Un thriller sur les cartels très différent de ce que l'on connaît habituellement. Ridley Scott a pris un soin tout particulier à sa photographie, c'est visuellement très beau notamment certains plans. Le véritable soucis de Cartel réside surtout dans sa narration, c'est très bavard et ça manque de punch. De fait l'intrigue prend une place considérable alors qu'elle est très brouillonne, notamment avec sa multitude de personnages. C'est vraiment pas évident à suivre mais les interprétations sont tellement bonnes que ça le masque un petit peu. Au final c'est sans concession que Scott dépend le monde des cartels sans en faire de trop. Les notes sont entonnantes car formellement Cartel est très réussi, alors certes il faut s'accrocher un peu mais l'ensemble est véritablement intéressant à suivre avec notamment une partie finale assez implacable. Un bon film pour moi.
Ridley Scott, casting 5 étoiles, Pemberton à la musique, des seconds rôles solides pour...ça ?! Un thriller philosophique ? Une romance dramatique ? Un film traitant des interrogations sexuelles des personnages au travers de dialogues inconsistants ? Au début, on se dit que la succession de scènes décousues servent à la mise en place de l'intrigue, comme un puzzle...mais ça dure 1 heure pour tisser une histoire peu lisible. L'interaction entre certains personnages est pas toujours très compréhensible. La photographie n'est vraiment pas terrible...tout comme le montage. Reste 2-3 scènes d'action qui sauvent ce naufrage, rare dans la carrière du réalisateur.
La rencontre entre Ridley Scott et Cormac McCarthy, auteur des mémorables "Méridien de Sang", "No Country For Old Men" (adapté par les Cohen Brothers) et "L'Obscurité du Dehors", auteur sec et austère (il faut voir son style d'écriture, sans fioritures, droit à l'essentiel, sans ponctuation ou presque, sans virgules, sans tirets de dialogues, minimaliste), une telle rencontre ne pouvait que détonner. Violent, parfois sanglant, mais aussi très verbeux, "Cartel", "The Counselor" en VO, est un film aussi méconnu et sous-estimé qu'il est, selon moi, réussi. D'abord le casting : Fassbender, Pitt, Cameron Diazspoiler: (dans le rôle d'une vraie démone) , Penelope Cruz, Javier Bardem... L'histoire, celle d'un jeune avocat sans nom qui devient conseiller pour un cartel de la drogue et va découvrir que le travail peut souvent bien déteindre sur la vie privée et que toute erreur se paie, souvent cash, et parfois en nature, l'histoire est assez simple en apparence, mais le scénario est bien ficelé. Certaines séquences sont d'une brutalité sans nom, assez étonnant qu'au dos du DVD il n'y ait marqué que "Accord parental souhaitable" en bleu, plutôt qu'"interdit aux moins de 12 ans" en orange, mais bon, passons. Pas vraiment le genre de film à passer sur TF1 un dimanche soir après "rendez-vous sport" et la météo, "Cartel" est un film âpre, dur, rude, violent, sans concessions. Comme un roman de McCarthy, en fait.
Ce film est d'une nullité abyssale. Ca fait longtemps que je n'avais plus pris la peine de rédiger une critique. Mais là, c'est vraiment trop mauvais. Bien pire encore que Sicario, qui n'était déjà bien fameux. On ne comprend rien, je ne sais pas si c'est fait exprès, mais les ellipses de l'intrigue la rendent incompréhensible. On ne comprend pas vraiment l' histoire de l'avocat, il a fait des trucs pas bien au cartel, quoi? On sait pas vraiment. Sans parler du fait qu'ils bavassent de sexe et de rapports hommes femmes pendant une bonne partie du film, au détriment de l'action, très peu présente. Alors bon, c'est un film de Ridley Scott, avec plein de stars qui cachetonnent, ou quoi? Le personnage de Javier Bardem est ridicule, celui de Cameron Diaz est un cliché insupportable, bref, c'est vraiment un navet. Je suis contente que beaucoup d'internautes soient de mon avis.
Pourquoi je n'ai rien à dire sur ce film ? Cette grosse prod' ambitieuse au casting impressionnant restera à tout jamais dans ma mémoire comme ma pire séance ciné ! (la nausée...) (Qui peut m'expliquer pourquoi il/elle a aimé ?)
Un film hors cadre avec des acteurs de choix. Le titre nous en dit suffisamment sur la question traitée. Disons cela car non, ce film ne vous prend pas pour des billes, bien au contraire. L'histoire est hermétique, c'est à nous de fournir un effort pour la comprendre, et elle est en réalité d'une évidence cruelle. Un scénario et des dialogues aux contrastes très forts et à la dichotomie redoutable : On aime ce film mais on le déteste encore plus, parce que c'est un bon film. Toutefois, âmes sensible s'abstenir, car le jeu de Ridley Scott est machiavélique, il veut vous rendre complice.
Un film qui ne tient que par son casting impressionnant. 0Un film ni bon ni mauvais mais sans grand relief et décevant pour du Ridley Scott. Un peu d'ennui à la clé.
Un film qui nous ennuie dès le premier quart d'heure, pourtant l'affiche était prometteuse, un casting de rêve, un réalisateur parmi les meilleurs, des dialogues... oops non malheureusement pas, un écrivain génial ne fait pas forcément un dialoguiste efficace, la preuve.
Assez ennuyeux même l'idée et le concept de départ sont biens, originaux et bien ficelés. Il manque quand même un peu de rythme, de cohérence et de logique. C'est dommage. Les acteurs sont excellents, la réalisation soignée.
Le casting est alléchant et l'histoire intrigante au début. On est devant un puzzle : les différentes scènes se suivent sans réel lien entre elles mais permettent de présenter tous les protagonistes. On s'attend à ce que toutes ces intrigues nous amènent vers une fin compréhensible. Et bien non ! le dernier protagoniste apparaît seulement à la toute fin du film et n'explique rien. Bien au contraire, il pose une question supplémentaire. Qui est-il ? Quel est son rôle dans l'histoire ? Mystère et boules de gomme !! Ce film, totalement déroutant, ne vaut que pour son casting : Michael Fassbender, Cameron Diaz (à contre-emploi) et Brad Pitt (excellent et ce n'est pas si souvent). Les dialogues sur le sens de la vie et de la mort, de la cupidité, le sexe (trop insistant sur ce point)... ressemblent plus à des élucubrations aux allures pseudo-intellectuelles. On ne croit pas une minute que les personnages du film puissent s'exprimer de cette façon. C'est juste une opportunité scénaristique pour faire passer les idées de l'auteur. Au théâtre, cela pourrait passer mais pas dans un film d'action !! Ne vous laissez pas allécher par le casting, passez votre chemin et revisionnez un Wes Anderson par exemple.
Ridley Scott s’est complètement perdu avec ce thriller qui tourne dans le vide, à l’intrigue alambiquée, peu emballante et aux dialogues interminables, en dépit d’un casting alléchant.
Le sous titre aurait du être : ou quand les ricains essaient de faire des films intelligents. Du coup ils s'écoutent penser, c’est alambiqué, insipide, compliqué sans raisons, et surtout ce n'est pas intéressant pour les autres. Pour le coup j'ai rarement vu quelque chose d’aussi bavard, mais le plus embêtant (pour rester poli) c'est que toute cette parlotte ne sert à rien. Comme beaucoup j'étais attiré par le gros casting, puis avec Ridley Scott à la réalisation on peut espérer du pas trop mal, oui mais pas trop mal ne suffit pas quand on a de tels acteurs à disposition. Encore une fois cet étalage de stars cache un scénario trop creux ou trop plein c'est selon les goûts. L'idée de départ est pas mal, mais ça manque de rebondissements pour accrocher. 30 minutes après le début on s'ennuie toujours, on écoute, ça déblatère, on décroche, et finalement on ne revient jamais. Si encore on avait droit à une trame originale, ou une histoire dont on ne devine pas la fin, mais non. Au final on a vraiment l'impression de perdre son temps alors qu'on pensait assister à une œuvre majeure. Hormis le côté compliqué de tout ça on a quand mêmes des acteurs qui jouent bien, des décors sympas et... ah mais attendez, c'est tout en fait, pour le reste c'est juste nul, la musique ne se remarque pas, je passe sur les dialogues, c'est lent, long et lourd, il n'y a limite que des longueurs... ah et tout le monde semble d'accord ? Bon ben à zapper.
Le titre The Counselor renvoie à la fois à la profession d’avocat, exercée par un protagoniste principal dépourvu de nom, et à la qualité de conseiller qui ne cesse d’être redistribuée parmi les personnages du film : « amis », prêtre au confessionnal, gérant d’une gargote mal famée. La structure adoptée par Ridley Scott semble ainsi celle d’un kaléidoscope de points de vue sur l’existence et sa vacuité fondamentale, à l’image du diamant exposé au début et qui sert de métaphore filée pour désigner la femme fatale par le biais de la parure. Car le moyeu véritable autour duquel gravitent les trajectoires individuelles s’incarne en la personne de Malkina, femme insaisissable et dangereuse qui profite de la faiblesse des êtres humains pour s’enrichir. Elle est son propre joyau, elle tire d’elle-même sa puissance ; aussi sa cruauté et son appétit la placent-ils sur le même plan que les deux jaguars qu’elle a domestiqués et qu’elle lâche en plein désert pour chasser le lièvre. Cette force intérieure, cette détermination à réussir au détriment des autres, elle les tire d’une fêlure secrète esquissée lors de sa première apparition : un homme qu’elle a aimé et qui n’est plus là. C’est dire que si la mort affecte les individus et les marque au fer rouge d’un chagrin immuable, elle leur fait également prendre conscience qu’ils sont les seuls maîtres à bord pour gouverner leur destinée. Telle est la leçon transmise à l’avocat par un « ami » et conseiller : « vous êtes le monde que vous avez créé ». Dès lors, comme « le chagrin n’a aucune valeur », il convient de le convertir en instrument de réussite et de profit : l’épreuve de la mort enterre les scrupules et la mauvaise conscience. Voilà appliqué en philosophie de vie le précepte délivré par le diamantaire d’Amsterdam, interprété par Bruno Ganz : puisque « les imperfections du diamant conditionnent son degré de pureté », il convient de se montrer le plus imparfait possible, d’oser la beauté dans ce qu’elle a de plus vénéneuse et fatale parce qu’elle révèle une acceptation de la mort – la beauté articulant l’éternel et le transitoire, cf. Baudelaire – et donc une noblesse. « Il n’est pas anodin, même si c’est vain, d’aspirer au destin d’une pierre précieuse ». Épaulé par le romancier Cormac McCarthy qui signe le scénario, Ridley Scott pousse ainsi le cynisme et le nihilisme dans leurs retranchements les plus extrêmes, se complaît dans une violence déshumanisée et déshumanisante : les exécutions s’enchaînent et se distinguent les unes des autres par leur créativité. Il semble motivé par la perte de son frère Tony, qui a eu lieu un an auparavant : nous percevons un mélange de rage, de dégoût et de lassitude. Cela garantit-il pour autant la réussite de The Counselor en tant qu’œuvre de cinéma ? La mise en scène de Scott manque de rigueur et paraît mimétique de celle de son frère : une photographie sale, des lumières jaunâtres rappelant Domino (2005), un schéma narratif proche de Man on Fire (2004), un milieu de cartels de drogue en écho à True Romance (1993). L’ensemble s’avère confus et bancal, mais tire de ces défauts un éclatement réaliste de son récit : il adopte le diamant comme principe narratif et esthétique. Un hommage audacieux qui se prolongera dans Exodus: Gods and Kings (2014), explicitement dédié à Tony Scott, par l’importance accordée à la thématique de la fraternité et de la famille.