10379 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
326 critiques spectateurs
5
101 critiques
4
109 critiques
3
60 critiques
2
22 critiques
1
13 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
modulateur
10 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 18 avril 2021
Forest Whitaker est bon comme toujours. Certaines musiques sont sympa. Mais avec ce film on se retrouve face à un nouvel exemple de création cinématographique visant à monter une communauté contre une autre (le film n'est qu'une succession de clichés absolument pathétiques). Avec toujours les mêmes pompiers pyromanes qui éteignent le feu avec du napalme (voir la prod). Navrant que personne ne le dénonce... Sinon le film est très mou et manque clairement de personnalité.
J'ai eu du mal à accrocher sur Ghost Dog. Pourtant, de mémoire, l'ambiance générale (bien que l'univers complètement différent), le rythme assez , etc. est assez (voir carrément) semblable à Dead man (que j'avais 'achement bien aimé)... C'est clairement une patte du réalisateur.
Mais là, je n'étais pas vraiment convaincu. Je crois que c'est surtout le personnage de Ghost dog qui m'a un peu ennuyé. C'est toujours un peu pareil. Les tueurs super efficaces, mais aussi et bien souvent super neuneu, avec des codes moraux etc... pfff... Là, je critique pas Forest Whitaker, mais bien le personnage qu'on lui a refilé.
Le scénario a quand même mis une très bonne idée dans ce film, c'est l'environnement où il est évolue. Cet univers de mafieux, bras cassés, plus proche de la retraite qu'autre chose. Chacun plus inutile que les autres. Ça apporte une pointe d'humour importante pour le film, car sinon, l'ennuie serait quand même assez fort !
Bref, je ne lui donnerais qu'une étoile, c'est pas super passionnant tous ça...
C'est le film d'une fin: une fin de siècle, une fin de millénaire, une fin d'ère, une fin de vie, une fin d'un certain cinéma de gangster. C'est donc aussi le film d'un recommencement.
Ghost Dog nous plonge au cœur du quotidien d’un tueur à gage qui travaille pour un mafieux qui lui a sauvé la vie quelques années plus tôt. Ce dernier n’a que très peu de vie sociable et vit d’ailleurs sur le toit d’un immeuble avec ses pigeons. Dans ce film, Jim Jarmusch, le réalisateur=, alterne entre le bon et le mauvais. On va commencer avec les points positifs : tout d’abord, on notera la belle prestation de Forest Withaker. Par ailleurs la bande son est vraiment sympa et colle à l’univers du film. Il en va de même pour la photographie et la réalisation même si on tombe parfois dans l’excès. Par contre, à l’image des méchants mafieux, le scénario est risible avec cet homme qui se prend pour un samouraï en plein cœur de New York, sans oublier toutes les citations qui viennent s’intercaler dans le film. De nombreuses scènes sont inutiles à l’image de celles avec le marchand de glaces dont on ne comprend pas un mot durant de trop longues minutes. Au final, c’est long et quelconque.
Jarmush a toujours cette patte si reconnaissable, faîte d'un mélange de désespoir nonchalant et d'humour au énième degré, et si ici l'exercice de style frôle parfois la caricature par excès d'application, il nous livre un film comme personne n'en fait et qui s'apprécie méditativement comme il l'a entendu. Whitaker est prodigieux comme souvent. Après le superbe "Dead Man", cet opus pourra paraître moins essentiel dans la filmographie du cinéaste. Il n'en reste pas moins que l'oeuvre entière de Jarmusch est sous-estimée, car discréte et qu'en temps voulu l'on reconnaitra ses mérites comme dépassant le simple carcan du "cinéma indépendant" cher aux critiques intellos. Et "Ghost Dog" tient une place de choix dans cette oeuvre.
Un curieux mélange entre film de mafieux et film de samouraïs agrémenté de rap américain difficilement supportable, "Ghost Dog" est un film atypique et une proposition de cinéma audacieuse. Mais elle est plombée par une langueur rébarbative.
Forest Whitaker est génial dans ce film plutôt atypique et plaisant à visionner. Les seconds rôles sont eux aussi très bons. Une atmosphère où l'on reconnaît aisément la patte de Jarmusch. Quelques longueurs cela dit, mais ça vaut le coup d'oeil.
Pour Forest Whitaker, ce fut un rôle très important celui de Ghost Dog. Sorte de tueur à gages à l'ancienne comme dans les westerns d'autrefois avec un vrai sens de l'honneur, une morale, une éthique. Ce qui le rend décalé, hors du temps, hors de son temps, il le dit, je crois, à un moment, qu'on est dans une époque qui change sans cesse alors que lui cherche à rester le même. Quand on le voit avec ses pigeons, sa glace au chocolat, ses bouquins et sa philosophie de la vie, ça me fait sourire tant j'ai l'impression d'être devant une parodie. Et je ne parle même pas des gangsters à l'ancienne souvent drôles, avec leurs costards, leurs menaces, leurs flingues. Je ne suis même pas surpris de voir Henry Silva habitué des rôles de méchants dans la peau du chef de la mafia dans ce qui est un de ses derniers films. Alors, que faire ? Pourquoi ne pas s'allonger sur un toit à ses côtés en se laissant bercer par la musique entêtante de RZA ?
Très singulier, ce tueur adepte du bushido, de culture japonaise, de musique hip-hop, de style urbain, adopte une attitude nonchalante, détachée, furieusement loyale. Incarnant pleinement ces paradoxes, Forest Whitaker oscille entre le sublime et l'absurde tandis que ses antagonistes sont traités sur un ton aussi burlesque que noir. Montrant comment le héros se fond dans une ville pourtant en totale opposition avec ses croyances, rythmant les événements avec des citations du Hagakure, la réalisation renforce le décalage constant sur lequel s'appuie ce drame infusé d'humour et non dénué de tendresse. Une fable au style Jarmusch reconnaissable!
L'acteur Forest Whitaker n'a jamais vraiment décollé sauf dans des seconds role... Ghost dog dont il a le premier rôle n'est pas un bon film car il traite d'un sujet qu'il incarne au rabais. Entrecoupé de citations du Code des Samouraï, notre tueur à gage exécute ses contrat dans l'esprit des Samouraïs, quel blague, mais il manie le sabre et autres couteaux comme moi le rouleau à pâtisserie. Ridicule et en rien crédible, son manuel de 50 pages n'est qu'une fumisterie pour donner le change à des mafieux encore moins crédible à l’écran. Seul la réalisation et la bande son (du rap américain) tiennent la route. L'un de ses plus mauvais rôle...quel samouraï !!!
Ghost Dog: la voie du samourai est pas aussi percutant que je l'escomptais. Forest Whitaker assure il y à pas photo, l'histoire tire dans une continuité poétique, et pourtant le film perd de sa puissance avec un final bien sirupeux.
Tueur à gages suivant le code des samouraïs, Ghost Dog exécute un contrat pour la mafia italienne de temps en temps. Jusqu'au jour où les choses tournent mal et il se retrouve traqué par ses anciens employeurs. Il doit alors se défendre et confronter sa culture ancestrale à celle de la mafia... Avec ce film, Jim Jarmusch réalise l'un de ses films les plus accessibles, avec un amour des références, de la littérature et du cinéma certain. Comme toujours chez le cinéaste, le rythme est lent mais ici on se laisse totalement happer par l'atmosphère qui règne et par le mélange des genres effectué. Avec un brin d'humour, une certaine légèreté et une touche de poésie (les dialogues échangés par Forest Whitaker et Isaach de Bankolé qui ne parlent pas la même langue mais qui parviennent à se comprendre), "Ghost Dog" est un beau film qui saura s'apprécier, ne serait-ce que pour la composition de Forest Whitaker, toujours aussi surprenant.
Un film tout à fait singulier, qui prend son temps et distille autant de philosophie que de violence. Whitaker est un tueur peu banal mais très charismatique.
Jarmusch donne grandement dans l'onirisme et le surréalisme, tant dans la gestion des personnages que dans la mise en scène, pour tâcher de faire de Ghost Dog une espèce d'OVNI en son genre. Effectivement très influencé par Melville, c'est la version hip-hop cool du film de gangsters, avec un Forest Whitaker charismatique en diable dans une intrigue excessivement limitée malgré tout. Très lancinant et surtout porté par sa dimension philosophique plutôt que par des scènes d'action vite expédiées, le film oublie un peu de creuser la psychologie de ses personnages, tout tournant quasi exclusivement autour de l'interprétation du code du samouraï à la sauce US.