Maléfique : ou quand Disney veut nous vendre une sorcière gothique repentie
Dès les premières minutes, le film t'en met plein les mirettes. Entre les paysages féériques, les créatures sorties d'une extension de World of Warcraft et les ailes d'Angelina Jolie qui semblent sponsorisées par NVIDIA, on sent que Disney a mis le budget pour te faire oublier que c’est toujours la même soupe. Mais attention, derrière le vernis magique, c'est surtout du "on réchauffe l'histoire" avec un twist pseudo-dark pour faire croire que Disney a une phase gothique.
Soyons clairs, Angelina Jolie est Maléfique. Charismatique, majestueuse, elle en impose tellement que même ses pommettes pourraient signer des autographes. Elle porte le film sur ses épaules, et c'est pas facile vu le poids des incohérences qui traînent. Le reste du casting ? Sympa, mais c’est elle qui te fait rester jusqu’au générique, parce qu’honnêtement, sans elle, t’as juste un téléfilm de luxe.
On a pris La Belle au bois dormant, on a rajouté une bonne dose de "Disney Redemption Arc", et hop, emballé, c’est pesé. Le problème ? Ça sent le recyclé. La "méchante pas si méchante parce qu’elle a été trahie" c’est mignon, mais ça manque d’ambition. Et puis sérieux, cette pauvre Aurore est tellement transparente que tu te demandes si elle a pas été générée par une IA sous Prozac.
Les effets spéciaux claquent, oui, mais est-ce qu’ils suffisent ? Non. C’est comme mettre une peinture fraîche sur une maison en ruine : ça brille, mais ça cache pas les fissures. Les décors sont jolis, mais tout est tellement lisse que ça manque de vie. T’as envie de secouer la caméra pour qu’elle montre un peu de boue, des vraies textures, quelque chose de moins… propre.
Alors oui, on nous vend un côté sombre. Mais c’est du "sombre Disney", genre une ombre portée par un lampadaire LED. Tim Burton aurait pu en faire un chef-d’œuvre dérangé, mais là, on reste dans le calibré pour plaire aux enfants et aux parents en quête d’un "dark-light". Bref, de la rébellion aseptisée, parfaite pour une soirée pop-corn mais loin de révolutionner le genre.
Maléfique c’est un peu comme un café sans caféine : ça ressemble au vrai, ça sent bon, mais ça manque de mordant. Jolie sauve les meubles, mais l’histoire se traîne et le visuel surexploité masque à peine un fond fade. C’est sympa, mais si t’attendais un vrai conte de fées badass, passe ton chemin.
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