Personne n’attendait véritablement "Grabbers", surtout que les mots-clés le définissant se résument à « comédie / horreur / Irlande ». Et pourtant cette étonnante et agréable série B fait honneur à toutes les comédies fantastico-horrifiques que l’on a pu connaître jusqu’à présent ("SOS Fantômes", "Gremlis", "Shaun of the Dead" auquel Grabbers fait beaucoup penser en terme de réussite pour se qui est de mélanger subtilement délire et contexte terrifique). Le pitch est aussi simple que farfelu : sur une île au large des côtes irlandaises dont le principal sport de la population locale est de se remplir la panse de whisky, une météorite s’écrase et des créatures aliens débarquent pour troubler la tranquillité des lieux.
Comme on peut le constater, "Grabbers" n’est pas le genre de film à prendre au premier degré. Pourtant, dès les premières images, tout laisse supposer le contraire : la photographie est vraiment d’excellente qualité et, surtout, les décors naturels enclins sont superbement dévoilés, donnant au film une certaine aura bienveillante ; lui confèrant dès lors un contraste très sympathique, d’autant plus que le réalisateur pose immédiatement les fondations de sa comédie, notamment en nous décrivant des personnages hauts en couleur (les pêcheurs sont constamment moins frais que leur poisson et les deux flics ne sont pas sans nous rappeler les meilleurs des buddy movies). Puis la comédie laisse alors place à une seconde partie plus traditionnelle, devenant petit à petit un huis-clos particulièrement efficace. Les créatures, rappelant à certains des poulpes et à d’autres les créatures lovecraftiennes dont regorge « Le Mythe de Cthulhu » se montrent enfin hostiles et vu qu’elles se nourrissent d’eau et de sang humain, la petite bourgade apparaît un parfait petit garde-manger (et, par conséquent, elles représentent une menace pour les habitants des lieux ! ^^). Les scènes avec les créatures sont bluffantes tant les images de synthèse sont de bonne qualité pour une production aussi modeste, pas mal de films avec un plus gros budget se sont bouffés des effets spéciaux beaucoup plus dégueulasses. Prenant de bout en bout, Grabbers est une belle petite réussite rendant hommages aux films de genre des années 80. Très drôle, ayant un bon rythme et des scènes spectaculaires, ce film est une excellente surprise qui mérite d'être le point culminant d'une soirée cinoche digne de ce nom !
Le cinéma irlandais se porte bien, certaines productions offrent un cadre et une mise en scène soignée. Grabbers n'est pas seulement un bon film de genre qui dégage une belle vitalité, c'est aussi une oeuvre à voir entre amis, rire ou sourire garanti. En Irlande, sur les côtes d'une petite île frappée par les pluies drues et qui abrite une population sympathique, une créature s'attaque à toute vie humaine. Policière de son état, la séduisante Lisa arrive pour un remplacement. Son futur-ex coéquipier tombe sous son charme. Le duo va devoir composer entre son attirance mutuelle, le monstre énigmatique et des litres d'alcool... Seconde réalisation de Jon Wright, Grabbers s'inspire de quelques séries b d'antan pour notre plus grand plaisir. Posant son histoire dans les contrées irlandaises, le cinéaste ne déçoit pas. Production au charme désuet, le long-métrage bénéficie d'un rythme élevé, tempéré ici ou là par quelques scènes intimistes bien écrites. Le script du film est solide : tout concourt à rendre Grabbers attractif. Un lieu isolé avec une population 'weird', des séquences élaborées consciencieusement (la gradation est parfaitement maîtrisée), des dialogues réussis, des personnages bien croqués et cet humour second degré qui habille le film tout au long de son récit. Grabbers c'est d'abord un film fantastique à l'ambiance limite délirante (subversive par ailleurs, le thème de l'alcool(isme) étant traité sous l'angle du détournement). Mention très bien aux fx, jolis, bien insérés, aux décors, à la photographie (le film est en scope) et à la réalisation globale. En plus, le duo d'acteurs fonctionne à merveille, Ruth Bradley et Richard Coyle sont parfaits. Rien à dire, ce Grabbers mérite le coup d'oeil. 3,5/5 (bon)
Ce film irlandais avec des monstres venus de l'espace essaie de se démarquer par un pitch plutôt original : les aliens détestent l'alcool. On imagine quelles situations cocasses peuvent en découler. On imagine seulement... car elle n'arrivent pas.
Boire ou mourir, il faut boire ! Grabbers tombe, comme ça, sans crier gare, comme une petite comète d'un bleu-vert de chambre d'enfant à quelques mètres d'un bateau de pêcheurs. Paix à leur âme car la comète embarquait avec elle son lot de bêbêtes. Vous la voyez poindre la petite série B sans ambitions, classique à souhait derrière ses images brillantes de vieille télé cathodique ? Son petit village irlandais au charme certain bientôt victime de ce que l'espace puis la mer lui ont apporté ? Vous sentez l'absence complète de surprises ? Et bien malgré tout ça, vous allez passer un agréable moment, de ceux qui ont la douce chaleur de l'habitude, comme un petit plaisir répétitif. Car en tant qu'amateur de série B, vous avez déjà vu Grabbers, des dizaines de fois. Des bestioles extra-terrestres carnivores, des habitants en sursis, une tempête, une île, on ne va pas vous la faire. Mais vous sentez un petit truc dans l'air ambiant malgré tout, peut-être le sel, peut-être les personnages sympathiques. Où alors ce serait cette ambiance de franche camaraderie qui se fraie un chemin entre les tentacules ? Cette ambiance de pub qui se veut être le dernier rempart, à la manière du Winchester de Shaun of the dead. Grabbers n'apporte rien, il ne résout rien, mais il possède cette petite pointe d'autodérision, cette petite touche d'humour, cette petite authenticité des coins perdus au milieu d'une micro-invasion extraterrestre et il se paye même le luxe de faire exactement ce qu'on attendait jusqu'à son dernier plan sans pour autant nous décevoir. Ici, le "j'en étais sûr" n'a rien de rasoir. Non, ici il est malicieux comme un clin d’œil. Santé.
Second long-métrage pour Jon Wright qui a réalisé avec Grabbers (2012) une comédie horrifique, oscillant entre le thriller et la science-fiction. L’intrigue se déroule en Irlande, où le calme et la routine paisibles d’Erin Island (une petite île) se retrouve perturbé le jour où une invasion extra-terrestre vient semer la terreur parmi les pêcheurs et habitants des environs. L’originalité du film, c’est bien évidemment cette attaque extra-terrestre… alcoolisée ! En effet, le monstre qui attaque les résidents de l’île est un poulpe géant qui a particularité de se nourrir exclusivement de sang humain. Mais ce qui repousse le monstre, c’est l’alcool, sachant qu’en Irlande, boire de l’alcool est une pratique courante, si ce n’est obligatoire pour tout irlandais qui se respecte, autant vous dire toute de suite que le monstre à très mal choisit sa destination. D’après-vous, que faut-il faire pour que le monstre n’ai aucune envie de vous sucez le sang ? Tout simplement se bourrer la gueule au point d’en faire exploser l’éthylomètre, voilà la seule et unique façon d’empêcher le monstre de s’approcher de vous. Je vous laisse imaginer les proportions que cela peut prendre dans ce film, où l’attaque concerne un petit village de pêcheurs. On se retrouve rapidement face à une comédie fortement alcoolisée, au combien sympathique (les acteurs et les SFX de très bonnes factures y sont pour beaucoup), c’est joyeusement foutraque, idiot et drôle, de quoi passer de bons moments entre amis (à consommer sans modération !).
Voilà une comédie horrifique qui sort un peu des sentiers battus. Sur une petite ile d'Irlande une bestiole venant des mers (ou d'ailleurs !) commence à décimer la petite population. Tout l'originalité du film repose sur un constat éthylique. En effet l'espèce de poulpe carnivore (là ça aurait pu être un poil plus original) se nourrit de sang, donc au contraire d'un contrôle policier pour survivre mieux vaut avoir untaux d'alcoolémie élevé !!! Une telle idée au pays de la pinte de Guinness et du Whiskey rien d'étonnant ! On reconnait très vite dans le casting une multitude de gueules irlandaises bien connues pour emmener tout ce petit monde pour une gueule de bois salvatrice. Si la photographie n'est pas superbe le grain choisit ajouté au côté réaliste de l'histoire et on peut saluer la qualité des effets spéciaux pour cette petite production sans prétention. Au final il s'agit d'une série B qui assume et qui assure, drôle sans être hilarant pour un divertissement ma foi plutôt réjouissante.
"Grabbers" est une sympathique comédie sur le thème de l'invasion d'extraterrestre. Le film réussit le pari de nous soutirer quelques éclats de rire grâce à des situations cocasses et des personnages délirants. Même les effets spéciaux sont acceptables pour un tel budget. Cette série B nous fait tout simplement passer un agréable moment. A savourer avec une pinte de bière.
Le pitch en dit long sur le film, des aliens tentaculaires suceurs de sang envahissent une petite île d’Irlande, les autochtones découvrent vite que l’alcool est un poison pour les envahisseurs, ils se réfugient tous au pub local pour prend re la biture de leur vie. A l’image ça donne une sympathique série B sur laquelle plane l’esprit des films de Joe Dante, les personnages sont drôles et attachant sans être trop caricaturaux, les effets spéciaux sont plutôt réussit, surtout la créature géante, vraiment impressionnante pour une production à petit budget. De quoi régaler les amateurs de Guinness et de monstres.
Un clin-d’œil comique aux film d'horreurs des années 80'. L'affiche me fait pensée à "Vampires vous avez dit vampires". Grabbers est à prendre absolument au second-degré. A partager entre amis avec beaucoup de bierressssss.... Ne mérite pas vraiment 3 étoiles mais le film est original. ----Février 2016----
Un film de monstre avec cette idée très drôle que la bête soit allergique à l'alcool. Le film est long à démarrer, malheureusement et au final le film manque d'originalité et d'audace. Cette série B est un bon divertissement mais on aurait aimé plus de folie et d'humour.
Que ce passe-t-il lorsqu'un monstre lovecraftien et ses rejetons attaquent une communauté d'irlandais portés sur la bibine ? Voilà à quoi répond le très bon Grabbers de Jon Wright qui, grâce à son talent, sait faire oublier la minceur de son budget. Habile mélange de comédie et de film d'horreur, Grabbers est une joyeuse succession de dialogues savoureux et d'hommages sincères aux films de monstres à l'ancienne, le tout baignant dans une atmosphère insulaire fort réjouissante. Et si les acteurs sont convaincants, la créature ne l'est pas moins et fait de cette ode à la beuverie un véritable film de genre inventif et respectueux de ses modèles. Ajoutons à cela une photo soignée et quelque très beaux plans de la nature irlandaise et vous avez un petit inédit vidéo à coté duquel il serait dommage de passer.
Il est vrai que la jaquette n'est vraiment pas attirante, cela dit en passant outre on découvre un petit film d"horreur" drôle, pas vraiment crédible mais le scénario va tellement dans le burlesque qu'on se prend au jeu pendant 1h30. Et que le ridicule de certaine situations amène à sourire. L'envie y est et on passe un bon moment devant ce petit film.
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De SOS Fantômes à Shaun of the Dead en passant par les Gremlins, la comédie a souvent été une alliée appréciable de l'horreur. Grabbers ne va pas contredire cette thèse en balançant des poulpes aliens sur une île irlandais où le pire travers des habitants va devenir leur moyen de survie. Tordant du début à la fin...
Jon Wright a compris le truc. Pour que le public puisse accrocher à une comédie, il faut qu'elle ait la même facture visuelle que n'importe quel film "sérieux" soigné. Et cela est encore plus valable lorsqu'on rajoute par-dessus le tout une couche d'horreur. Bien sûr, il est difficile de rêver plus beau décor que les côtés irlandaises, mais Wright les filme au démarrage de son film avec un amour qui ne tombe jamais dans la carte postale aguicheuse. Parce que l'intérêt est ailleurs et que sa réalisation inspirée et classieuse, très 80's dans le bon sens du terme, est avant tout destinée à donner corps à une histoire qui, si elle n'est pas d'une originalité unique, est parcourue d'une belle énergie et ne laisse jamais le spectateur se reposer, alternant scènes comiques et horrifiques sans cesse et mélangeant souvent les deux avec bonheur.
Si certaines affiches peuvent faire un poil série Z direct-to-video, Grabbers n'en est clairement pas un et parvient, malgré le pitch potache qui rythme sa seconde moitié, à ne jamais tomber dans l'humour prout-prout. On rit à répétition et les prestations des acteurs n'y sont pas étrangères. Richard Coyle, Ruth Bradley et Russell Tovoy, habitués des téléviseurs britanniques, forment un trio de tête costaud sur lequel Wright peut se reposer en jouant sur leur capacité à pousser le bouchon jusqu'au bout sans jamais tomber dans la caricature. Mais le réalisateur peut aussi s'appuyer sur un traitement horrifique carrément réussi avec une créature à la fois flippante et old school remarquablement réalisée (on y croit du début à la fin) et des rejetons vraiment funs, exploités à merveille dans une scène hommage aux Gremlins. Une heure et demie de flippe rigolarde mais exigeante dans sa mise en scène comme on aimerait en voir plus souvent.
Grabbers n'est pas mauvais en soi mais bénéficie d'une réalisation soignée et d'acteurs convaincants. On ne parle pas ici de film d'horreur mais plutôt de fantastique avec quelques pointe d'humours par ci par là. Quelques dialogues sont assez drôle et ça ne gêne absolument pas , l'histoire n'en est pas moins crédible, ça colle . Grabbers est bien fichu (bon effets spéciaux) et effraie parfois dans ses attitudes imprévisible mais en aucun cas révulse, on est pas dans le gore. On passe un bon petit moment mais rien ne restera mémorable de ce film.