Mon premier mot à l'apparition du générique : "Magnifique". Rachid Bouchareb nous offre ici une très belle histoire autant par son scénario que par la photographie, les plans, les paysages. L'histoire elle même me parlait déjà beaucoup et même si le système judiciaire américain est diamétralement différent du notre, il soulève de nombreuses questions et problématiques. Je n'ai pu m'empêcher de m'indigner, de lancer des "connard" à tout va mais aussi de conseiller et prier Garnett d'agir en bonne conscience. La réinsertion est un milieu qui m'intéresse et je me suis beaucoup retrouver dans le personnage d'Emily Smith qui a à peut près la même philosophie d'accompagnement que moi. J'aimerais aborder tellement de point sur ce film mais j'ai peur d'en dire trop. Mais je pense que le pari de Rachid Bouchareb est réussi le message passe très bien, la morale également et ce qu'il nous montre nous capte dès les premières images jusqu'au deux dernières scènes très symboliques que j'ai trouvé somptueuses et fortes. Je suis maintenant très intéressé par le livre parce que je doute qu'il est pu vraiment tout abordé dans ce long métrage. Au niveau du casting rien à dire, j'affectionne de plus en plus Forest Whitaker qui prouve ici qu'il a vraiment tout d'un grand acteur. Faisant preuve d'une certaine plénitude tout en pétant un plomb sur un coup de tête une séquence plus loin. Beaucoup d'émotion dans le regard comme toujours, le travail qu'il a fourni pour le rôle, en bref il m'a conquis. Harvey Keitel passe une fois de plus pour "Le connard" est le joue très bien, on le déteste (mais on ne l'aime pas pour autant) mais certain se rangeront de son côté (c'est aussi la magie de Bouchareb laissé le spectateur interpréter le film selon ses valeurs). Et enfin Ellen Burstyn que j'ai découvert ici, j'ai beaucoup aimé son jeu féminine, en finesse, plus qu'amicale mais pour autant il ne faut pas la chercher et semble "soumise" à une hiérarchie qui ne comprend pas son travail de terrain et sa philosophie de "seconde chance". Ce film est une très belle découverte, je vous le conseille fortement car au milieu des blockbusters il est presque passé inaperçu et pourtant il a tout d'un grand film.
L’Amérique, terre de la démocratie et berceau des libertés individuelles. En plein désert, seul l'éclat du soleil est témoin de la violence dont l'homme peut faire preuve. À coup de pierres, une personne est sauvagement assassinée. Le coupable fera alors dix-huit ans d'emprisonnement pour être relâché sous liberté conditionnelle. Converti à l'Islam, Garnett est en voie de réinsertion.
Bouchareb revient avec un récit doté d'une facture ultra classique. On connaît la chanson de l'homme voulant se repentir après des années de prison, mais finalement rattrapé par son passé de malfrat. James Gray (The Yards, La nuit nous appartient) en a fait l'un de ses leitmotivs dans sa filmographie. Mais La voie de l'ennemi empreinte la voie du réalisme et non celle de l'héroïsme. Même si aucun élément narratif ne nous surprendra, il faut reconnaître que le scénario est bien amené en renfermant de bonnes idées. Mais lesquelles ?
Forest Whitaker, acteur boulimique (pas moins de sept films l'année dernière) et formidable (l'un des meilleurs de sa génération), donne encore toute son âme à ce personnage. Alors qu'il aurait pu n'être qu'un archétype, celui-ci prend tout son sens grâce à une interprétation sincère et sensible d'un homme qui veut se reconstruire. Malgré la rage d'un shérif ou l'insistance d'une ancienne connaissance, il évolue dans un décor filmer avec magnificence. Nous apercevons cette lumière solaire inondant le cadre de l'algérien pour nous aveugler. Ou peut-être est-ce, au contraire, pour nous révéler quelque chose ?
La voie de l'ennemi montre une nouvelle fois la révolte de Bouchareb (réalisateur d'Indigènes et d'Hors la loi) à travers cet homme musulman exclu d'une société effrayée. En plein désert, seul l'éclat du soleil est témoin de la perte de foi dont l'homme peut être victime. L'Amérique, terre de la paranoïa et berceau de l'hypocrisie, n'arrive plus à faire confiance à l'être humain.
Par cette chronique d’un échec de réinsertion, Rachid Bouchareb explore la face sombre d’un homme en proie à une irrésistible colère tapie au plus profond de sa volonté de changer. Un film sobre et beau qui vaut surtout pour son personnage puissant, interprété par un Forest Whitaker qui affiche une fois de plus tout son génie d’acteur. Car si la cinématique de fond est passionnante, La Voie de l’Ennemi manque d’une véritable intrigue apposée et donnant corps à des enjeux trop éculés pour suffire à eux-seuls à accrocher le spectateur. Une belle chronique mais qui manque de ressorts dynamiques.
Rachid Bouchareb nous livre un film digne des plus grand polar philosophique, images sublimes, dialogues sobres mais efficaces, des acteurs époustouflants, Forest Whitaker, Brenda Blethyn, Harvey Keitel dans un rôle de shérif harceler plus que convainquant. La foi et l'amour, ne mènent pas toujours à la rédemption quand la loi des hommes si oppose a voir et surtout en VO
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2,0
Publiée le 21 novembre 2020
S'ouvrant sur la silhouette d'un meurtre brutal contre le coucher du soleil dans un désert du Nouveau-Mexique La Voie de l'ennemi a une allure occidentale empreinte d'un sentiment de malheur et de confrontation imminente.spoiler: Forest Whitaker joue le rôle de Garnett un homme en liberté conditionnelle qui vient d'être libéré après avoir purgé 18 ans pour avoir tué un député. Malgré une vie de crime qui a commencé à l'âge de 11 ans. Garnett était un prisonnier modèle qui a servi de mentor à d'autres tout en devenant un musulman converti. Dans un geste qui semble contre-intuitif Garnett est confiné alors qu'il est en liberté conditionnelle dans le comté où il a tué le député. Le shérif local Harvey Keitel s'efforce de rendre les choses difficiles pour Garnett et exprime sa colère face à sa libération alors que l'adjoint est toujours mort. . Alors que de nombreuses personnes dans le monde entier luttent sans cesse pour trouver l'amour Garnett est à deux jours de prison lorsqu'il tombe amoureux de la banquière locale jouée par Delores Heredia. C'est là que réside le problème du film. La connexion amoureuse se fait trop vite. Luis Guzman n'est jamais la présence inquiétante d'un vrai méchant. Keitel ne donne qu'un aperçu de son dégoût pour la liberté de Garnett. Sans la formidable performance de Forest Whitaker le film serait complètement à plat. C'est sa présence à l'écran qui nous fait regarder en espérant contre toute attente qu'il trouvera la paix qu'il recherche si désespérément. Il y a une scène merveilleuse avec Whitaker et Ellen Burstyn mais les autres scènes n'ont jamais le punch nécessaire pour qu'elles s'enclenche complètement...
Dans le désert du Nouveau Mexique, l'Homme naît de la poussière et retourne à la poussière. La Voie de l'Ennemi fait partie de ces films ou la tension est omniprésente du début à la fin, comme un force latente prête à exploser à tout moment. L'escalade, dès que le pitch est posé, paraît inéluctable. La Voie de l'Ennemi raconte l'histoire tragique d'un homme en quête de rédemption mais rattrapé par son passé. Il faut dire que la police, qui n'est pas vraiment l'institution la plus appréciée, ne fait pas l'objet d'une très bonne pub devant la dure réalité transmise par ce film. C'est écoeuré qu'on sort de ce film, dégouté par la cruauté de l'injustice et profondément attristé, et vous risquez d'ailleurs de laisser échapper quelques jurons à l'égard des comportements de certains personnages secondaires. Au niveau du casting, il faut dire qu'entre Harvey Kettel et Forest Whitaker, il faut dire qu'on est plutôt bien loti. La Voie de l'Ennemi est un film dur mais prenant et terriblement efficace.
L'ambiance était pas mal et le casting superbe avec une Brenda blethyn étonnante mais le scénario s'essouffle vite et ne mène à rien. De plus le prosélytisme religieux me saoule au plus au point.
« La voie de l'ennemi » met en scène avec brio la difficulté d'un homme à se sortir de son passé après à 18 ans d'incarcération... Et c'est là tout l'enjeu de ce film, telle une démonstration bien précise d'une mécanique implacable, celle de tous les écueils que devra surmonter l'acteur Forest Whitaker, en essayant d'éviter tous les pièges inévitables qui s'enchaînent diaboliquement pour le rattraper. Et dans cet exercice, Whitaker excelle littéralement, sous une apparente maîtrise de soi, l'homme bouillonne, monte en pression jusqu'à exploser de colère quand malgré sa conduite droite et exemplaire et son désir de démarrer une nouvelle vie avec sa compagne, ses détracteurs de tous bords se présentent à lui, son ancien équipier qui le harcèle tout comme ce shérif revanchard et rancunier, interprété par Harvey Keitel, presque pervers qui le saborde avec satisfaction dans son entreprise ! On sent tous ses efforts devenir vains, peine perdue alors que sa seule alliée, son agent de probation, croit en lui et le défend en montant au créneau avec une foi et une fougue extraordinaire ! Sa personnalité tout en humanité et compréhension, est diamétralement opposée à de celle du shérif, la confiance étant son maître mot ! Pour incarner cette femme étonnante, Brenda Bethlin, telle un deuxième pilier, donne tout l'équilibre nécessaire à ce film très réussi... De plus, on reste le plus souvent séduit par ces plans larges et ces images du Nouveau Mexique à la fois, beau, misérable et poussiéreux qui contribuent à l'esprit de ce film dur ! Le film manque peut-être de rythme et de rebondissements, qu’importe, la magie opère.
Pas vraiment de surprise pour ce film au scénario standard tout comme les personnages. Peu de scènes mais le film arrive à dégager un certain envoûtement sans doute grâce à la mise en scène et la photo soignée ainsi que la prestation éventuellement un peu trop habituelle de forêts whitaker peut être trop égal à lui même. Au final, la sobriété du film est en fait son atout principal si on sait se laisser prendre au jeu.
J'ai préféré aller voir ce film en VO pour le jeu d'acteur, Harvey keitel et forest whitaker tiennent parfaitement leurs rôles, le scénario légèrement modifié par rapport au film original, ce qui ma légèrement déçu, les paysage du film sont vraiment magnifique, un bon film sans être le film de l'année..
D'une lenteur assez incroyable. Forest WHITAKER y livre une belle performance mais ca ne sauve pas le film pour autant. Extrêmement mou, aucun rythme. Je me suis vraiment fait violence pour le finir. Les paysages sont magnifiques par contre, c'est bien la seule chose que je retiendrai du film...
Sans intérêt : La conversion du personnage principal à l'islam n'apporte aucune valeur à l'histoire. Le film est contemplatif, on passe son temps à regarder le visage des acteurs faire milles et une expressions avec des musiques à foison pour nous faire à priori ressentir les sentiments du personnage. L'histoire se résume sur un post-it et je ne parle même pas de la fin. Que dire de la fin sans spoiler? Ben tout simplement qu'elle n'apporte aucune réponse, je suis resté blasé en me demandant s'il prévoyait une suite... Bref, je me suis ennuyé du début à la fin, et pourtant, j'apprecie d'habitude les films lents de ce style, mais là, il n y a pas d'histoire, ma nièce aurait pu écrire le scénario.
Tres beau film. Qui parle de la reinsertion dans la societe sans oublier les vielles habitudes que l'on peut pas echapper. Un Forest Whitaker formidable et aussi le reste des acteurs sont tres bon. Le scenario est tres bon aussi. Bref un film a ne pas manquer.