Jamais revu depuis sa sortie en France en 1984. Le film n'a pas trop mal vieilli, toujours aussi fort. Une des meilleures adaptations de Stephan King, et il n'y en a pas eu beaucoup.
Il semblerait que la froideur chirurgicale du style de David Cronenberg se soit déplacée, ait quitté le domaine strictement médical pour venir se greffer à un corps mort-vivant, revenu d’entre les morts pour sauver et détruire, empêcher et réparer. Défini comme un démon et un diable par la mère d’un criminel, Johnny Smith erre dans des espaces clos, privés, retirés ; sa démarche extériorise sa souffrance, son regard fige, capture des instants de vie programmés – sous la forme de visions saccadées et violentes – pour mieux le laisser juge de leurs réalisation future. En adaptant le roman de Stephen King, David Cronenberg construit un personnage pris entre la marge et le centre, coincé par son statut d’être supérieur qui le poursuit telle une malédiction et le change peu à peu en justicier, en super-héros vidé de sa grandiloquence. Voilà ce que propose, peut-être, The Dead Zone : un vengeur sans masque ni passe-droit qui ressent et subit au plus profond de lui le don qu’il a reçu, de la même façon que la Médée de Pasolini se tordait et s’épuisait au contact d’une magie sur le point de s’éteindre. Christopher Walken trouve ici l’un de ses plus beaux rôles, préfiguration du cavalier sans tête de Sleepy Hollow – puisque son personnage, professeur de littérature, enseigne à ses élèves la nouvelle de Washington. Chacune de ses apparitions laisse en mémoire une image : un corps boiteux et vêtu de noir dans un tunnel sombre, un malade plongé dans le coma, le compagnon de marche de l’élève lors d’une excursion dans le jardin que cadre magnifiquement l’un des carreaux de la vitre, le sauveur armé d’un fusil. Apparitions portées par la partition subtile de Michael Kamen, mises en scène avec soin par un Cronenberg qui fait ses gammes à Hollywood avec ce long métrage efficace et envoûtant.
En ce qui concerne Le réal je connais sa filmo de nom pour la masse. Et autant dire que je suis très intrigué par son cinéma. Ici c'est pas tout à fait ce que j'appel un grand film. Même pas du tout. On est pas sur une technique révolutionnaire, mais plus sur un film concept. Après tout pourquoi pas. Maintenant ce qui reste indéniable c'est que ça se sent que Cronenberg fait de la mise en scène. De l'idée de lumière, de photo y'en a et de montage aussi. Pour le décor on a des trucs (faiblard car ça ressemble à tout). Sachant que cela est surement due à un budget modeste. Le sujet est plutôt traité simplement mais c'est pas gênant, ça se sent que Cronenberg s'entrainer d'une certaine manière. Il bossait des machins et des trucs. Et la scène du tunnel en soit reste très très cool. Une forme de toile d'araignée se dessinant alors autour des personnages. Ce qui inspirera toutes sortes d'interprétation accessoire. N'empêche, ce passage aboutira à l'affiche du film. Donc film de parcourt. A voir si l'on aime le cinéma américain des 80'.
Un excellent scénario une ambiance très prenante et de très bons acteurs surtout Christopher Walken très habité par son rôle et un suspens efficace jusqu'au bout
un très bon film emmené par un Christopher Walken assez expressif. Le thème est attrayant et dommage que le film n'ait pas été plus long pour développer le don de Johnny. une belle expérience sur le continuum espace temps.
Quand on fait la liste des adaptations réussies des écrits de Stephen King, « Dead Zone » est très souvent oublié. Et pourtant, le film de David Cronenberg peut être considéré, à juste titre, comme étant meilleur même que le roman. Cette histoire paranormale mais avant tout d’amour et tragique est d’une grande accessibilité aussi bien dans l’univers de l’écrivain que dans celui jusque-là underground du cinéaste canadien. Son favorable accueil lui permettra du reste de réaliser 3 ans plus tard « La Mouche ». Renforçant l’ambiance froide et intimiste du récit, la sobriété de la mise en scène nous emmène à l’essentiel tout en apportant de bonnes idées - comme celle d’intégrer Johnny Smith dans certaines de ses prémonitions. Profondément émouvant, le personnage est subtilement interprété par Christopher Walken, ce qui a pour effet d’en décupler la puissance empathique.
Et si on parlait pour ce film de ce voyage dans les années 80 comme d'un cadeau qui nous est fait aujourd'hui. J'allais très souvent au cinéma à ce moment là mais j'avais loupé Dead Zone. Encensé par le journal de référence de l'époque Starfix. Les photos de Walken, l'affiche du film avec le tunnel très graphique m'avaient marqué et puis je ne l'ai vu que ce soir.36 ans plus tard. Qu'elle chance ! En plus de l'intrigue efficace je me suis régalé de retrouver cette ambiance de l'Amérique au cinéma de l'époque. Personne ne pourrait faire un film comme çà aujourd'hui, la façon de faire, les couleurs, tout à disparu. Et Walken illumine tout. Acteur magique de ces années la, possédé il nous fascine. Bien sûr Cronenberg et son regard unique sur le monde.
Dead zone est une bonne adaptation d'un roman de Stephen King par David Cronenberg. Ici pas de choses qui font peur, mais l'histoire émouvante d'un professeur qui a des dons de voyance à la suite d'un grave accident. Cette voyance lui permet de voir dans le passé mais aussi dans l'avenir des gens à qui il serre la main. Le rôle du médium est interprète avec beaucoup de sensibilité par Christopher Walken. Il réalise ici une très belle prestation qui font de lui un personnage attachant tant par sa fragilité que par son humanité. Ce film refonte une belle histoire et nous permet de passer un bon moment.
Déception. Voilà un film qui à pris un sérieux coup de vieux, mais surtout, qui pêche terriblement par son manque de rythme. Mon dieu que c’est lent surtout dans la partie centrale. Le dilemme final, certes intéressant n’est pas d’une grande originalité. Bref, c’est très moyen à mes yeux.
Un bon film. Christopher Walken excellent et même touchant. Le film m’a d’ailleurs donné envie de refaire un tour sur sa filmographie. Fans de SF, un petit classique
La pâleur et le regard de glace de Christopher Walken portent ce thriller angoissant et froid. La rencontre entre la dissection clinique de la réalité de Cronenberg et les angoisses paranormales de King aboutit à un film presque parfait.
David Cronenberg se met en retrait pour raconter une histoire de Stephen King. Très accessible, son film n'en est que plus appréciable, tourné autour de minis-intrigues d'un homme qui, suite à un accident de voiture, est assailli de visions du futur. Une touche de fantastique donc, mais c'est plus un drame existentiel autour d'un homme qui a tout perdu et qui se retrouve affublé d'un pouvoir qui l'affaiblit. Une touche de Cronenberg donc par ce rapport entre le corps et l'esprit et cette tension qu'il fait surgir de ce récit. Christopher Walken campe un personnage inquiétant et fascinant, auquel il apporte sa beauté étrange. Un thriller émouvant
C'est la parfaite définition d"un bon film. Le scénario est fidèle au livre de Stephen King que je n'ai pas lu et cela semble parfait car il y a du suspense et surtout un acteur charismatique auquel on s'attache. Un bon moment devant le petit écran, encore merci à Arte pour sa belle programmation.
Film qui a bien mal vieilli. Rythme lent, scenario digne d'un téléfilm. Suspense inexistant. Si le film n'avait pas près de 40 ans, la note aurait été plus salée. Etant donné qu'il est toujours plus compliqué de juger un film datant de plusieurs décennies, je reste donc mesuré dans mon verdict final.
La dernière scène, la plus bouleversante, la plus connue est l'apogée d'une vie en sursis à cause du "don" qui lui a échu. Rien ne le rend heureux même quand il croit rendre service car il y a toujours derrière cette peur angoissante des autres face au "diable" qu'il est devenu. La mise en scène est moyenne pourtant et le film accuse un côté rétro mais le récit est très fort et l'histoire excellente.