Les Nerfs à vif
Note moyenne
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81 critiques spectateurs

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Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2026
Jack Lee Thompson, réalisateur assez prolixe de films plutôt mineurs, a mis sa réalisation, précise, nerveuse et efficace, en adéquation avec les trois éléments majeurs qui donnent toute sa valeur au film. D’abord une excellente idée de départ, qui donne un excellent scénario : celle du malfrat psychopathe (et obsédé, voir les regards posés sur la gent féminine et l’omniprésence du viol dans le film) qui connaît et utilise les lois pour faire peser en toute légalité ses menaces sur un bon citoyen ; c'est ingénieux et glaçant, et donne une première partie de film exemplaire. L’angoisse naît de l’incapacité d’une société organisée à prévenir et contrôler une violence quasi animale dangereuse. Le comble est que l’individu menacé en arrive à sortir lui-même de la légalité pour se protéger. Ensuite la charismatique, puissante et inquiétante présence, de Robert Mitchum, qui rappelle celle de « La nuit du chasseur », tourné quelques années plus tôt. Enfin, à un degré moindre, la partition musicale de Bernerd Herrmann, qui contribue à créer l’ambiance d’abord malsaine, ensuite dramatique, toujours éprouvante, de ce très bon film noir.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2025
Ce film est une réussite absolue. Dès les premières images, l’ambiance enveloppe le spectateur, le plongeant dans une noirceur à la fois envoûtante et glaçante. Le scénario, d’une construction implacable, tient en haleine jusqu’au dernier plan. Mais c’est surtout la performance des acteurs qui marque les esprits : Robert Mitchum y incarne un psychopathe d’une justesse terrifiante, à la fois charismatique et profondément inquiétant, tandis que Gregory Peck donne vie à une victime qui, loin de se soumettre, se révèle d’une résistance et d’une intelligence redoutables.
Un incontournable à voir absolument.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2025
Cet excellent film Hitchcockien de J. Lee Thompson a réuni les 2 meilleurs acteurs pour les principaux rôles :Robert Mitchum au sommet de son art en un repris de justice condamné par Gregory Peck l'avocat marié et père de famille tranquille au début du film mais que Mitchum saura mettre les nerfs de l’avocat et de sa famille à vif. Polly Bergen en l'épouse de l'avocat s'en sort honorablement tout comme sa fille jouée par Lori Martin. Martin Balsam en l'inspecteur ami de l'avocat est parfait. Telly Savalas en le détective privé qui surveille Mitchum est au petits oignons.
Mitchum va faire monter la sauce en plantant ses banderilles dans le jardin familial en commençant par empoisonner le chien de la famille. Ensuite en violentant une femme qui croyait aborder un homme comme un autre. Ensuite il marque la fille de l'avocat comme un chien de chasse derrière son gibier. La tension monte encore d'un cran. Et la musique Hitchcockienne de Bernard Hermann accompagne parfaitement cette montée en tension crescendo. Je pense que c'est le meilleur film de J. Lee Thompson et le meilleur film de Mitchum et Gregory Peck. Je pense qu'Hitchcock n'aurait pas fait mieux pour ce film. Ce qui m'étonne le plus c'est qu'Hollywood n'ait pas récompensé cet excellent film. Le film est aidé par un bon scénario de James R. Webbt d'après le roman "Un monstre à abattre" (The Executioners ou Cape Fear le nom du film en anglais) de John D. MacDonald. Le film a fait l'objet d'un remake en 1991 : Les Nerfs à vif réalisé par Martin Scorsese avec Robert De Niro, Nick Nolte et Jessica Lange, dans lequel les acteurs originaux des trois premiers rôles masculins ont refait des apparitions dans des rôles secondaires. Mais ce remake ne vaut pas et de loin l'original. Comme quoi le nouvel Hollywood est très souvent une tromperie....
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2025
Un film qui a inspiré tant de film, et il faut reconnaitre qu'il a tous les atouts dans son jeu. Une histoire simple et pourtant captivante, et ce, grâce à un casting incroyable où Mitchum, est juste terrifiant, il n'y a qu'à voir cette scène à l'hôtel où, il est en compagnie de Diane Taylor, le regard qu'il pose sur elle, sa façon de se mouvoir, vous donne les chocottes, pas besoin d'être démonstratif au de là de cela, on sait qu'il est dangereux. Et c'est Mitchum quoi, un acteur qui n'a pas eu peur de prendre ce rôle pourtant si antipathique. Peck lui, l'homme de fer, , l'homme au complet gris, ne sera jamais l'homme sauvage mais deviendra l'homme aux abois, avant de devenir l'homme le plus dangereux du monde, pour une confrontation finale ultime.
Je préfère et de loin, l'original à la copie de 1991, l'ambiance toute Hitchcockienne est présente mais le film ne se résume pas qu'à cela; c'est un véritable tour de force, un film puissant qui n'a pas pris une ride, toujours puissant, malaisant, sans trop en montrer, il arrive à créer une atmosphère pesante, c'est du grand art.
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Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2023
Très bon thriller américain, on ressent clairement de la tension et les deux acteurs principaux Robert Mitchum et Gregory Peck sont très bons.
Benjo3469
Benjo3469

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2023
excellent thriller sombre avec du suspens, un vrai film culte du genre
un grand De Niro, l'un de ses meilleurs rôles
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2023
Le problème de « Cape Fear », c’est que, comme beaucoup de monde j’imagine, j’ai vu son remake d’abord… Plus vénéneuse, tortueuse, et graphique, la version de 1991 est clairement supérieure. Néanmoins, il serait injuste de dénigrer pour autant cette version de 1962.
On y suit Sam Bowden, respectable avocat dans un Etat du Sud. Et voilà que débarque Max Cady, un violeur nauséabond qui sort tout juste de prison, où il avait été enfermé grâce à un témoignage clé de Bowden. Cady cherche à se venger, mais prendra un malin plaisir à ne pas franchir les limites légales, afin de mettre la pression chez la famille de l’avocat.
Clairement, le film a subi les affres de la censure. Le mot « rape » n’est jamais prononcé, et la violence explicite est très rare. Cela n’empêche pas J. Lee Thompson de construire un polar inquiétant. Les implicites sur les intentions de Cady étant plus que clairs, que ce soit via des dialogues ou des métaphores visuelles. Les divers jeux d’ombre et effets de mise en scène contribuant à l’atmosphère tendue.
Tandis que le film profite clairement de son excellent duel d’acteurs. Gregory Peck en père de famille piégé par la loi qu’il sert ironiquement. Et Robert Mitchum, qui s’amuse en vicelard sournois. Avec en prime quelques bonnes têtes, dont Martin Balsam et Telly Savalas (avec des cheveux !).
Enfin, « Cape Fear » bénéficie des compositions angoissantes de Bernard Herrmann… qui seront d’ailleurs réutilisées pour son remake !
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2023
Avec "Les canons de Navarone" sorti un an plus tôt, "Les nerfs à vif" est l'autre grande réussite de Jack Lee Thompson. Sorti en 1962, le film met en scène un dangereux individu, avide de vengeance envers un avocat qui avait témoigné contre lui. Outre ses qualités rythmiques, "Les nerfs à vif" suscite volontiers le malaise car il met en scène une famille et même l'ensemble des autorités en totale impuissance face à un psychopathe trouvant toujours un moyen de passer au travers. Le film bénéficie enfin d'une interprétation impeccable, notamment Gregory Peck. Mais que serait "Les nerfs à vif" sans l'immense Robert Mitchum, impressionnant et terrifiant de maîtrise. Une version qui reste largement supérieure à celle de Scorsese.
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2022
Les nerfs à vif est un très bon thriller qui n'a pas pris une ride.
Le film nous propose un duel entre 2 grands monstres du cinéma : Gregory Peck et Robert Mitchum. J'aime beaucoup le personnage de Max Cady, qui est devenu un de mes méchants préféré. Robert Mitchum livre ici une prestation incroyable et viscérale, ce qui colle parfaitement à son personnage. Il se dégage de ce dernier une sorte de bizarrerie étrange, une sorte de zen qui cache en réalité une profonde animosité. Et c'est ça le principe du film : j'en confrontation entre deux prédateurs humains. Filmé au début comme un prédateur traquant sa proie, Max Cady va également devenir une proie par instant, il y a un cycle qui s'inverse continuellement tout au long du film. Une dualité qui atteint un sommet dans un climax (filmé en pleine nature, ce qui accentue l'idée d'une confrontation animale) effréné, haletant et intense du début à la fin. J'aime beaucoup le juge, il est intéressant dans la mesure où Max Cady va réussir ; pendant un temps ; à le faire passer pour le prédateur sauvage. La conclusion est très satisfaisante car on voit que malgré la stratégie de Cady, il ne va pas sombrer dans la violence, ce qui en fait un personnage tout à fait moral.
Un très bon thriller, qui donne envie de voir le remake de Scorcese !
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2022
Un thriller psychologique sadique et tendu, porté par le face à face de légende entre un impeccable Gregory Peck et un effrayant Robert Mitchum.
Yalfy
Yalfy

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2021
Un film d' esprit hitchcockien avec un excellent Mitchum et une violence souvent suggérée.Un bon suspens, Gregory Peck est excellent aussi
mlight
mlight

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2020
Ayant peur que ce film n'ait légèrement vieillit, j'y suis allé sur la pointe des pieds n'en attendant rien de particulier mais étant évidemment favorable à une bonne surprise. Dès les premiers plans la réalisation de Jack Lee Thompson m'a semblé d'une fluidité impressionnante, la mise en scène est travaillée jusqu'aux moindres détails et c'est agréable à suivre du début à la fin.

L'angoisse ne fait que s'intensifier de part ces scènes à l'intelligence remarquable, ces musiques qui nous mettent dans l'inconfort totale et surtout de part ces jeux d'acteurs, Gregory Peck est d'une justesse et d'une classe étincelante, son opposant Robert Mitchum quoique moins convaincant dans la première moitié de l'oeuvre nous étouffe sans pitié dans la dernière.

Impossible de bouder mon plaisir, j'ai trouvé cette projection de haut vol et n'espérais pas y être harponné de la sorte, il mérite sans aucune hésitation le coup d’œil.
BettyB
BettyB

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2020
Un thriller implacable qui n’a pas pris une ride et surprend encore par la noirceur de son propos. L’intelligence du scénario est de peindre un psychopathe qui retourne habilement la légalité de son côté et démontre à quel point on peut la pervertir aisément. Cady agit comme un cancer : la civilisation devient pour Bowden le civilisé un malaise auquel il doit échapper s’il veut sauver sa vie et pourvoir lutter efficacement. Bowden se retrouve ainsi à rejoindre Cady dans l’animalité et l’enfer de la violence. Cette terrifiante régression - la rivière Cape Fear est un symbole onirique de la terre primitive des origines de l’humanité : elle est une matrice chaude, humide, enveloppante où les instincts primitifs peuvent se donner libre cours - qui marque tout l’itinéraire du film, et qui est sa profonde finalité, provoque une angoisse grandissante. A côté de cela, une ambiguïté ironique traverse le film car, dans ce qui prend l’apparence d’un combat du Bien contre le Mal est dès le début vicié : le vertueux Bowden s’avère être un avocat retors, rompu aux arrangement de toute sorte (ses magouilles avec son ami flic) et sa soi-disant rectitude morale (idéalement incarnée par un Gregory Peck raide comme un i), tout comme son modèle familiale lyophilisé, trahit un malaise profonde dans la civilisation, une hypocrisie fondamentale dans cette société policée et bien trop propre sur elle. Derrière l’implacable mécanique du suspens, le propos, loin d’être univoque, fait ainsi preuve d’une vraie complexité. Quant à la mise en scène, ample et précise, servie d’une somptueuse photographie, elle prend en charge avec force la menace sourde qui ne cesse d’enfler jusqu’à un climax impressionnant. Le film, sorte d’anomalie dans la carrière anémique de Jack Lee Thompson, n’a rien perdu de sa force et de son efficacité.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2021
Certains critiques à la dent dure résument la carrière de réalisateur de Jack Lee Thompson à la demi-réussite des "Canons de Navarone" (1961) ", un film de guerre épique plutôt terne aussitôt suivi de "Cape Fear" (1962), un film au parfum de scandale à la réputation surfaite qui va le voir devenir rapidement un yes man sans âme à la solde des studios jusqu'à ce qu'en 1976, sa rencontre avec Charles Bronson l'amène tout au long de neuf films à accompagner l'acteur dans le prolongement ad nauseam du personnage vengeur mis au point avec Michael Winner dans le très controversé "Un justicier dans la ville" (1974). Il y a sans doute beaucoup de vrai dans ce jugement mais inclure "Cape Fear" dans cette condamnation sans appel, relève de l'injustice. Jack Lee Thompson lorsqu'il débarque en 1961 à Hollywood pour remplacer au pied levé Alexander Mackendrick sur le tournage des "Canons de Navarone", a déjà une solide carrière de scénariste et de réalisateur en Angleterre durant laquelle il a acquis une relative expérience et quelques succès. Le voir réaliser "Cape Fear" après il faut bien l'admettre des "Canons de Navarone" plutôt convenus, était prometteur tant le film inspiré d'un roman de John D. MacDonald paru en 1958 fait montre d'une perversité explicite à travers le personnage interprété par Robert Mitchum. Grand admirateur de son compatriote Alfred Hitchcock, il a parfaitement retenu les leçons de "Psychose" sorti deux ans plus tôt et ce n'est sans doute pas le fait du hasard s'il s'adjoint la participation de Martin Balsam déjà présent sur "Psychose" qui en qualité de détective avait été l'une des victimes de Norman Bates (la fameuse scène de l'escalier). Idem pour la présence de Bernard Hermann, le compositeur fétiche d'Hitchcock. Robert Mitchum préféré à Rod Steiger pour spoiler: le rôle du tueur psychopathe connait quant à lui déjà une bonne partie de la partition qu'il aura à interpréter après sa prestation mémorable dans le chef d'œuvre de Charles Laughton, "La nuit du chasseur" (1955). Gregory Peck qui sera l'un des acteurs favoris de Jack Lee Thompson est sans aucun doute le candidat idéal pour s'opposer au mal réincarné qui vient le débusquer jusque dans sa ville pour menacer sa famille
. Tout semble donc réuni pour permettre au réalisateur de s'affirmer pleinement. Il y réussira sans aucune fausse note, grâce en partie à la prestation dantesque de Robert Mitchum qui ici une fois de plus démontre que sa palette de jeu était immense. Il faut le voir se délecter de la peur qu'il instille dans l'esprit spoiler: de celui qui l'a fait condamner à huit ans de prison en déversant à petite dose un poison mélangeant menaces à caractère sexuel sur sa progéniture et rappels permanents à la loi pénale apprise avec grand soin en détention
. Jack Lee Thompson articule parfaitement la montée en tension étouffante sans aucune surenchère visuelle au contraire de Martin Scorsese qui en 1991, proposera un remake sur-vitaminé du film devenu culte. La scène choc avec Lori Martin spoiler: incarnant une jeune croqueuse d'hommes prenant le risque de se frotter à la sauvagerie de son amant d'un soir, parfaitement agencée est un exemple parlant de la maîtrise dont pouvait faire preuve Jack Lee Thompson. On peut dire la même chose du final se déroulant ans les marais de toute beauté
. La relative fadeur de sa filmographie trop fournie (50 films) tient sans doute plus d'un certain manque d'ambition sapant son énergie plutôt que d'une absence notoire de talent. Par la force du constat émis plus haut, "Cape Fear" constitue malheureusement le seul sommet de la carrière du réalisateur mais nombre de réalisateurs plus reconnus aimeraient se targuer d'une telle pépite au sein de leur filmographie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 septembre 2019
Très bon thriller, dans la plus pure tradition américaine de la défense du territoire (Rio Bravo, Assaut, History of violence, Panic room, etc.). Mitchum renoue avec son rôle menaçant de La Nuit du chasseur, mais dans une version plus animale, avec une violence moins sourde, moins sublimée et plus audacieuse pour l’époque. La première moitié est assez classique, même un peu sage, avec des formes de tension très esthétisantes et datées, mais le long guet-apens final reste très très efficace aujourd’hui encore. Un classique à découvrir.
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