Au bout du conte
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chrischambers86

16 199 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2018
Quatrième long-mètrage d'Agnès Jaoui qui se la joue psychanalyse avec pour matrice un scènario de conte de fèes! Rien d'ètonnant que cette fille de psy ne s'attaque un jour aux croyances, aux superstitions, aux angoisses et à la peur de la vieillesse! Bien que ce film soit mineur en allant loin dans les rèfèrences ("Cendrillon", "Peau d'âne"...), Jaoui observe ses propres peurs sans oublier d'observer les gens qui l'entourent et de s'en amuser avec le toujours excellent Jean-Pierre Bacri! Une façon de se faire ami avec ses angoisses! Pourtant, on sait combien il peut être facile d'utiliser un acteur comme Bacri, afin de faire rire un public peu exigeant : même en cela, "Au bout du conte" est manquè! Autant dire qu'il ne reste que peu de choses pour soutenir notre intèrêt, malgrè la bonne volontè dont tèmoignent les jeunes Agathe Bonitzer et Nina Meurisse! il faut dire que Arthur Dupont est un mauvais choix et que Benjamin Biolay mèritait un rôle plus ètoffè! Vieillir, c'est la seule façon de ne pas mourir jeune! C'est comme ça, il faut faire avec! Et ça Jaoui l'a bien compris! Dommage que son film imprime un faux rythme...
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2013
Quatrième film réalisé par Agnès Jaoui qu'elle co-écrit aussi (évidemment) avec son comparse et ex-compagnon Jean-Pierre Bacri. Avec ce film il semble évident que le duo se lâche un peu plus dans le sens de la légèreté, un peu moins de sérieux, moins cynique tout en restant aussi pointu. Le point de départ du film est donc l'univers du conte, officiellement car c'est justement sur ce point que c'est un peu fouilli. L'épilogue place les personnages mais très vite le conte se résume au Grand méchant Loup et au Chaperon Rouge, deux personnages qu'on ne peut râter. Ensuite on remarque par-ci par-là de nombreuses références aux contes mais qui restent quasi toutes très anecdotiques. Au final l'idée du conte est un concept pas assez joué à fond. Par contre le scénario n'en demeure pas moins magnifique. En fait tout tourne essentiellement autour des superstitions, de la croyance et surtout de leur absurdité. Le personnage de Bacri, moins bougon mais obsédé par la date de sa mort est irrésistible. Les dialogues sont tout aussi réussis, il n'y a qu'eux pour placer un rire dans une scène tragique, ou d'offir des moments qui foudroient d'émotion de par leur justesse (lorsque le père prend dans ses bras son fils qui ne comprend pas)... Agnès Jaoui semble prendre plus de plaisir également à la mise en scène, la caméra est plus aérienne que dans ses précédents films. Très bon point pour le casting, tous touchant (à part le Gand Méchant Loup évidemment !) et parfait de justesse. La thèse du conte reste par contre superficiel.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

222 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2021
« Au bout du conte », comédie romantique réalisée par Agnès Jaoui, sortie en 2013.
Scénario coécrit par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.
Un film choral très sympa, avec le regretté Jean-Pierre Bacri, qui est vraiment un très très grand acteur.
Avec Agnès Jaoui, Arthur Dupont, Benjamin Biolay est la magnifique Agathe Bonitzer.
Une bonne réalisation. Une féerie agréable.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2013
"Il vécurent heureux et se trompèrent beaucoup". C'est la phrase qui ponctue le nouveau film d'Agnès Jaoui, phrase de conte, remaniée. Elle résume parfaitement les idées que véhicule le film, encore plus si l'on donne plusieurs sens au verbe "se trompèrent"...
Oeuvre chorale, reprenant plus ou moins les personnages des contes traditionnels, on y croise un petit chaperon rouge d'aujourd'hui (Agathe Bonitzer). Elle est fraîche, crédule, fervente croyante en un grand et unique amour et à la recherche de son prince charmant. Elle le trouvera en la personne d'un compositeur de musique contemporaine (Arthur Dupond), doux et gentil. Mais la réalité est un peu chienne, puisqu'elle croisera un loup prédateur (Benjamin Biolay, absolument formidable). Il lui remettra les idées en place, en la giflant au propre comme au figuré dans une scène presque jouissive pour moi, tellement la jeune fille est agaçante et prétentieuse.
On rencontre aussi une mère aux allures de méchante belle-mère façon Blanche-Neige. Mais les apparences sont trompeuses de nos jours, c'est bien la maman, la chirurgie esthétique faisant des merveilles. Il y a aussi une fée (Agnès Jaoui), mais il ne lui reste que le costume, revêtu lors des répétitions d'un spectacle pour enfants. Elle n'a pas beaucoup de pouvoirs, est un peu perdue, éperdue même. Elle essaie de se débrouiller seule dans une vie bien compliquée entre une fille qui lit la Bible et son désir de pouvoir enfin conduire une voiture toute seule. C'est là qu'elle rencontre un moniteur d'auto-école, ni roi, ni prince, seulement homme bourru, bougon et parfait incroyant . C'est Jean Pierre Bacri, au sommet de sa forme en tant que comédien, mais surtout rongé dans le film par l'annonce de sa mort prochaine faite 30 ou 40 ans plut tôt par une voyante.
En s'attaquant à toutes les croyances que l'humain rencontre dans son existence, le film nous amène à nous pencher sur tous ces bobards que l'on nous fait gober pour que la vie soit plus simple ou plus belle. Au bout du compte, contes, grand amour ou religion, même combat. Ces croyances sont des béquilles, des fadaises auxquelles il est facile de croire mais que la vie se charge de démolir très vite.
La fin sur le blog
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2013
Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri sont considérés de l'avis globalement unanime comme des scénaristes talentueux, en parfaite harmonie avec leur époque dont ils scrutent les travers et les dysfonctionnements, en auscultant l'égoïsme, la lâcheté des uns, la naïveté et la candeur des autres. C'est Agnès Jaoui qui assure la mise en scène et en image des longs mois d'écriture en commun avec plus ou moins de bonheur. Depuis leur collaboration avec Alain Resnais en 1997 (On connait la chanson) et le finement observé Goût des autres en 2000, le couple a fini par donner l'impression de se répéter et de s'essouffler. En 2013, nous sommes hélas confortés dans ce jugement tant ce nouvel opus en forme de variation truffée de symboles et de références sur l'univers des contes nous a parus pauvre et poussif, poussiéreux et juste bon, au-delà de quelques répliques qui font mouche, à égrener un certain nombre de poncifs affligeants sur les mérites comparés de la vie solitaire ou à deux, sur le désir d'enfants, sur les croyances en général.

Il est donc regrettable que justement nous ne parvenions guère nous-mêmes à croire en ces histoires entremêlées dans lesquelles interviennent des personnages survolés, dont la mise en relation semble très artificielle. C'est en effet un pénible sentiment de fausseté qui domine l'ensemble, par ailleurs d'une hideur constante, épousant sans jamais les dépoussiérer les codes des contes de fées. On se demande où Agnès Jaoui a pêché la trouvaille de se vêtir d'oripeaux aussi laids et vieillots et il faut ajouter que les femmes ne sont guère mises en valeur dans un film qui prétend paradoxalement faire la peau au prince charmant. La version 2013 personnifiée dans un homme sans vergogne, courant après tout ce qui bouge, remplace le baiser censé réveiller la princesse endormie par une gifle cinglante.

Au bout du conte réussit bizarrement à n'être ni magique ou féérique d'une part, ni caustique ou drôle, même cruellement, de l'autre. Ainsi le film semble-t-il se résumer à une succession de saynètes mal articulées, où chacun y va de son petit numéro. Celui des protagonistes nous est familier dorénavant et ne nous offre plus aucune surprise. Tout ceci parait au final paresseux et sans grande fantaisie, comme si Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ne tiraient aucun enseignement de leurs maîtres (Woody Allen et Alain Resnais, en tête) dont ils ne demeurent que des épigones laborieux et prévisibles.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2013
La formule de lien entre le conte enfantin et la comédie romantique a beau sembler être un système narratif peu original, mais le sens de l’écriture plein de subtilité dont savent faire preuve Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri fait de cette fantaisie une réflexion pleine de délicatesse sur l’influence des illusions féériques, et des désillusions, sur la vie amoureuse de ses personnages. Les personnages et les situations sont souvent amusants et s’inscrivent dans cette logique appuyée par une mise en scène qui réussit à mêler une certaine candeur à un humour noir acerbe. Autour de Bacri, qui tire la gueule à la merveille, et Jaoui, dont le personnage est particulièrement attendrissant, les acteurs sont tous suffisamment bons pour participer à la mise en place de ce conte décalé.
Uncertainregard
Uncertainregard

142 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2014
Après un « Parlez-moi de la pluie » plus que moyen, voici un retour appréciable aux bases de travail d’écriture du tandem Jaoui/Bacri. Quelle bonne idée d’avoir fait référence à tout ces contes d’enfance transposés dans le réel contemporain ! On retrouve la plume habituel à tous leurs autres films : nombreux personnages qui se croisent, qui partagent un peu, qui s’engueulent, qui entrent en conflit puis font la paix…etc…Mais alors, là ! Agnès Jaoui s’est particulièrement lâchée sur la réalisation ! On est dans l’univers du conte et j’ai été agréablement surpris par le gros travail qui a été fait sur le plan visuel dans de nombreuses séquences qui ne sont pas sans rappeler un certain Michel Gondry par moment. De plus on a une BO extra ininterrompue du début à la fin, au contenu classique habituel propre aux goûts d’Agnes Jaoui mais fallait oser casser le rythme à plusieurs reprises par du Gil Scott-Heron qui tombe à merveille. Sinon pas grand-chose à dire, un casting au top, des scènes pleines d’humour, un Bacri émouvant et un Benjamin Biolay une fois de plus impressionnant…beau boulot ! Ca fait du bien !
Bernard Bonnejean
Bernard Bonnejean

25 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2018
C’est signé ! On sait où on l’est à défaut de savoir où l’on va. Avec le temps et le déroulement de leur carrière, l’empreinte Jaoui/Bacri est devenue une marque de fabrique, un brevet d’identité, d’authenticité et de qualité. Le film ainsi labellisé, le spectateur sait qu’il trouvera assez d’imagination pour alimenter la sienne, assez d’humour pour oser se ménager quelques aires de déraison, assez d’humeur pour faire valoir son penchant plus ou moins naturel à la protestation et au bougonnement. Et roule le carrosse avec princes et princesses, couronnes et amours jusqu’au final habituel : « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ! À ceci près que le prince ayant refusé d’embrasser la belle au bois dormant et le petit chaperon rouge s’étant laissée harponner par le méchant loup, ils ne se sont pas mariés selon la norme et n’ont donc pas eu les enfants prévus. D’ailleurs le loup Biolay n’est pas foncièrement méchant, seulement un inconstant libertaire et liberticide qui s’est trompé de siècle en amour. Quoiqu’à y regarder de près, il est un peu libérateur aussi. Ajoutez à cela, une mort annoncée au jour J, une petite fille dont la crise mystique se traduit par de l’eczéma, un permis de conduire qui tarde à accorder sa permission... Et de drôles de destinées prédites par de drôles de voyantes – pardon, plutôt radiesthésistes – qui ont annoncé le faux pour le triomphe d’un vrai imprévu. C’est bon, c’est frais et réconfortant.
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 890 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2013
Film serte déroutant et déconcertant ,mais sans être un chef d'oeuvre il se laisse regarder et surtout il brille par son originalité et on retrouve bien la patte Bacri Jaoui ,les acteurs sont bons sans êtres excellent
Arthur Dupont toujours aussi charmant, Biolay pas le meilleurs ni le moins bon acteur chanteur , et Nina Meurisse que l'on voit assez peu au cinéma ,dommage car c'est une bonne comédienne elle !!!!!!!
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2013
Un des meilleurs Jaoui-Bacri que j'ai vus ! Super de bout en bout. Bien sûr, si on n'aime pas Bacri, ça risque de ne pas être emballant mais si, comme moi et comme la moitié de la salle ce jour-là, vous commencer à rire dès qu'il pointe son nez dans une scène, vous ne serez pas déçu. Et puis Agnès Jaoui a l'élégance de ne pas se donner le beau rôle dans son film, alors, chapeau (pointu)!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 mars 2013
Je n'ai aimé aucun des films précédents d'Agnès Jaoui, et celui-ci m'a réconcilié avec elle...! Je me suis laissé emporté par son conte, ces dialogues ciselés, l'humour et la mélancolie, et par sa comédienne principale Agathe Bonitzer absolument magnifique... Un bon moment de cinéma !
ManoCornuta

362 abonnés 3 081 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2017
Appuyé sur le référentiel des contes de fée, ce nouveau film du duo Jaoui-Bacri déploie une histoire classique chez eux de personnages en proie au doute et pétris d’interrogations existentielles. Cependant, là où le Goût des Autres ou On Connaît la Chanson savaient toucher une corde sensible, le soufflé retombe ici assez rapidement. En dehors d'un Bacri égal à lui-même et de quelques scènes bien trouvées, le film souffre de trop nombreuses erreurs de casting (qu'est-ce qu'un Biolay vient faire ici?) et d'un manque de souffle et de mordant. En dépit des nombreux clins d’œil et d'un effort louable sur la mise en scène, la vacuité finale de tout ceci laisse perplexe.
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2013
Avec Au bout du conte, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri s'éloignent un peu du réalisme qu'on leur connait, pour s'atteler à un projet un peu plus original qu'auparavant : bousculer les codes de leur cinéma. Le film porte bien son nom, puisqu'il est une sorte de conte du Prince Charmant à la sauce contemporaine, assaisonné d'ironie et de désenchantement.

Comme souvent chez les réalisateurs, ce film est une poupée russe géante. Les personnages se croisent, se rencontrent, se loupent, se retrouvent... C'est un film sur les destins imbriqués. Un film sur les différences, les malentendus, les illusions.

C'est l'histoire de Sandro (Arthur Dupont) et Laura (Agathe Bonitzer), deux étudiants qui se rencontrent et tombent amoureux. À moins que ce ne soit l'histoire de Pierre (Jean-Pierre Bacri) et Marianne (Agnès Jaoui), qui partagent leurs angoisses au volant d'une voiture qu'il lui apprend à conduire. C'est peut-être aussi l'histoire de Clémence (Nina Meurisse) et Maxime (Benjamin Biolay), qui gravitent autour de la romance de Sandro et Laura.

Voilà un film bien difficile à résumer, tant il est dense et peut se lire à plusieurs échelles.

Et cette difficulté à résumer le film est, à mon avis, un véritable choix de la part des réalisateurs. Ce film est enrobé d'un contexte narratif original et d'une esthétique surprenante : ne soyez pas surpris de voir des aquarelles se fondre dans le décor, des oursons en images de synthèse laisser la place à des ours en peluche, ou des poissons géants nager au milieu du salon. Cette esthétique risque d'en dérouter plus d'un. J'ai eu énormément de mal à rentrer dans le film au départ, forte de l'impression que les réalisateurs voulaient juste « jouer avec les codes pour jouer avec les codes », « déstabiliser le spectateur pour ré-inventer leur cinéma ». Puis je me suis dit que finalement, ce choix esthétique déroutant était peut-être une façon ludique et un poil provocatrice de montrer au spectateur qu'il ne faut pas chercher à voir en ce film une imitation du réel, mais plutôt une interprétation du réel.

Il ne faut pas, je pense, s'attarder sur la forme du film, sur « l'histoire pour l'histoire » : les différentes histoires qui y sont contées ne sont plus ou moins qu'un prétexte. Je pense qu'il s'agit d'un véritable « film à message », d'un film métaphorique. Il y a de fortes chances qu'il plaise moins que les autres films du duo, car il est moins narratif que pédagogique. Le but, il me semble, c'est plus la façon dont le spectateur va recevoir le film que l'histoire qui y est contée.

Au bout du conte est une sorte de message subliminal géant, l'objet du film c'est, en fait, peut-être plus le sens que les faits, c'est le fond plutôt que la forme. L'objectif, c'est de nous mettre tous face à nous-même. Ces personnages, tous pleins de zones d'ombre, ne sont-ils pas un peu des extrapolations qui permettent à Jaoui et Bacri de donner leur vision de la condition humaine ?

Bacri, comme toujours, joue à merveille le rôle du grincheux aux racines populaires muré dans son silence. Ici, il interprète un patron d'auto-école obsédé en secret par la date de sa mort qui, selon les dires d'une voyante, arrive à grands pas... Jaoui, à travers cette « comédienne » décalée qui se retrouve confrontée aux réalités suite à une rupture, campe à nouveau un personnage auquel on s'attache facilement.

Finalement, une fois n'est pas coutume, lui incarne un « gentil ronchon », et elle, une femme représentative d'une certaine modernité.

En fait, il est drôle de faire l'analogie avec leurs films précédents et de voir que certains schémas reviennent irrémédiablement. Comme si les réalisateurs avaient des types de personnage fétiches qu'ils prenaient plaisir à jouer et rejouer, en effectuant des petites variations pour que le tout soit bien accepté.

Ce côté systématique qu'a leur cinéma peut énerver, certains trouvent peut-être ce cinéma intellectuel ou moraliste, mais leurs films, et Au bout du conte n'y échappe pas, ont quelque chose de tellement cynique et de tellement juste à la fois que finalement, Jaoui et Bacri restent en dehors d'un cinéma prétentieux et pédant. Pour moi ce ne sont pas des intellos nombrilistes mais de véritables investigateurs sociaux, des réalisateurs très malins qui savent taper là où ça fait mal et mettre le spectateur face à ses propres troubles et contradictions. C'est aussi pour ça que certains passages du film nous font presque osciller entre le rire et la détresse, tant on se reconnaît dans les situations sordides de ces protagonistes paumés.

Oui, ce film est encore l'occasion pour le spectateur de se regarder dans un miroir teinté. Ça peut faire rire, faire peur, comme ça peut déstabiliser. Dans tous les cas, il est très peu probable que ça laisse indifférent.

Comme d'accoutumée, la fin prend des allures de petite morale : ceux qui sont gagnants sont ceux qui ont appris de leurs erreurs, et peut-être qu'en fin de compte, « les derniers seront les premiers ».
mimid'paris
mimid'paris

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2014
Un duo toujours pétillant. JPB est bougon juste à point. Avec en contrepoint une jolie expression de joie quand il se surprend à goûter l'instant présent. AJ, est la fée dont les pouvoirs sont peu efficaces pour elle et ses proches tant le fleuve de la vie prend le dessus. Pour les autres personnages, des rôles touchants et justes. Bravo !
J'ai particulièrement apprécié la toute toute dernière séquence à la fin du générique.
Un coup de baguette magique.
Bref, un très bon moment.
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

239 abonnés 2 472 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2016
Je n’ai pas été transporté ou emballé. Malheureusement, comme souvent dans les comédies, les meilleures scènes et dialogues du film sont dans la bande-annonce que j’avais vue plusieurs fois.
J’adore l’acteur Jean-Pierre Bacri mais je le trouve meilleur dans les films dont il n’est pas le scénariste (« Cherchez Hortense » (2012), « Les Sentiments (2003), « Kennedy et moi » (1999) ou « Didier » (1997) pour ne citer que ceux que j’ai préférés).
Il y a quand même quelques idées sympathiques comme le running-gag sur la date supposée de la mort du personnage campé par Jean-Pierre Bacri et des réflexions philosophiques et comiques sur la chirurgie esthétique et les familles recomposées.
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