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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 novembre 2007
Claude Autant-Lara s'attaque à l'occupation dans ce film adapté d'une nouvelle de Marcel Aimé. L'histoire de deux hommes qui doivent, une nuit, transporter de la viande de porc destinée au marché noir à travers la ville. Restituant parfaitement cette période de la guerre grace à des décors et une mise en scène irréprochable, Autant-Lara offre à son public un film à la fois prenant, drole et dénonciateur d'une certaine époque où la mode n'était pas, comme on le croirait, à faire de la résistance, mais à se "déculoter" devant l'ennemi. Pour preuve cette scène où Jean Gabin insulte les clients d'un bistrot qui n'osent pas réagir à un seul moment, preuve de leur totale lacheté face à ce qui n'est pas la routine habituelle. D'uatres scènes anthologiques: l'engueulade entre Gabin et Defunès, Bourvil jouant de l'accordéon pour couvrir les bruits du cochon, et les retrouvailles sur un quai de gare. Un pilier certainement du cinema français d'après guerre.
Un pur chef d'œuvre du cinéma français, un trio de légende (Gabin, Bourvil, De Funès), des répliques formidables et une aventure haletante dans le nocturne et inquiétant Paris de l'occupation.. Le final est émouvant, un grand film à voir et à revoir !!
voila comen c'ete a l'époque kan on ni repence sa devé etre dur et je remerci le realisateur de nou montré komen sa se passé, moi jador bourvil et funes prso chui un peu moin fan de gabin mé je le respect bokou, ce film a pti budget nou montre le bo cinéma francais, kan on voi ce film on voi ke le cinéma francais baisse bokou de no jour a mon gout, on perd notre identité
«La traversée de Paris», sorti en 1956, est un chef d'œuvre du cinéma français, et même mondial. Pour moi, il n'y a rien à retirer : chaque scène est nécessaire, chaque réplique a du sens, et les acteurs, en particulier Bourvil (qui a reçu un prix à la Mostra de Venise pour ce rôle), sont parfaits. Ce film a ceci d'exceptionnel que l'histoire est simple mais captivante, que la tension dramatique et les touches d'humour sont bien équilibrées, qu'il y a un suspense permanent, lié au contexte historique. Oui, cinq étoiles, c'est beaucoup pour un vieux film en noir et blanc, mais on en trouve tellement peu de ce niveau, que voulez-vous que je vous dise?
Grand classique du cinéma français comme on en fait plus. Le casting n'est pas étranger au succès de ce chouette long métrage qui est bien plus qu'un film du dimanche soir, pendant les grandes vacances.
J'ai adoré "la Traversée de Paris", c'est une excellente comédie française aussi drôle qu'émouvante. Très vite le film nous plonge ; en partie grâce à des images et vidéos d'archives ; dans le contexte historique et social : Paris sous l'Occupation. Et pourtant, malgré cette atmosphère pesante, il se dégage de ce film une ambiance chaleureuse et conviviale, comme si cette occupation avait créé un lien entre tout les habitants de la capitale. Le scénario est assez fin, bon vivant même, j'ai adoré cette idée de voyager avec du jambon dans une valise. C'est très pittoresque. Dès lors nos deux personnages atypiques sont plongé dans la ville de Paris, qui est ici très bien filmé : on est dans un véritable petit monde nocturne. Bourvil joue bien, mais c'est surtout Jean Gabin que l'on retient et qui nous marque, avec sa voix rocailleuse, ses répliques cinglantes et sa philosophie de vie particulière. Un grand personnage de cinéma. Ensemble ils forment un duo étrange, aussi bien dysfonctionel que complémentaire. Quand à la fin, je la trouve très émouvante mais surtout, très satisfaisante. À tel point que je me suis surpris à avoir un sourire sur les lèvres au moment du générique de fin...
Adapté d'une nouvelle de Marcel Aymé, La Traversée De Paris est une comédie réussite. Porté par un super tandem qui ne marche pas dans la complécité, le film reste drôle dans un sujet délicat pour l'époque, soit l'occupation allemande. Le film doit beaucoup à ses deux acteurs principaux: Gabin au sommet avec ses allures de brute au coeur tendre, et Bourvil avec ses mimiques et son humour qu'on lui connaît. Le registre comique du film tient des vannes que s'envoient les eux comédiens, mais surtout de la ruse pour tromper les occupants et la milice ou la gendarmerie. Par ailleurs, le réalisateur peint la mentalité française en temps d'occupation. Pas seulement en désignant les collabos, mais surtout à ceux qui tiraient profit, étaient méfiant à l'égard de tout le monde, se montraient égoïstes et hypocrites. Vision pessimiste mais surement juste de la société parisienne sous l'occupation.
Si peu de commentaires pour ce qui reste pourtant comme l'un des films les jubilatoires de l'histoire du cinéma français.Au-delà de l'interprétation de monstres sacrés, il faut retenir le chef d'oeuvre d'humour noir et anar que constituent les dialogues de Bost et d'Aurenche.Voir Gabin éructer "Salop de pauvres!" est à mourir de rire. Une méchanceté inouïe pour l'époque qui annonce notre humour moderne d'Hara-Kiri à Groland en passant par Michel Muller.Immortel.L'un de mes films-cultes à promouvoir.
Splendide! Sublime! Délicieux! Le meilleur film français de tout les temps. Des acteurs, des acteurs complètement géniaux (Bourvil, Gabin, De Funès) au sommet de leur grâce. Des dialogues, des dialogues cultes comme si il en pleuvait. Une réalisation, une réalisation qui traite le sujet on ne peut plus mieux. Enfin tout est rassemblé pour faire de ce film un CHEF-D’ŒUVRE du cinéma français et même du cinéma tout court.
Plus un drame qu"une comédie, qui illustre le contraste entre une bourgeoisie qui traverse la vie comme dans un jeu ou aucune de ses actions ne porte à conséquence et le petit peuple naïf et bénin qui porte le fardeau de l'inconséquence des premiers. Des acteurs extraordinaires.
Un vrai bijou du cinéma français. Le duo Bourvil-Gabin est immense, quelle présence ils avaient à l'écran ! Un des meilleurs films du cinéma populaire. J'adore le revoir de temps en temps, c'est toujours un plaisir.
Ressortie en salle à l'occasion du 130 ème anniversaire de la Gaumont de l'opus le plus fameux aujourd'hui de la filmographie de Claude Autant-Lara " la traversée de Paris " (1956 ) et sans doute un de ses meilleurs.
Le scénario signé Aurenche et Bost ( dont le travail a été largement et légitimement réhabilité par Bertrand Tavernier) repose sur la nouvelle de Marcel Aymé ( recueil " le vin de Paris" ).
Aurenche et Bost substituent la fin tragique du livre, par un dénouement et un épilogue désabusés.
Le choix de Bourvil a fait l'objet de vives discussions. Autant-Lara prétendant que ce fût son choix, contre l'avis de Marcel Aymé, mais il a varié sur le sujet ; son premier témoignage l'attribuant au producteur Deutschmeister.
Le personnage le plus ambigu est celui interprété par Jean Gabin. On a souvent gardé en mémoire sa fameuse réplique " salauds de pauvre " que certains détracteurs de la Common decency de George Orwell reprennent à leur compte.
Il faut pourtant voir et revoir ( et écouter ) l'ensemble des répliques pour relativiser la portée de l'interprétation qu'on pourrait lui donner.
Plus tard dans le film, après la scène du bistrot, le personnage de Grangil ( interprété par Gabin ) exécute riches ou pauvres ( " ils se sont tous déculottés " ) et on peut supposer que le peintre exprime finalement son peu d'espoir dans l'etre humain et notamment en regard des valeurs qu'il est prêt à défendre, peu importe ses origines sociales. Le spectateur jugera lui-même, mais ( selon moi ) la généralisation, le stéréotype surtout abusifs me semble toujours problématiques en soi.
La conclusion voulue par Aurenche et Bost, approuvée par Autant Lara, laisse un sentiment très amer qui reste gravé en mémoire. Elle laisse la porte ouverte à un débat essentiel sur les classes sociales et le déterminisme qu'ils impliquent. " La traversée de Paris " c'est une forme de perfection. A voir et à revoir.