César doit mourir
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2012
Attention chef d'oeuvre, dans le fond et dans la forme. Une leçon de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2012
Très beau, fort, viril. Une grande force expressive. Bravo. Enfin du cinéma digne de cet art. Chaque plan est une photo et l'analyse psychologique laisse la place à l'audace vitale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 novembre 2012
j'ai découvert ce film complètement par hasard. J'ai été voir en 1ère séance du soir "La créature du lagon noir", au cinéma nouveau latina. En sortant j'ai aperçu la séance de "César ...", et après découverte du sujet et des prix reçu par le film, je me suis lancé et je suis rentré à nouveau dans le cinéma (vive la carte illimitée). Et bien je l'affirme c'est un très bon film, puissant, frolant l'oeuvre magistrale. On a l'impression d'un mariage scénaristique entre shakespeare, les soprano, et edward bunker, le noveliste de référence sur le monde carcéral (animal factory). On est totalement captivé par cette oeuvre originale, vraiment un très habile croisement entre le montage de la pièce, l'introduction à l'oeuvre, et le regard , tout de même , sur le monde carcéral ....c'est çà le beau cinéma, raconter une histoire forte, dans un cadre inédit, avec des références (à nouveau) puissantes
à découvrir !
gvnm73
gvnm73

8 abonnés 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2013
impressing, Shakespeare appears to belong to our century, his study of politics and treason is totally intemporal and could definetelly take place in nour days' Italia. The actors are just great, we could believe they went to the actor studio. An interpretation of one of Shakespeare most famous play, that everybody should make sure to rent.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2012
C'est du théâtre, mais c'est aussi du très beau cinéma. Filmée en noir et blanc, dans les différents espaces de la prison, la pièce est magnifiée. Les visages d'hommes, tendus, douloureux, sculptés dans la lumière expriment le texte avec une rare justesse. Jules César, ce n'était pas un choix facile et ces détenus ont réalisé un vrai travail de professionnels. C'est dur de les voir retourner dans leur cellule, ensuite.
alain-92

352 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2012
Entre autres récompenses, l'Ours d'or à la Berlinale 2012, ajouté à ce que j'avais pu en lire, le tout faisait que l'envie de voir ce film ne m'a pas quitté. J'ai été conquis du début à la fin, en reconnaissant que la durée du film, minimale pour rentrer dans la catégorie de "long métrage" n'autorise aucun temps mort. Des premières images en couleurs, on plonge dans une superbe photographie en noir et blanc, jusqu'aux dernières minutes dans lesquelles la couleur redevient éclatante pour surligner le triomphe. Le savant mélange des scènes allant du casting aux premières répétitions, en passant par des états d'âme divers et variés, en s'arrêtant sur l'enthousiasme collectif ou sur le désespoir individuel, les Frères Taviani ont magnifiquement réussi ce film. Une grande leçon de cinéma, qui doit également sa force à l'ensemble des acteurs que l'on sent véritablement possédés par le rôle qu'ils ont à jouer dans cette adaptation du Jules César de Shakespeare. Selon le générique de fin quelques-uns des prisonniers, acteurs du film, ont recouvré leur liberté, d'autres ont écrit des livres. Un autre avoue "Depuis que j'ai découvert l'art, ma cellule est devenue une prison". L'art pour la plus belle des évasions. Et pas besoin d'être derrière les barreaux pour en avoir besoin. Un film rare et fort, qui ne peut pas faire l'unanimité mais qui devrait ravir les amateurs de cinéma de qualité.
http://cinealain.over-blog.com/article-cesar-doit-mourir-110717384.html
Claire undefined.
Claire undefined.

4 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2012
Une bonne surprise que ce film, qui a reçu l’Ours d’Or au 62ème festival de Berlin.



Un long-métrage court (à partir de 60 minutes on est dans la catégorie du long-métrage !), on en perdrait presque l’habitude ! A part pour David Lynch, Nuri Bilge Ceylan, et quelques rares autres, je trouve les longueurs des films actuels difficilement gérables.

1h15, c’est un format très agréable qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer, qui concentre le propos.



Je suis en train de lire la tragédie dont le film est librement inspiré, « Jules César » de Shakespeare. Je suis frappée par l’aspect actuel (ou bien serait-ce intemporel?) de celle-ci (que dire d’une réplique comme : « Siècle, tu es déshonoré ! Rome, tu as perdu la race des nobles courages ! Quel siècle s’est écoulé depuis le grand déluge, qui ne se soit enorgueilli que d’un seul homme ? »), et je comprends d’autant plus qu’elle ait été réadaptée, après 3 autres films (en 1908, par J. Stuart Blackton et William V. Ranous, avec Charles Kent, en 1950 par David Bradley, avec Charlton Heston et en 1953 par Joseph Leo Mankiewicz, avec l’inimitable Marlon Brando).



Les frères Taviani (Paolo et Vittorio) sont des réalisateurs et scénaristes toscans nés en 1929 et 1931 (pas de la dernière pluie donc !). Ils cosignent tous leurs films, et comme l’un d’entre eux l’indiquait dans une interview à Cannes à propos de la répartition du travail de chacun, « Nous sommes comme le café au lait... Impossible de dire où finit le café et où commence le lait ! »



Le film raconte la mise en scène de la pièce de William Shakespeare, par les détenus d'un quartier de haute sécurité de la prison de Rebibbia, à Rome, dont les portraits se résument de façon marquante au lieu d’origine et aux délits et crimes commis (nous n’avons pas affaire à des amateurs !).



Au début du film, la fin de la représentation est montrée, en couleur, et se termine sous les applaudissements des spectateurs venus y assister.

Toutes les répétitions sont par contre filmées en noir et blanc, un très beau noir et blanc, dans un décor carcéral qui s’y prête particulièrement bien.



On perd assez vite nos repères quant à ce qui est de l’ordre du réel et de la fiction. Les rapports entre les prisonniers ainsi que ces derniers s’imprègnent de leurs rôles. Difficile de toujours repérer ce qui relève de la mise en scène et ce qui se déclenche spontanément entre les prisonniers.



L’idée de les faire réciter dans leurs dialectes est très plaisante, donnant lieu à de savoureux échanges avec des accents très marqués.

Ce sont par ailleurs les détenus eux-mêmes qui ont traduit la pièce dans leurs dialectes respectifs.

J’ai pourtant eu l’impression qu’au fur et à mesure des répétitions, les dialectes s’effaçaient un peu au profit d’une langue plus harmonisée, ce qui serait intéressant en parallèle de l’avancée de la pièce, où les rapports entre les personnages sont de plus en plus tendus.

La suite de la critique : http://clairedanslessallesobscures.over-blog.com/article-cesar-doit-mourir-112180644.html
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 novembre 2012
César doit mourir réussit le pari d'un film à huis clos, avec des condamnés non initiés sur un thème violent. Un superbe film que je conseille !

Plus de détails : http://restocine.canalblog.com/archives/2012/11/03/25485245.html
shimizu
shimizu

13 abonnés 229 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2012
Un Ours d'Or mérité, si vous voulez mon avis. Les réalisateurs nous donnent à entendre le sublime texte de Shakespeare (en traduction italienne, certes...) dans un cadre tout à fait original. Et ce cadre ajoute à la magie opérée par le texte. Quoi de mieux qu'une prison pour représenter la société étouffante de la Rome antique à l'époque des luttes de pouvoirs et de l'effondrement de la démocratie? La prison devient alors la métaphore d'une société folle dans son ensemble, et les acteurs, emprisonnés par la suite de cette folie, en sont les révélateurs. L'art remplit alors sa fonction première, qui est d'être le miroir révélateur de notre monde. Là où ça ne va pas du tout, c'est quand on sort de la pièce de théâtre, et qu'on voit la vie quotidienne des détenus. C'est scénarisé à mort, à tel point que ce n'est pas du tout vraisemblable. Et les acteurs, sublimes quand ils interprètent Shakespeare, s'avèrent franchement mauvais quand ils jouent leur propre rôle. Mais enfin, cela ne représente qu'une toute petite partie du film, et ça ne nuit pas du tout à notre plaisir d'assister à cette représentation si particulière du chef d'oeuvre elizabéthain.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2012
Beauté, force, humanisme sans juger, sans "s'apitoyer".
La prison, le théâtre, le cinéma s'entremêlent.
L'Art peut-il révéler, la petite lumière qui luit en chaque homme ?
Les frères Taviani nous disent: OUI !
J'ai été ébloui par la capacité des "frères" à utiliser, les couloirs, la cour, les lieux de la prison, pour les répétitions théâtrales. Ils s'appuient sur la violence que dégagent ces lieux. Les thèmes de la pièce se superposent à ce qui a pu être vécu par ces hommes: mensonge, violence, crimes, trahisons...
J'ai eu l'impression que seul le spectacle donné aux spectateurs, était en couleur.
Le bonheur profond se lit alors sur chaque visage.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2012
César doit mourir sera présenté pour les Oscars en qualité de meilleur film italien dans la catégorie "meilleur film étranger", ainsi soit-il. Après l'Ours d'Or, les frères Taviani continuent d'écumer les festivals, afin de donner une reconnaissance à leur film, afin comme ils disent de faire entendre les voix de ces prisonniers. Mais ces voix ne seront jamais celles d'individualités : le personnage principal du film, c'est le théâtre. Nous assistons en presque totalité à la pièce Jules César de Shakespeare - et on regrette d'ailleurs de ne pas l'avoir relue avant de regarder le film. Je ne vais pas entrer dans des polémiques sur le rôle des prisons et la rédemption. Ce qui me semble important, c'est la (ré)éducation par l'art, et même si cela peut paraître utopique ou illusoire, j'y crois, comme les frères Taviani à quatre-vingt ans. La phrase que prononce un des prisonniers est superfétatoire, puisque tout cela est implicite, mais permet de résonner longuement dans la mémoire : "Da quando ho scoperto l'arte, questa cella è diventata una prigione" (Depuis que je connais l'art, cette cellule est devenue une prison). Ce qui est bouleversant, c'est de voir soudainement une prison vivre et respirer en osmose avec le texte de Shakespeare. Qui plus est, revisitée par des prisonniers italiens, la pièce acquiert une dimension référentielle extraordinaire, puisque chaque acteur parle dans son propre dialecte : napolitain, sicilien, romain ... Tout cela filmé par la caméra de ceux dont le génie cinématographique n'est plus à remettre en doute, ça n'en est que plus beau.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2012
une excellente façon de découvrir Shakespeare, jeu des acteurs époustouflant, film très original
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2012
Etonnant… un peu deroutant, surtout dans l'utilisation trop scolaire de la technique cinematographique (le noir et blanc, c'est la prison, la couleur le spectacle… pffff) , mais ce n'est pas le propos du film… Experience incroyable, l'idée de base est vraiment gonflée même si les Taviani auraient pu aller beaucoup plus loin dans leur propos.
Laurent C.
Laurent C.

296 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2012
Il y a des films où l'on se dit que le metteur en scène a brillamment fait oublier qu'il s'agit d'acteurs. Ici il s'agit du contraire on oublie complètement qu'il met en scène de vrais prisonniers. Le film est brillant et parfaitement mené.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2012
La puissance des acteurs la liberté de leurs ton et mise en scène sont époustouflante. La photographie couleur ou noir et blanc ajoute à la dramaturgie des scène et du contexte. De la gueule ! Et la pièce de Shakespeare est pas mal: la dictature le crime contre l'ambition, le remord et la vengeance un vrai programme.....sauf que... il faut pas être fatigué....ce qui était mon cas ....et un petit somme entre chaque scène.....oups il faut pas ronfler comme la voisine....
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