1980 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
297 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
40 critiques
3
58 critiques
2
70 critiques
1
55 critiques
0
59 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Le_Général
122 abonnés
384 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 10 janvier 2026
La faiblesse principale de 100 % Cachemire tient à son refus de la cruauté — pourtant indispensable à toute comédie de mœurs réussie. Valérie Lemercier observe ses personnages avec distance, mais jamais avec le courage d’aller jusqu’au bout de leur logique. Résultat : un film qui décrit l’égoïsme sans jamais le mettre en danger.
L’arrivée de l’enfant aurait pu être un séisme narratif. Elle n’est qu’un léger dérangement. Rien ne déborde vraiment : ni les émotions, ni les conflits, ni même le rire. La mise en scène est trop sage pour produire de la friction. Chaque scène semble conçue pour ne pas heurter, ne pas déranger, ne pas compromettre l’image de ses personnages.
Le ton oscille entre ironie molle et observation sociologique paresseuse. Lemercier veut parler d’un monde où le confort a remplacé le désir, où l’enfant devient une menace pour l’ordre établi. Mais elle ne filme jamais cette menace. Tout est neutralisé par une écriture qui privilégie la posture à l’incarnation.
Ce qui manque cruellement, c’est un point de vue. Le film regarde ses personnages, mais ne les juge pas. Il les expose, mais ne les confronte jamais à leurs contradictions. Même la fin évite toute prise de position claire, préférant l’ambiguïté confortable à l’audace narrative.
100 % Cachemire n’est pas un film raté par maladresse, mais par prudence. Une comédie qui ne veut ni faire mal ni se compromettre. Et c’est précisément pour cela qu’elle échoue à exister pleinement. On en sort avec l’impression d’avoir vu un film intelligent sur le papier, mais étrangement absent à l’écran.
Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
C'est pas mal mais ce n'est pas le meilleur film de l'année ! y'a des moments drôles et des moments un peu entre deux où l'impression que la scène ne va pas jusqu'au bout. On baigne, par ailleurs, dans l'esprit bobo parisien sans trop de morale, chacun a sa maîtresse ou son amant.
A part Gilles Lellouche qui se démène pour éviter le naufrage, il n'y a pas grand chose à garder de ce film haché, poussif, ni vraiment drôle ni émouvant, en dépit des efforts de Valérie Lemercier pour enchaîner les saynètes et les gags de faible niveau.
je suis tombée complètement par hasard sur un extrait sur insta et du coup j'ai loué le film. je n'avais pas lu les critiques avant et c'est tant mieux car elles sont mitigées et je me serais laissée influencer. j'ai bien aimé ce film, j'ai trouvé les acteurs excellents ,de très jolies scènes de tendresse, d'humour parfois décalé à l'image de Valérie Lemercier en somme ! tout n'est pas réaliste mais il ne s'agit pas d'un documentaire sur l'adoption! je vous conseille de vous laisser tenter !
Pour apprécier un film de Valérie LEMERCIER il faut avoir l'esprit LEMERCIER ... Sommes nous si peu à l'avoir ? A comprendre ? A accéder l'art si sublissime de Valérie LEMERCIER. Je ne vais pas m'épancher sur mon avis à propos de ce film, il est génial ! Tendre, drôle et emplis de dérision ! J'adore ! Ce qui savent apprécieront aussi. Dommage pour les autres spoiler: frustrés de la vie et pédants de première catégorie seulement, si vous pouviez cesser de dénigrer ce que vous ne pouvez pas comprendre, le monde s'en porterait mieux !
100% navet. Un ramassis de sketchs blindé d'exagérations, de clichés, une réalisation aussi plate que la poitrine de Marina Fois, un montage à la truelle, etc, etc...qui font de ce gloubiboulga un "truc" filmé brouillon et pénible au maximum à regarder. Une pierre de plus dans (l'énorme) jardin des catastrophes du cinéma français, d'ailleurs va falloir penser à sérieusement l'agrandir ce jardin, y'a déjà beaucoup trop de pierres !
L’originalité du cinéma de Valérie Lemercier dans le paysage désolé de la comédie française contemporaine tient certainement à ce goût pour le burlesque qui lui permet d’aborder des thèmes a priori sérieux – la vie princière, la solitude d’une vieille fille, la passion interdite d’une chanteuse pour son manager plus âgé –, ici l’adoption d’un jeune garçon russe par un couple qui ne peut procréer.
Le burlesque, comprenons le traitement comique et outrancier de sujets nobles, passe d’abord par des personnages caricaturaux : les parents incarnent cette frange de la bourgeoisie parisienne friquée et soucieuse d’être à la mode, à la fois traditionnelle et en rejet du traditionalisme catholique avec serre-tête et noms composés ; le fils constitue, lui, le stéréotype du Russe fermé qui jamais ne sourit et jamais ne parle. La confrontation de ces deux mondes occasionne des dérèglements jouissifs et révèle l’hypocrisie d’un microcosme parisien hanté par la frustration ; elle tourne en farce avec une aide à domicile qui voue un culte à Cyrille au point de humer ses caleçons, une mère juive étouffante qui souffre du départ de son époux, un propriétaire pénible qui menace d’appeler le syndic pour « des bruits de pas » toute l’après-midi.
S’il y a burlesque, il repose également sur le déguisement : les mannequins qu’Aleksandra bouscule en plein défilé, elle qui pourtant défendait que le rouge était le nouveau bleu (ou l’inverse) ; la cuillère de purée que lui écrase Alekseï sur le visage ; les costumes russes lors du rassemblement familial ; le tablier-statue de Cyrille… Sans hypocrisie, sans sentimentalisme forcé, le film choisit l’esthétique du carnaval pour mieux mélanger le vrai et le faux et dire la difficulté d’adopter, de faire nôtre un enfant qui n’est pas de nous, ainsi que la difficulté d’être parents, improvisation permanente qui porte ses fruits puisqu’à la stérilité initiale succède une grossesse symbolique.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 13 septembre 2020
Valérie Lemercier a écrit a réalisé 100% Cachemire. Si nous insistons pour lui reprocher quelque chose il est vrai de dire que pour l'instant du moins elle n'a pas le don de façonner le scénario original. Elle et son mari, Gilles Lellouche sont des Parisiens ultra branchés, sans enfants mais ils ont littéralement tout ce que l'argent peut acheter. Dans l'air raréfié dans lequel ils vivent leurs vies vides, la prochaine étape est limpide adopter un enfant russe. Si le résultat est prévisible l'équipe de Lemercier et Lellouche élève la banalité au niveau supérieur. Comme on pouvait s'y attendre les critiques ont saccagé ce film et il n'a jamais vraiment marché et c'est bien dommage...
Avis personnel. Gentil petit "film du jour" pour une histoire simple racontée avec bonne humeur même si le sujet est parfois plus dramatique qu'il n'y paraît. Valérie Lemercier est sympa et mignonne, comme presque toujours, et elle est bien entourée. A regarder pour un moment relax et souriant sans chercher midi quand il n'est pas midi.
Un film segmentant comme disent les gens de marketing. Valérie Lemercier endosse ici toutes les fonctions en plus de celle d'actrice où elle excelle par sa classe. Le couple de cinéma qu'elle forme avec Gilles Lellouche est peu crédible. Les personnages eux-mêmes y croient peu comme le montrent leurs aventures extra-conjugales. Sur le fond, il faut sans doute avoir adopté un enfant ou au moins avoir tenté le parcours de l'adoption pour apprécier la dérision des situations. Le mépris des gens modestes pour les gens fortunés est aussi traité ce qui est assez rare pour être noté. L'ensemble donne un étrange sentiment de brouillon, mais peut quand même être apprécié. Autant se faire son avis par soi-même !
Un désastre, je ne comprends pas où veut nous emmener le réalisateur, je m'ennuie à mourir, des longueurs et je me suis assoupie, faut le faire ! Un flop, un navet des plus déplorables jamais vu !
Très réussi et original. On ne s'ennuie pas une seconde. Lellouche est parfait, et Valérie porte remarquablement la toilette. Sujet casse gueule et traité dès le début avec une incorrectitude rafraîchissante Tout le monde en prend pour son grade. Le gosse est remarquable, le front bas, taiseux et buté. Les personnages sont bien vus et crédibles, les dialogues - et les tirades - font souvent mouche. Le film n'est pas avare en rebondissements. L'émotion est constamment sous-jacente, on frôle parfois le drame. J'y suis allé plus d'une fois de ma larmichette. Je mets au défi quiconque de ne pas être ému vers la fin, spoiler: en Sibérie, lors de la scène de l'orphelinat, quand Alexei, soudain radieux, se précipite vers Valérie en criant maman. .. Et comment ne pas aimer la Russie, sa musique, ses costumes, et... ses Russes ! NB : j'ai vécu avec ma compagne les PMA, FIV, ICSI, traitements, puis le calvaire du parcours d'adoption : demande(s) d'agrément, enquêtes, psys, assoces, dossiers, recherches de pays, procédures, pressions diverses... pour rien.