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Sur fond de guerre froide et d'ogives nucléaires, un thriller psychologique en huit-clos prenant, à la mise en scène nerveuse, mais desservi, malgré un début prometteur, par un scénario invraisemblable, en dépit de l'excellente interprétation d'Henry Fonda.
Un peu à l'instar de "Deep impact" et "Armageddon" de Michael Bay sortis dans un délai très proche et abordant une thématique jumelle, ce film de Sidney Lumet est inévitablement comparable au "Docteur Folamour". Abordée dans un ton extrêmement grave, loin du côté tragi-comique assez cynique de Stanley Kubrick, un long-métrage qui offre une réflexion sur la peur d'une apocalypse nucléaire en pleine Guerre Froide, une vision centrée sur la psychologie de personnages pas toujours très bien dessinés, parfois caricaturaux mais parfois profonds en ambiguïté. Un casting imposant d'Henry Fonda impeccable en Président des Etats-Unis confronté à la pire des décisions à Walter Mattau ou encore au jeune Larry Hagman. Un ensemble qui souffre de quelques longueurs, certainement pas le long-métrage de l'année mais, à mon sens, l'une des meilleures oeuvres traitant des dangers de l'arme atomique. Un classique du genre.
Comment un film aussi génial peut-il être aussi méconnu?! Le drame de Lumet est un sommet de tension et d'intelligence. Dans le contexte de la Guerre Froide, la réflexion sur la course à l'armement et sur la guerre en général est très intéressante. A voir absolument!
Brillant ! Le film a du mal à démarrer mais le suspens est parfait, on ne sait vraiment pas comment vont tourner les choses. Réflexions sur la guerre et la maîtrise des machines par les hommes.
Non pas un film Policier, mais un film de guerre en N&B, réalisé par Sidney Lumet en 1964.
"Peut-on faire confiance aux machines ? Tel est le sujet de cette fiction apocalyptique. Si la menace d'une guerre thermonucléaire entre USA et URSS était d'actualité dans les années 60, le sujet est aujourd'hui dépassé.
Pour son 8ème film, et avec probablement peu de moyens, le réalisateur Américain nous propose ici une mise en scène minimaliste et des images peu spectaculaires. Très loin de l'un de mes films préférés : le fantastique "Un après-midi de chien" qu'il tournera 11 ans plus tard.
Reste cependant un suspense intéressant et de bonnes prestations d'acteurs de Henry Fonda (le président) et de Walter Matthau, dans le role du conseiller civil du Pentagone.
"Peut-on faire confiance aux machines ? Tel est le sujet de cette fiction apocalyptique. Si la menace d'une guerre thermonucléaire entre USA et URSS était d'actualité dans les années 60, le sujet est aujourd'hui dépassé.
Pour son 8ème film, et avec probablement peu de moyens, le réalisateur Américain nous propose ici une mise en scène minimaliste et des images peu spectaculaires. Très loin de l'un de mes films préférés : le fantastique "Un après-midi de chien" qu'il tournera 11 ans plus tard.
Reste cependant un suspense intéressant et de bonnes prestations d'acteurs de Henry Fonda (le président) et de Walter Matthau, dans le role du conseiller civil du Pentagone.
Ce film ne se justifie pas, c’est du théâtre filmé sans plus d’intérêt qu’un livre. Le déroulement étant d’ailleurs plus difficile à suivre puisque tout retour en arrière est impossible lorsque qu’un élément du dialogue nous a échappé.
Les différents personnages sont sans intérêts et les discussions entre les deux Présidents tellement farfelues qu’elles prêteraient à rire si nous n’étions pas dans le tragique des tragiques. En vérité, vouloir se prendre trop au sérieux fait tomber Lumet dans le ridicule. Evidemment, c’est bien fait, principalement l’ambiance générale qui donne l’impression que tous les protagonistes participent ensemble aux événements. C’est également bien joué car Lumet ne lâche rien dans sa direction d’acteurs. L’ennui pourtant est présent et l’américanisme excessif de la fin est insupportable. L’idée invraisemblable au plus haut point du Président des Etats unis pour empêcher une guerre nucléaire étant la pire des choses intellectuellement parlant. Sujet se voulant énorme tombant dans l’insignifiance.
Les différents personnages sont sans intérêts et les discussions entre les deux Présidents tellement farfelues qu’elles prêteraient à rire si nous n’étions pas dans le tragique des tragiques. En vérité, vouloir se prendre trop au sérieux fait tomber Lumet dans le ridicule. Evidemment, c’est bien fait, principalement l’ambiance générale qui donne l’impression que tous les protagonistes participent ensemble aux événements. C’est également bien joué car Lumet ne lâche rien dans sa direction d’acteurs. L’ennui pourtant est présent et l’américanisme excessif de la fin est insupportable. L’idée invraisemblable au plus haut point du Président des Etats unis pour empêcher une guerre nucléaire étant la pire des choses intellectuellement parlant. Sujet se voulant énorme tombant dans l’insignifiance.
8ème films de Lumet et remake de Docteur Folamour de Kubrick, Point Limite raconte la défaillance d'un transistor provoquant le déclenchement de la bombe nucléaire par les Américains sur Moscou dans un contexte historique de Guerre froide.
Si le film se révèle être une pure fiction, il met cependant le spectateur dans une tension permanente et un suspens haletante jusqu'au bout. Il fait prendre conscience des enjeux politiques et des conséquences catastrophiques du déclenchement de la bombes sur l'humanité.
La mise en scène est très bonne donnant un film au rythme nerveux et efficace.
Lumet met à nouveau le spectateur dans un huit-clos noir et blanc avec quelques personnages centrales mis en avant (avec leur machine et téléphone) et dont les plans et cadrages (gros plans, plans séquences notamment) donnent lieu à des scènes maitrisées.
Ce film très réaliste et au scénario terrifiant laisse le spectateur en réflexion et montre déjà à cette époque la puissance de certains pays à anéantir le monde
Si le film se révèle être une pure fiction, il met cependant le spectateur dans une tension permanente et un suspens haletante jusqu'au bout. Il fait prendre conscience des enjeux politiques et des conséquences catastrophiques du déclenchement de la bombes sur l'humanité.
La mise en scène est très bonne donnant un film au rythme nerveux et efficace.
Lumet met à nouveau le spectateur dans un huit-clos noir et blanc avec quelques personnages centrales mis en avant (avec leur machine et téléphone) et dont les plans et cadrages (gros plans, plans séquences notamment) donnent lieu à des scènes maitrisées.
Ce film très réaliste et au scénario terrifiant laisse le spectateur en réflexion et montre déjà à cette époque la puissance de certains pays à anéantir le monde
Sortie la meme année que "Docteur Folamour", l'un des chefs d'oeuvre de Kubrick, "Point limite" s'empare du meme sujet mais le traite d'une toute autre manière. Les deux films parlent du risque qu'une erreur humaine déclenche une guerre atomique mais si le premier cité le traite avec humour, "Point limite" l'aborde comme un drame avec beaucoup de sérieux. J'ai trouvé que ce pari pris fonctionnait beaucoup moins bien car le résultat était un peu mou et trop bavard. Le film met longtemps avant de se mettre en place et meme quand la tension monte enfin, elle est désamorcée par de grands discours qui rendent le film lourd et pompeux. Le film a certaines qualités du à sa mise en scène et au talent de ses acteurs mais je n'ai personnellement pas accroché. "Point limite" ne m'a touché et le sujet, pourtant fort, ne ma pas impacté comme l'a fais "Docteur Folamour", dommage pour moi.
"Fail Safe" souffre de la comparaison avec "Dr Strangelove", sorti quelques mois plus tôt, et proposant le même pitch : suite à une erreur, un groupe de bombardiers américains se dirigent vers la Russie, prêts à larguer leurs têtes nucléaires. Le président et ses généraux doivent alors gérer cette crise, et négocier avec les Russes pour éviter une guerre mondiale. La différence étant que le classique de Kubrick est une comédie, alors que Sidney Lumet traite son sujet sous la forme d'un thriller en huis-clos particulièrement réaliste et prenant. On y voit les différents comportements imaginables dans une telle situation (pacifistes voulant calmer le jeu, bellicistes voulant sauter sur l'occasion pour déclencher la guerre, analystes fumeux, paranoïa omniprésente...), tandis que le scénario critique de manière implacable les procédures militaires et la responsabilité transférée à de la technologie devenue trop complexe. Le tout est soutenu par de très bons acteurs, avec en tête Henry Fonda en président qui tente de garder son sang froid. Côté mise en scène, Lumet joue sur les gros plans, les espaces confinés, les courtes focales, et les ombres contrastées pour maintenir la pression sur le spectateur, jusqu'à un final assez glaçant. Peu connu, "Fail Safe" est néanmoins un film à découvrir.
Difficile de ne pas penser au Dr Folamour... Mais sans une once d'humour, cet honnête long en devient parfois irritant.
Étranges ressemblances entre ce Point Limite et Docteur Folamour. Les deux films ont quasiment la même intrigue et son sortis la même année. Seul le traitement change. Là où Docteur Folamour est très corrosif et loufoque, Point limite est plus dramatique et désespéré. C'est un film qui met une bonne demi-heure à démarrer, mais une fois que c'est fait, ça prend au tripes et la tension ne faiblit pas jusqu'à la fin, glaçante. Le propos est très différent de celui de Docteur Folamour : Lumet nous met en garde contre la technologie qui est loin d'être infaillible et qui ne peut pas remplacer l'Homme.
Au final je conseille fortement de visionner Point limite et Docteur Folamour, rien que pour avoir deux visions différentes d'un même sujet, par deux metteurs en scène de génie. Dans les deux cas le résultat final est excellent.
Au final je conseille fortement de visionner Point limite et Docteur Folamour, rien que pour avoir deux visions différentes d'un même sujet, par deux metteurs en scène de génie. Dans les deux cas le résultat final est excellent.
Quoi de plus beau que la fin du monde ? De la voir se dérouler, limite en direct, de voir ce que pensent les hommes, les voir se déchirer, les voir faire preuve de cynisme, de pragmatisme, voir leurs peurs... C'est ce que propose Point Limite de Lumet.Peut-être que ça me marque moins que Dr Folamour, parce que justement c'était vraiment drôle et du coup rire de l'apocalypse nucléaire avec un rire bien jaune, c'est bien terrible que de le traiter sérieusement avec toute l'atrocité que ça peut comporter.Après ça ne veut pas dire que ce Point Limite n'est pas un bon film, loin de là, Lumet arrive à faire monter la tension en filmant des points qui se déplacent sur un écran et des conversations téléphoniques. Je veux dire que ce n'est pas rien. Parce le film doit avoir un petit budget et quelque part ça le sert, parce que du coup on n'a pas d'images réellement du monde extérieur, pas de combats d'avions qui auraient transformé le truc en bête film d'action, mais on a au contraire notre propre représentation mentale de l'événement, ce qui est quelque part bien plus flippant.Et des sortes de huis clos minimalistes qui échouent à impliquer le spectateur il y en a plein, sauf que ce n'est pas ce qui se produit ici, grâce bien sûr au casting, mais surtout à la mise en scène et aux personnages, aux situations qui semblent plausibles.Entre ceux qui ne veulent pas collaborer avec les russes, ceux qui préconisent d'attaquer immédiatement pour anéantir l'ennemi afin de maintenir la sécurité du peuple américain... Et pour ça le personnage de Matthau est assez génial. Il y a toutes les options qui sont représentées et qui sont surtout crédibles.On voit le dilemme intérieur du Président... Réussir à faire en sorte de limiter les pertes humaines, les dégâts collatéraux. C'est assez intense. Surtout qu'il n'est pas le seul à décider, le Président russe a aussi son mot à dire et bien sûr il ne laissera pas Moscou se laisser bombarder de la sorte sans répliquer, même si c'est un accident.C'est le moment où le film met en place une réflexion sur la responsabilité de l'incident, sur le fait que même si l'erreur est mécanique, c'est les hommes qui les ont mis en place et c'est les hommes qui ont accepté de faire confiance à des transistors.C'est terrifiant.
Suite à une erreur technique, un groupe de six bombardiers américains reçoit l’ordre d’aller bombarder Moscou, or cet ordre ne peut être annulé qu’au bout de cinq minutes… Dès lors, le président américain appelle le Kremlin pour tenter d’éviter le pire… Si pour son huitième film, adaptation d'un roman d'Eugene Burdick et Harvey Wheeler, l’idée de départ rappelle fortement « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick, Sidney Lumet s’en éloigne fortement, loin de l’humour de Kubrick…
Mais s’il sacrifie l’humour, c’est pour nous livrer un film puissant, réaliste, très sombre et terrifiant. En plus de dénoncer et de mettre en image les inquiétudes de son époque (l’arme nucléaire, la guerre froide, les relations entre la maison blanche et le Kremlin, non sans rappeler l’affaire des missiles de Cuba) et de rendre ses propos encore puissant aujourd’hui, il s’attaque aussi à l’influence grandissante des machines et de leurs utilisations dans le monde d’après-guerre ainsi que la nature humaine dans ce qu’il y a de pire, à l’image des dialogues de cette première scène suivant le cauchemar initial, avec l’« expert civil » ou encore se le sur les communistes.
Sa mise en scène est nerveuse et efficace, il instaure un climat de plus en plus intense et maintient le suspense de bout en bout, notamment grâce à un scénario très bien ficelé et écrit, à l’image des dialogues et notamment des affrontements verbaux captivant et intense ainsi que la galerie de personnages qu’il met en scène. La tension se fait de plus en plus forte au fur et à mesure que le récit avance. Le traitement est toujours réaliste, il ne tombe pas dans le sentimentalisme niais et bien au contraire propose un traitement dur.
Comme souvent chez Lumet, la direction d’acteurs est irréprochable et ces derniers le lui rendent bien. Henry Fonda se donne à fond dans son rôle, lui qui était partisan de Kennedy qui sera assassiné peu de temps après la fin du tournage. Les seconds rôles tels que l’inquiétant Walter Matthau et Dan O’Jerlihy sont impeccables.
Lumet est aujourd’hui célèbre pour des films comme 12 Hommes en colères, Network ou encore Serpico, c’est dommage que celui-là soit aussi peu cité, il est pourtant très bon, captivant de bout en bout, très bien réalisé, écrit et joués.
Mais s’il sacrifie l’humour, c’est pour nous livrer un film puissant, réaliste, très sombre et terrifiant. En plus de dénoncer et de mettre en image les inquiétudes de son époque (l’arme nucléaire, la guerre froide, les relations entre la maison blanche et le Kremlin, non sans rappeler l’affaire des missiles de Cuba) et de rendre ses propos encore puissant aujourd’hui, il s’attaque aussi à l’influence grandissante des machines et de leurs utilisations dans le monde d’après-guerre ainsi que la nature humaine dans ce qu’il y a de pire, à l’image des dialogues de cette première scène suivant le cauchemar initial, avec l’« expert civil » ou encore se le sur les communistes.
Sa mise en scène est nerveuse et efficace, il instaure un climat de plus en plus intense et maintient le suspense de bout en bout, notamment grâce à un scénario très bien ficelé et écrit, à l’image des dialogues et notamment des affrontements verbaux captivant et intense ainsi que la galerie de personnages qu’il met en scène. La tension se fait de plus en plus forte au fur et à mesure que le récit avance. Le traitement est toujours réaliste, il ne tombe pas dans le sentimentalisme niais et bien au contraire propose un traitement dur.
Comme souvent chez Lumet, la direction d’acteurs est irréprochable et ces derniers le lui rendent bien. Henry Fonda se donne à fond dans son rôle, lui qui était partisan de Kennedy qui sera assassiné peu de temps après la fin du tournage. Les seconds rôles tels que l’inquiétant Walter Matthau et Dan O’Jerlihy sont impeccables.
Lumet est aujourd’hui célèbre pour des films comme 12 Hommes en colères, Network ou encore Serpico, c’est dommage que celui-là soit aussi peu cité, il est pourtant très bon, captivant de bout en bout, très bien réalisé, écrit et joués.
Suite à une défaillance technique, une escadrille de bombardiers est envoyée en direction de Moscou. La panique s'installe lorsque la section 6 dépasse le point limite, ce qui pourrait entraîner l'URSS à entrer en guerre avec les États-Unis d'Amérique.
Sidney Lumet s'inspire des événements survenus en 1962, la crise de Cuba, pour réaliser son film. La tension ne redescend jamais, le casting remplit allègrement sa part du contrat et permet une sensation d’immersion totale dans ce presque huis-clos. Sorti la même année que Docteur Folamour, Stanley Kubrick lui a fait beaucoup d'ombre.
Un grand classique à découvrir et à redécouvrir.
Sidney Lumet s'inspire des événements survenus en 1962, la crise de Cuba, pour réaliser son film. La tension ne redescend jamais, le casting remplit allègrement sa part du contrat et permet une sensation d’immersion totale dans ce presque huis-clos. Sorti la même année que Docteur Folamour, Stanley Kubrick lui a fait beaucoup d'ombre.
Un grand classique à découvrir et à redécouvrir.
Transpirant les peurs et méfiances de l'époque, FAIL SAFE est un remarquable exercice aujourd'hui uchronique, mais qui dans les 60's devait littéralement faire froid dans le dos. Filmant dans un noir & blanc oppressant où les jeux de cadres claustrophobiques jouent sur les sensations humaines, Lumet installe une tension progressive inégalable, avec écriture et montage tous deux incisifs. L'ennemi est invisible, le décor austère, les limites fantomatiques, et on se retrouve en sueur les oreilles ensanglantées tant la notion de perte de contrôle nous happe de sa crédibilité tragique, jusqu'aux dernières minutes traumatisantes.
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