Un thriller westernien, rien que ça c'est une originalité non négligeable. Un première partie parfaitement maitrisé avec une bonne mise en place des protagonistes autant psychologique et dans leur espace (surperbes décors). Malgré les paramètres du western on est bel et bien dans un thriller avec un très bon suspense. Mais bientôt le film va peu à peu s'engouffrer dans le film d'horreur. L'action prend la place du suspense et le film se termine en jeu de survie et de massacre ; pourquoi pas ?! Mais le problème reste l'invraisemblance à outrance (avec autant de coups mortels il faut savoir s'arrêter dans le "je-suis-toujours-en-vie"). C'est bien dommage car sans cette facilité prise on frôlerait la très grande réussite. Mais loin d'être parfait ce film est réellement une bonne surprise, et dans le genre un film qu'il faut avoir vu.
Film étrange s’il en est mais tellement captivant dans son rapport à la chair. Assez original pour le coup, bien mené et bien interprété. Peu de choses à dire de plus sans avoir l’impression de dégrader le contenu d’une œuvre qui se découvre plus qu’elle ne se raconte.
Film pour le moins singulier, western sur fond de cannibalisme, "Vorace" est une très bonne surprise qui mérite d'être reconnue et qui porte un constat plutôt cynique sur l'Amérique et la manière dont elle s'est construite. Non seulement il faut faire couler le sang pour vivre mais en plus il faut manger pour vivre et c'est le problème de John Boyd (interprété par le très bon Guy Pearce) qui a goûté au cannibalisme par nécessité et qui refuse de continuer ainsi contrairement à Robert Carlyle (toujours aussi excellent dans les rôles de méchants) qui tue et mange les gens pour continuer à vivre, devenant alors plus puissant à chaque repas. Le contexte est bien trouvé, nous offrant de superbes décors et le film est très réussi malgré son sujet dangereux, s'appuyant sur un scénario intelligent, un casting solide (un peu sous-exploité cependant, c'est dommage) mais aussi une musique un peu décalée qui colle parfaitement à l'ambiance du film, le rendant aussi atypique que perturbant.
Vu à sa sortie en salles, Ravenous (Vorace) est l'un de mes films de Cannibale préférés. À ce jour c'est toujours l'un des films les plus terrifiants que j'ai jamais vus. Le capitaine John Boyd (Guy Pearce) est stationné à un avant-poste éloigné dans la nature sauvage de la Sierra Nevada. Dans le froid de l'hiver, lui et ses collègues officiers trouvent un vagabond (Robert Carlyle) qui raconte une histoire troublante: sa lutte pour survivre ! Ce film est fantastique, mais vous ne pouvez pas y entrer en pensant que c'est une sorte de film d'horreur normal. L'horreur réside dans les choix que font les personnages. C'est une horreur psychologique, plutôt que ce que vous attendez généralement dans ce genre de "film d'horreur américain". Si vous aimez les films sur les les Cannibales, vous devriez probablement le regarder. Guy Pearce, Jeffrey Jones (Beetlejuice) et Robert Carlyle (acteur fétiche de la réalisatrice) sont de très grands acteurs. Ajoutez à ça une bande originale aussi superbe qu'étrange. Rien avoir ici avec les films insipides Italiens sur le même sujet, on rigole parfois aussi mais pas pour les mêmes raisons !
Entre film d'horreur et western, cette oeuvre cinématographique raconte l'histoire d'un combattant de la guerre de Sécession qui rencontre un sergent cannibale. Mais l'appétit du sergent cannibale devient maladive et il est assoiffé de chair fraîche . Avec le talentueux Guy Pearce ( La Machine à explorer le Temps ) confronté au terrifiant Robert Carlyle de la série TV Once Upon a Time !!!
Excellent film d'aventure sur fond de cannibalisme, trop méconnu encore à l'heure actuelle, comportant plusieurs séquences inoubliables et très bien filmée, ainsi qu'un certain humour noir très ragoutant. Un petit chef d'œuvre en somme.
Un long-métrage mêlant cannibalisme et western, il fallait oser. En effet, cela résume à peu près ce film unique et très original. Son originalité risque même d’en rebuter certains et pourtant, on se régale, dans tous les sens du terme… L’histoire est originale et le scénario nous tient en haleine tout du long. La mise en scène, relativement gore, est très agréable avec notamment une bande son volontairement décalée par rapport au sujet du film. La scène de la falaise est mémorable notamment grâce à un Robert Carlyle (The Full Monty) saisissant. Les répliques cultes fusent au même titre que des situations tout aussi drôles que dérangeantes. Vorace est donc comme vous l’aurez compris doté d’une bonne dose d’humour noire. On regrettera cependant une fin quelque peu décevante…
Vorace est une œuvre profondément dérangeante, en ce sens où le mal dont elle s’empare et qu’elle met en scène n’est pas seulement un thème – le cannibalisme –, mais le moyeu qui organise son ensemble, tient ses parties, active son lent mouvement de contamination. C’est un film malade qui répand sa maladie par des morsures d’images et d’ambiances infligées au corps mental du spectateur ; c’est un film qui réussit l’exploit de donner vie à un malaise diffus qui laisse voir une âme damnée, ou quelque chose du genre. La musique composée par Damon Albarn et Michael Nyman joue un rôle essentiel dans cette construction du trouble, elle cultive la dissonance et mêle instruments et genres musicaux, de la ballade folklorique aux attaques lancinantes d’un tempo électronique, du violon à l’accordéon. La musique recouvre son pouvoir initiatique tel qu’il servait, notamment, dans les rituels tribaux : elle conditionne la communion entre le spectateur et l’esprit qui gouverne l’œuvre. Nous assistons au crépuscule de l’humanité et à l’expression tourmentée de sa renaissance éternelle par la transgression du tabou ultime. En traitant le cannibalisme comme un dérèglement, le long métrage attire les contraires, mêle ce qui d’habitude ne va pas ensemble, l’horreur et la comédie, le film historique et la légende surnaturelle, brise les codes de représentation de la cavalerie idéalisée notamment par le western classique. Vorace est une œuvre habitée par le mal dont la boiterie dit quelque chose du pays qui lui sert de cadre, une Amérique traitée comme un corps qui engloutit tout, qui dévore ses enfants en les envoyant se battre à la guerre. Un film cannibale sur une nation cannibale.
Une étonnante surprise ! Si, en entendant parler de cette histoire de cannibalisme en plein western, on pense à une hérésie, on change vite d'avis tant ce mélange des genres est passionnant de bout en bout ! Antonia Bird ne se contente pas de nous refiler un film d'horreur classique, mais aborde des thèmes assez poussés et se joue des codes du genre pour nous offrir un film vraiment atypique et incroyablement immersif. Une grande réussite.
Un film parfait , génial à tous les étages et qui vous marque à vie (non , je n'exagère pas). D'une intelligence rare et d'une maîtrise formelle inoubliable , un chef-d'oeuvre total sur un sujet qui , depuis , n'a pas trouvé d'égal en la matière. A voir et revoir 50 fois si ce n'est pas déjà fait. Culte.
L'un des meilleurs films de cannibals que j'ai vu servi par de bons acteurs surtout Guy Pearce... Un scénario mystérieux, parfois même incroyable bourré de rebondissments et une petite humour derrière des scènes gores........
Nous sommes sur un film de 1999 , que je viens de découvrir Avec de très bon acteurs bien connus comme Guy Pearce excellent ... le film nous plonge dans un environnement de la fin du 18ème siècle qui prend une tournure fantastique, j'ai vraiment kiffé ce mélange... avec des scènes de cannibalisme assez gore et sanglants.... du stress , de l'angoisse ,...tous les ingrédients sont là...... mais alors par pitié la musique du film qui vient rythmer les scènes donne un ton burlesque ...et viens tuer le film .... Si vous êtes adepte de ce genre de film vous allez vite vous rendre compte que cela vient gâcher le film de bout en bout inadmissible à ce niveau ...
Conçu dans la douleur et passé totalement inaperçu à sa sortie en salles (faut voir aussi comment le film a été vendu !), un survival âpre et tendu comme un string, teinté de fanstastique et d'humour noir, à l'ambiance délicieusement western, abordant le canibalisme comme un véritable film de vampire et montrant une Amérique pas franchement flatteuse, monstre vorace dévorant tout sur son passage. Le tout est emballé avec une efficacité redoutable, renforcée par une interprétation sans faille (Guy Pearce fait preuve d'une belle implication et Robert Carlyle est impérial en pourriture intégrale) et une bande originale anthologique.
Ravenous est un merveilleux ovni qui m'a très agréablement surpris! L'humoir noir d'Antonia Bird est pour le moins succulent et le grand Carlyle est à dévorer. Une mention spéciale à la BO qui apporte un vrai plus à l'ambiance parfois quasi délirante du film. Le personnage mythologique du Windigo est également très bien abordé car comme toutes les légendes, son histoire est un peu métaphorique et si on devait croiser une telle créature dans la réalité, elle ressemblerai très probablement à celle portée à l'écran par Antonia Bird. Rassurez vous le film ne nécessite pas du tout de connaissances en matière de mythes amérindiens mais comme toujours c'est un plus!
Une musique terrible (co-composée par le chanteur de Blur) qui rend encore + forte cette sensation de malaise, et des acteurs carrément bons. Franchement, j'adore! A voir absolument, sauf les ames sensibles: ma copine a détesté!