Je suis d'accord avec le doc à propos du chien : C'est un peu comme un être humain. Un méchant angoissant, une longue et lente persécution. Il s'agit d'un bon scénario avec beaucoup de blabla. Un peu long comme film, ce qui diminue tout autant l'angoisse du film et le dessert.
Cette version de "Cape Fear" de 1962 - Scorcese en réalisera un remake en 1991 - rappelle à la fois le cinéma d'Hitchcock mais aussi "La nuit du chasseur" de Charles Laughton (1955). L'inspiration hitchcockienne, volontaire ou non, se ressent dans la mise en scène de J. Lee Thompson mais également dans ses directions scénaristiques. La présence du compositeur Bernard Herrmann, grand collaborateur du Maître du suspense, participe à ce rapprochement. Inspiration ensuite de "La nuit du chasseur" avec pour points communs l'acteur Robert Mitchum, campant un rôle relativement similaire dans les deux films mais aussi des ressemblances dans l'intrigue et dans l'ambiance véhiculée. "Cape Fear" ne parvient toutefois pas à la hauteur de ses modèles. L'atmosphère, lourde de menaces, reste néanmoins plus légère que dans le film de Laughton et le scénario comporte quelques facilités, notamment avec ce final décevant. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir puisque cette première version de "Cape fear" est de bonne facture et Robert Mitchum nous livre une nouvelle fois une excellente performance.
Un suspense tendu, opposant la figure de marbre de Gregory Peck en bon pater familias et le cynisme froid d'un Robert Mitchum pratiquant la torture mentale avec une décontraction qui le rend encore plus angoissant. Évidemment, le style est un peu suranné mais demeure efficace, notamment grâce à la partition musicale qui soutient parfaitement l'intrigue. C'est moins outrancier que la version Scorsese, mais c'est tout de même prenant et agréable à suivre.
Plus de cinquante ans après les nerfs à vifs restent toujours un des grands film du thriller. La vengeance d un ancien prisonnier envers un avocat qui a témoigné contre lui donne lieu à un affrontement froid et brutal entre Gregory Peck et Robert Mitchum. Un Gregory Peck sur de ses convictions sur la justice et la société en générale va se voir ébranler et s apprête même à y renoncer quand Max Cady interprété par un sensationnel Robert Mitchum le menace lui est surtout sa famille. Mitchum est proprement hallucinant dans son rôle de sadique extrêmement froid, c est d ailleurs cette froideur qui me fait préférer cette version à celle de Scorcese, cette vengeance implacable et calculée étant bien plus impressionnante que la folie pure dans laquelle bascule le Max Cady interprété par DeNiro. En revanche l étude de la famille prête à exploser était une des forces de la version de Scorcese et manque un peu quand on revoit le remake (le personnage de l épouse et de la fille modèle sont trop insipides dans l original). Vous ajoutez à cela que le film sort une morale surprenante contre la peine de mort, une musique excellente qui ajoute à la tension qui ne retombe jamais et vous avez ces "Nerfs à vif " un film à voir absolument.
Grand, puissant, violent, étourdissant, inquiétant, terrifiant, le film de Jack Lee Thompson qui date de 1962 a su se démarquer des autres thrillers à la fois sur la trame et énormément aussi grâce à la musique qui est employée au service de ce long-métrage. Le film traite de la plus commune des choses pour un prisonnier qui sort de prison; se venger. Robert Mitchum est totalement ahurissant et crée la peur rien qu'en voyant sa grande taille et sa gigantesque corpulence. Le but du film consiste à créer chez le spectateur une peur commune à chaque moment comme la petite fille poursuivie par Mitchum ou bien le face-à-face avec la femme de Gregory Peck ou le combat entre les deux hommes. La vengeance est donc un thème surexploité depuis des années certes mais à l'époque c'était la première fois que l'on allait aussi loin dans la violence et dans le cynisme, les dialogues sont très bien écrits, le scénario est riche, dense, profondément très travaillé au niveau des personnalités, on peut donc vraiment dire que Jack Lee Thompson entrait dans la cour des grands réalisateurs. Au menu de ce film haut en noir et blanc, l'intimidation, l'humiliation, la vengeance, l'agression, les pièges, les meurtres, des tabassages, on peut donc véritablement affirmer que le réalisateur savait que l'on allait entrer dans une période de violence sans toutefois renchérir sur le visionnage de coups de poings, de sexe et de sang versé. Non, c'est un thriller horrifique qui crée la peur et l'effroi non pas par les images mais pas l'ambiance des scènes, par conséquent un face-à-face, une musique inquiétante et de suite nous nous retrouvons plongés dans un thriller horrifique certes mais également terriblement prenant. Martin Scorsese l'a tellement apprécié qu'il s'est chargé lui-même de réaliser un remake du film sauf que les conditions ne sont pas les mêmes. Dans la première version, Max Cady veut tuer celui qui l'a envoyé en prison tandis que la seconde, Cady veut tuer son avocat parce qu'il a dissimulé une preuve, témoignage des son innocence. De plus dans la version de 1962, Max Cady est violent mais il est très calme, très plombé, sa froideur inquiète tandis que la version de 1991 montre un Max Cady fou furieux, couvert de tatouages et ne cessant de citer la bible. Choisir entre deux versions? Non, les deux sont à voir pour des raisons scénaristiques sensiblement différentes. L'original est déjà une pièce maîtresse qui venait à l'époque concurrencer Alfred Hitchcock.
tres bon thriller noir avec un suspens , excellente interprétation de MITHCHUM reste un film culte du genre par contre j'ai préféré l'interprétation de DE NIRO dans le remake de scorcese
Un classique du film à suspense toujours aussi efficace cinquante ans après. La force du suspense vient du réalisme de la situation initiale (un sorti de prison cherche à se venger du témoin qui l'a fait condamner) qui reflète la crainte que doit ressentir tout témoin d'un crime. Sur cette trame, Jack Lee Thompson nous offre un suspense haletant qui nous tient du début à la fin. L'interprétation de Gregory Peck et surtout celle de Robert Mitchum sont de haute qualité et que dire de la composition de Bernard Herrmann, si ce n'est qu'elle fait fait partie de ses plus marquantes et de ses plus angoissantes. Le seul petit point que l'on pourrait critiquer est la représentation caricaturale de la famille modèle (aspect que Scorsese fera exploser dans son remake) mais il est assez habituel dans le hollywood d'alors et est contrebalancé par l'évocation, audacieuse pour l'époque, des violences sexuelles et le meurtre d'un animal (chose qui, même aujourd'hui, est quasi-infaisable dans les films hollywoodiens). En bref, un film qui reste aujourd'hui un modèle de suspense et d'efficacité.
Un film qui a très mal vieilli, on rigole plus qu'on ne frissonne. Nettement inférieur à la version de Martin Scorsese. Robert Mitchum, malgré son talent d'acteur est bien moins convainquant que Robert de Niro.
Avant de commencer ma critique, je tiens à signaler que j’avais déjà vu le remake réalisé par Martin Scorsese avant de voir cette première version de J. Lee Thompson. Contrairement à beaucoup de spectateurs, je préfère le remake sorti dans les années 90. Peut-être est-ce parce que je n’ai plus eu l’effet de surprise avec l’ancienne version. Mais dans le remake, les personnages sont aussi plus approfondis. La menace que représente Max Cady est mieux mise en scène et l’histoire durant plus longtemps, cela permet de travailler un peu plus le récit. Mais attention, je trouve la première version réussie ! Gregory Peck et (surtout) Robert Mitchum sont excellents. La musique de Bernard Herrmann (qui a été réutilisée dans le remake) est géniale, en particulier le thème d’ouverture. J’ai trouvé le film, malgré sa durée ne dépassant pas les deux heures, un peu longuet. Mais je suis tout de même content de l’avoir vu, car je tenais à comparer les deux versions.
A l'époque c'était sans doute original mais alors que ça a mal vieilli. On s'ennuie ferme, pas d'émotion, pas de nerfs à vif. C'est pas comme les films d'Hitchcock...
Si tout le monde connaît le remake par Martin Scorsese,il faut revoir le film d'origine de Jack Lee Thompson.Déjà car la confrontation à fleurets mouchetés entre l'avocat à la haute moralité et le truand vengeur ne manque pas de sel.Respectivement incarnés par Gregory Peck,toujours aussi épris de justice et d'harmonie,et Robert Mitchum,effrayant derrière ses fausses bonnes manières."Les Nerfs à vif"(1962)est un thriller en forme de film noir,qui fait monter la tension crescendo,jusqu'à un final très stressant sur les rivages d'un fleuve.Peck veut défendre sa femme et sa fille,sans contourner les lois;alors que Peck passe son temps à les harceler de manière subtile et insistante.La dimension christique du film de Scorsese disparaît,alors qu'apparaît avec plus d'évidence les carences de la justice américaine en ce qui concerne la protection d'individus menacés indirectement.Le film aurait gagné à être dégraissé,et à se resserrer sur l'inévitable confrontation.De même,on n'a pas vraiment peur pour la famille,le hors-champ et la placidité de Mitchum finissant par extraire ce qui pourrait faire sursauter.
Jack Lee Thompson ne nous avait jamais habitué à de pareilles sueurs froides et frissons, et ne nous avait jamais livré non plus de film aussi réussit. Les nerfs à vifs est un thriller très efficace, et très bien réalisé en plus, le meilleur Jack Lee Thompson sans doute. Toutes les caractéristiques qui font un bon thriller sont là : un scénario captivant, noir, et ici particulièrement malsain et vicieux, parfois même aux tendances pervers. Une musique inquiétante, jouant à titiller nos nerfs et à développer nos craintes et nos angoisses, et une mise en scène virtuose, qui n'a jamais été le point fort du réalisateur ici mais qui relève le défi, et surpasse même nos attentes, nous offrant des séquences terrifiantes, très inspiré et incroyablement mené et maitrisé. La composition de Robert Mitchum envoie directement celle de De Niro en placard, bien plus effrayant et doté de beaucoup plus de charisme et de simplicité dans le jeu, qui le fait crever littéralement l'écran par sa présence toujours saisissante, la composition "thème" de Bernard Hermann y ait aussi pour beaucoup. Reste la fin qui pourrait revenir à l'unique interêt de son remake, Scorsese n'étant plus dirigé par les "codes" d'antant, son final est plus fatale, et l'issue au point de vue du récit davanatage traumatisante et témoigne un plus grand impact sur le specateur. Le final de Thompson n'en est pas pour le moins inférieur, et n'empêche pas le spectateur d'avoir le visage diabolique et imposant de Robert Mitchum imprimé pour longtemps dans son esprit. Un grand thriller, marchant sur les pas d'Alfred Hitchock avec une mise en scène un peu moins grandiose et moins porté sur le suspense, mais avec un rythme aussi captivant et un scénario excitant.
Cette première version de "les nerfs à vif" est un bon thriller noir. Gregory Peck est excellent. En revanche, Robert Mitchum, malgré une bonne prestation est plus difficile à imaginer dans la peau de Max Cady. La réalisation est plutôt bien, la tension est vraiment perceptible et les scènes de confrontation entre les 2 acteurs sont très électriques, mais le scénario quoique très riche et intéressant offre tout de même pas mal de passages prévisibles.Un bon film à voir mais qui pour moi, est un cran en-dessous de son remake signé Scorsese car cet original va beaucoup moin loin dans le côté pervers et malsain, De Niro est largement plus effrayant et inquiétant que Robert Mitchum, et il est beaucoup moins sombre (malgré le noir et blanc).