Il était une fois dans l'Ouest
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Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2014
Je considère ce film comme un chef d'oeuvre.. Tout est génial dans ce film, les acteurs, le scénario, les plans, la musique également mythique du magistral Ennio Morricone. Charles Bronson dégage un charisme vraiment surprenant, L'affrontement final est juste mythique, surtout quand spoiler: l'Homme à l'harmonica lui explique pourquoi il se venge d'Henry Fonda.
Un opus incontournable d'une formidable trilogie signée Sergio Leone.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2014
Le Monument !!! Rarement musique et image ont étés en si belle harmonie ...(la musique a pour partie été composée avant le film) acteurs au top pour une épopée inoubliable .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 octobre 2014
Je viens de revoir avec le plus grand plaisir ce chef d'œuvre du western. Rien à redire tant sur le scénario, que sur la musique ou sur les acteurs. Du grand Art comme on n'en fait plus. Exceptionnel, à voir et à revoir !!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 septembre 2014
Un western référence . Bien que je préfère amplement Le bon, la brute et le truand, Il était une fois dans l'Ouest est considérait comme l'uns des meilleurs western de l'histoire mais surtout comme le meilleur réalisé par le génial Sergio Leone, sur fond de construction de chemin de fer, c'est aussi une histoire de vengeance .
Le casting de rêve est à la hauteur de l'événement, des stars charismatiques et toujours cette caméra river sur le visage et le regard des personnages comme Leone a l'habitude de procéder .
On reconnait habilement sa marque de fabrique, sa traine en longueur, c'est parfois répétitifs, mais malgré tout, on reste enchanté .
En serais ce de même sans la somptueuse musique d'Ennio Morricone, une bande originale qui fait de ce film un véritable opéra .
Le duel final entre Bronson et Fonda n'aurait pas eu le même impact sans cette superbe partition .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 septembre 2014
Un film absolument grandiose. Je ne sais pas combien de fois je l'ai vu, 15 fois ? 20 fois ? Et je viens de le revoir une fois de plus, en rentrant de l'ouest américain, ce qui lui donne un relief tout particulier. Le seul regret est qu'il n'y ait pas davantage de scènes qui soit réellement tournées sur place, mais la traverse de Monument Valley en version restaurée reste un grand moment.

La réalisation est parfaite, la maîtrise est totale, le film est servi par des grands acteurs et un réalisateur au sommet de son art. Claudia Cardinale est sublime, elle tient ici l'un des plus beaux rôles féminins du cinéma, et en tous cas du genre Western.

Mais la grande force de ce film, c'est que c'est un film très moderne, c'est un Western par la localisation de l'action, mais c'est avant tout un film policier par le sens de l'intrigue. Evidemment quand on a déjà vu le film et qu'on connait la finalité l'histoire apparaît sous un jour différent, mais reste qu'on est bien loin ici de la lutte entre les cow boys et les indiens. On pourrait tout a fait transposer l'histoire à la période actuelle. C'est la grande force de se film, en plaçant l'action dans un passé révolu mais relativement proche, l'intrigue peut être transposée à toutes les époques. spoiler: On pourra toujours imaginer un puissant Morton capable de tout écraser sur son passage pour arriver à ses fins et toujours accroître sa fortune
. De plus, les grandiose paysages de l'ouest américain ajoutent un charme à ce film, et c'est pourquoi il est dommage que Sergio Leone ait si peu tourné sur place, préférant les décors de Tabernas en Andalousie, c'est la seule fausse note.

L'histoire est tout a fait vraisemblable dans le contexte de la conquête de l'ouest, les enjeux de la construction du chemin de fer étaient sans nul doute énorme à cette période.

Le film a bientôt 50 ans, mais il reste un chef d'oeuvre. D'ailleurs, pour ses 40 ans, le film est entré à la Bibliothèque Nationale du Congrès, pour y être conservé comme témoignange d'une époque, une distinction rarissime, surtout pour un film non américain.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 septembre 2014
On m'a beaucoup conseillé ce film, et je l'ai regardé hier pour la 1ère fois. Grandiose serait le mot qui me vient à l'esprit. Ce film est un super western à regarder, avec cette superbe musique made in Morricone que nous connaissons tous..(l'Homme à l'Harmonica est un symbole musical sur lequel je mets désormais une histoire). Charles Branson est vraiment excellent, et duel final est somptueux. Henry Fonda joue un rôle à contre emploi et un ténébreux salopard. C'est une apologie de la fin du Far West avec cette histoire de reprise de terres. De magnifiques plans et des scènes marquantes à souhait.. Quand au motif de vengeance il est somptueux. Le western qui excèle !
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2022
Un western mythique à la mise en scène sublime, à l'atmosphère fascinante où tout est dans les silences, les regards (les yeux bleus d’Henri Fonda qui sabote ici son image), l’air inoubliable d’harmonica lancinant composé par Ennio Morricone (Ouin, ouin, ouin, ouiiiiiin), et son casting sublime.
La quintessence du Western spaghetti !
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2016
Les Westerns se couchent à l’Ouest

Pour une poignée de regards, Leone dépoussière le temps, l’imprègne de sa musicalité mélancolique, magnifiant un Duel au soleil de la décadence stimulante de ses "gueules" saillantes. La sueur ruisselle, les regards fusillent, un ballet mortuaire se joue devant la porte du paradis.

Au silence infiniment désertique succède une faucheuse chimérique, emportée par l’inexorable requiem d’une vengeance mutique. Les notes se font lourdes, grinçantes, attendues à l’image d’une mort imprévisible et paradoxalement conjecturée. Une gare délabrée, des gueules cassés, une goutte d’eau, des portes mal huilées, une girouette, une mouche racoleuse,… l’ouverture frappe l’inconscient de son génie aphasique. Tout s’enchaîne, l’attente diffuse sa fureur authentique. Waiting. Un train émerge du cadre. Avec lui, la mort transcende l’espace, les sons s’évanouissent dans le vent, Blowin’ in the wind dirait Bob Dylan. Les regards fusionnent, les sourcils flanchent, la main cherche un appui extérieur. La foudre s’abat à la faveur d’un Harmonica. Leone donne le ton. Un western ? Non, une épopée néoréaliste, un High Noon crasseux et carnassier, la dissection d’un genre aussi vaste que les plaines d’Arizona.

Once upon a time in the West incarne la beauté perdue du cinéma, l’inévitable alchimie d’une œuvre avec son spectateur. Sergio Leone, cinéaste talentueux, poète contemplateur, prophète dans l’arène de la vie, Rimbaud des images, autant de casquettes que de sang dans le corps humain (Convertissez-vous donc au Leonisme !). Leone accumule les acmés épiques à en faire rougir John Ford. Loin du romantisme Fordien et d’une caméra fixe écarquillée par les amours éternels et les chutes de titans, Leone retourne le western de son lyrisme pervers et de sa cruauté magnifiée. Dans la fuite des nuages, par des panoramiques d’une beauté sauvage, les vestes flottent dans le vent, soufflent la poussière de leur ombre répulsive. Le silence règne à Sweetwater, le désert rouge s’empare de l’innocence, les gros plans accaparent l’enfant immobile devant l’impossible imminence de sa mort. Frank, un sourire sadique, un regard plongeant, tueur d’enfants lui-même esclave d’un âge de cristal, l’homme des vallées perdues secoue d’impétuosité. L’arrivée d’Henry Fonda est fracassante : humaniste aux yeux bleus clairs, emblème d’une Amérique victorieuse, le voilà à endosser l’abject incarné ; d’un mouvement circulaire de caméra, Fonda apparaît, glacial, un contraste saisissant à la hauteur de la portée symbolique de ce rôle.

Toucher au sublime, Leone nous le promet. Son ambition s’engouffre en nous telle une balle hors de son revolver. Le temps d’un travelling arrière sur le quai d’une gare, Leone capte toute l’intensité que peut procurer le cinéma, une sorte d’apogée émotionnelle dans une œuvre déjà irréellement sensationnelle. Claudia Cardinale, beauté incarnée, s’abandonne au gré d’un vent porteur de renouveau, avançant vers des contrées inconnues, d’un regard affectueusement désenchanté à une ville foisonnante de modernité : seule la voix d’Edda Dell’Orso berce son avancée, élévation de la caméra, élévation de la voix, érection émotive d’un phantasme naissant. D’une myriade d’onirismes voilés, Jill se mue en Noodles, abusée par les mêmes désillusions mélancoliques qu’Il était une fois en Amérique.

Notre cœur vacille sous la symphonie épique de Morricone. Mais par quels démons angéliques peut-il être habité ? Cette musique, envolée lyrique reflet d’une image emphatique, s’incruste dans l’être, réflecteur de l’âme celée dans la psyché de chaque. Musique et mouvement sont indissociables. Une musique souvent omniprésente mais au rôle bien défini. L’entrée en scène de ces bons, brutes et truands entrelace des mélodies distinctes, sollicitant la reconnaissance presque aveugle de ces caractères singuliers. Cheyenne, Jill, l’Harmonica, tous s’affirment par la musicalité de l’image.

Tout visage est un paysage choisi dirait Leone, non seulement pour sa capacité à véhiculer des émotions pures, mais aussi pour transposer un vécu dissipé dans le relief d’une peau lacérée, poussiéreuse. Les yeux, emblèmes de l’introspection, hypnotisent de leur empreinte impénétrable, complexe, et élèvent la tension à la clarté d’une pupille fixe. Les répliques, quant à elles cinglantes et percutantes, fusent (on ne parle pas pour rien dire chez Leone), interpellent, marquant à jamais le cinéma de leur empreinte indélébile. Mais, une fois de plus, la brillante idée de Leone est de jouer sur l’inhabituel, l’insensé. La scène d’ouverture, à elle seule, exprime la rupture avec ses œuvres précédentes, d’un rythme effréné à une fresque modérée, une entité.

Par son apparition presque providentielle et fantomatique, L’harmonica se mythifie, habité par un Charles Bronson indéchiffrable, d’une passivité à toute épreuve, tourmenté par une silhouette vaporeuse, chimère d’un passé ineffaçable. Jill, la putain au cœur d’or, transcende l’austérité masculine de son éclat invétéré, nous entraînant dans la profondeur d’un regard charbonné, une Scarlett O’Hara à l’épilogue de Gone with the Wind, forte et déterminée à tout rebâtir. Cheyenne, lui, ténor de la gâchette, empoche notre attachement, éternel complice d’une irrésistible sympathie. Leur destinée se croise l’espace d’un conflit commun, jusqu’au crépuscule des hommes, éternels conquérants, justiciers, arpentant l’Ouest en quête d’une contingence idéalisée.

Mais c’est dans son dénouement que l’intensité est à son comble. Le flashback s’éclaircit dans la vision en close-up d’un Bronson froissé par les vestiges d’une arche fatale. Fonda s’avance, ralenti oblige, dans cette réminiscence, tortionnaire accablant d’une corde la fraternité et d’un harmonica-témoin les stigmates d’un calvaire. Something to do with death. Tout s’articule autour de la musique, l’affrontement se fait attendre, les hommes s’interrogent, chancellent dans un duel circulaire. Un dernier tango pour la dernière race d’homme. Les frissons montent. Les mouvements se font fluides, puissantes sont les images. Les plans s’enchaînent à la vitesse d’une mort terrassante. Le temps se suspend pour côtoyer les cieux. Tout s’emboîte. Frank mord la poussière, entraînant dans sa chute les legs du passé. Dans son ultime souffle de vie, l’Harmonica épouse la circonférence de ses lèvres. La clairvoyance l’achève. La violence succombe à la culture, l’Ouest n’est plus qu’un souvenir parmi tant d’autres, et la femme renaît dans sa postérité.

Ecrire sur Il était une fois dans l’Ouest, c’est un duel avec soi-même dans le but de retranscrire le plus fidèlement possible la beauté de ces fragments contemplatifs, quelque chose d’impossible à extérioriser hors de son cadre. Le virtuose a réussi son coup, net et durable. Par la mélancolie de l’objectif, Leone arrête le temps, immortalise un monde qui s’efface à mesure que le soleil se couche, où les hommes, les vrais, s’éclipsent dans l’ombre de l’impitoyable progrès. Puis le temps passe, les souvenirs restent intacts, le petit fugitif s’évade dans la nostalgie d’une œuvre au succès éternel, s’engouffre dans les yeux élégiaques de Bronson et de sa légendaire vendetta…

Le fantasme d’un gosse…
Ice Jack
Ice Jack

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2014
sans doute LE western un film d'exception avec des personnages superbement interpretés et une musique absolument magnifique
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 août 2014
Mon beau-père me prends la tête pour voir ce film. Donc j étais très septique... Bonne surprise  l histoire est excellente. Le son, de l harmonica est culte . Les acteurs sont au top. Par contre y a des scènes trop longue vraiment trop longue . 2h39 ce film ....
NiERONiMO
NiERONiMO

59 abonnés 353 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2014
Est-il utile de présenter Sergio Leone, le maître incontesté de tout un pan cinématographique ? Celui-ci s’est en effet fendu de plusieurs western spaghetti mémorables, les meilleurs même, œuvres qui relancèrent par la même occasion le genre du western en général, alors en déclin. Mais s’il est à citer un titre en particulier de sa formidable filmographie, il s’agit sans aucun doute du monument qu’est Il Était une fois dans l’Ouest, un véritable aboutissement en la matière et pour beaucoup le western par excellence. Celui-ci est assurément doté de la patte si caractéristique du cinéaste italien, alors porteur d’une mise en scène impressionnante, truffée de longs plans et d’une pléiades de regards en disant long ; et comme si cela ne suffisait pas, cette atmosphère si captivante se trouve décuplée de par sa parfaite association à la bande originale d’Ennio Morricone, donnant lieu à une alchimie ni plus ni moins ahurissante. Le duo composé de ce dernier et de Leone fait donc une fois encore des ravages, notamment au gré de scènes puissantes en terme de tension latente ; la géniale séquence d’ouverture n’est ainsi pas en reste, tant elle donne derechef le ton, et laisse pantois sans même l’aide d’un dialogue (ou presque). Le succès intemporel du film s’explique aussi de par son casting somptueux, avec en tête de file un Henry Fonda renversant en tueur charismatique, tandis que Charles Bronson (mystérieux), Claudia Cardinale (sublime) et Jason Robards (attachant) ne sont également pas en reste ; ces derniers servent donc au mieux une galerie de protagonistes foutrement intéressants, Il était une fois dans l’Ouest détournant avec un savant brio des figures de prime abord typique du western classique. La trame propre au long-métrage n’est donc pas manichéenne, le scénario dressant un portrait éloquent de la conquête de l’Ouest Américain, avec l’avancée du chemin de fer en toile de fond ; les diverses personnalités traitées ici font alors mine d’évoluer au fil de son inexorable construction, et l’intrigue ne manque pas de surprendre en chamboulant tout du long des faits que l’on pensait intangibles (trahisons et alliances), preuve en est de l’intelligence du propos véhiculé par le film. Si l’ambiance sert donc au mieux l’immersion, la trame n’est assurément pas en reste, tandis que l’on assiste à une reconstitution irréprochable de l’époque ; le statut de long-métrage culte est par ailleurs doublement assuré par des répliques sensationnelles, et bien entendu des fusillades / duels à armes à feux proprement dantesques… à commencer par l’affrontement final, qui conclut d’une manière incroyable l’intrigue centrée autour de l’Harmonica, ici opposé à un Frank / Henry Fonda décidément grisant. Bref, voilà un chef d’œuvre incontournable dans le genre, fort d’un impact culturel indéniable et d’une atmosphère unique, apologie du style aussi intimiste que spectaculaire de Sergio Leone, ici épaulé à merveille par l’illustre Ennio Morricone.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Un bon western avec le célèbre morceau d'harmonica et la merveilleuse musique d'Ennio Morricone. Une bonne histoire malgré quelques scène assez longues et ennuyantes.
L'Infernaute de l'Apocalypse
L'Infernaute de l'Apocalypse

50 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2014
Un western légendaire qui n'a rien perdu de sa violence, de sa fougue et de son pouvoir de fascination. Le western le plus virtuose, le plus beau jamais réalisé avec "Le Bon, la brute et le truand". Mon préféré aprés le Bon, la Brute et le Truand.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2014
Qui n’a pas entendu une fois dans sa vie le thème à l’harmonica de « Il était une fois dans l’Ouest » ? Qui n’a jamais vu, au moins en partie, cette introduction silencieuse dans une gare poussiéreuse située dans le grand ouest américain ? Le film de Sergio Leone, sorti en 1969, ultime demande des producteurs voulant cantonner le maître au genre, a été étrangement snobé lors de sa sortie dans les salles américaines, mais adulé en Europe, et plus particulièrement en France. L’œuvre est tellement culte qu’il est difficile de la regarder une première fois sans apriori. C’est ainsi que je me suis efforcée, l’œil neutre, à voir ce film en ignorant le fait que c’est l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma paraît-il. Pour son western, Leone réunit des "gueules" du cinéma. Il y a tout d’abord Charles Branson. L’acteur, déjà remarquable dans les « Sept mercenaires » de John Struges, récidive huit ans plus tard en interprétant un protagoniste mystérieux et taciturne ne se départant (presque) jamais de son harmonica. C’est de l’homme à l’harmonica que sont nées les petites notes cultes que l’on associe systématiquement au film. Du grand art ! Il y a également Henry Fonda, à l’origine réticent lorsqu’il s’est vu proposer le rôle Frank, qui sera pourtant l’une des plus grandes interprétations de sa carrière. Jason Robards complète le trio de tête d’affiches masculines avec Cheyenne, son génial personnage de loubard au grand cœur. Une seule femme à l’affiche, et pas n’importe laquelle. La sublime actrice italienne Claudia Cardinale apporte sa sensualité, sa douceur mais aussi sa forte personnalité aux arides terres américaines. Tout ça pour dire que la distribution est à l’image du film : magistrale ! Le cinéaste italien prend tout son temps pour narrer son histoire. Tout comme son introduction d’un quart d’heure intrigante et largement dispensable à l’intrigue, Leone ne joue pas sur l’économie des minutes. C’est une audacieuse force mais aussi un pari risqué. Une longueur restant une longueur, il est parfois difficile de maintenir l’attention totale du spectateur. Mais globalement, le pari est gagné ; les 2h45 passent rapidement. La trame de l’histoire, bien que pas vraiment jalonnée d’évènements marquants, est bien ficelée. Elle trouve un magnifique dénouement dans l’ultime confrontation de Branson et de Fonda. Accompagnée par la musique de Morricone, cela donne sans conteste l’une des plus grandes scènes de l’histoire du cinéma. En parlant du maestro italien, jamais un film n’avait à ce point mis en valeur ses compositions. Le but de Sergio Leone semble avoir été de réaliser un western faisant une apologie du silence. L’absence de bande-son rend les thèmes d’Enio Morricone, lorsqu’ils surgissent, encore plus puissants. Comme quoi, la musique si elle est intelligemment dosée, contribue à la définition d’une œuvre et à ce que l’on en retient. « Il était une fois dans l’Ouest » regorge aussi de nombreuses qualités techniques. Sa photographie ensoleillée en met plein la vue, la mise en scène est remarquable -prouvant que Leone n’est pas adulé pour rien- et les décors concoctés par Carlo Leva et Rafael Ferri atteignent un niveau de détails épatants. Les décors naturels ne sont pas en reste avec de sublimes étendues sauvages rappelant la beauté du grand Ouest américain. Après une telle analyse, inutile de rappeler que « Il était une fois dans l’Ouest » mérite amplement tous les superlatifs qui lui sont régulièrement attribués. Un grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2014
pour la Nèmè fois, on nous repasse ce film à la tv.
au delà du western, ce chef d’œuvre se singularise par une atmosphère inoubliable, des personnages fascinants, aussi bien les gentils que les méchants, une musique légendaire, des paysages grandioses et un scénario qui nous tient en haleine tout le film.
Sergio Leone s'était déjà fait la main avec " et pour quelques dollars de plus ", " pour une poignée de dollars ", et le sublissime " le bon, la brute et le truand". trois autres chefs d’œuvre.
les lenteurs du tournage en font une fresque unique de Sergio Léone, réalisateur génial, qui ne s'arrêtera pas là, et qui continuera son génie avec la révolution mexicaine et le fameux film qui révéla De Niro, l’Amérique.
ce film à marqué ma culture cinématographique et reste à mon avis, un des plus grands films du 20è siècle...
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