Ghost Dog: la voie du samourai
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2018
LE film qui a marqué mon enfance .
Une poésie démesurée, F.W créve l'écran, une ambiance spirituelle qui vous fait planée.
J'aime ce genre de film on se plait à aimer et à etre du coté du "tueur au bon coeur"
A noter la BO de RZA qui embellie ce film de la plus belle des manières.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2018
Un film très fort écrit, réalisé et coproduit par Jim Jarmusch. Son scénario très solide nous propose un thriller avec peu de dialogues et une tension qui monte crescendo.
Comme toujours dans les films du réalisateur New-yorkais, la mise en scène est superbement maitrisée et la musique bien présente avec une BO très efficace. Il nous propose des scènes extraordinaires sur les rapports humains (Les rappeurs, le marchand de glace, les chasseurs d'ours ...) comme sur les rapports à la nature (Les pigeons ou le chien)
Outre l'esthétisme photographique, un autre atout de ce film réside dans son casting de très haut niveau : Forest Whitaker est comme à l'accoutumé tout simplement époustouflant. Il est bien entouré par la belle Tricia Vessey (Louise) et une belle brochette de gangsters : de véritables pointures comme Henry Silva (Mr Vango que l'on voit trop peu), Cliff Gorman (Sony) et John Tormey dans le rôle de Louie, il porte lui aussi le film.
Encore un coup de chapeau à Forest Whitaker, ce fantastique interptète qui marque les films auquels il participe : Le Dernier roi d'Ecosse (2007), Bird (2011), Le Majordome (2013), Zulu (2013) ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2018
Superbe film au très bon scénario, le personnage passionné par le sabre et la voie du samouraï, c’est original.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2018
Un film très spécial : on en ressort très calme, très zen... Quelques trouvailles intéressantes spoiler: comme ce "dialogue" incroyable entre le ghost dog américain et le vendeur de glaces français où la scène de "l'agression" du vieillard dans la ruelle. Une fin toute aussi surprenante que le reste du film.
Des répliques (rares, comme pour tout samouraï) qui font mouche et une interprétation remarquable de Forest Whitaker. Le "Léon" de Besson avait sa plante, le "Ghost Dog" de Jarmusch a ses pigeons : les tueurs à gages sont décidément des grands sentimentaux ! Un film à voir ...mais pas forcément au cinéma : décors sommaires et action minimaliste peuvent très bien s'apprécier confortablement assis chez soi. Personnellement, je l'ai vu dans une salle de Cinéma puis chez moi puis à une séance de Cinéma en plein air et toujours avec le même plaisir. Ce film est intemporel et ne vieillit pas comme les grands crus.
El G.
El G.

3 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2017
Un tueur à gages colombophile épris de philosophie zen et adepte des préceptes du code d'honneur des samurais interprété par le majestueux et aérien Forrest Whitaker(le rôle de sa vie avec Bird?),une BO signée RZA du Wu-Tang Clan,un glacier haitien(formidable Isaac de Bankolé),des mafieux pathétiques gavés de dessins animés,une petite fille curieuse et malicieuse: un cocktail réjouissant et gracieux réalisé par le coolissime Jim Jarmusch( voyez également "Dead Man" et "Down by law").
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2017
Ce film m'a effectivement fait penser au Samouraï de Melville, mais en plus "moderne", avec beaucoup plus de morts aussi. On sent une vraie profondeur dans le personnage qu'incarne Forest Whitaker. Mais le scénario est assez basique et comporte des contradictions. Ghost dog ne cesse de pointer le fait que les samouraïs obéissent à un code d'honneur, tout comme la mafia. Or le réalisateur dépeint les mafieux comme des gens vulgaires, stupides, très antipathiques. On a d'ailleurs droit à de belles scènes. Mais en enfonçant les mafieux, il enfonce par ricochet les samouraïs, qui ont un code semblable. Et la fin vient confirmer ce malaise. Louie sauve d'abord Ghost Dog alors qu'il ne le connait pas, spoiler: puis finalement le refroidit
alors qu'ils se connaissent, se respectent, que Ghost Dog l'a épargné à deux reprises, et que tous les membres du clan sont morts. Ça ne colle pas... Film intéressant donc, mais pas parfait. Pour terminer, bien que peu friand de hip-hop, j'ai apprécié la musique.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2017
La chose la plus appréciable dans Ghost Dog est le fait que Jarmusch arrive à parfaitement digérer ses influences pour en faire quelque chose de nouveau, sans jamais que les références ne viennent parasiter le récit et en faire une œuvre qui ne peut être comprise que par ceux qui ont vu Melville ou Kurosawa.

Forcément on pense dès le début au Samouraï de Melville, que ça soit par les citations du code du samouraï qui parsèment le film de Jarmusch, mais aussi par le fait que Costello et Ghost Dog sont tous les deux des héros taciturnes, vivants de contrats et dont le destin est similaire. Mais cette relecture de ce personnage quasiment mythique renforce encore l'universalité du film de Melville, puisque cette histoire peut arriver partout, à n'importe quelle époque. C'est peut-être la force de ces figures mythologiques que le cinéma américain peine à créer actuellement avec ses super héros (mettre tout le monde en statue grecque à la fin d'Avengers 2 ne suffit pas à réussir à leur donner ce statut de mythe, ils aimeraient... mais non...).

On projette donc Costello dans la peau d'une sorte de gangsta rap, quelque part aux USA et Jarmusch en adopte les codes. Les gens s'habille comme dans les ghettos, se coiffent comme dans les ghettos et surtout écoutent la même musique que dans les ghettos. J'ai même eu l'impression de voir, comme on le voit rarement, lors des déplacements en voiture, à quoi ressemble la banlieue urbaine aux USA. De manière très brève, sans que ça soit le sujet, mais ça permet néanmoins d'ancrer cette histoire dans un contexte social et urbain réalité et plausible.

L'histoire est donc connue depuis la nuit des temps et ce qui compte donc c'est les variations, ce qu'apporte Jarmusch en plus. Je n'ai pas vu beaucoup de ses films, mais à chaque fois il y avait ce côté posé, lancinant, très poétique qui ici résonne limite comme une forme de spiritualité propre à celle du samouraï et au code auquel répond Ghost Dog.

Toute la réflexion autour de Rashomon et des différentes visions de la même histoire selon le personnage qui parle, même si elle n'est pas au premier plan reste intéressante avec la comparaison de deux souvenirs, celui de Louie qui sauve Ghost Dog mais qui varie légèrement selon que ça soit Louie ou Ghost Dog qui le raconte. De plus la référence colle bien à l'univers du samouraï et du Japon médiéval.

Le ton parfois limite absurde du film vient apporter une touche de légèreté, sans pour autant renoncer à une forme de poésie. Je pense aux scènes dans le parc avec la jeune fille et Isaach De Bankolé. Le personnage de De Bankolé ne parlant que français lui et Ghost Dog passent leur temps à dire la même chose mais dans deux langues différentes. D'ailleurs dans ma version anglaise du film ces passages ne comportaient pas de sous-titres anglais, je me donc la question du public non francophone et de comment il peut percevoir ces scènes là ? Ceci témoigne d'une certaine communion, d'une compréhension totale entre les deux personnages malgré la frontière de la langue.

La référence que j'ai peut-être moins comprise, reste celle avec les cartoons qui semblent répondre ou anticiper aux événements qui arrivent à Ghost Dog, si quelqu'un sait ce que ça veut dire ?

En somme c'est une expérience planante, une variation très agréable sur un thème bien connu.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2017
On est pas loin du chef d'oeuvre avec ce film qui se positionne en tant que "remake" non-officiel du *Samouraï* de Jean-Pierre Melville. J'ai d'ailleurs préféré cette nouvelle version car elle cristallise à peu près tout ce que j'aime dans le cinéma. On suit des personnages extrêmement bien développés et attachants dont les interactions construisent quelque chose de véritablement puissant dramatiquement (on retiendra cette amitié insolite entre deux hommes qui ne se comprennent pas). Jarmush semble utiliser les codes du film de gangster et de sabre dans un univers qui ne leur correspond pas. De fait, on navigue constamment entre deux eaux, entre pastiche assumé et thriller urbain, mais grâce au talent du cinéaste, le film trouve le parfait équilibre et l’hétérogénéité latente arrive à faire corps et donner au film une identité propre. Impossible de ne pas mentionner la musique composée par RZA, juste excellente, qui donne lieu à des séquences assez géniales dans la façon dont elle vient à la fois en contrepoint de l'image et du thème tout en s'y mariant parfaitement. En bref, un film extrêmement original qui m'a scotché au siège tout le ong de son visionnage. Je recommande vivement.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2016
Assez séduit par ce Jarmusch, qui trouve avec cet histoire de samouraï anachronique un parfait sujet pour la mise en place de sa nostalgie mais aussi de son obsession pour les figures marquées et les récurrences symboliques. Le bushido, code d'honneur du samouraï, impose en effet une ritualisation constante du quotidien, que le cinéma de l'américain suit sans peine, tant il est par essence fasciné par l'iconique, par la vie saisie dans l'instant comme une sorte d'éternité figée. Ghost Dog est donc une figure hors du temps, résumée en quelques fétiches, habitudes et rencontres qui toutes tracent les traits les plus saillants de son existence. Les oiseaux sont son amour des choses fragiles, son ami haïtien dont il ne comprend pas la langue la primauté qu'il donne au sensible sur l'existence vulgaire, la petite fille sa confiance en l'avenir et en la justesse d'une voie qu'il sait amenée à se prolonger après lui. Son style gangsta, et l'ambiance musicale qui vit à travers lui son son ancrage dans le monde, garants d'une présence à l'existence suffisante pour y incarner un idéal qu'il ramène du passé et auquel il doit ré-insuffler la vie. Son amour des romans de tous genres et quelques flash-backs sur l'enfant malmené qu'il fut dressent un portrait rapide de l'homme à partir duquel peut se construire un héros. Mais Ghost Dog, malgré ses particularités criardes, ne s'enferme pas hors du monde ; au contraire, s'il sait si bien s'y imposer, c'est parce qu'il a adopté le rythme propre d'un univers où tout ne parle que par à-coups, comme toujours chez Jarmusch ; les mafiosi se nourrissent de cartoons, et des motifs étranges (le bateau construit sur de l'air, la chasse à l'ours elle-aussi ritualisée à l'extrême, le regard pénétrant d'un chien) jalonnent un univers qui respire perceptiblement, par des motifs qu'il convient de savoir lire pour vivre avec à-propos. Toujours aussi obsessionnel, Jarmusch construit donc sans doute mieux que jamais une diégèse où il remet tout en place avec un léger décalage ironique qui donne à son pastiche un goût de renouveau mêlé à l'éternel incroyablement stimulant. Ghost Dog traîne juste un peu en longueur, et même, je trouve, au-delà de la lenteur nécessaire à la prise hypnotique d'une oeuvre qui se doit de vivre selon sa propre temporalité pour s'affirmer pleinement. C'est dommage, car l'intensité en pâtit, sans toutefois enlever ses qualités à ce drôle de film atmosphérique dont la créativité dément la teneur crépusculaire du propos. La vie est sans cesse à réinventer, et Ghost Dog, déjà fantomatique et quelque part immortel, s'y emploie au moment même de la mort de ce qui le nourrissait.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2016
Il faut bien dire que le film est, à cause de son rythme délibérément lent, un peu ennuyeux. Il est cependant également intéressant, zébré de belles trouvailles, élégant, poétique, mystérieux et lunaire. Il impose mine de rien une figure passionnante, une espèce de Don Quichotte de la modernité, ce tueur à gages qui se rêve samouraï et que Forest Whitaker interprète de manière impeccable. Rien que pour la séquence sur le toit avec les oiseaux et la musique de RZA, ça vaut le coup d'oeil.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 août 2016
"Regarde Gost Dog, il est super" m'a t'on répété une dizaine de fois, étant fan de Forest Whitaker, je me devait de le regarder, en plus de ça il est vraiment bien noté, même par la presse qui peut se montrer cruel.
Le film suit donc un tueur à gage nommé Ghost Dog, qui les 20 premières minutes ne dit pas un mot, nous montrant un personnage très mystérieux et énigmatique,
jusqu'à ce qu'il rencontre une jeune enfant, on découvre alors non pas un Ghost Dog sans coeur mais plutôt un samouraï mystérieux qui peut être adorable avec les gens qu'il aime (la scène du glacier vaut vraiment le détour par ailleurs, c'est la scène qui nous fait vraiment comprendre qui il est vraiment).
Autant dire que le personnage est parfaitement réalisé, bien entendu Forest Whitaker le joue à la perfection, mais.. il y a un hic.
La première scène qui nous montre les "méchants mafieux", les ridiculise complétement, par leur non-sérieux mais aussi leur grand âge, des mafieux de la maison de retraite on peut dire, on se dit alors que ceux là ne valent rien face à Ghost Dog, le film n'est donc pas très intéressant puisqu'on ne s'inquiète vraiment pas pour lui et spoiler: qu'il fini par les tuer un par un sans trop de mal
(la dernière scène de meurtre est par ailleurs original mais complétement ridicule surtout si on a déjà regarder les évacuations d'un robinet).
Nous voilà donc à la fin, spoiler: et bizarrement le duel de fin oppose Ghost Dog à son vassal qui travaille pour les mafieux (qu'on peu interprété comme son maître), qu'il a par ailleurs sauvé des mafieux une fois, et épargné une seconde fois, ce vassal qui nous attiré de l'affection tout le long du film, voudrait maintenant la mort de Ghost Dog.. Pourquoi? Si on admet que c'est la fille qui l'oblige, et qu'il préfère encore sa vie à celle de son "ami sauveur", alors pourquoi crée des scènes qui nous font comprendre qu'il est quand même gentil?

Et c'est là qu'es vraiment le problème du film, les méchants sont très mal représenté, un coup il ont pas un rond ( un mafieux doit 3 mois de loyer à son proprio), et la scène suivante ils habitent dans un grand manoir, un coup ils sont complétement ridicule (avec le pigeon par exemple), puis ils arrivent à tuer tout ceux qui s'opposent à eux. On ne sais plus quoi penser, ni ce qu'on doit croire.
Je pense que le film vaut vraiment le coup pour le personnage de Ghost Dog et son univers nocturne dans lequel il nous entraînent, mais ne vous attendez pas à ressentir grand chose durant le film.
Je conseille malgré tout
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2016
Les films de Jim Jarmush sont originaux et remplis de surprises. Ici, Forrest Whitaker incarne un tueur qui s'efforce de suivre la voie du samouraï, aime les pigeons et la musique de RZA. Singulier !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mai 2016
Magnifique film. A voir absolument. Un Forest au incroyable en samouraï des temps moderne. Le hagakuré livre d'enseignement philosophique nippon resté secret durant des siècles sert de fil rouge a ce film. L'histoire, même si basique est prenante et très bien mise en scène. Un de mes films préférés.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mars 2016
Jarmusch qui s'essaie dans le film de gangster ? Mais ce n'est qu'un nom pour attirer les cinéphiles, le reste ne sera que batailles et fusillades imposées par la production. Ou pas. Ce que livre le cinéaste est une petite rareté dans le genre.
Le héros n'est pas caricatural car ses règles de combat suivent une certaine logique ( en plus de son inspiration des samouraïs ), les méchants sont une moquerie de la mafia italienne telle qu'on la voit dans beaucoup de films, les affrontements sont réalisés dans le plus pure minimalisme. Jarmusch a apporté également une touche d'humour ( les mafieux, le français marchand de glaces ), travaillé son montage qui comporte beaucoup d'effets, et les symboles dispersés dans le film ( même si les inserts de dessins animés s'essoufflent un peu à la longue ) et son scénario, qui s'avère excellent en étant assez loin du film imaginé au départ avant de voir le film.
Karim A.
Karim A.

48 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2016
Ce film est volontairement lent
on dirait qu il a été filmé dans les années 80.
Mais Forest Whitaker est toujours aussi efficace,
et le vendeur de glace est un personnage haut en couleur.
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