Je n'attendais rien de ce film surtout au vu de l'affiche immonde, et finalement j'ai été captivée grâce au casting très efficace et à la musique qui est vraiment dingue.
Vorace est une bonne surprise, préférant tirer vers la relecture du vampirisme (mais la chair en plus) que du cannibalisme bébête auquel on s'attendait. La mise en scène est soignée, la musique se remarque (surtout dans les plans de montagne), le casting intrigue (mais que fait David Arquette ici ?), le gore est très peu présent (pour une fois) et la fin est un bon vieux duel du Bien et du Mal qu'on attend fermement. Vorace fonctionne, et on s'étonne de le dire. Le twist qui amène le film d'une ouverture tournée vers l'intrigue de sauvetage à une suite plongeant dans le fantastique (spoiler: les cannibales guérissent, ont des forces surhumaines ) se fait assez tôt, et nous donne envie d'aller jusqu'au bout du combat contre le bad guy (vraiment détestable, dans le bon sens du méchant de cinéma). Les cadrages astucieux et les scènes de tuerie qui osent mettre les pieds dans le plat (littéralement...) finissent de convaincre. A déguster.
L’excellent Robert Carlyle, Guy Pearce et Jeffrey Jones sont les personnages les mieux construits de ce film méconnu à déguster de préférence le ventre vide. Pas un western à proprement parlant puisqu’on retrouve dans « Vorace » des éléments de thriller, de fantastique et d’horreur, soit des effets gores, de l’humour noir et une tension psychologique qui aurait mérité plus de fermeté. A noter l’incroyable travail des cascadeurs pour un chute vertigineuse ainsi que les sonorités étonnantes d’un score issu de la fructueuse collaboration entre Michael Nyman et le leader du groupe Blur, Damon Albarn.
Même s'il est un peu inégal, je dois avouer qu'il m'a assez plu ce « Vorace ». Oh il est parfois excessif, et ce déchaînement de violence pendant près d'une heure ne plaira clairement pas à tout le monde, mais quelle ambiance ! Exploitant à merveille ces décors glacés, Antonia Bird nous livre un film d'action comme on n'en voit plus beaucoup, à savoir plutôt réaliste dans son déroulement et traitement, ce qui ne l'empêche pas d'être terriblement efficace. D'autant que réaliste ne vaut pas forcément dire attendu : au contraire, la réalisatrice parvient à nous surprendre à de nombreuses reprises par la façon dont elle amène les événements, si bien que nous ne voyons qu'en définitive rarement ce que l'on attendait au départ, à l'image d'un dénouement plutôt culotté et donc logiquement réussi. Dommage alors que certains seconds rôles ne soient que très peu exploités (à l'exception du colonel Hart, incarné par un excellent Jeffrey Jones), car Guy Pearce et surtout Robert Carlyle sont excellents, offrant à leurs personnages une intensité bienvenue. Imparfait donc, mais une expérience que l'on ne vit pas tous les jours dont on sort presque sous le choc : pas mal du tout ce « Vorace ».
Il y a parfois des O.F.N.I. dans le 7ième art et je peine à trouver mes mots pour vous donner mes impressions sur cette grande surprise qui trouble encore mes neurones plusieurs jours après. Une histoire incroyable dans un fort isolé dans les montagnes Rocheuses, une petite troupe de personnages excentriques et une mise en scène d’Antonia Bird plus qu’originale, on n’en croit pas ses yeux au fur et à mesure que l’intrigue se dévoile sur un sujet plus qu’étrange et abordé ici sans retenu : le cannibalisme. Bien que l’on sache que quelques tribus indigènes usent encore de cette ignoble pratique dans les coins les plus reculés de notre planète, on peut voir dans ce film la portée mystique et le pouvoir qu’elle apporte au monstre qui s’y emploie incarné par l’affreux Robert Carlyle absolument parfait dans ce rôle. Le scénario est vraiment bien tourné en plusieurs phases et différents rythmes, j’ai un peu tiqué sur le massacre à la caverne où vu le nombre et les armes, ils auraient dû lui faire son affaire mais ça vaut le coup d’aller au bout de cette dégustation qui devrait vous couper l’appétit. Il est classé film d’horreur et bien qu’il y ait évidement quelques scènes de violence bien sanguinolentes, je le trouve plutôt soft et davantage axé sur la psychologie quand on voit toutes les épreuves que va devoir traverser notre héro, Guy Pearce, pour mettre un terme à cette effroyable expansion de boucherie…
Une belle qualité de réalisation et des acteurs excellents par contre le réalisateur n'a pas su tenir le film dans un genre bien défini, western, comédie, fantastique, suspense, horreur, gore, psychologie ça s'éparpille pas mal et ça perd beaucoup de force.
Une tension réelle au début et puis cela s'estompe après dommage. Tout de même il faut souligner que les acteurs sont tous très bon (Guy Pearce, Carlyle) et que la musique apporte beaucoup aux scènes, sans cela je crois que le film serait moins bon. De plus il y a une critique de fond intéressante.
Un film d'horreur assez bien fait oscillant entre plusieurs genre sur une trame principale tirée de la légende des Wendigos, êtres maléfiques se nourrissant de chair humaine pour en absorber la force vitale. Les acteurs sont bons, le scénario est original et le côté psychologie des personnages est bien exploité. Un film complet à voir pour les fans Petit bémol sur la musique qui est assez décalée par rapport à l'action se déroulant et qui a le défaut également de nous taper sur le système
Dommage qu'il soit fait fin des années 90 car mériterait d'aller plus loin sur le plan psychologique des films actuels. Bonne idée. A voir pour l'originalité du traitement du cannibalismo- zombo-vampire !
Le ton atypique de ce western permet de s'y intéresser et de suivre, amusé, les malices de robert carlyle, mais rien qui vaille grandement le détour. Un divertissement qui a le mérite d'être original, sans dépasser le stade du divertissement toutefois.
"Vorace" est un film intrigant, mixant western et horreur avec un savoir-faire certain, le tout servi par une galerie de personnages déjantés (Robert Carlyle dont j'avais déjà pu apprécier le talent dans "28 semaines plus tard", ainsi que David Arquette qu'on ne présente plus, pour ne citer qu'eux). Même si certaines scènes peuvent sembler un peu longues (la fin, notamment), on se laisse prendre au jeu et on savoure ce film sympa, sans prétention, tout simplement efficace.
Un film qui mélange l'horreur, le western enneigé et qui parle de cannibalisme, vous en en avez vu beaucoup ? Et bien avec Vorace, vous en verrez au moins un ! Très originale cette histoire basée sur une légende Indienne qui raconte qu'en mangeant un de ses semblables, un homme acquiert sa force. Un scénario qui ne se base pas que sur des scènes violentes et gores mais avec une vrai trame qui tient tout le long du film et qui réserve quelques bonnes surprises. L'interprétation est excellente, notamment Robert Carlyle, absolument parfait et que l'on sent impliqué totalement dans son rôle. L'utilisation est de la musique est aussi inattendue mais colle très bien aux images. Petit regret sur la réalisation parfois inégale. Si la reconstitution et le rythme son très bons, certaines scènes sont ratées du fait d'un montage qui ne met pas du tout en valeur l'action et qui laisse parfois perplexe. Un film passé inaperçu à sa sortie mais qui mérite l'attention pour l'originalité de son propos et pour son interprétation.
Servi par un Robert Carlyle magistral (Guy Pierce plus neutre), par un très bon scénario, une très intéressante analyse psychologique et réflexion sur le bien et le mal, et enfin doté d'une ambiance incroyable,ce film est une vraie bonne surprise, oscillant entre le Western et le film d'horreur de manière tout à fait percutante