En 2012, Margin Call était l'une des bonnes surprises de l'année. Après un premier film réussi, succès critique et public, nommé à l'Oscar du scénario, il est souvent difficile de confirmer. Mais J.C. Chandor s'en sort plus que bien et le fait aisément avec ce All is lost tout aussi surprenant qu'il est différent. Le challenge était de taille (et perdu d'avance ?) : un homme seul sur un bateau (mal de mer assuré pour moi), pas de dialogue, un Robert Redford plus très frais...l'ennui pointait à l'horizon bien avant que le film ne commence. Tout le talent du metteur en scène a été de nous...
Dans l'Océan Indien, un homme vogue seul sur son voilier, lorsqu'il se fait percuter par un container. Cet événement ne sera que le début d'une longue série, lors de laquelle le sort va s'acharner sur notre personnage. Après une peinture froide et caustique des banques lors de la crise de 2008, J.C. Chandor pond ainsi une œuvre audacieuse : non contente de disposer d'un unique protagoniste, celui-ci ne prononce que très peu de dialogues. Robert Redford porte donc le film sur ses épaules, jouant tout en retenue un marin mutique, plein de ressources et tentant de garder le cap malgré l'adversité constante. En raison de ce silence verbal, et du côté déprimant de l'intrigue, "All is Lost" peut être difficile à suivre, mais il serait dommage de passer à côté. La réalisation de J. C. Chandor est parfaitement soignée, livrant plusieurs séquences oppressantes, en jouant avec le point de vue du protagoniste, les mouvements de caméra qui épousent ceux du bateau, ou le montage sonore crispant. Et si quelques lenteurs émaillent le début du film, le dernier acte est sans doute le plus prenant, offrant par ailleurs quelques très belles scènes (les dernières minutes notamment, sont superbes). Un film à part, à découvrir.
Oui il y a une performance d'acteur indéniable. MAIS, on s'ennuie quand même pas mal et je n'ai pas réussi à me prendre d'affection pour le personnage. Je retourne plutôt voir Open Water ou Seul que j'ai très largement préféré. Un bon film malgré tout.
Nouvelle sensation du cinéma indépendant, J.C Chandor s'offre un véritable défi en racontant l'histoire d'un homme seul en mer pendant plus d'1h40. Un film âpre, traité avec suffisemment de réalisme pour captiver de bout en bout et qui tient son postulat jusqu'à la dernière seconde. Pour assurer un tel rôle, il vaut mieux prendre une pointure et c'est R. Redford qui s'y colle (Chandor l'avait rencontré lors du festival de Sundance en présentant son 1er film). L'acteur est assez magistral dans ce rôle et il arrive à nous faire ressentir tout le désarroi, la détresse, la solitude de cet homme qui fera tout pour s'en sortir, y compris certaines erreurs. Film quasi-muet (le scénario ne faisait que 32 pages), assez intéressant dans ce qu'il raconte de notre instinct de survie, notre faculté à trouver des ressources, notre ingéniosité, il démontre aussi de manière assez frappante notre faiblesse face à la puissance de la nature. Sans technologie, lâché au milieu de l'océan, le personnage principal est pion au milieu d'une nature hostile. Toutefois, je dois dire que dans un 1er temps, j'ai trouvé que Chandor se reposait sur son argument de base et que le réalisateur peinait à sublimer les paysages ou bien à nous faire ressentir certaines sensations. Plus le film avance, plus les plans deviennent plus profonds, plus mystiques et touchent une certaine grâce. Un film à la fois beau et terrifiant, qui se suit bien et qui nous permet de prendre conscience de certaines réalités qu'il est toujours bon de rappeler. D'autres critiques sur
Un film de survie en huis-clos, sans dialogue et avec seulement un personnage. Le pari était pour le moins risqué, mais J.C Chandor relève le défi et réussi un formidable tour de force.
Un très bon film mais on peut s’ennuyer assez vite du fait qu’il n’y ai aucun dialogue ! Certes le gars est tout seul mais bon il pourrait se parler à lui-même ça ferait passer le temps mais là non aucun son ne sort de sa bouche sauf à un moment du film. C’est un film quand même très bien réalisé, bien joué, et très fort en émotion !
Ennuyeux sur la longueur, car même si on es complètement seul voir Robert Redford aussi impassible face à toutes ses péripéties laisse perplexe. Jamais un mot d'énervement ou de colère, c'est pas un M*****E en près de 2h qui va suffire, Tom Hanks sur son île sa lui arrivait qu'il se parle à sois même, ou de réfléchir a haute voix avant de rencontrer Wilson c'est normal c'est humain, ici non on a l'impression qu'il subit et c'est tout, difficile donc d'éprouver quoi que ce soit quand le héro lui même semble effacer. Sinon la réalisation est plutôt simple et efficace et Redford plutôt bon mais le scénario bien trop étriqué.
Quand on regarde un film en huis-clos (bien qu’ici il se déroule en plein océan), on a toujours peur de finir par s’ennuyer devant la monotonie du lieu, des quelques personnages et de l’action. Ici un marin naufragé dans l’Océan Indien. Mais c’est peut-être là qu’on voit le talent d’un réalisateur et également d’un acteur dans la capacité à maintenir l’attention pendant 1h46 sur une action linéaire dans un décors unique avec un acteur seul qui doit avoir dans le film 2 ou 3 minutes de séquences dialoguées. Avec “All is Lost” le tandem Chandor-Redford relève brillamment le gant et nous offre une sorte de “Vieil homme et la mer” cinématographique. Durant cette heure trois-quarts on suit la lutte acharnée d’un homme (plutôt âgé) pour survivre dans un milieu devenu encore plus hostile depuis que son bateau a été percuté et endommagé par un conteneur perdu et dérivant dans l’océan. Durant tout ce temps Robert Redford qui porte, par sa solitude à l’écran, tout le film sur ses épaules nous offre un numéro d’acteur sans faute en faisant passer dans un jeu d’acteur muet toute la détresse, la colère, le désespoir, les moments d’ingéniosité qui parsèment les mésaventures de ce naufragé. Il est difficile de ne pas lasser le spectateur avec un film dont l’action répète encore et encore les actes de survie en pleine mer, décors est d’une monotonie incroyable. J.C. Chandor réussi pourtant à offrir des séquences variées qui bien que se ressemblant sont toujours différentes et bien construites de façons à mettre, plus que son personnage, le spectateur devant l’inconnu et l’inédit. Un huis-clos maritime en open-space qui permet à un acteur, qui n’a plus rien à prouver, qu’il a encore de la ressource et des choses à donner sur grand-écran et à J.C. Chandor, un réalisateur qui avait ébloui avec son premier long-métrage sur les dessous de la finance, de se réinventer totalement avec un film qui est le quasi contraire de sa première oeuvre. Un très bon film qu’il serait dommage de ne pas voir.
Auteur du remarquable (et original), "Margin Call", J. C. Chandor aime visiblement les défis, ce qui est plutôt rare dans le cinéma des studios. Voici donc "All Is Lost", présenté souvent comme un "Gravity" au milieu de l'océan, qui nous propose une heure trois quart de dérive solitaire avec un marin perdu, sans une seule ligne de dialogue - ou de monologue, plutôt. Et avec Robert Redford, 77 ans, offrant toute la maîtrise de son art, pour nous aider à croire en ce récit d'une lente agonie... et, il faut bien l'avouer, pour nous faire patienter durant tout le film jusqu'à un final - certes esthétiquement magnifique, mais - pour le moins improbable. Avec ses très belles images (l'océan, le ciel, évidemment magnifiques), et le jeu à la fois (plutôt) démonstratif et juste de Redford, "All is Lost" passe assez près de la réussite, mais l'ennui poli que l'on ressent la plupart du temps est le signe que quelque chose fait défaut : appelons cela une vraie mise en scène, soit un niveau artistique encore hors de portée de ce jeune réalisateur qu'est Chandor... Sans doute eût-il fallu un Hitchcock pour transformer ce huis clos masochiste en un grand moment de tension, ou un Kubrick pour en tirer des visions métaphysiques qui transcendent le sujet, finalement basique, trivial... Ou même un Cuarón, justement, pour passer au spectateur un peu du vertige qui saisit l'homme face à l'immensité impitoyable qui veut sa fin. Chandor, avec sa réalisation léchée mais d'une qualité "technique" passe partout, ne réussit rien de ça, nous abandonnant donc nous aussi à la dérive.
Pour qui a navigué en croisière sur un petit voilier, il y a beaucoup de détails qui dérangent. Par exemple, le désordre dans l'habitacle alors que tous les objets doivent être attachés ou rangés. L'absence d'écope dans le canot est un autre exemple. Ceci dit, l'intérêt du film réside dans sa description de ce qui peut arriver en mer et de l'énergie que peut déployer un homme pour s'en sortir. Belle prestation de Robert Redford qui joue ce navigateur solitaire alors qu'il a déjà soixante dix sept ans.
Un film splendide, qui repose sur l'interprétation époustouflante de Redford totalement immergé dans un rôle complexe qui laisse entrevoir une certaine sérénité dans le désespoir, mais où le cerveau est en émulation permanente. Merci au scénariste de ne pas nous avoir imposé des dialogues inutile, car le silence ou les sons naturels sont autrement plus efficaces!! Une mise en scène limpide et d'une belle efficacité fait de ce film, du grand cinéma!!!
"All is lost" est un survival maritime plutôt réaliste ponctué également de quelques scènes spectaculaires très bien filmées. Robert Redford, l'unique acteur du film, est plutôt bon, même si le flegme avec lequel il encaisse l'empilement de déboires est un peu étonnant. Le plus gros regret est sa fin : spoiler: pourquoi avoir fait un happy end et qui plus est aussi ridicule ?
Cette aventure solitaire nous saisit avec force et passion et tout repose effectivement sur ce rôle fort, ce personnage face à l'immensité qui reste totalement démunit et doit subir en luttant sans espoir. Grand rôle pour Redford qui l'honore avec admiration. Le réalisateur est à suivre car enchaîne 3 excellents films avec "Margin Call" et "A Most Violent Year".
Un célèbre journal a dit que All is lost était à la mer ce que Gravity est à l'espace, je crois qu'on ne peut donner une meilleure définition à ce film. Toutefois, il convient de modérer ce genre de propos car All is Lost est en tout point inférieur à son modèle spatial mais possède quand même de nombreuses qualités qui en font un bon film. Robert Redford est impressionnant dans ce rôle d'homme seul face à la mer mais on aurait aimé un peu plus de folie de sa part, des cris, des pleurs, il reste parfois un peu trop sobre alors que les circonstances devraient le faire changer. Le gros point fort du film reste les images et l'ambiance (comme Gravity), on est plongé dans cette houle déchaînée avec le héros et voir le film dans le noir avec un son home cinéma accentue notre expérience immersive. Enfin, le personnage étant seul, les dialogues sont forcement absent, et pourtant on ne trouve pas le temps si long que ça grâce à une bande originale de qualité.
C'est un film superbement bien réalisé avec un magnifique Robert Redford, bon malgré son âge, de beaux effets spéciaux, par contre à force de péripétie on se lasse, on attend la fin, car effectivement toutes les péripétie possibles y passent.