Rambo
Note moyenne
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Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2014
Un film d’action culte avec un personnage principal qui illustre avec rage le malaise de l'après-Vietnam et la détresse d'une génération sacrifiée. La première partie du film est très réussie mais l'attaque de la ville est too much et la fin très mauvaise.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2021
John Rambo, ancien béret vert & vétéran de la guerre du Vietnam erre de ville en ville, après avoir voulu rendre visite à l’un de ses derniers compagnons d’armes. Sur sa route, il croise le shérif du coin qui l’arrête pour "vagabondage". Maltraité par l’un de ses adjoints et encore traumatisé par son passé au Vietnam (et les tortures qu’il a subi), Rambo refuse d’obtempérer et s'enfuit, déclenchant alors une vaste chasse à l’homme.

En adaptant le roman éponyme de David Morrell, Ted Kotcheff lève le voile sur les effets désastreux qu’a induit la guerre du Vietnam sur les soldats de retour aux États-Unis. John Rambo avait été conditionné pour mener une guerre sans merci face aux vietcongs et se retrouve chez lui, dans un pays qu’il ne reconnaît plus (il avait quitté l’Amérique de Kennedy, il retrouve celle des hippies) et où il peine à trouver sa place.

Rambo (1982) n’est donc pas seulement un film sur un vétéran mais aussi et surtout, sur les affres la guerre et les stigmates (aussi bien physiques que psychologiques) occasionnés sur les soldats envoyés au front. Comme le dit si bien John Rambo, cette guerre il ne l’a pas voulu, ça n’était pas la sienne et pourtant, c’est lui et ses frères d’arme qui en ont payés le plus lourd tribut (« c’était pas ma guerre. C’est vous qui m’avez appelé, pas moi ! »).

A travers cette chasse à l’homme, c’est tout son passé au Vietnam qui resurgit, Rambo redevient ce qu’il a été, ce qu’il a connu et va se retrouver malgré-lui entrainé dans une escalade de la violence face à la police locale. Brillamment interprété par Sylvester Stallone, bien que sa carrière ait démarré 10ans plus tôt, c’est avec Rocky (1976) qu’il se fera un nom et surtout, connaître non seulement auprès du grand public mais aussi à travers le monde. Sans le savoir, en incarnant Rambo, il s’offre une seconde franchise à son effigie puisque le film connaîtra un grand succès et se verra doté de deux autres suites dans les années 80, suivie de deux autres opus dans les années 2000.

Kotcheff & Stallone (par le biais de David Morrell), rendent ici un bien bel hommage, sous la forme d’un vibrant plaidoyer pour les vétérans du Vietnam. C’est à la fois beau & puissant, Stallone y livre l’une de ses plus belles prestations, magnifiée par de très beaux décors extérieurs (tourné en Colombie Britannique) et une B.O. qui nous donne toujours autant de frisson, avec notamment "It's a long road" de Jerry Goldsmith.

Suite au succès, un sous-genre verra même le jour par le biais de la "Rambosploitation" avec divers rip-off, plagiats ou remakes officieux comme Rambu (ou Sambo) une version indonésienne (The Intruder - 1986), Rando une version italienne (Ultime Combat - 1983), Rambox une version porno (Ramb-Ohh! - 1986), sans parler des versions turcs (Turkish Rambo 1 & 2 - 1983/1986).

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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2019
S’il y a bien un film injustement caricaturé, c’est bien Rambo (First blood en V.O.) ! En effet, suite au succès du second volet nettement plus irréaliste, le personnage créé par David Morrell a souvent été réduit à l’image d’un héros violent et bourrin. Et pourtant, le premier film mettant en scène ce vétéran du Vietnam est nettement plus intelligent que le veut cette image réductrice.
En effet, sous ses aspects de film d’action (le premier mettant en vedette Sylvester Stallone si on excepte Les Faucons de la nuit qui était surtout relié au genre policier), il montre du doigt assez intelligemment de nombreux aspects négatifs de la société américaine. Les plus évidents sont le mépris que le peuple américain porte envers ceux qui ont combattu sous la bannière étoilée lors de cette guerre considérée comme honteuse par une grande partie de la population et la difficile réinsertion des vétérans de ce conflit, souvent victimes de syndrome post-traumatique. Si le personnage est apparemment moins psychotique à l’écran que dans le roman, il reste effectivement un personnage constamment hanté par son expérience vietnamienne comme le souligne de très rapides flashbacks et l’utilisation subtile de la musique par Jerry Goldsmith (qui compose une bande originale brillante et sublime). Mais le film de Ted Kotcheff en profite également pour souligner le comportement parfois abusif des forces policières. On pourrait ainsi le considérer comme étant à tendance démocrate (Kotcheff voyait d’ailleurs le personnage comme appartenant à ce bord politique et celui de Teasle comme étant démocrate), ce qui en fait l’inverse idéologique de l’épisode suivant beaucoup plus patriote (même si cela reste à nuancer). De même, il se permet également par le biais d’une séquence de dénoncer la manipulation des médias en montrant un journaliste annoncer à l’antenne que Rambo a tenté de tuer les policiers, que ceux-ci n’ont survécu que grâce à leur entrainement et qu’il n’est qu’une question d’heure avant l’arrestation du fugitif).
Mais si le film a connu un beau succès public, c’est que cet intelligent réquisitoire est intégré à un film d’action rondement mené et sans temps mort (ce qui serait en partie dû au remontage effectué par Sylvester Stallone lui-même après une première version de 3 heures nettement plus psychologique). Ted Kotcheff y fait preuve d’une belle maîtrise de la caméra et de l’espace en offrant des scènes d’action crédibles et très prenantes.
Pour ce qui est de l’interprétation, celle-ci est également de très haute tenue. On notera en particulier la présence de Brian Dennehy en shérif abusant de son autorité, celle de Richard Crenna (qui a repris au pied levé la place de Kirk Douglas ayant quitté le tournage suite à des différents créatifs) dans le rôle du désormais célèbre colonel Trautman et celle du jeune David Caruso en policier plus compréhensif que ses collègues. Mais celui qui domine le casting est bel et bien Sylvester Stallone : il incarne totalement ce personnage clairement traumatisé par la guerre (il suffit de voir son regard de bête traqué pour comprendre les problèmes psychologiques du personnage) et trouve un second rôle iconique après celui de Rocky.
Ainsi, Rambo est un film brillant arrivant à mélanger action, suspense et intelligence que l’on peut revoir une dizaine de fois sans s’en lasser. Incontestablement, un des sommets de la carrière de son acteur-scénariste et du film d’action en général.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2015
Une chasse à l’homme qui va insuffler un nouveau souffle au cinéma d’action américain !

Je tenais à faire cette critique car « Rambo » est souvent considéré comme un simple film bourrin alors que c’est un peu plus que ça quand même. C’est assez dur parler de ce film tellement il y a de choses à dire, c’est comme pour « Heat », j’ai peur d’en oublier. En tout cas, je le souligne tout de suite, Ted Kotcheff livre un ici un très grand film. Le spectacle est clairement au rendez vous, la mise en scène est fantastique, bien rythmée et c’est à la fois réaliste sans qu’on oublie que c’est du cinéma. On a le droit à de très grandes scènes d’action, qui vieillissent très bien. L’environnement où le tournage a eu lieu (Canada et Colombie) est magnifiquement filmé, les paysages sont charmants et de voir une telle traque dans ces différents cadres donnent au film un côté authentique. C’est clairement l’une des grandes qualités du film et ce trait s’est perdu au fil des années dans les films d’actions.

Sylvester Stallone incarne parfaitement John Rambo. Il ne mérite pas l’Oscar mais une nomination n’aurait pas été du luxe. L’acteur démontre qu’il a plusieurs cordes à son arc, il donne de son physique pour les scènes d’actions (le fameux saut depuis la montagne lui a coûté 3 côtes) mais il dégage également une grande intensité dans le regard. Le monologue qu’il porte à la fin a souvent été moqué mais pourtant il est très bon et frappe là où il faut.

La critique complète est disponible sur mon blog
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Superbe drame humain ! Stallone dans un de ses plus beaux films. Ce n'est pas un film "bourrin" et loin de là ! C'est l'histoire d'un homme blessé, rejeté par la société. Stallone est un grand acteur dramatique, la réalisation est superbe et dynamique, les seconds rôles Crenna et Dennehy épaulent intelligemment Stallone.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2015
On a souvent tendance à l oublier à cause de ses regrettables suites mais Rambo premier du nom est un très grand film (peut être le meilleur de toute la filmographie de Sylvester Stallone). On a le droit a un vrai film d action intelligent car non content d offrir des scènes de combat très réussies dans la forêt, Rambo est avant tout une réflexion sur ses hommes que l on a envoyé à la guerre et que la société rejette à leur retour alors qu ils sont traumatisés par ce qu ils ont fait ou vu. Rejètes car la société ne veut pas voir ce qu elle a pu engendrer et dans le cas des soldats du Viet Nam la défaite d une armée qui ne l avait pas connue. Le final de Rambo est à ce titre assez remarquable même s il aurait mérité d être plus poussée (un version du scénario voulait que Rambo se suicide à la fin ce qui aurait été sûrement plus fort mais nous aurait surtout évité les suites. Stallone est vraiment très bon dans le rôle et mérite d être signalé la bande originale du film est elle aussi une grande réussite.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2021
Ce qui fait de First Blood un chef-d’œuvre n’est autre que son traitement du traumatisme, puisque le cheminement intérieur d’un soldat encore et toujours en état de siège se rejoue dans et par la fiction, est pris en charge par le divertissement et l’action saisis comme une matière vive à exploiter, à explorer, à manipuler. Traques, courses-poursuites en camions, escalades, assauts… Outre l’aspect ludique de ces rebondissements qui garantissent au spectateur frissons et émotions, tout cela déploie une vaste métaphore de la guerre que mène, malgré lui, un invisible pour accéder à la lumière et disposer d’une reconnaissance auprès de la société qu’il a aidée, qu’il a défendue, qui l’a oublié. Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux mésaventures du colonel Chabert dans la nouvelle de Balzac, ce soldat de l’armée napoléonienne contraint d’errer comme un fantôme dans une ville et dans une France qui ne veulent plus de lui. La fin de la guerre du Vietnam fait des vétérans des vagabonds contraints de marcher seuls le long des routes après avoir appris la disparition du dernier camarade. Le long métrage de Ted Kotcheff pense l’action de deux manières : comme un levier lui assurant un rythme alerte et haletant ; comme un accélérateur de particules permettant la superposition de deux réalités, l’une mentale, l’autre physique. Tout se passe comme si l’hostilité environnante de la petite ville américaine, exercée par les forces de police, appelait par attraction l’horreur de la guerre : les deux violences se fondent et se confondent, jusqu’à l’arrivée du supérieur Trautman venu raisonner son « poulain ». Porté par la partition de Jerry Goldsmith, voilà donc un immense film sur l’hypocrisie de l’Amérique d’après-guerre qui, soucieuse d’oublier sa défaite et le traumatisme qu’elle a causé dans la mémoire nationale, change ses soldats d’autrefois en animaux que l’on chasse pour le plaisir de la vengeance. Une œuvre magistralement réalisée, intelligente et efficace, premier opus d’une saga qui s’enlisera peu à peu dans les travers qu’elle commençait pourtant par dénoncer.
boscopax
boscopax

99 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2008
L'histoire d'un homme qui ne demande rien à personne mais qu'on emmerde. L'histoire d'un héros qui préfère passer pour un SDF. L'histoire d'un homme, tout simplement, blessé, surtout psychologiquement, qui tente de survivre. L'histoire d'un soldat qui ne reconnait pas ce qu'il a quitté et pour qui il s'est battu. L'histoire d'un héros en fait.
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2015
Sylvester Stallone est l'acteur principal de 2 grandes sagas de films d'action. La première est "Rocky", la seconde est "Rambo" dont le premier film "First Blood" est sortie la même année (en 1982) que "Rocky 3 : l'œil du tigre". Dans la culture populaire, la saga "Rambo" est souvent associée à des films d'action un peu bourrin, avec plein d'explosions et une dose certaine de sang. Et le fait que Sylvester Stallone en soit l'interprète principal n'est sûrement pas étranger à cette croyance. L'acteur américain est en effet un fervent représentant des films d'action des années 70/80, tout en muscles et en testostérones. Cependant, pour quelqu'un qui ne connait rien à la saga, le premier opus peut avoir de quoi surprendre. En effet, pour un film d'action, ce long-métrage est étonnamment psychologique. Le personnage de John Rambo est un ancien héros de la guerre du Viêt-Nam, décoré pour ses actes de bravoures. Mais une fois de retour dans la vie civile, le pauvre homme se retrouve complètement perdu, abandonné et oublié, se faisant même traquer par des policiers. John Rambo est un personnage torturé par ses souvenirs, qui ne parvient pas à se faire une place dans la société. On le prend très vite en pitié, on s'attache à cet inconnu qui est chassé alors qu'il n'a fait de mal à personne. Sans trop qu'on s'y attende, ce film devient une critique frappante de la guerre, qu'importe laquelle, et de ses répercussions sur ceux qui en ressortent vivants. Grâce à la prestation tout en retenu de Sylvester Stallone et de la bonne écriture du personnage, ce film devient rapidement plus qu'un simple film d'action. Néanmoins, il ne faut justement pas oublier l'essentiel, c'est que ce film est basé sur l'action. Celle-ci est plutôt réussie, à la fois lisible et suffisamment violente. La partie traque du récit est bien amenée et sa tension se fait aisément ressentir. Le méchant est un peu caricatural mais sa détermination en fait un adversaire correct. Le film se gâte un peu dans sa dernière partie, perdant en rythme et s'éternisant un peu bien que le film ne soit pas si long que cela. "First Blood" est au final un film d'action assez calme qui propose une critique forte de la guerre et dont le traitement du personnage principal est très appréciable. On regrettera quelques longueurs.
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2024
"Ils ont versé le premier sang"

En 1972, David Morrell a écrit son roman "First Blood" sur le vétéran traumatisé de la guerre du Vietnam John Rambo et sa bataille avec les autorités dans une petite ville. Morell avait diverses sources d'inspiration pour son roman, y compris le roman classique "Rogue Male" de Geoffrey Household, mais une source majeure pour le personnage de "Rambo" lui-même était une célébrité de guerre réelle: M. Audie Murphy.

Lorsque nous regardons un film de "Rambo", la première question est, "Pour quoi John J. Rambo se bat-il?"

Dans le film, co-écrit par Sylvester Stallone, Rambo ne spoiler: tue personne
. Il est victime de la psychopathologie d’idiots, qui ont passé toute leur vie coincés dans une vie ennuyeuse dans leur petite ville natale, sans jamais avoir ouvert leur cœur ou leur esprit au monde extérieur.

Rambo combat spoiler: les démons d'une guerre perdue, à commencer par ses troubles de stress post-traumatique et la mort de son dernier ami survivant décédé d'un cancer, après son retour aux États-Unis
, à cause des 20 millions de gallons d'agent orange que les entreprises chimiques et l'armée étasunienne ont utilisés au Vietnam entre 1961 et 1971. En plus de ses effets nocifs sur l'environnement, l'agent orange a causé d'importants problèmes de santé aux personnes exposées et à leur progéniture. Le message sur cette guerre chimique honteuse et une kakistocratie cupide qui a sacrifié une génération de jeunes Américains dans une guerre inutile est également intéressant.

Lorsque le guerrier intrépide et décoré n’a plus servi, John J. a été jeté après usage. Errant sur les routes à la recherche de petits boulots depuis la fin de la guerre et son retour au pays, ne parlant à personne pendant de longues périodes : « spoiler: J’peux pas sortir ça de ma tête, ça fait pourtant sept ans… Chaque jour j’y pense ! Je me réveille, j’sais plus où je suis. Je parle plus à personne, des fois toute une journée, toute une semaine.
»

Après avoir appris spoiler: la mort de son ami Delmar, John marche seul dans le froid avant d'atteindre Pétaouchnok, où tout ce qu'il veut c'est manger quelque chose. Là, le shérif Will Teasle, brillamment interprété par Brian Dennehy, choisit d’harceler Rambo. Quand John demande où il peut manger, Teasle répond : « Il y a un self-service à environ cinquante bornes sur l'autoroute. » Et quand Rambo veut savoir s'il existe une loi l'interdisant de manger quelque chose ici, Teasle met les bouchées doubles : « Ouais ! MOI !
»

Teasle spoiler: arrête illégalement Rambo avant que lui et ses officiers ne l'abusent. Lorsque ces officiers renégats sont sur le point de raser John de force, la lame de rasoir ravive ses troubles de stress post-traumatique et il se défend avant de s'échapper
.

Le cruel spoiler: sergent adjoint Art Galt est encore plus brutal que Teasle. C'est un sadique qui aime abuser de son pouvoir et intensifie sa guerre en violant le cessez-le-feu ordonné par son supérieur. En tentant d'exécuter Rambo, Galt finit par tomber de l'hélicoptère d'où il tirait sur un John sans défense et se tue
.

Le combat dans spoiler: les bois se termine par une scène qui fait désormais partie de l'histoire du cinéma : « J'aurais pu tous vous tuer. En ville, tu fais la loi, ici c'est moi. Alors fais pas chier ou j'te ferai une guerre comme t'en as jamais vue... laisse tomber !
»

Au lieu de tenir compte de ces sages paroles, spoiler: Teasle en remet à nouveau une couche, refuse les conseils du colonel Trautmann, le mentor de John J. Rambo, et intensifie le conflit jusqu'à ce que Rambo prenne la ville
.

Finalement, spoiler: le colonel Trautmann, qui est la figure paternelle de John (lorsque John était jeune, sa mère Navajo est décédée d'un cancer, laissant le garçon à la merci de son père caucasien alcoolique fou, qui l'agressait constamment), trouve les bons mots pour faire retomber la tension et convaincre Rambo de se rendre
.

En plus d'un casting qui incarne à la perfection leurs rôles respectifs, "First Blood" bénéficie de magnifiques lieux de tournage et d'une des plus belles musiques de films de Jerry Goldsmith, avant que spoiler: "It's A Long Road" ne ponctue le générique de fin
.

Enfin et surtout, c'est la naissance du deuxième personnage le plus emblématique de Sly après Rocky Balboa, et l'une des icônes de cinéma les plus célèbres au monde et dans l'histoire du cinéma, qui initie une série qui est toujours à son meilleur lorsqu'elle utilise des séquences d'action brutales pour raconter des histoires personnelles sur des guerres insensées et des héros brisés.

« Les hommes âgés déclenchent les guerres et les jeunes hommes y combattent. Personne ne gagne. Tout le monde meurt et personne ne nous dit jamais la vérité. » – Sylvester Stallone

5/5
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2009
Un film générationnel qui n'est pas prêt d'être oublié.
Une œuvre d'une belle humanité.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2013
De Rambo, l'histoire n'aura principalement retenue que l'action et la violence... Pourtant, ce premier volet est bien plus fin et subtil qu'il n'y parait. A travers l'histoire de ce soldat solitaire et rejeter par la société, le réalisateur tente de dénoncer le malaise de l'Amérique suite à sa défaite au Viêt-Nam.
Grace ce rôle devenu culte, dans un film qui l'est tout autant Stallone va s'ancrer en tant qu'icône planétaire et novatrice du cinéma d'action.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
S''il y a bien une chose que Stallone sait faire, c'est de créer des figures de gars "ordinaires", comprenez "auquel tout le monde peut s'identifier", et qu'il place dans des situations extraordinaires. L'"underdog" dans toute sa splendeur. Malheureusement, il ne peut s'empecher par la suite d'en faire des "héros" populistes et démagos. Mais "Rambo" premier du nom n'en était pas encore là. Réflexion pas si conne sur le sort réservé aux vétérans du Vietnam, film d'action modeste et percutant, sans grande prétention mais touchant juste (bien au coeur de la mauvaise conscience U.S), "Rambo" a encore de quoi faire les beaux jours de la télé et du DVD. Forcément, quand on voit la suite.......
titiro
titiro

64 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2007
Malheureusement, le nom "Rambo" est désormais associé à navet. Ses suites lui ont fait du tort, car considérées par beaucoup comme d'authentiques navets abjectes. Ce sentiment de dégoût envers les suites masque de façon injuste la qualité incontestable du premier épisode, qui est un précurseur du genre absolument extraordinaire, que beaucoup ont tenté de copier, mais que personne n'a égalé. Ce film est l'un des meilleurs sur les conséquences de la guerre du Viet Nam, qui ne fait pas dans la dentelle et n'en est pas moins efficace. Stallone est époustouflant. Rambo est un monument mythique de cinéma.
WinslowLeach666
WinslowLeach666

50 abonnés 359 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2006
Avant de devenir un super-héros dans les volets 2 et 3, John Rambo était un homme avec des félures à l'âme qui ne demandait rien à personne hormis d'être traité en être humain. Malheureusement, un shérif à la con ne l'entends pas de cette oreille. Il a cependant misé sur le mauvais cheval. Rambo est un drame, un vrai, un très bon film dont les thématiques sont très interressantes. Un personnage comparable à son Rocky Balboa en proie au doute mais qui veux s'en sortir. Rambo reviendra malheureusement dans deux séquelles nazes, mais en force dans un quatrième volet violent, sans concession et très bon, comme ce premier opus.
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