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missfanfan
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3,0
Publiée le 7 septembre 2012
En fait j'arrive pas à trouver ce que je peu mettre en critique il n'en reste pas moins que les acteurs sont exellents avec le toujours et trop rare exquis Monsieur Claude Rich
Hortense, c'est le nom du "grand homme" du Conseil constitutionnel, que Bacri (prenant beaucoup sur lui), trouve la motivation insoupçonnée pour atteindre enfin. C'est sûr, on est chez "les bourgeois bohêmes" mais le scénario est bien ficelé, les personnages beaux, désabusés; ils manquent souvent de discernement (Kristin, Bacri, Carré, Berroyer, etc); Quand à Claude Rich, il est "odieux" mais plutôt "large d'esprit" et tellement occupé, à un âge où on prend souvent le temps de regarder "autour de soi". Le plus intéressant, c'est peut-être ce va et vient, entre ces personnes qui se regardent le nombril, puis s'intéressent aux autres..... C'est aussi un film d'acteurs: Kristin impériale, Bacri est magnifique et "fait le maximum"; plus paumée qu'Isabelle, tu meurs....Berroyer passe du désespoir à la foi en la vie; le gamin est formidable...et Claude Rich est odieux et jubile.....
Dès que je vois sur un générique : Jaoui ou Bacri, je fonce ! ce film est excellent, avec des dialogues savoureux, une super réalisation. C'est un film fin, intelligent, subtile. La distribution est remarquable. A voir !
"Cherchez Hortense" ou cherchez l'histoire... Tel pourrait être le premier problème soulevé par ce film, où chacun malgré le milieu aisé, bobo, branché, intello,... se complait dans des problèmes existentiels du père universitaire grognon et fatigué, à la mère metteur en scène volage en passant par le fils ado en crise au grand-père conseiller d'état plus ou moins gay et égocentré assumé ! Très tendance comme tableau... Très cliché aussi ! Et pour couronner le tout, ne cherchez plus Hortense, mais cherchez l'erreur: une Serbe sans papiers sous les traits d'Isabelle Carré, pas crédible pour deux sous et pour cause (!) qui va avoir le rôle de l'électron libre (il faut bien mettre un peu de piment dans cette famille en réveillant ses nobles intentions humanitaires), voilà les dés jetés ! Et reste le spectateur qui lui n'a rien à faire de ces démêlés sentimentaux où chacun court après un plus jeune, une plus belle comme souvent au cinéma ! À quoi bon ? Puisqu'au fond, aucun scénario digne de ce nom n'est proposé afin de nous donner une raison valable d'être devant le grand écran. Et c'est bien un comble, car le gros point positif et le seul, c'est finalement Jean-Pierre Bacri qui compose très bien son personnage, tandis que Christine Scott Thomas est assez imbuvable tant elle est maniérée ! Au final, on est assez peu touché par ces êtres et ce qui leur arrive, pour ne pas dire même pas du tout... Dommage, réalisé ainsi c'est un peu juste, inutile et vain !
Pour définir ce film, je dirai que c'est une comédie dramatique bourgeoise parisienne. Les personnages, les situations (malgré la référence très artificielle aux travailleurs étrangers en situation irrégulière) n'appartiennent pas au quotidien de la plupart des spectateurs, sauf une minorité d'intellos ; assurément, ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois, s'inquiètent pour leur boulot, ou se cassent la tête avec leurs problèmes de transport quotidiens ne s'y reconnaitront guère. On vit dans ce film sur une petite planète au gré de la mauvaise humeur de Bacri (qui joue Bacri et ne se renouvelle guère) et la vie des personnages y est subordonnée à l'obtention de l'écoute d'un Conseiller d'Etat. Tout cela est d'un intérêt très limité et pas vraiment drôle ; mais ... la réalisation de Bonitzer est très correcte, l'interprétation sans faille, aussi le film se laisse voir, avec détachement mais sans ennui ; c'est évidemment bien mieux que les sinistres pitreries auxquelles certaines comédies françaises recentes nous ont habitués ; mais ce n'est pas suffisant.
A la lecture de la presse branchée, s'il y a un film génial à voir cette semaine, c'est bien sûr "Cherchez Hortense". Pascal Bonitzer, le réalisateur mais aussi scénariste avec Agnès de Sacy, a le "ticket" depuis bien longtemps avec les Inrocks, Le Monde, Télérama et toute la bande. Ancien critique des "Cahiers du cinéma", puis scénariste pour réalisateurs ayant eux mêmes LE ticket et enfin auteur de six films dont certains de sinistre mémoire de spectateurs ( qui n'a pas bâillé aux "Petites coupures", pensum encensé lors de sa sortie par la critique et justement boudé par le public ? ). Partout fleurissent les adjectifs et les louanges : "Meilleur film de Bonitzer" (entre nous, ce n'est pas difficile de faire mieux que les précédents...), "plus riche et plus rond", "parsemé de scènes inoubliables" (il ne faut pas exagérer, ce n'est pas parce que certains moments arrivent à être drôles que c'est forcément génial !) . Et tout le monde de gloser sur la richesse du propos, le problème des sans-papiers ââââdmirablement âââbordé, le thème de l'aveuglement si magnifiquement illustré, les variations sur le pouvoir, les références littéraires (Rimbaud pour le titre, après un cheminement tordu trop long à expliquer ici ) mais aussi psychanalytiques. N'en jetez plus la cour est pleine et à trop vouloir appâter le public, il risque d'être fort déçu à la vision de l'oeuvre. Car que voit-on à l'écran ? Une comédie un peu poussive, au scénario mal ficelé, éclairé et filmé comme un téléfilm de TF1 France 2 (plus chic) . L'intrigue, simple, mais cousue à gros points avec de très grosses ficelles, indignes d'un film d'auteur, se situe dans la bourgeoisie bobo parisienne. Damien (Jean Pierre Bacri), prof de civilisation chinoise, cinquantenaire en route vers la dépression, doit contacter son père qui siège au conseil d'état, pour qu'il intercède dans le dossier de reconduite à la frontière d'une amie de sa belle-soeur. Toujours terrorisé par son géniteur malgré son âge déjà avancé, Damien n'arrive pas à formuler sa demande lors d'un rendez-vous obtenu de haute lutte. S'ensuivra un quiproquo et des rebondissements totalement prévisibles. Ce qui est étrange dans ce film, c'est qu'il supporte parfaitement la vision en extraits. Chaque scène prise isolément est agréable voire réussie. Celle où Damien fait face à son père et parle de sa sexualité, la rencontre avec Hortense, le face à face avec le serveur chinois avec qui Damien vient de passer la nuit, sont formidables mais hélas, amenées très lourdement, à cause d'un scénario, qui à force de vouloir créer du sens, oublie de tresser une trame narratrice convaincante. Au bout d'un moment, ces facilités sont agaçantes voire risibles. On a du mal à croire que Damien face à un père qu'il redoute, lui parle d'emblée de sa sexualité et lui demande s'il a déjà coucher avec un homme. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/09/cherchez-hortense-de-pascal-bonitzer.html
Le titre de ce film est un peu énigmatique, même si on reçoit un indice vers la fin. Comme Jean-Pierre Bacri le dit lui-même dans une des scènes du film, "Je n'ai jamais des rapports simples avec les gens". Dans ce film comme dans les précédents. C'est assez amusant au début, mais ça devient vite lassant, ce style un peu bafouilleur pas sûr de lui-même : on a un peu l'impression qu'il joue toujours le même genre de personnage. Bon, à part ça, ce film est un peu brouillon dans sa structure et son déroulement : cette chronique de quelques bobos des quartiers chics de Paris qui se donnent un peu bonne conscience en aidant une clandestine croate sans papiers est un peu futile et sans grande consistance. On ne se sent pas vraiment "pris" par l'histoire, tout cela est un peu superficiel et on se demande ce qu'on veut nous montrer ou nous prouver. Il reste néanmoins que les acteurs sont bons, avec une Isabelle Carré toujours aussi lumineuse, une Kristin Scott Thomas parfaite, même si Bacri nous "fait du Bacri" et si le tout manque singulièrement de rythme. Claude Rich vieillit bien, avec des rôles "faits sur mesure pour lui". A voir, éventuellement.
Hortense, il faut la chercher... En étant très attentifs, on s'aperçoit que c'est juste un type avec lequel le personnage a rendez vous... Le titre est un peu tiré par les cheveux, le scénario aussi, mais heureusement très bien interprété par des comédiens fabuleux, quoique qu'à mon avis beaucoup trop âgés pour leurs rôles (Jean Pierre Bacri expliquant qu'il a connu la Chine juste après son bac, un an avant Tian'anmen, plaçant son bac en 1988, c'est quand même assez risible...) A voir, ou pas, ça n'est pas mémorable
On peut toujours chercher Hortense, on ne la trouvera pas dans le dernier film de Pascal Bonitzer. Qu’y trouve-t-on alors ? Un peu de tout, et c’est bien le problème du film : à vouloir raconter les histoires de tous les personnages navigant autour de Damien (Bacri, toujours égal à lui-même, c’est-à-dire formidablement râleur), il finit par ne pas raconter grand-chose. Entre le fils gentiment rebelle, la femme volage, le père plus ou moins homo (Claude Rich, finalement la seule vraie surprise du film), le couple d’amis qui s’invite pour baiser dans la salle de bains et une Serbo-Croate sans papiers, Damien n’a pas le temps de s’ennuyer et voit sa vie basculer alors qu’il n’avait rien demandé à personne. Si les acteurs sont bons et que certaines scènes ne sont pas désagréables, tant sur le pan de la comédie que du drame, « Cherchez Hortense » n’est rien d’autre qu’un petit film bobo, décrivant les petits tracas de Parisiens classe-sup ainsi que leurs nobles intentions à l’égard des sans-papiers, face à un Etat qui, lui, ne s’en moque pas mal (la scène assez cliché du contrôle de papiers – dans le XVIème…) C’est bien-pensant, propre sur soi, et finalement totalement conventionnel, surtout pour un film qui nous explique en cours de route qu’être un homme et coucher avec des hommes ne fait pas de soi un homosexuel (une étiquette communautariste, dixit le père de Damien). Ici, on se révolte contre l’injustice, mais en douceur : à défaut de Grand Soir, on se contentera d’un peu de caviar.
Un film sombre avec quelques bribes d’humour noir, jean pierre Bacri est renfrogné et presque’ antipathique par moments…..Claude Rich, trop rare dans le film offre un beau personnage ainsi que Jackie berroyer dont les deux dernières prestations sont excellentes ( cherchez Hortense et mobile home)….le film qui hésite entre le drame et la chronique sociale finit par rendre attachants les personnages principalement Isabelle Carré et Jean Pierre Bacri…..Kristin Scott Thomas semble moins à l’aise et son gamin est presque une tête à claques, du moins devant la caméra….le film est aussi une réflexion presque amère sur les sans-papiers (isabelle carré), un portrait de bourgeois décadent (Claude Rich), un regard sur le couple (Kristin Scott Thomas), beaucoup de choses intéressantes en définitive, même si j’aurais aimé que les rôles secondaires soient plus développés…. Dans le genre, Il y a davantage d’amplitude et de maitrise chez un Philippe Le Guay
Cherchez Hortense est une comédie de haut niveau. Jean-Pierre Bacri est bouleversant c'est vraiment un vrai bonheur de le regarder jouer certes il est bien entouré... tout de même il est excellent ! Ce film est drôle et bouleversant tellement il montre les choses de la vie avec un naturel incroyable. Bravo et merci !
C'est un peu lent, voir long. Le film se regarde avec quelques déhanchés de siège. Toutes les fois où Bacri est à l'écran, c'est à dire les 3/4 du film, on se régale. Idem pour Isabelle Carré. L'histoire d'amour entre une metteur en scène - christine scott thomas - n'était, à mon avis, pas nécessaire. Le couple et le manque de comminication qui se joue entre eux, suffit à faire comprendre le message. Pas la peine de rajouter les sentiments d'une cinquantenaire blasée par son mari qui ne la regarde plus. Bref! rien que pour la séquance où Bacri s'en prend aux forces de Police, je conseille ce film. Il n'y a qu'au cinéma qu'on peut se permettre de la ramener devant les flics .... de cette façon là. J'aurais aimé être à sa place, rien que pour cela. Que c'est bon et jouissif de pouvoir dire qu'ils n'ont pas osé "la fermer devant leurs supérieurs hiérarchiques alors ils'en prennent aux passants", j'ai adoré ce moment ! Vive le cinéma, rien que pour ça. Et Bacri, qu'on ne voit pas assez et qui vieillit, mais alors, vachement bien.