L'enquête est passionnante mais le mélange des genres avec le fantastique est franchement décevant. Ces effets spéciaux sont .... très spéciaux et je ne comprends pas leur utilité dans le film. Le sens caché n'est pas totalement dévoilé non plus. Bref comme une impression de manque d'inspiration malgré un sujet captivant.
A l'aube de l'An 2000, le cinéaste Roman Polanski (« Rosemary's Baby », « J'accuse » etc...) nous invite à plonger dans une enquête littéraire visant à faire revenir Satan sur Terre. Le scénario, tout à fait passionnant, nous fait suivre les aventures d'un amateur de livres rares et anciens, à l'honnêteté parfois discutable. Ce drôle d'aventurier des bibliothèques est recruté par un riche collectionneur qui a dédié sa passion et sa fortune au Diable en personne. S'en suit une course poursuite rocambolesque, à la recherche de trois œuvres rarissimes, chargées d'énigmes ésotériques et de symboles obscures. Cet espèce de « Da Vinci Code » inversé et sulfureux se révèle tout à fait passionnant et ce, dès les premières minutes. En effet, les morts violentes s'accumulent bientôt autour de notre héros qui se débat comme il peut pour parvenir au bout de sa quête, si possible vivant. Le rythme et le suspense, fonctionnent à merveille et donnent à cette œuvre (parfois un peu oubliée) un délicieux parfum de fantastique. Côté interprétation, Johnny Depp fait le show avec sa classe habituelle et Emmanuelle Seigner se révèle diablement attirante, dans un rôle particulièrement ambigu. Sans sa fin, nettement bâclée pour des raisons que je peine à comprendre, ce film serait un modèle du genre. Il n'en reste pas moins très immersif et divertissant. A voir, ou à revoir sans modération !
Je suis un bibliophile et de voir ce libraire spécialisé dans les livres rares tripoter presque amoureusement ses bouquins (même si sa motivation reste avant tout l'argent), à l'heure de la liseuse, ça m'a fait plaisir. L'atmosphère est assez prenante grâce à la photo du talentueux Darius Khondji. De lents et larges mouvements de caméra pour balayer la pièce, un vieux qui se suicide, des livres maudits, une enquête menant Depp à travers la France, le Portugal, ça a piqué mon intérêt. En plus, il est accompagné par notre Emmanuelle Seigner nationale, compagne du cinéaste Polanski, qui reprend son rôle de séductrice vénéneuse de Lunes de fiel. Les meurtres s'enchaînent au fur et à mesure que le mystère s'épaissit. La fin à la Eyes Wide Shut m'a paru un peu grotesque et je ne pense pas que ce soit le film qu'on retiendra dans la carrière de Polanski. La Neuvième porte est un divertissement avec Johnny Depp dedans et je pense que Polanski l'a avant tout conçu comme tel.
Un film aujourd'hui curieusement sous estimé réalisé en 1999 par Roman Polanski qui mérite reconnaissance à mon gout !! Quand je lis certaines critiques venant de la presse que c'est un film mineur dans la carrière du cinéaste et vu que je ne l'avais pas revu depuis l'époque de sa sortie, je pense qu'il faut mettre les choses au clairs avec un nouveau visionnage. J'admets que ce long métrage n'est pas parfait , mais quand mème, il y a une part de mystère dans le déroulement de l'histoire d'un chercheur de livres anciens authentiques qui cherche contre une belle somme d'argents de chercher un livre qui va l'emmener a prendre des risques sur lui et ses proches professionnelles , de rencontrer des personnes énigmatiques jusqu'à trouver réponse signé LCF (!). Le cinéaste Roman Polanski signe une mise en scène irréprochable avec des images, photos, et lumières sublimes signé par Darius Khondji, un scénario énigmatique comportant du mystère et une dose d'humour et une musique entrainante. Les comédiens sont escellents comme Johnny Depp, Emmanuelle Seigner, Lena Olin ou Frank Langella plus les seconds roles. A voir ou revoir.
L'enquête est très intéressante, ainsi que tout ce qu'il s'en suit. Cela manque parfois de rythme, mais on suit allègrement Johnny Depp qui déambule et trébuche dans son enquête jusqu'à son dénouement et final un peu fantastique. Un bon film avec Emmanuelle Seigner en jolie "fille" mystérieuse.
La neuvième porte est un Polanski vraiment mineur et inégal. Si le début du film est plutôt plaisant et que son aspect enquête dans des bibliothèques m’a vraiment intéressé, j’ai trouvé que le film se délitait au fur et à mesure qu’on entrait réellement dans le film fantastique, à croire que Polanski ne se sentait pas à l’aise avec cet aspect (et pourtant il a déjà prouvé qu’il savait le faire) mais les passages plus surnaturels donnent l’impression d’avoir été bâclés et expédiés. Il y a aussi de mon point de vu trop d’incohérences de choses qui ne fonctionnent pas pour faire un bon film. Tout n’est pas à jeter (Johnny Depp et Franck Langella s’en sortent pas mal) mais honnêtement on pouvait attendre mieux de Polanski.
Esotérisme et fantastique ont souvent vogué de concert dans la filmographie de Polanski (que l'on pense à Rosemary's Baby, évidemment), mais je dois avouer que je ne suis pas très sensible à la patte du cinéaste lorsqu’il manie ce genre de sujet. Certes, le style est feutré et intéressant, Polanski assume parfois un côté grotesque qui paraît se moquer de sa propre histoire, mais une espèce de faux rythme s'installe, et l'on ne peut pas dire que le casting nous livre une performance de haute volée, loin s'en faut. Rien que Johnny Depp est déjà apparu plus investi dans ses rôles, avant comme après ce film. En gros, ce sujet n'a servi que de prétexte pour quelques plans et scènes visant à "l'icône", nuisant en retour à l'épaisseur du récit.
Un des meilleurs films de Roman Polanski. Cette enquête aux portes de l'occulte et au rythme alangui possède un caractère unique, mystérieux, et une intrigue assez hypnotisante. Rajoutez à cela le duo Johnny Depp - Emmanuelle Seigner, et vous obtenez un classique du cinéma fantastique, bien loin des blockbusters préformatés !
Sujet original car portant sur l'univers du livre et donc peu utilisé jusqu'àlors. Depp y est formidable sous l'oeil d'un Polanski inspiré pour créer une ambiance sombre et poussiéreuse. Malheureusement, le final un peu confus et quand même incompréhensible nuit à l'ensemble qui laissait augurer une explosion du Mal attendue. Dommage.
Aaaah, La Neuvième Porte. Un film lent mais tellement immersif quand on est fan de ce genre d'univers. Personnellement j'ai adoré, je l'ai revu plusieurs fois, la magie opère à chaque fois. La photographie et l'ambiance sont superbes et malgré l'aspect ironique avoué par Polanski, j'ai réellement adoré ce film en le prenant au premier degré. D'ailleurs voici pour moi la théorie ultime sur le scénario de ce film qui a été écrite à la sortie par une critique un peu spéciale mais très intéressante : spoiler: Le personnage principal n'est autre que le Diable, il s'est effacé la mémoire lors de sa réincarnation dans un corps humain pour une raison inconnue. A chaque fois que celui-ci perd connaissance ou s'endort, un mort survient. Le film relate au final l'inconscient du Seigneur des Enfers qui recherche les artefacts clés qui lui permettent à la fin de retourner dans son royaume. La femme qui le suit n'est autre qu'une succube, une démone à son service qui est là pour le guider lorsqu'il est sous sa forme humaine. La dernière page retrouvée représente d'ailleurs cette succube en train de copuler avec le Dragon à plusieurs têtes, représentation du Diable. Magistral.
Un film plutôt agréable, très bien emmené par un Johnny Depp très en forme, Roman Polanski nous plonge dans un univers mystico-religieux avec beaucoup de réussite. Les premières séquences sont très intéressantes, et l'utilisation de la BO très réussie. Les rebondissements sont nombreux et l'ensemble ne perd pas en souffle malgré les invraisemblances qui s'accumulent, l'ambiance inquiétante et les mouvements de caméra nous permettent d'y croire encore longtemps. Cependant la dernière demie-heure me semble mal négociée, du dénouement de l'intrigue à la réalisation des effets spéciaux, le style est plus brut et moins soigné. Dommage !
Ce film, réalisé par Roman Polanski et sorti en 1999, n'est pas mal mais tout de même un peu spécial. Le film est adapté du roman "Le Club Dumas" de Arturo Pérez-Reverte mais n'ayant pas lu ce dernier, je ne pourrais pas le comparer au film, j'ai juste pris connaissance du fait que le livre est beaucoup plus fourni, notamment avec une seconde enquête. Bref, c'est en tout cas ici l'histoire d'un spécialiste en livres rares qui est chargé, par un riche collectionneur et adepte de démonologie, de comparer une édition avec les deux seules autres existant au monde, l'une étant en Italie et l'autre en France. Bien évidemment, son enquête va le mener beaucoup plus loin. Bon voilà, déjà rien qu'avec le contexte, on pourrait se croire dans une adaptation de Dan Brown mais le film va encore plus loin en y incluant des éléments mystiques complètement assumés, ce qui m'a, je l'avoue, un peu surpris. Je pensais en effet que la période démons chez Polanski lui était passée et qu'il avait ici signé quelque chose de beaucoup plus terre à terre (il faut dire que je n'ai pas vraiment lu le synopsis, ni regarder de bande annonce avant de me lancer dans cette aventure). Nous avons au final quelque chose qui touche (carrément) au fantastique mais qui ne tombe pas pour autant dans le ridicule (spoiler: mis à part peut-être lorsque l'on voit Emmanuelle Seigner voler ) et qui est digne d'un véritable thriller. J'aime beaucoup en effet lorsque ce genre de mystère s’épaissit au fil du film, cela a pour effet de maintenir notre concentration et nous émerveiller de plus en plus. D'ailleurs, malgré les plus de deux heures de film et même si je n'ai pas adoré, je ne me suis pas ennuyé une seconde car j'étais réellement captivé par le film. Je pense même que c'est le genre de film dont il est nécessaire de voir plusieurs fois, afin de bien en comprendre tous les aspects et repérer tous les indices, invisibles au premier coup d’œil. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance, notamment à l'aide de l'excellente B.O. signée Wojciech Kilar et puis bien-sûr à la mise en scène. Nous y retrouvons d'ailleurs très bien son style et il y reprend notamment une certaine esthétique que nous avions pu voir dans sa trilogie des appartements maudits. Du côté des acteurs, Johnny Depp est très bon dans ce genre de personnage et Emmanuelle Seigner qui a l'air de très mal jouer durant tout le film, jusqu'à spoiler: ce qu'on se rende compte que c'était en fait pour coller avec son personnage (c'est donc finalement plutôt bien joué). "La Neuvième Porte" est donc un film quelque peu déroutant mais néanmoins captivant.
On en attendait surement un peu plus, de la part de R. Polanski (qui tape souvent bien plus fort...^^). Mais pour le res,te l'histoire est originale et plutot prenante. LEs acteurs jouent correctement, et Roman P. nous offre un J. Depp comme on ne le voit que peu souvent dans ce genre de rôle. On ne s'ennuit pas, et l'on suit avec minutie le périple de J. Depp, qui se récèlera pleine de surprise et avec de bons rebondissements. LE final est quant à lui assez décevant. Je suis resté sur ma faim. Il parait comme baclé (tout en tant quand même innatendu), mais en même ; je ne vois pas mieux^^. Pour finir, la neuvième porte est un bon film pour les amateurs du genre ; et reste un bon divertissement. C'est donc pas un chef d'oeuvre (et c'est dommage car un scénario béton comme cela, il y avait matière à), mais une oeuvre tout à fait honorable. A condition de ne pas le comparer aux autres oeuvres de Roman P. (souvent plus percutante) et ne pas oublier que le film a deja plus de 10 ans. Il est digne des grands films du style, rien que par son originalité et le develloppement de l'histoire. Un poil peut être trop long. Bon petit film.