qui est dommage car son personnage et sa prestation donne de l'envergure au film. De plus Guy Pearce n'est pas à son avantage ici. En deux mots, le film n'est pas à la hauteur du casting.
Voilà un film de gangsters pastoral d'un grand classicisme.Mais qui dit classicisme ne dit pas forcément ennui,comme les festivaliers de Cannes l'ont un peu trop vite pensés."Des hommes sans loi",au contraire,tire sa force de cet académisme,pour nous raconter une épopée à l'ancienne,quelque part entre le post-western et le gangsters movie campagnard.John Hillcoat et son scénariste-compositeur,Nick Cave,tous deux australiens,tentent de retrouver le souffle des grands mythes de l'Amérique,avec tout ce que cela comporte d'honneur,de trahison,de sentiments fougueux ou fraternels,et bien sûr d'inévitables confrontations de pétoires.Le film est très élégant,souligné par la musique racée de Nick Cave.Le récit est exempt de surprises,mais on se prend au jeu,car les relations s'approfondissent de plus en plus entre les 3 frères,et que les enjeux deviennent de plus en plus vitaux.Shia LaBoeuf tient son meilleur rôle à ce jour,en benjamin de la fratrie,qui rêve de la grande vie.Tom Hardy est comme toujours incroyable de charisme,et son duel de grognements avec un Guy Pearce en flagrant délit de cabotinage(il est un agent du FBI qui se parfume!)vaut à lui seul le détour.Par contre,certaines ellipses grossières et une fin bien mielleuse,entachent le potentiel sulfureux,en dépit d'accès de violence fascinants.
Tom Hardy et Guy Pearce dans leurs rôles respectifs donnent une grandeur a cette fresque. en pleine probihition,trafics et reglements de compte étaient légion. tout est bien retranscris et l'on se laisse emporter par l'histoire de ces trois frères presque "immortels". magnifique.
Courez voir ce chef d'œuvre du cinéma que le festival de Cannes a piteusement ignoré. Avec des méthodes des plus classiques, belle image, scénario compréhensible, peu d'effets spéciaux, l'Australien John Hillcoat bâtit le film de référence sur cette période mythique de la construction des USA, située entre la fin de la première guerre mondiale et la Grande dépression. C'est maintenant la fin du western, même dans ce "trou du cul" du monde de la Virginie profonde. La prohibition donne l'occasion à quelques aventuriers de gagner quelques poignées de dollars, dont la famille Bondurant, des bouseux assez futés pour se mesurer à une concurrence sévère et à une police perverse et corrompue. Les acteurs sont tous parfaits mais on retiendra le très bourru Tom Hardy, force de la nature dont la seule faiblesse sera de se laisser séduire par l'éblouissante, la lumineuse, l'extraordinaire (bon, d'accord, j'arrête!) Jessica Chastain, et on lui pardonne. Belle composition de Guy Pearce en méchant. Remarquable et élégante BO de Nick Cave.
La route de John Hillcoat était déjà un mauvais film, mais avec Des hommes sans loi le monsieur s'est surpassé. Il n y a absolument rien dans ce film. Non, vraiment, il n y a rien. Enfin si, il y a des choses, mais tout est raté. C'est un film de gangster, sur la prohibition etc. Sauf que je vous préviens c'est l'un des pires films de gangster, c'est absolument caricatural, mal écrit, mal joué, inintéressant, idiot, franchement on ne devrait plus faire ce genre de film en 2012, c'est pas possible qu'on puisse permettre à des projets aussi poussiéreux de sortir en salle. Bon, ensuite John Hillcoat c'est un mec qui adore trafiquer au max son image (vous savez, un peu comme le pseudo réalisateur Zack Snyder). Sauf que bien entendu dans Des hommes sans loi c'est absolument mal foutu (ça l'était déjà dans La route), le mec il sait pas trop quoi faire de son esthétisation du coup ça donne un côté kitsch au film dont il aurait pu se passer. Mais citons quand même les deux plus gros problèmes du film, les deux principaux acteurs. Tom Hardy cabotinne comme c'est pas permis, c'est incroyable qu'on puisse dire qu'il joue bien dans ce film, il grogne plus qu'il ne parle (ah oui c'est pour faire genre je suis un dur, pardon), et Shia LaBeouf est... mauvais, enfin ça on devait s'en douter, il est mauvais, il n'a pas de charisme. C'est un film où au final tout le monde se tue, puis en fait certains sont pas morts, on y comprend plus rien mais on s'en fout complètement car la seule vraie incompréhension du film c'est comment ce truc a t-il pu arriver à Cannes cette année ?
Excellent film. L'histoire est bonne, chaque acteur campe son rôle avec tact, chaque personnage compte, l'ambiance règne en maître avec sa BO et ses costume. Une grande réussite.
Très - trop? - classique sur le fond comme sur la forme, un western sur fond de prohibition qui reprend sans surprise les codes du genre, sauvé de la banalité par des présences féminines lumineuses et la présence toujours aussi animale de Tom Hardy
Après entre autre son adaptation intéressante de "La Route", John Hillcoat s'attaque au film de gangster dans la plus pure tradition américaine. Sans transcender le genre, il nous offre une copie réussie via ce Lawless. Le cadre est la Virginie en pleine période de prohibition. Les hommes sans lois du titre, ce sont trois frères menant un petit traffic d'alcool. Il y a Forest, le patron, l'animal, celui qui commence à bâtir une légende autour de lui-même. Ce personnage fonctionne très bien, et c'est surtout Tom Hardy qu'il faut féliciter. Dans la lignée de sa performance mémorable en Bane pour le dernier Batman, il est terrifiant en homme monstrueux, cette fois-ci sans masque. De plus, il réussit très bien sa transformation vers l'humain, avec un beau duo entre lui et Jessica Chastain. Ensuite il y a Howard, le nerveux et l'alcoolique, celui qu'il ne faut pas énerver. Il apporte un registre comique au film, ce qui est intéressant. Jason Clarke est également très bon. Et enfin il y a le petit dernier, celui qui a gardé un peu d'innocence, mais qui va devoir apprendre cette vie dans la jungle. Shia Laboeuf m'a surpris en jouant très bien cette sorte de passage à l'age adulte. Pour affronter cette fratrie, nous avons l'agent spécial qui est finalement tout aussi vicieux qu'eux. Guy Pearce se régale dans un personnage assez détestable. L'intrigue reste assez prévisible, on se doute bien des évolutions des personnages. Hillcoat ne prend pas de risque au niveau mise en scène et suit les codes du genre sans grande originalité ; et plus grave encore, ne fait aucun effort pour suggérer la violence et nous impose ainsi quelques scènes de boucheries pas du tout nécessaires. Il profite quand même des paysages de Virginie et d'une BO inspirée pour sauver son film. En bref, un film de gangster qui ne révolutionne en rien le genre, mais reste plaisant, surtout pour ses acteurs. Sur le thème de la prohibition, je préfère largement "Les incorruptibles" de Brian De Palma. Hillcoat, lui, n'a pas sur dépasser les lois du genre, ce qui est bien dommage quand le titre du film est "Lawless"...