"The jazz singer" est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour le cinéma ! Ce film est à retenir pour son aspect révolutionnaire, puisqu'il est le premier film parlant de l'histoire du cinéma, que pour son scénario peu passionnant proposant une simple histoire de famille juive où s'affronteront projet professionnel et devoir héréditaire. Ce premier film parlant proposera une scène de dialogue, cinq scènes de jazz et une scène de chant religieux. La majeure partie du film restant muette, "The jazz singer" appartiendra donc bien à cette catégorie, mais aussi à celle des incontournables du septième art grâce à son avancée exceptionnelle.
Avec "Le chanteur de jazz", le cinéma va connaitre sa première grande révolution. Considéré unanimement comme le premier long métrage parlant, on n'y trouve pourtant que quelques séquences musicales, encadrées par de rares dialogues. Il n'empêche, le public de l'époque s'est précipité en masse, sauvant ainsi in extremis la peau de la Warner, qui traversait alors de graves problèmes financiers. Il n'est pas un hasard que le premier film parlant soit également et surtout un film chantant, Hollywood tissant alors un lien avec Broadway, un mariage d'amour, mais également d'intérêt et de raison, qui donnera naissance à quelques uns des plus beaux fleurons du cinéma américain. Même si l'entrée du parlant se fait somme toute par la petite porte, au travers d'un film attachant mais candide et à la mise en scène finalement trés fonctionnelle (Qui se souvient encore du nom de son metteur en scène, Alan Crosland ?), cette petite chose va trés vite faire l'effet d'un tsunami, faisant entrer le cinéma dans une nouvelle ère, emportant sur son passage des artistes jusqu'ici adulés mais qui ne se remettront jamais de cette révolution... Hollywood, ton univers impitoyable...
Le "Chanteur de Jazz" est aujourd'hui réputé comme étant le premier film parlant de l'histoire du cinéma. Outre ce lourd statut (à moitié mérité, puisqu'on y voit uniquement que quelques scènes chantées), le film présente de nombreuses qualités. L'histoire est celle de Jakie Rabinowitz, fils d'un chantre juif, qui décide de quitter la famille pour devenir un chanteur de théâtre et cabaret. Des années plus tard et ayant une carrière florissante, Jakie Rabinowitz retournera dans son New York d'origine et sera confronté à un choix typiquement cornélien : chanter dans la comédie musicale où il est embauché et connaître une belle carrière, ou changer de programme en devenant chantre pour aider son père dans la guérison (malade depuis son retour). Les conséquences de son choix ne seront pas celles attendues (loin du happy end). Le film surprend tout de même avec de très belles scènes malgré une simplicité du scénario plutôt visible. Je le conseille au moins pour son titre de "premier film parlant" de l'histoire.
Il est de ces films qui marquent l'histoire du Cinéma, non pour leur valeur intrinsèque, mais pour leurs innovations ou leur impact particulier. Ainsi Le Chanteur de jazz est depuis sa sortie même un évènement sans précédent : il s'agit du premier film parlant, ou du moins le premier à avoir des extraits chantés ou parlés. Pourtant, il serait injuste de limiter The Jazz singer à cela, et le film d'Alan Crosland mérite aussi une reconnaissance pour son récit pathétique, qui mêle mélodrame à comédie musicale. Le Chanteur de jazz raconte l'histoire d'un homme qui essaie de se séparer de ses origines juives, bien que tout l'y ramène, et spécialement son affection pour sa mère et son désir de réconciliation avec son père. Si le film peut paraître ambigu voire antisémite (le père veut à tout prix que son fils lui succède, il le renie dès que ce dernier souhaite disposer de son talent...), il n'en ait rien : il apparaît même comme un témoignage du statut des Juifs de l'époque voulant s'intégrer dans la société américaine. Et Le Chanteur de jazz est aussi, ne l'oublions pas, servi par l'admirable chant d'Al Jolson.
Pour tout cinéphile qui se respecte à voir parce que c'est la premier parlant. Autrement ce n'est pas exceptionnel, un mélo assez dégoulinant mais pas vide, et plutôt profond et curieux dans sa manière de confronter l'art sacré et l'art profane, le spectacle et la tradition ancestrale. Certaines répliques sidèrent : grimé en Noir avant son spectacle, le chanteur devient "son ombre", chantant l'amour filial sur la scène de music hall, il "appartient à tout le monde"... Le premier parlant est de fait surtout le premier musical, le chant précédant la parole (la parole à la mère qui plus est) et occupant largement la majorité du film.
Le chanteur de jazz est un classique du cinéma très sympathique. Il s'agit là du 1er film parlant (d'ailleurs il n'est que partiellement parlant, une grande partie du film restant muette). La thématique sera très souvent reprise plus tard (celle du personnage qui rêve d'une vie d'artiste qui va à l'encontre des souhaits des parents). Al Johnson est excellent dans le rôle principal. Il chante et joue super bien, il est particulièrement expressif. En revanche, ce n'est pas du tout crédible d'entendre l'enfant au début du film chanter avec une voix d'adulte. Pour le réussi, le film est plutôt réussi.
Précurseur du parlant, Un film historique pour le cinema !! je me suis remis dans le contexte et il devait vraiment être impressionant mais je le qualifierai pas de chef d'oeuvre. A voir
Ce film n’a pas pris une ride. C’est triste de voir à quel point l’histoire se répète et le monde n’évolue jamais. C’est toujours un plaisir de voir un vieux film, c’est mignon de voir le montage de l’époque et le jeu des acteurs. Un film toujours actuel.
D'accord c'est un (très) vieux film, c'est tout de même le 1er parlant!Malgré ça l'intrigue reste moderne et le film regardable même si la réalisation est un peu daté.A voir c'est quand même un film historique.
Le fait que le chanteur de jazz soi le premier film parlant de l'histoire du 7e art est un solide prétexte pour ne pas passer à côté, et après sa vision, je dois avouer qu'il soit une date pour le cinéma m'importe peu : c'est avant tout un film sublime. Déjà je ne suis pas un grand habitué des films muets, pardonnez donc mes réactions enthousiastes de novices à ce sujet qui vont suivre. En effet le seul dialogue du film dure à peine une minute et que tout l'aspect innovation sonore technique se situe dans les chants. La musique est bien sûr son point fort, dès l'ouverture elle anime l'écran de joie et de vie, et sa qualité m'a franchement plu. Ensuite arrivent les premières scènes, simples mais ô combien touchantes, les mimiques des acteurs étant super émouvantes, de la femme du chantre se tamponnant les yeux au regard sournois mais sympathique de Yudelson le voisin qui les aide. L'histoire est celle d'une quête initiatique qui est posée avec une simplicité débordante d’honnêteté, et qui s'affine au fur et à mesure que progresse la carrière de Jackie, pour se terminer sur une épreuve des plus difficile qui lui demande de choisir entre son avenir et le pardon de son père. Ce questionnement nous tiraille à nous aussi, spectateur, sur ce que nous aurions fait à sa place, car si la conclusion est positive, c'est que du point de vue du réalisateur le bon choix est là : pour moi le raisonnement est qu'il faut s'interroger si on ne va pas se morfondre le restant de nos jours à cause d'un acte qu'on regrettera à jamais (celui de laisser son propre père mourir afin de saisir la chance de notre vie) malgré un destin orienté vers la reconnaissance et le succès. Le choix de Jack est moral, si il loupe une étape décisive de sa carrière, il pourra toujours le retenter de se relever (avec un talent comme le sien, il devrait y arriver), et des regrets de ce genre ne peuvent en rien égaler ceux du à l'abandon de son père. Ce final est mené avec rapidité et la tension dramatique monte en flèche. On savourera d'autant plus la dernière chanson du film et « l'exit » en musique. Ces chansons de jazz qui jalonnent ce long métrage sont interprétés à merveille par Alan Crossland, qui m'a enchanté alors que je suis un inculte du jazz. Cet homme est tout aussi génial en tant qu'acteur, tout comme les autres, mais c'est aussi le réalisateur. Il livre des images d'une plastique noir et blanc vraiment somptueuse, avec des reflets lumineux magnifiques et de nombreux détails, c'est peut-être aussi la qualité de la restauration qui y est pour quelque chose, mais là j'étais aux anges...On pourrait qualifier ce film de trop simpliste ou trop basique, moi j'y vois une œuvre remplie de bonté et diffusant de l'entrain à pleine puissance, un sacré stimulant contre les esprits bornés qui nous posent des problèmes lorsqu'on les rencontre (le message pourrait bien s'étendre au racisme), et un joli morceau de plaisir musical !
Ce film est considéré comme le premier film parlant. Il s'agit en fait plutôt d'un film sonore, comportant des bruits d'ambiance, de la musique et seulement quelques paroles. Les scènes uniquement jouées sont muettes (avec me semble-t-il des intertitres). J'ai été assez surprise en découvrant ce film; pas à cause de ce que je viens de dire, mais de son cadre. Le héros est en effet un jeune Juif (dont les parents sont probablement des immigrés russes ou polonais) qui a dû quitter le domicile familial pour pouvoir s'adonner à sa passion du jazz, et qui retrouvera sa famille dans des conditions dramatiques (son père, chanteur de synagogue, est trop malade pour assurer un office et on lui demande de le remplacer-il semble qu'avant de se consacrer au jazz, il ait été formé pour cette fonction- ce qui le fait renoncer à un show qui pourrait être décisif pour la suite de sa carrière). Du coup, une partie de la bande-son est composée de chants religieux en hébreu... (le héros en écoute aussi lors d'un concert donné par un célèbre cantor) . Il n'y en a pas tant que ça, mais ça surprend dans ce que je pensais être au départ une simple comédie musicale jazz, et ça marque (et ça rend le film assez original , dans la catégorie films musicaux).
Qu'est ce qu'un chef d’œuvre ? Je dirais que c'est un film qui ne vieillit pas ! Un film qui traverse le temps sans prendre une ride, et dont l'histoire, ou l'interprétation, ou la mise en scène, en font un grand moment de cinéma, un classique indémodable, comme The Kid, ou L'aurore, ou le cuirassé Potemkine. Le chanteur de jazz est le premier film parlant, est ce pour autant un chef d’œuvre ? Non ! Juste le premier film parlant, sans aucun autre intérêts. Exclusivement réservé aux cinéphiles qui ne veulent pas mourir idiot. Heureusement qu'il ne dure que 80 minutes.