La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2
Note moyenne
3,5
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1 582 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 octobre 2013
Mon avis sur lesbian party 4, euh non pardon, La vie d'Adèle :

Bon comme d'habitude, un film estampillé Cannes veut tout dire mais là je crois qu'on atteint des records !
Déjà la manière de filmer...tout est centré sur la bouche d'Adèle ( hum hum ). Après le film en lui même est d'un ennui mais alors... Je passe les sois disant passages philosophiques de comptoir. Mais le film n'a qu'un but, un seul et unique. Faire du pognon sous fond de propagande. Et c'est réussi !

Le sexe entre 2 bombes hahaha. Les fameuse scènes ( et oui il en faut tout plein ! ) de cul. Hahaha peut être le but ultime du film. Bien longues, filmé uniquement pour un public masculin. Pitoyable. Le spectateur devient voyeur, tout simplement. Après, faut dire ce qui est : les 2 actrices sont belles comme pas possible et elles jouent "bien" dans tous les sens du terme. Mais à ce moment là, il y a internet...

Kechiche ( je zappe les jeux de mots ), nous offre là du voyeurisme à l'état pur. Il en aurait eu entre les jambes, il aurait pris deux actrices plus "moches" et n'aurait pas intégré une seule scène de cul.
A trop vouloir faire du porno caché, on nous sort une vrai merde

Les critiques se pignolent dessus ( on se demande bien pourquoi ?? ). Pitoyable. Défendre la cause lesbienne avec deux bombes qui baisent tout le temps. Le tout en filmant leur bouche quand elles le baisent pas, on aura vu mieux. Vous avez dit cliché ?

Cannes est décidément devenu le fournisseur officiel d'étrons !
Samir Dekhil
Samir Dekhil

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 février 2014
c'est con y as pas 0 ce film est d'une nullité titanesque . et si si c'est pour mater des femme se brouter la moule pendant trois heure autant matter un film x. la Palm d'or ,ils ont craqué la, le cinéma français de pire en pire de la vrai merde.
J.Dredd59
J.Dredd59

122 abonnés 703 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 août 2015
Si j’essayais la critique en vogue des nazes du site ? Tant qu'à faire autant tester sur un film à la réputation surfaite, et oui j'avoue aussi que je n'aime pas Léa Seydoux.
Bon euh, donc réalisé par le grand et génial Abdellatif Kechiche, je le connais pas mais bon, avec Léa Seydoux (malheureusement), Adèle Exarchopoulos, Salim Kechiouche, Jérémie Laheurte etc. Bon je vais pas faire comme si je les connaissais vu qu'ils sont inconnus. Ça raconte l'histoire d'une fille, Adèle (pas la chanteuse de Skyfall hein ?), qui change sa vision des choses et de l'amour (enfin si l'on peut dire vu comment c'est montré) grâce à Emma qui a des cheveux bleus, ça fait plus rebelle. Quand le synopsis dit qu'elle découvre le désir comprendre : on voit pleins de scènes lesbos. Et voilà ça fait une palme d'or à Cannes.
Ah oui on précise aussi que c'est un super drame romantique de 2013, adaptation d'un roman graphique que c'est un peu long car ça dure 2h57, que le réalisateur a été un peu dur avec les acteurs (en même temps puisqu'ils savent pas trop jouer c'est normal) et que la presse a adoré (normal, la palme d'or ça oriente les critiques).
Fabienne L.
Fabienne L.

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2018
Film porno pour voyeur hétérosexuel. Même les films sur youporn dégagent plus de romantisme que cette soit disant comédie romantique.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2013
Tout a déjà été dit sur "La Vie d'Adèle". Palme d'Or 2013 à Cannes qui fit même chavirer Spielberg. Les conditions de travail très éprouvantes des techniciens. Les tensions explosives entre Léa Seydoux et Abdel Kechiche... Cela ne doit surtout pas faire perdre de vue qu'on tient là un véritable chef d'œuvre,comme il n'y en a qu'un ou deux par année. Sur trois heures qui passent à la vitesse de la lumière,Kechiche dit tout sur ce qui constitue une histoire d'amour. Le coup de foudre,la naissance du désir,la jouissance de la première fois,l'atrocité du manque,la rupture passionnelle. Adèle aura tout vécue avec Emma,tout cela entre sa deuxième année de lycée et ses premiers mois en tant qu'institutrice. Peu importe dans ce cas qu'il s'agisse de deux femmes ensemble,l'amour n'a pas de couleur si ce n'est les cheveux bleus décolorés d'Emma. Les scènes de sexe,explicites il est vrai et qui ont créées la polémique,sont à mon sens nécessaires pour bien comprendre l'état intense dans lequel se trouve Adèle. Abdellatif Kechiche la filme au plus près,zoomant sur son visage,captant chacune de ses réactions,expressions,dans la trivialité même de son quotidien. On pénètre sa psyché,on la comprend,on la soutient,on se sent proche d'elle. Adèle Exarchopoulos est une révélation prodigieuse,fulgurante avec un caractère tempétueux et une gestuelle très expressive. Cela donne un contraste très cohérent avec la plus vaporeuse Léa Seydoux,ici très captivante,indomptable,insondable. Un film d'auteur époustouflant.
.Jurassic
.Jurassic

128 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2013
Quand j’ai appris le lancement du projet d’adaptation de la bande dessinée « Le Bleu est une couleur chaude », je n’en étais que très peu intéressé. Premièrement, ce serait un film d’auteur et j’ai toujours eu du mal à accrocher à ce cinéma, je n’avais pas vu un seul film d’Abdellatif Kechiche, et je ne connaissais pas le sujet de l’œuvre d’origine. Mais, grâce au festival de Cannes, je me suis légèrement penché sur la prémisse du long-métrage, et, le thème de la jeune fille qui tombe amoureuse d’une artiste aux cheveux bleus a quelque peu éveillé ma curiosité. Puis, je lis quelques critiques du film et j’apprends qu’il y a précisément 17 minutes de scènes de cul dans tout le film ! Autant vous dire qu’il y avait bien plus que ma curiosité qui s’était éveillée ! Puis arriva l’argument ultime : Steven Spielberg, le réalisateur et l’homme que j’admire le plus au monde, remet la Palme d’Or 2013 à « La Vie d’Adèle » ! Le doute n’était plus permis : le 9 octobre 2013, le Cinéville de Lorient compterait cinq euros de plus dans ses caisses !
Je suis donc allé voir ce film avec beaucoup d’espérances et je suis ressorti de la salle avec le sentiment d’avoir vu l’un des meilleurs films de l’année, et une des histoires d’amour m’ayant le plus touché !
Tout d’abord, bien évidemment, ce film ne plaira pas à tout le monde car nous somme devant un pur film d’auteur. Mais contrairement à certains films d’auteur que je trouve incroyablement chiants, c’est justement cette caractéristique qui va donner une véritable identité et une force à « La Vie d’Adèle » ! Premièrement, le film est d’un réalisme encore jamais vu au cinéma ! Que ce soit dans les dialogues très naturels qui peuvent sembler banals au premier abord, ou dans le choix de n’avoir inséré aucune musique « off » pendant les trois heures de film, on est vraiment plongé dans une sorte de documentaire où la caméra suit une jeune femme pendant cinq ans ! Mais, évidemment, le réalisme atteindra son paroxysme dans les fameuses scènes d’amour qui ont tant fait polémique au Festival de Cannes. Et honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. Les critiques ont beau avoir rabâché mille et une fois que ces scènes de sexe étaient crues et osées, je ne pensais pas qu’elles seraient aussi crues et aussi osées ! Outre une bite et un vagin qui passent dire bonjour au détour d’un plan, on n’est pas dans du cinéma pornographique heureusement. Mais on est clairement dans de l’érotisme haut de gamme ! Et on voit bien que l’intention de Kechiche était de nous choquer puisque la toute première scène de sexe entre Adèle et Thomas est tournée dans l’ombre, alors que la deuxième, entre Adèle et Emma, est aussi éclairée qu’un plateau de tournage de Michael Bay! Évidemment, on peut y voir une métaphore et un effet de mise en scène (La vie sexuelle d’Adèle s’illumine avec Emma !) mais si on prend en compte la durée de cette séquence (plus de cinq minutes), les deux autres scènes d’amour qui suivront par intervalles de dix minutes, et l’énergie des deux protagonistes, on ne peut qu’être choqué par ce que l’on voit ! Mais rassurez-vous, ces quatre scènes vont s’enchaîner très vite, sont plutôt esthétiques et ne figurent que dans la première partie du long-métrage. C’est bien une histoire d’amour que nous raconte Kechiche, et l’histoire va largement prendre le dessus sur les scènes d’amour. Et cette histoire-là est juste magnifique !
Évidemment, la structure générale du scénario est assez classique. Comme dans toutes les romances, on suit le schéma « spoiler: coup de foudre ; scènes d’amour ; ennui ; adultère ; rabibochage
». Mais encore une fois, c’est justement le traitement de cette romance qui va rendre cette histoire intéressante. Le coup de foudre arrive après environ spoiler: vingt
minutes de film et la rencontre entre les deux jeunes femmes survient spoiler: une demi-heure après
! C’est une idée géniale car elle nous permet de croire en l’histoire et se mettre réellement à la place du personnage d’Adèle. En effet, avant cette fameuse rencontre, on va suivre la quête identitaire et sexuelle d’Adèle par le biais d’une première spoiler: aventure décevante (pour Adèle) avec le séduisant Thomas, puis d’un râteau avec une fille de sa classe
. On vit réellement le tumulte psychologique d’Adèle, et sa fascination pour Emma, une fille qui assume parfaitement son homosexualité et sa différence (renforcée par ses cheveux bleus) est donc parfaitement crédible aux yeux des spectateurs. De plus, le fait que ces deux personnages ne se recroisent plus pendant spoiler: une demi-heure
de film, et qu’Adèle rêve et se masturbe même en pensant à elle, crée une véritable attente de retrouvaille entre les deux protagonistes de la part du spectateur ! Et l’explosion charnelle qui va en résulter ne nous paraîtra donc ni surfaite ni exagérée. La deuxième partie du film se centre sur la vie d’adulte d’Adèle, et suit pratiquement le même schéma général que la première partie, à une seule exception : Adèle et Emma vivent ensemble. On va de nouveau suivre une période de spoiler: doute chez Adèle (Suis-je avec la bonne personne ? Emma est-elle fidèle ?), qui va décider de tromper Emma avec un collègue de travail, ce qui va engendrer la rupture entre les deux amantes, et c’est reparti pour une demi-heure insupportable (pour Adèle) où l’on n’attendra comme des fous qu’Adèle et Emma se remettent ensemble. Et la scène où elles se revoient de nouveau après plusieurs années est juste magnifique tellement on ressent les pulsions et les émotions des deux protagonistes ! Et encore une fois, cette scène va durer dix minutes, ce qui est la durée parfaite.
C’est incroyable de voir avec quelle facilité Abdellatif Kechiche réussit à parfaitement doser les durées de ses scènes et à manipuler nos émotions ! Du coup, après toutes ces émotions que nous avons ressenti, Kechiche ne pouvait pas avoir meilleure idée que de conclure son film par une fin spoiler: ouverte. Dans un sens, la fin est clairement malheureuse puisqu’Adèle décide d’abandonner l’idée de reconquérir Emma, qui est en couple avec une autre femme, mais cette fin garde quand même une part d’espoir car non seulement on peut penser que Samir va ramener Adèle à la fête, mais en plus, on se doute qu’Emma aime toujours Adèle (la scène de retrouvaille dans le bar), mais qu’elle décide de rester avec sa nouvelle compagne uniquement par principe (elle a fondé une famille avec Lise et qui aurait les couilles de tromper sa femme avec son ex alors qu’on a justement largué cette ex à cause d’un adultère ?). On peut faire sa propre interprétation mais, fan de Spielberg oblige, je préfère croire que cette histoire n’est pas terminée et peut connaître une issue heureuse.
Un autre point important du scénario qu’il faut noter, c’est son message. Contrairement à ce que beaucoup (dont moi) pensaient, le film n’est pas un long-métrage pro-gay. Il comporte néanmoins quelques scènes avec un parti-pris assez clair (le contraste entre la famille d’Emma et celle d’Adèle) mais le sujet central du film est loin d’être celui-ci.
Maintenant, parlons DU point fort de « La Vie d’Adèle : Chapitre 1 & 2 » : son interprétation. Après avoir longtemps réfléchi, je pense bien que je n’ai jamais vu un film aussi bien joué de ma vie. Que ce soit Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux, Jérémie Laheurte, ou même les élèves de maternelle dont s’occupe Adèle, pas un seul acteur de tout le film ne joue mal à une seule scène. Et pourtant, je ne croyais pas du tout, au vu des premières images, au jeu d’Adèle Exarchopoulos. En gardant la bouche ouverte les ¾ du temps, je la voyais aisément devenir notre Kristen Stewart française. Mais contrairement à cette dernière, Adèle sait dégager des émotions et n’est pas shootée pendant tout le film. Quand elle rit, on rit, quand elle pleure, on pleure, quand elle baise, on se branle (sans déc, personne ne pourra résister) ! Son jeu est juste parfait et Adèle Exarchopoulos est sans aucun doute l’actrice que je vais suivre de près durant les années à venir.
Évidemment, comme quiconque s’intéressant un tant soit peu à l’actualité cinématographique, je suis au courant des 303 heures de rushes et des conditions abominables du tournage du film. Mais honnêtement, s’il faut autant de prises pour réussir à obtenir de telles performances, je pourrais presque encourager Kechiche à continuer ainsi.
Kechiche a d’ailleurs particulièrement soigné l’ambiance générale de son film (« I Follow Rivers » et la musique de fin vous resteront en tête pas mal de temps), et sa mise en scène, tout comme l’esthétique du long-métrage, sans être exceptionnelle reste très soignée.
En bref, « La Vie d’Adèle : Chapitres 1 et 2 », adapté du « Bleu est une couleur chaude » est un film que je vous recommande chaudement (il fallait bien que je la fasse), et qui va sans doute faire son entrée dans la liste de mes films préférés. À voir absolument !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 octobre 2013
Adèle Exarchopoulos pleure par le nez. C'est là l'incongruité la plus majeure que l'on puisse relever dans un film ou les poncifs sont par ailleurs invités à tout instant, pas une seule fois mis en perspective, et perpétuellement brossés dans le sens du politiquement correct.
Concernant la singularité en question, n'ayez crainte, vous ne pourrez la manquer cependant : des gros plans de cette morve en fontaine vous seront imposés toutes les cinq minutes dans ce parcours éprouvant qu'est "La vie d'Adèle" pour son spectateur. En gros plan également, pèle mêle, des spaghettis suintant de bolognaise, le corps des actrices, des fruits de mer... Pour monsieur Kechiche, cadrer serré est la seule méthode pour saisir l'essence de la vie, voyez vous. Mais à filmer en gros plan et en boucle un poisson rouge dans son bocal, il reste peu vraisemblable de voir surgir Moby Dick.
Du coup, on peut légitimement être vite saisi d'un doute, lequel a le temps de prendre corps vue la durée de la punition : ne pourrait-on pas aussi soupçonner, dans cette obsession macroscopique à zoomer sur tout et surtout rien, un subterfuge venant masquer le vide immense autour d'Emma et Adèle?
Quoi qu'il en soit, si on nous les prétend passionnées, les deux jeunes femmes ne sortent pourtant vaguement de leur torpeur que dès lors qu'elles s'ébattent. Entre temps, rien. Pas le début d'un quelconque partage, pas l'once d'un infime instant complice faisant sens, pas la queue du moindre érotisme justifiant leur frénésie charnelle.
D'ailleurs, les scènes où celle-ci se manifeste sont d'autant plus incongrues qu'elles donnent le sentiment d'assister aux pics dramaturgiques du film. Un peu comme si sur Youporn, les scènes les plus convaincantes se jouaient tout habillé. Sincèrement, le vertige peut vous saisir devant un tel abîme.
Malheureusement, la gène ne s'arrête pas là. On pourrait avoir la clémence de se persuader, chemin faisant, que l'on veut peut-être nous asséner là une vérité apparemment implacable : sans le sexe, point de rapports amoureux. Et ce, que l'on soit homo ou hétéro. Oui ma bonne dame, tenez le vous pour dit !
L'oeil de la caméra, comme son réalisateur, ne recule devant rien pour nous alléguer cet apostolat. Elle s'engouffre aux moments opportuns, très (trop) nombreux, dans des plans quasi-gynécologique, déballés avec une complaisance pénible, nous prenant en otage du voyeurisme visiblement hétérosexuel du réalisateur. Ces interminables galipettes sont d'autant plus dérangeantes si on les mesure à l'aune de leur inutilité scénaristique. Posent d'autant plus question dès lors que l'on se rappelle également que l'une des deux damoiselles en pâmoison est sensée être mineure, soit dit en passant.
Là dessus non plus, aucun questionnement ne sera porté, la chose étant bien vite reléguée au rang d'anecdote. Tout est égal, rien n'est grave.
Osons le dire, il y a mensonge sur la marchandise, car de marchandise il n'y a pas. On veut nous vendre une passion qui ne s'exprime jamais; les protagonistes ne vivent rien, n'ont à contempler que la passivité de leurs personnages mornes, ne tirent pas le moindre fil des pâles ressorts narratifs s'esquissant ça et là.
Le plus alarmant reste malgré tout l'accueil dithyrambique de la critique. Si l'on se fie à l'Histoire avec un grand H, l'éloge du vide ne présage que rarement un avenir zen. Peut-être serait-il temps que Cannes couronne un peu d'humanisme universel, plutôt que de porter au nues la vacuité la plus passe-partout.
A tout bien peser, j'inclurai la prochaine fois mon poisson rouge dans mes options cinématographiques, on ne sait jamais. Car ce soir, tout banal que je suis, c'est à l'oeil que j'ai la larme, au vu de ces trois heures perdues.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2013
Nouvelle source de polémiques, la palme d’or 2013 est avant tout une belle histoire d’amour déchirante à travers laquelle Abdellatif Kechiche aborde avec minutie la tension érotique entre deux jeunes femmes absolument splendides. La mise en scène très pointilleuse qu’il met en place réussit à souligner les vicissitudes de leur relation amoureuse ainsi que la sensualité de leurs liens, notamment grâce à des plans très serrés sur le minois affriolant d’Adèle Exarchopoulos, une petite découverte pleine de charme et de promesses comme Kechiche a l’habitude de nous les dénicher dans chacun de ses films. Face à elle, Léa Seydoux confirme son statut de valeur sûre du cinéma hexagonal en jouant sur son potentiel de sex-symbol. Leurs scènes de sexe, de splendides chorégraphies charnelles, comme leurs conversations amoureuses, faisant écho aux références littéraires qu’étudie Adèle en cours, sont toutes filmées avec une intensité et une délicatesse qui se conjuguent de façon remarquable pour faire de ses corps de femmes magnifiquement filmés le support d’émotions qui dépassent de très loin les relations lesbiennes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 février 2019
Bon je l'avoue, je partais déjà avec un a priori : un film long racontant l'histoire d'une gamine, très peu pour moi ! Pour autant, l'obtention de l'oscar m'a "un peu" forcé la main. Eh oui, mérite t-il cette prestigieuse récompense ? Pour moi : clairement non ! Je ne vais pas reprendre tout ce qui ne va pas, les autres commentaires répertorient bien tout cela. Mais que ce soit pour la mise en scène ou l'histoire, je trouve cela tout simplement ridicule ! Il s'agit tout simplement d'un film pervers (pour les gros plans constants, les scènes de sexe interminables !) tout juste bon à auto-satifaire son réalisateur. Quel gâchis ! Concernant le jeu des acteurs, j'ai largement préféré celui de Léa, plus vrai et vivant que l'expression de boeuf-bouche ouverte d'Adèle
Gwladouus
Gwladouus

10 abonnés 60 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2016
J'écris rarement une critique mais la, c'est vraiment une honte !
Ce film est interdit de moins de douze ans, c'est un film érotique ! Donc attention aux enfants qui regardent ca !
Enfin, il s'agit de 3 heures de film ennuyeux, long et sans fin....
Ne perdez pas de temps...
Marc L
Marc L

356 abonnés 444 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2021
Très bon film sur l’homosexualité, notamment sur l’homosexualité féminine. Sujet extrêmement délicat à aborder dans la France actuelle. Une histoire d'amour touchante. Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, crèvent littéralement l'écran. On ressent les émotions de leurs personnages tout le long du film, ce qui en fait sa grande force. Un long-métrage qui dure 3h00 mais où on ne voit pas le temps passer, tellement nous sommes dans l'émotionnel de ces personnages.
lara crid
lara crid

81 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2013
Un film poignant et juste qui relate de la rencontre à la rupture une grande histoire d’amour. Kechiche a prouvé à maintes reprises qu’il connaissait les adolescents, leurs dérives, leurs aspirations, la sensation d’infini liée à leur jeunesse. Si Emma, la profane, parvient à croquer la pomme à chaque instant de sa vie, Adèle évolue sur un mode plus sacré et il est difficile de ne pas être bouleversé quand, à partir de la rupture c’est une Adèle crucifiée qui nous est donnée à voir. K parvient à rendre palpable chaque moment de vie, puisqu’il faut bien vivre, où le clou qui déchire la chair semble s’enfoncer davantage. Palme méritée.
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 novembre 2013
La recette est simple aujourd'hui : prendre un sujet encore vaguement tabou et victimaire (alors que n'importe quelle vidéo porno a rendu public de tels ébats) puis pour faire moderne et auteur, appliquez de longs plans séquences pour faire croire que vous êtes dans la vie et le temps. Voilà. Mais c'est là dans ce voyeurisme où le cinéma d'auteur rejoint la pornographie ou presque depuis quelques années. Dans cette post Nouvelle vague qui se réclame de Pialat (qui détestait la nouvelle vague et qui n'aurait jamais osé se rabaisser à faire de tels plans), on a l'équation de la mort même du cinéma. Kechiche nous avait infligé La faute à Voltaire (comment ruser pour être un clandestin), puis L'esquive (je traite la banlieue en agitant sa caméra pour faire vrai et en prenant Marivaux comme caution mais en le faisant mentir (l'influence du milieu dns le choix, ce que justement Marivaux ne dit pas dans Le jeu de l'amour et du hasard), puis La vénus noire (prendre un sujet rebattu de la victimisation et de la repentance admise depuis des lustres), voilà qu'il prend un autre sujet à la mode pour les bobos.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 avril 2018
3 heures de soap genre "Feux de l'amour", mais à la sauce lesbienne, c'est très, très long ! (Quelques années de) "La Vie d'Adèle", de son année de 1ère L (cette "littéraire" ne connaissant que Picasso comme peintre, et croyant que l'huître est un crustacé - ce qui inquiète sur sa culture générale) à ses premières années comme enseignante de maternelle, puis de CP. Au lycée, à 15 ans, alors qu'elle a déjà "vu le loup" depuis un moment, elle se cherche encore, dans les bras de Thomas, mais cède facilement à Emma, plus âgée de quelques années, étudiante aux Beaux-Arts, se met en ménage avec elle, quand majeure à son tour et apprentie instit'. Mais Adèle est gourmande de tout, et puis elle s'ennuie.... Patatras, le gentil ménage se rompt, et Adèle se cherche à nouveau. Fin de l'histoire.
On se pince : comment un brouet aussi clair a-t-il pu susciter l'enthousiasme de la critique pro, et surtout, avant, conduire le jury cannois à lui accorder la récompense suprême - la moindre récompense d'ailleurs ? Si ce malin de Kechiche n'avait pas surfé sans vergogne sur la vague de l'homophilie à la mode, en adaptant une BD saphique, qu'y aurait-il à voir ? Des petits émois d'ado d'abord, puis des règlements de comptes conjugaux - si Adèle était tombée amoureuse non d'une fille, mais d'un garçon.... On cherche en vain la "manière" de Kechiche, même si agaçante, celle de "La Graine et le Mulet", de "Vénus noire" : ses "réitérations" dans le montage - là, du tout plat, du linéaire. Mais avec des ellipses, inutiles et même gênantes (on retrouve ainsi Adèle institutrice, après l'avoir quittée l'image d'avant au lycée). Ne restent d'estampillées Kechiche que la longueur du tout ("La Graine" : 2 h 31 ; "Vénus" : 2 h 44 ; "la Vie" : 2 h 59 !) et la tendance au voyeurisme (les exhibitions malsaines de la pauvre "Vénus", ou ici la "fameuse" scène saphique - 7 mn montre en main - ou comment flatter le goût des hommes hétéros pour les contorsions "artistiques" de jeunes filles au physique agréable). Aucune trouvaille de montage ou de mise en scène, un récit d'une pauvreté abyssale.... et des dialogues qui sonnent ultra faux, que ce soit entre "djeuns" au lycée, ou dans la vie "mondaine" d'Adèle (les mérites comparés entre Klimt et Schiele, ou ceux des orgasmes masculin et féminin - à se tordre de rire, ce que ne visait évidemment pas Kechiche). La nouvelle obsession de Kechiche : le gros (voire très gros) plan : surdose très vite, et marre des tangages à gogo, en prime !
Quelque chose à sauver ? Léa Seydoux est moins mauvaise qu'à l'ordinaire (Emma). Adèle Exarchopoulos/Adèle ("Des morceaux de moi" - déjà un film d'apprentissage, qui avait au moins le mérite du ton original), les cheveux en bataille (une mèche devant les yeux au minimum - "Chapitre 1"), aimant la bouffe (n'importe laquelle), volontiers morveuse ("Chapitres 1 et 2"), souffre d'une bouche ouverte en permanence, qui agace rapidement (végétations, orthodontie négligée ?....) - la prétendue "révélation" : bof, bof. On souffre par ailleurs de voir un excellent interprète comme Aurélien Recoing réduit à 2 pauvres scènes où il joue les utilités, en mâchonnant des spaghetti bolognaise - son chef- d'oeuvre culinaire, que la famille d'Adèle déguste rituellement en écoutant "Questions pour un Champion" (dînant donc entre 18 et 19 h).....
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2014
Un drame romantique français, tiré de la bande-dessinée "Le bleu est une couleur chaude". Une réalisation qui s’avère rapidement authentique, réaliste, naturaliste, et prenante, avec un scénario riche ; une belle intensité, complexité, et subtilité dans le propos qui n’est pas sans nous rappeler le dernier long-métrage de François Ozon : "Jeune et Jolie". La mise en scène, très belle et exigeante, est portée par le remarquable et éblouissant duo d’actrices ; Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, sidérantes de justesse, se dévoilent comme jamais et illuminent le film. Une transition confuse entre les deux chapitres, quelques incohérences et longues scènes dérangeantes, viennent cependant perturber la qualité de l’œuvre. Malgré tout, "La Vie d'Adèle" reste une réalisation émouvante et poignante, qui, entre déterminismes sociaux et culturels, désillusions et espoirs, s’avère surtout une bouleversante réflexion sur l’amour et la vie... Sans frontières, à la portée universelle !
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