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Un visiteur
3,0
Publiée le 24 août 2019
Pas trop convaincant ces nerfs à vif sur la ville du Cap Fear, les violences sexuelles en noir et blanc intéressant d'actualité. Des moments tendus de temps en temps terriblement réaliste, d'autre que ça frise le ridicule, là où il faut se planquer contre l'immonde peur du personnage joué par Robert Mitchum, le rôle du parfait salopard Max Cady. On peut comprendre pourquoi ce film fut jugé malsain pour son époque mais reste osé pour parler de ce crime odieux. Restons neutre face à la facilité du jugement contre ce genre de rebut irrécupérable pour la société, une peine pas assez sévère puis libéré sans appel, ainsi soit la justice irrévocable, l'origine de cette écriture d'intrigue angoissante. Il paraîtra révoltant pour les spectateurs impuissants autant que le désarroi de l'avocat que joue Gregory Peck, ça ne peut que le mettre les boules au jeu sous tension, sa famille en dépend de la survie. C'est pas un chef-d'œuvre, il n'y a pas de trait de génie dans la mise en scène, ni dans le scénario, les acteurs conviennent et se contentent.
On peut préférer le remake à l'original ou l'original au remake ou aimer les deux. Mais, en aucun cas on peut comparer les deux films, tant tout les sépare. Ne serait-ce qu'au niveau des deux personnages principaux. Bien. Laissons de côté celui de Scorsese pour mieux nous concentrer sur celui-ci. Ce "Cape Fear" (j'adore ce titre) cuvée 1961 est un exemple de ce que le cinéma américain peut offrir de meilleur. Extrêmement concis dans le déroulé de ses événements, le film ne laisse absolument aucun répit à son personnage principal. Même quand Cady n'est pas à l'écran, on le ressent. On sent sa présence, on sent son souffle, quelque part, jamais bien loin. Thomson parvient donc à insuffler une vraie tension à son film de la première à la dernière minute. Au niveau de la réalisation et tout, jamais il n'a été aussi inspiré. Le noir et blanc est superbe et l'on a toute une flopée de beaux plans à regarder. Et les jeux d'ombres et de lumières, notamment dans le final sont de premier ordre. En plus de ses qualités scénaristiques et techniques, ce film, c'est aussi l'affrontement entre deux pointures du cinoche ricain : Gregory Peck et Robert Mitchum. Si l'un est très bon, que dire du second, proprement hallucinant. Campant l'un des personnages les plus flippants qu'on ait vus. Sa seule présence à l'écran suffit à foutre le malaise. Avec sa musculature et sa carrure imposante, ses gros cigares aux lèvres et son oeil torve. Il est un Cady froid, fourbe et d'une précision redoutable. L'affrontement final dans le marais, même si ça rame un peu pour y arriver, est dantesque. Un grand film ces "Nerfs à vif" originels ? Moi je dis cinq fois oui.
LA CIBLE HUMAINE. Les nerfs à vif n'est pas une opinion. Le chasseur les as en pelote et le primitif est encombrant. Quand un Robert peut cacher un autre Robert, le tatoué est bien plus palpitant. Oui je sais, je dis une connerie....aime ton ennemi. Le messager de la mort rode dans des silences et des ombres, pas de quoi se réjouir.
J'avais longtemps boudé ce film parce que remake de Scorsese m'avait laissé de marbre et en fait c'est plutôt sympa. Je veux dire qu'on a tout ce qu'il faut pour faire un bon film dont une opposition entre deux bons acteurs avec surtout un Robert Mitchum inquiétant à souhait. Le prétexte ici importe guère, ce que l'on vient voir c'est Mitchum torturer Peck. Ici tout est clair, signifié à souhait. Mitchum est un animal et Peck est un avocat qui croit en la loi et la loi ne permet pas d'arrêter quelqu'un pour un crime qui n'a pas encore commis et que l'on ne peut pas prouver qu'il a l'intention de le commettre.
Et c'est vraiment intéressant de voir comment Mitchum en apprenant la loi va réussir à prendre Peck sur son propre terrain, celui de l'Homme civilisé, le rendant quasiment intouchable... tandis que Peck va devoir faire le chemin inverse à savoir prendre la route de l'animalité. Enfin quand je dis intéressant, c'est surtout inquiétant, parce que comme Peck on se sent démuni face à cet agresseur qui suinte la violence et la bestialité par tous les pores. Le film montre bien que toutes les options autres que le retour à l'Homme sauvage ont été essayées et qu'elles ont toutes échoué. Ce qui fait monter la tension chez le spectateur et qui renforce le personnage de Mitchum qui semble intouchable et d'autant plus angoissant.
Je regrette juste finalement que la confrontation finale s'achève plus sur de la chance par moment que par un réel affrontement animal.
Il faut également noter que le film va assez loin et je me demande comment Mitchum a pu accepter de jouer ça à l'époque, parce qu'on parle malgré tout, sans le nommer explicitement, d'un violeur d'enfant. Les remarques qu'il peut faire et ses intentions sont cependant assez claires pour ne laisser aucun doute. On a un personnage profondément maléfique qui ne reculera devant rien, pas même la pire des exactions.
Enfin toujours est-il qu'il est dans l'évolution directe de son personnage de la nuit du chasseur.
Bref, j'ai trouvé ça parfaitement écrit, parfaitement exécuté, parfaitement joué... peut-être un peu trop et le film devient finalement un peu attendu dans son déroulé, bien qu'il surprenne dans les horreurs indicibles que peu faire Mitchum. En tous cas j'ai passé un bon moment, et l'ambiance du bayou j'en reprendrai !
Les Nerfs à vif est un génial film de Jack Lee Thompson mené par un duo d'acteurs génial. Le pitch est simple et tellement puissant : un ex-taulard qui décide de suivre en filature un honnête citoyen et sa famille jusqu'à ce qu'il perde le contrôle de ces nerfs. Et tout au long du film, on est pris aux mêmes troubles moraux que les personnages et on ressent la même paranoïa que la famille Bowden. Max Cady est un antagoniste terrifiant, intelligent, manipulateur, très psychologue et absolument inarrêtable. Les acteurs sont impressionnants. Robert Mitchum est intimidant au possible. Il est omniprésent dans ce film, que ce soit dans les scènes où il est présent ou dans celles où il n'y est pas. 7 ans après La Nuit du Chasseur, il retrouve un rôle à la hauteur de son talent. Son duo avec Gregory Peck est mythique ; un des plus grand duel au cinéma. L'angoisse est très présente, il y a un vrai travail de réalisation de la part de Jack Lee Thompson. Les dernières sont particulièrement intenses et on ne peut pas dire que le film porte mal son nom. Mémorable.
Une première heure pleine de tension et de suspense. Puis bizarrement le rythme retombe, et le film met un peu de temps à se finir. Le sentiment est donc un peu mitigé, mais un polar de qualité tout de même.
Un peu à l'instar de "Flic story" avec Alain Delon et Jean-Louis Trintignant, un film noir qui met en scène un psychopathe véritablement dérangeant bien avant que ce terme ne devienne culturellement générique. Un scénario que j'avais d'abord découvert par l'honnête remake de Martin Scorsese mais le réalisateur J. Lee Thompson en livre une version nettement plus sombre, terriblement anxiogène dans un face à face monumental entre l'excellent Gregory Peck et la prestation hallucinante de Robert Mitchum, magnifiquement inquiétant dans une prestation d'antagoniste qui rappelle énormément celle livrée dans "La nuit du chasseur". Dans la lignée des polars comme "Le port de l'angoisse", une écriture intelligente mais un rythme particulièrement lent. Solide.
Un thriller par excellence réalisé par Jack Lee Thompson en 1961 !! J'avais vu le remake de ce film mis en scène par Martin Scorsese avec Robert De Niro sil n'égale pas l'original filmé en noir et blanc et qui est intense en suspense. Un avocat voit une ancienne affaire datant de huit ans remise à jour avec la sortie de prison d'un détenu qui l'a condamné et vaut une vengeance sur l'homme qui l'a passé derrière les barreaux. L'homme en question en fait voir à sa famille mais demeure très malin avec la police et e détective engagé sous pression. Un long métrage qui marque les esprits par une mise en scène glaçante mené brillamment par Jack Lee Thompson, une musique crispante signé Bernard Hermann et surtout par l'interprétation des comédiens avec Robert Mitchum immense e homme inquiétant (un des meilleurs roles de sa carrière) face à Gregory Peck excellent en père de famille sous tension et dans les seconds roles un certain Tell Savalas avec une particularité, il a des cheveux le futur "Kojak". Un chef d'oeuvre.
Intense film de manipulations et d'angoisses dans la lignée d'un bon film Hitchcock avec deux grands acteurs Mitchum et Peck . Ayant d'abord vu le remake de Scorsese , je ne peux me prononcer sur une préférence tant les deux films sont différents ( Mitchum calme manipulateur dans celui de Thompson et De Niro survolté plus violent dans celui de Scorsese). Cete version demeure une référence plus de 50 ans après.
bien meilleur selon moi que la version de scorcese ,cape fear de Jack Lee Thompson est plus maitrisé ,dans la lignée directe de psychose d ' alfred hitchcock ,musique de bernard herrmann colle parfaitement au film qui sera de nouveau utilisé dans le remake de scorcese . bref un tres bon thriller intemporel .
Excellent film à suspense, produit par G. Peck et qui laisse à R. Mitchum le rôle le plus marquant. Le duel entre les 2 acteurs de légende demeure encore très intense, avec quelques scènes de confrontation incroyables comme cette discussion dans le bar, la dernière avant un 3ème acte furieux, intense et jusqu'au boutiste. Avec son noir et blanc magnifique (choix artistique pertinent), le film se distingue autant comme un pur film noir qui tend vers le film d'horreur. Les acteurs sont très bons autour du duo de têtes d'affiche et l'on se retrouve face à un film qui questionne avec pertinence la nature humaine et la justice. Il en résulte un film très réussi, qui ne rencontrera que peu de succès à sa sortie qui mais encore aujourd'hui fait figure de référence du genre. Le remake signé Scorsese sera autant qu'un hommage respectueux qu'une bonne relecture de ce film mythique, moite et dérangeant. D'autres critiques sur
Ce thriller de Jack Lee Thompson s'articule autour de ses deux personnages principaux. Max Cady, fraîchement sorti de prison, est interprété par Robert Mitchum qui compose ici un rôle qui lui était peu commun. Son interprétation est caractérisée par une masculinité poussée à l'extrême et animée par un désir indéfectible de vengeance. Face à lui, Gregory Peck en victime toute désignée évolue dans un registre plus conventionnel. Comme son titre le suggère, ce long métrage de Jack Lee Thompson ménage un suspense efficace dans un crescendo soigneusement entretenu jusqu'à un violent épilogue. L'efficacité est également du côté de la B.O., brillante. Les scènes de suspense les plus marquantes ne sont pas sans nous remémorer quelques plans séquences modèles d'Alfred Hitchcock.
Une brute sadique et criminelle sort de 8 ans de prison, durant lesquels il a perdu sa famille et sa vie, mais également étudié le scrupuleusement le droit. Il retourne dans la ville de l’avocat qui a témoigné contre lui et qu’il juge responsable de sa souffrance, bien décidé à se venger en appliquant sur lui une inoubliable guerre des nerfs. En crescendo, l’avocat et sa famille se voient persécutés de manière de plus en plus insupportables, jusqu’à flirter avec des extrémités mortelles, sans que rien de direct ou d’illégal ne soit commis. Le film nous montre d’abord avec maestria comment une ambiance de menace chronique, une addition d’incidents, un épuisant qui-vive et un état nerveux parvenu à son point critique parvient à pourrir une vie jusqu’a transformer un honnête et brillant avocat en criminel s’il veut s’en sortir dans cette jungle non-dite. La montée de la violence exultera dans une seconde partie en une franche vocation de mise à mort. Malgré le style de jeu dépassé depuis 55 ans, l’échafaudage progressif et réaliste de l’angoisse et de la barbarie poussé à son paroxysme reste intelligent et efficace, contrairement à son remake qu’on nous a servi 30 ans plus tard, et qui après vision de celui-ci parait affligeant et perclus de jeux caricaturaux et de relations grossières. Les nostalgiques pourront aussi revivre ces moments forts portés par un énorme Robert Mitchum, en excellente ordure de service, un tout jeune Gregory Peck, et un Telly Savalas avec tous ses cheveux.