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Un visiteur
1,5
Publiée le 20 mai 2014
Ne réussissant jamais à véritablement cerner ses enjeux, et proposant un scénario très attendu, c’est un long métrage qui ne décolle jamais assez pour emmener le spectateur avec lui. Et là au milieu, il y a Forest Whitaker, toujours très bon…
Rachid Bouchareb déclare sa flamme aux Etat-Unis, c'est déjà çà qui saute aux yeux. La première heure n'ai que très peu inspirée. Le metteur en scène franco-algérien y voit son hymne de gloire, son acte de révolte, ce non-droit à la seconde chance. Il faut, et seulement ce monsieur, un Forest Whitaker en cavalier seul pour sauver ce film des chemins incongrus. Le dilemme finit par être emporté. Tu t'impatientes : mais quand est-ce qu'il va y avoir de l'action? C'est tout autre, on a bien compris. Mais alors : bravo Forest.
Rachid Bouchareb signe un film malin. Pour ne pas dire roublard. Il nous embarque dans un faux rythme très lent qui, si on l'accepte, surprend agréablement. Et fait de cette Voie de l'ennemi, qui est tout sauf un remake de Deux hommes dans la ville, un joli moment de cinéma. Un film sur la rédemption. Garnett (joué par un Forest Whitaker très bon) en "ancien méchant devenu gentil", qui peine à échapper à son passé. Bouchareb filme joliment la montée de la colère. Tout dans la suggestion, la retenue.
Très bon casting, un film d un très grand esthétique . Un forest wintaker énorme dans son rôle d ancien prisonnier qui cherche à faire une vie simple ., mais sans compter l acharnement du shérif .
très déçu par ce film. Rythme beaucoup trop lent à mon goût, il ne se passe beaucoup de chose, heureusement que le jeu d'acteur de forest whitaker est la pour sauver le tout
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2,5
Publiée le 16 mai 2022
Peut-on se libèrer du passè ? En 2014, Rachid Bouchareb remake le classique de Josè Giovanni,"Deux hommes dans la ville" (1973). Il n'y a rien à dire de sa mise en scène, efficace dans sa rèdemption de la seconde chance, avec une violence rèduite au minimum ! L'envie pour Bouchareb d'être aussi à la frontière du Nouveau-Mexique pour parler de la problèmatique de l'èmigration! Le point fort du mètrage c'est son casting de premier ordre : Harvey Keitel en shèrif local, Brenda Blethyn (excellente comme toujours) et bien sur Forest Whitaker toute en retenue, avec beaucoup de vie intèrieure qui passe à travers son personnage d'ancien criminel! Mais si on compare sa prestation avec celle d'Alain Delon qui avait laissè de lui une image douloureuse et bouleversante, on serait tentè de dire que sa performance d'acteur est mineure malgrè un travail èvident pour vaincre sa violence et sa haine! C'est surtout sa prèsence à l'ècran qui nous fait regarder le film, et son meilleur passage se joue avec Ellen Burstyn! Moins convaincant est la conversion à l'islam de son personnage et de son dènouement...
Bon film noir, remake de « Deux hommes dans la ville » (Giovanni-Gabin-Delon) dont c’est le titre en américain. Noir, désespéré, l’histoire reste très conventionnelle et sans beaucoup d’attrait. Mais elle est bien filmée, par un franco-algérien s’adaptant remarquablement au style américain des grands espaces, et solidement interprétée : Forest Whitake et Brenda Blethyn, impressionnants de densité et de sobriété, et Harvey Keitel, toujours aussi maléfique. Avec une richesse d’humanité portée par les deux héroïnes, hélas sans effet – comme la religion (ouf!) – face à la noirceur de l’âme humaine.
"Le film "La voie de l'ennemi " soulève les questions sur la réinsertion des anciens détenus : Leur donne-t-on une deuxième chance pour se réinsérer à la société ? Peut-on les pardonner ou pas pour leurs crimes ? Ce film montre le parcours d'un ancien détenu noir, converti en islam, en liberté conditionnelle, après avoir passé 18 ans en prison, qui essaie de reconstruire sa vie et fonder une famille malgré les provocations d'un shérif pour qu'il rechute dans la violence ou qu'il commette des délits... C'est une remake du film français "Deux hommes dans la ville" avec A. Delon et . Forest Whitaker est comme toujours, génial ... Ses yeux montrent beaucoup d'émotions : espoir, désespoir, colère, angoisse ... Il est impressionnant, cet acteur à multiples faces ! Les acteurs secondaires sont également .... On se laisse aller dans le film, on a l'impression d'être facilement à la place d'un ancien détenu, on est déboussolé entre le désir de reconstruire une vie en ignorant complètement les harcèlements et les coups de colère, la violence pour se défouler, pour arrêter la pression psychologique des certains habitants ... Le film "La voie de l'ennemi " est aussi une vision négative sur la réinsertion professionnelle des anciens détenus. La société ne semble pas favoriser leur réinsertion, leur permettant d'avoir leur place dans la société, c'est à dire, être considéré comme un citoyen à part entière ... En effet, dans ce film, les anciens détenus se retrouveraient au même rang que celui des immigrés clandestins. Les conditions de travail sont difficiles, leurs revenus dérisoires. Tout est fait pour les décourager au bout d'un certain temps. Les paysages désertiques du Nouveau Mexique me donnent l'impression du vide, là où il faut se battre et cultiver le jardin pour se reconstruire et s'en sortir ... Enfin, en ce qui concerne le pardon, j'étais sans réponse. En effet, en voyant ce film, je "serais" prêt à pardonner et à donner une deuxième chance aux anciens détenus comme le personnage de Forest Whitaker mais si c'était des détenus qui ont touché mon entourage, là, c'est absolument impardonnable ...Délicat, ce film ! "
Bien que le film ne soit pas étouffé par son originalité, cette histoire de rédemption demeure solide grâce à une mise en scène de Rachid Bouchareb qui se montre aussi âpre que le désert du Nouveau-Mexique où se déroule le récit. Mais c’est surtout Forest Whitaker, d’une justesse impérial en ex-détenu ayant trouvé la paix dans la foi et tentant de réinsérer qui est l’atout majeur du long-métrage.
Du bon, du moins bon. D'abord, c'est très bien joué. Paysages et décors sont réussis. L'histoire est plutôt classique avec un scénario sans gros rebondissements. Le film est un peu lent et long à mon gout. Pas mal sans plus.
Un drame intense réalisé par Rachid Bouchareb, supporté par une admirable BO de Eric Neveux, une superbe photographie du Nouveau-Mexique, une mise en scène et une direction d'acteurs parfaitement maitrisées. La qualité de ce film réside également dans les grandes compositions d'acteurs que sont Forest Whitaker dans le rôle de William Garnett qui porte le film, et Harvey Keitel qui incarne magnifiquement un personnage ingrat de shérif. A noter également au casting, les belles prestations de Luis Guzman et de Brenda Blethyn (Emily Smith) brillante dans son personnage social d'agent de probation. Dans un film franco-américain tourné en Anglais aux USA, Rachid Bouchareb nous offre un joli clin d'œil à la culture française avec son personnage d’Emily Smith qui écoute des chansons de Barbara. Malheureusement, le scénario basé sur la rédemption et la confiance en la deuxième chance, est repris de "Deux homes dans la ville" de José Giovanni. Cette version, même très modernisée ; gâche le suspense avec un final prévisible et déjà connu.
Superbe film sur la réinsertion d'un homme fragile et violent après une lourde peine de prison... ici on suit Forest Whitaker qui incarne un homme calme mais torturé, converti à l'Islam en prison, qui tente de se réinsérer dans la société après avoir purgé 18 ans de trou et c'est franchement bon.. déjà les paysages du Nouveau Mexique sont sublimes car ça rappelle la superbe Oklahoma mais en + le casting est plaisant car entre Forest Whitaker, Harvey Keitel, Brenda Blethyn (la mère Vera -_-) c'est du lourd et j'ai passé une super soirée en compagnie de ma chérie, ma famille & mon frère Charlie et ça, c'est bien !
Le réalisateur a fait un film âpre et généreux à la fois. Cette quête désespérée de la rédemption est tournée avec une grande empathie comme si le sujet avait traversé le cinéaste dans la chair.
J'ai vu un film... qui monte en tension telle une tempête qui s'annonce à l'horizon, mais sans savoir d'où viendra la foudre... Ce film est totalement maîtrisé par Rachid Bouchareb, tant au niveau du rythme, du cadrage, de l'image... La BO est absolument sublime. Forest Whitaker transporte sa grande carcasse dégingandée avec une puissance émouvante. Ce qui fait la valeur de ce film, c'est la densité et la profondeur des personnages qui sont bien plus complexes qu'on ne le voit d'habitude. Il s'agit à proprement parlé d'une tragédie grecque, où le héros a bien du mal a échapper à son destin... Il est poursuivi par son passé, par ses fantômes et par ses peines... Et Là Forest Whitaker excelle... Le désert a rarement été filmé comme ça... Il se dégage un sentiment de froidure, les couleurs sont exceptionnelles... On a presque froid, à la façon de voir comment les personnages sont habillés (vestes, blousons, parka...). Ce film "américain" traite des antagonismes entre les personnages (Légal/Illégal, Noir/Blanc, Américains/Mexicain, Christianisme/Islam, Homme/Femme, Enfant/Mère...)... Tout est remis sur la table et tout prête à tension... Ce film est une grande réussite...