Pas son genre
Note moyenne
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422 critiques spectateurs

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titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2014
une rencontre fortuite entre deux personnes que tout oppose et l'amour arrive;
superbe duo avec Emilie Dequenne toujours joyeuse et heureuse de vivre mais
parfois plus profonde et d'une grande beauté et sensible avec Loïc Corbery
plus renfermé moins prolixe parfois secret mais qui a un charme indéniable.
une très belle histoire superbement mise en scène.
Valerie N
Valerie N

22 abonnés 216 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2014
Bouleversant ! je suis sortie de la séance l'estomac noué, "mal aux tripes" tellement j'étais dans la peau de Jennifer. Le réalisateur fait un tour de force en nous plongeant dans la tête des personnages. On est Jennifer, on souffre pour elle. Emilie Dequenne est impressionnante, fantastique actrice, j'espère qu'elle nommée aux césars, comme le film et l'acteur Loic Corbery dont on se demande toujours ce qu'il a dans la tête.
Les dialogues sont vraiment très bien écrits et certains échanges verbaux autour de la philosophie sont des moments de pure poésie.
Yossi Z
Yossi Z

28 abonnés 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2014
Que dire, si ce n'est que j'ai adoré. A coup sûr, le meilleur film français depuis le début de l'année .
lugini
lugini

22 abonnés 249 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2014
Ce film m'a enchantée. J'ai trouvé les acteurs très bons. Certains comparent ce film à la dentellière que je n'ai pas vu. Pour ma part, j'ai beaucoup de mal avec Isabelle Huppert, toujours en bourgeoise intello, au visage assez froid et qui ne sort pas de ce registre, que ce soit dans un drame, une comédie ou un polar et je n'arrive pas à la trouver crédible alors qu'Emilie Dequenne a un vrai charisme. Elle peut être pétillante, triste, névrosée... et ça se voit et se ressent.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2014
Après "38 Témoins" un film que je n'avais absolument pas aimé Lucas Belvaux revient avec un film qui m'a laissé craindre le pire pendant 15/20 minutes et pourtant c'est tout l'inverse qui s'est produit. J'ai vraiment adoré ce film tout en simplicité avec l'histoire d'amour entre ces deux personnes que tout oppose avec la coiffeuse qui aime les choses simples et le professeur de philosophie un peu bobo sur les bords mais sans jamais tomber dans le cliché pour l'un comme pour l'autre, hormis ces différences sociales il y a une autre chose qui les différencie, leur vision de l'amour et c'est surtout sur ça que va se concentrer l'histoire. Ce film arrive à nous faire rire, à nous toucher et même à nous surprendre jusqu’à la dernière minute et c'est un gros point positif dans ce genre de film. Si j'ai beaucoup aimé ce film c'est aussi en grande partie grâce à Emilie Dequenne qui est tout simplement superbe je veux pas revoir à la baisse la prestation de son partenaire mais elle illumine l'écran et c'est la seule à nous faire partager des émotions.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2014
Après l'excellente trilogie "Un couple épatant", "Cavale", "Après la vie" (2001) et jusqu'à son denrier "38 témoins" (2012) Lucas Belvaux s'était focalisé dans le drame sur fond d'une certaine violence sociale. Avec ce nouveau film le réalisateur belge ouvre une nouvelle voie avec un film plus léger (un peu plus) et offre un romance qui ne manque pas de qualités... et de défauts ! Le couple épatant est interprété par Emilie Dequenne et Loïc Corbery. On connait Emilie Dequenne, et là elle joue une jeune coiffeuse pétillante et souriante assez proche de sa vraie personnalité (d'après elle). Par contre il s'agit du vrai premier rôle pour Loïc Corbery, pensionnaire de la Comédie Française qu'on a pu apercevoir dans des seconds voir des troisièmes rôles comme dans "A coup sûr" (2013) où il comparait Laurence Arné à une limace !... Belvaux adapte le roman éponyme de Philippe Vilain et filme donc cette histoire d'amour entre un prof de philo, bobo parisien avec une jeune coiffeuse provinciale. Tout repose donc sur la différence sociale mais surtout sur cette différence culturelle. Le gros défaut du film réside dans l'incroyable profusion de clichés et autres poncifs... La coiffeuse est inculte, frivole, et se passionne pour des choses qui sont jugés beauf comme le karaoke où appelé son amant "chaton" et aime la musique des années 80 (mon dieu !). Le prof de philo a presque honte de travaillé à Arras (?!), il se croit supérieur, il sait tout, est super cultivé, sur de lui... Ce clivage très fortnous empêche de croire vraiment à cette histoire d'amour. En effet ce prof de philo semble finalement plus en étude philo-sociologique vis à vis de sa conquête. Si le roman est écrit à la première personne (le prof étant le narrateur) ici c'est un peu différent, le prof est antipathique et froid tandis que la fraicheur et le charme de Emilie Dequenne a toute notre empathie. Malgré tous ces stéréotypes et imageries simplistes Belvaux réussit à nous emporter, se mise en scène filme amoureusement la coiffeuse et sert dès qu'il peut le regard à la fois perdu et sur de lui du prof. Quelques scènes sont un peu longues (karaoke) mais l'émotion est souvent au rendez-vous. Un beau film au final mais trop bancal pour vraiment nous combler.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2015
Lucas Belvaux s'essaye à la comédie romantique en racontant l'histoire d'amour entre un professeur de philo parisien (Loïc Corbery magnifique) et une jeune coiffeuse qui vit à Arras (magistrale Émile Dequenne). Dans "Pas son genre", Belvaux ne tente jamais d'éviter les clichés (le prof trop cérébral pour pouvoir s'amuser et qui ne connaît même pas Jennifer Aniston, la fille qui se limite à lire "Voici" et tétanisée devant "L'Idiot" de Dostoïevski) pour mieux les transcender lors de scènes bouleversantes décrivant le quotidien du couple. En effet, le film parvient à trouver une sorte de vérité des sentiments et de l'émotion grâce notamment à une écriture d'une grande subtilité, quasi rohmerienne, et à une interprétation qui trouve le juste équilibre entre la recherche d'un naturel pur et un décalage singulier. Même dans sa mise en scène, le film trouve une précision qui permet à certaines scènes-clés (la dispute, le karaoké, la scène d'amour) d'atteindre une intensité plutôt rare dans le cinéma naturaliste français de ces dernières années ("La vie d'Adèle" reste intouchable). En bref, un très beau film auquel il ne manque qu'une forme de radicalité (certainement dans la réalisation) pour atteindre des sommets.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2020
On ne sait si c'est parce qu'Emilie Dequenne est hypnotisante que Loïc Corbery est si oubliable ou si ce sont les caractères diamétralement appuyés qui rend l'ensemble déséquilibré. La conclusion ne suit pas non plus et on en vient à se demander si l'inversion des caractères n'aurai pas trouvé notre indulgence dans ce récit.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2014
Je ne connais pas un seul exemple de bon film "sociologique", le cinéma étant - en tout cas pour moi - par essence l'antithèse d'une analyse comportementale basée sur des archétypes statistiques de comportement. Le scénario du dernier Lucas Belvaux, "Pas son Genre", avait donc tout pour nous faire fuir : la rencontre amoureuse, forcément promise au désastre, de deux stéréotypes, le philosophe parisien et la coiffeuse provinciale, un sujet littéralement effarant !... Mais comme on a confiance en Belvaux, on insiste... et on a raison. "Pas son Genre" transcende peu à peu - mais quand même facilement - la bêtise programmée de son sujet, grâce à la sûreté de la mise en scène de Belvaux, et surtout de l'habituelle "transcendance" d'Emilie Dequenne, qui élève son personnage loin des conventions, et l'illumine - littéralement - d'une humanité magnifique. Malgré le manque de réciprocité du personnage masculin, dont l'opacité, sans doute voulue par Belvaux, s'avére stérile, déséquilibrant le film et le privant du minimum de "dialogue", Belvaux achève de sauver "Pas son Genre" grâce à une fin à l'intelligence inattendue, une fin qui risque bien de marquer tout spectateur un peu trop sensible !
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2014
La coiffeuse et l'intellectuel. La provinciale (d'Arras) et le parisien. Elle lit Gavalda, lui, Kant ou Dostoïevski. Attraction des contraires. Une histoire d'amour qui se heurte à la violence des différences sociales et surtout culturelles. Il est aisé de parler de clichés quand on aborde les personnages de Pas son genre. Peut-être, sans doute. Mais Lucas Belvaux va au-delà, sonde le coeur et l'âme de ce couple a priori improbable. C'est tout l'intérêt du film qui sait se faire léger, dans un univers à la Demy, avant de devenir profond et d'aller au plus loin dans ce qui fait l'essence d'une relation amoureuse. Belvaux adopte une mise en scène plutôt neutre laissant toute place aux dialogues, extrêmement bien écrits et au jeu de ses deux comédiens. Emilie Dequenne est une fois de plus incroyable, rayonnante et d'une lucidité absolue. Loïc Corbery se révèle, bel indifférent qui vit dans la théorie. La confrontation de leurs univers est euphorisante, désenchantée et cruelle. Comme la vie. Pas son genre est une comédie romantique qui n'esquive pas la tristesse pas plus que la réalité. Et ça fait du bien. Et un peu de mal.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2014
Elle est coiffeuse et elle aime les films avec Jennifer Aniston. Il est professeur de philosophie et il lit Dostoïevski. Ces deux-là sont des des opposés et pourtant ils se rencontrent, ils s'apprécient, ils font l'amour et elle tombe amoureuse. Je dis bien elle car lui cache ses sentiments qu'il ne dévoile jamais. D'un sujet que n'importe quel abruti pourrait faire tomber dans la niaiserie la plus totale, Lucas Belvaux nous offre un film touchant. Il y a certes des défauts, certaines longueurs et quelques reproches dans le traitement du personnage de Clément, assez hermétique finalement car merde, qui ne tomberait pas amoureux d'Emilie Dequenne dans ce film ? S'il y a bien une bonne raison de voir "Pas son genre", c'est pour elle. Attention Loïc Corbery est très bon mais Dequenne est bourrée de charme, de joie de vivre mais en même temps d'une certaine fragilité qu'elle joue à merveille. Il faut la voir chanter "I will survive" les larmes aux yeux pour comprendre l'intensité de son jeu. Lucas Belvaux filme ses deux personnages de près et nous pose une grande question : l'amour peut-il résister aux différences culturelles et sociales ? Et il a l'intelligence de ne pas nous donner la réponse, nous donnant de quoi réfléchir. Et vous savez quoi ? Ça fait du bien !
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2020
Il est un homme, elle est une femme (là… sûr que je ne suis pas très original). Il est brun, elle est blonde. Il vient de la capitale animée par des soirées huppées, elle vit dans un quartier populaire d’une petite ville de province où il fait bon vivre. Il est prof de philo, elle est coiffeuse. Il ne croit pas en l’amour et donc pas au couple, elle rêve d’un prince charmant, pardon DU prince charmant. Il est quelconque, elle est jolie. Quoique la notion de beauté est très aléatoire et varie du tout au tout selon les uns et les autres. Et pourtant, ils vont être amenés à se rencontrer. Au vu des différences notables que je viens d’énumérer, le titre n’a rien de surprenant et s’impose comme une logique implacable. Certains d’entre vous diront peut-être que le titre spoile plus ou moins la chute du film. Rien n’est moins sûr, partant du constat que certains couples sont composés de deux personnes diamétralement opposées et qui marchent, à condition toutefois que ces personnes se complètent. A l’inverse, on dit que « qui se ressemble s’assemble », mais il suffit de regarder autour de soi pour constater que ce n’est pas là non plus un gage de réussite du couple. Dans le cas des différences, il faut trouver le parfait équilibre de la complémentarité. Concessions mutuelles doivent être inscrites dans tous les cas au programme permanent du couple. Il s’appelle Clément. Elle s’appelle Jennifer. Il vient d’être muté à Arras et ne connait personne, elle vit depuis toujours dans cette ville, aime son métier, a ses copines, ses activités extra-professionnelles et son fils. Lui ronge son frein contre cette mutation qu’il voit comme une punition voire un purgatoire et elle, croque la vie à pleine dent. Vient la rencontre, fortuite, comme seul le hasard sait les organiser. Mais comment Clément et Jennifer vont-ils s’apprivoiser alors que tout les sépare ? Cette formidable mécanique de la séduction est justement le premier atout du film. Oui, il en comporte quelques-uns, mais pour une fois, je préfère donner le premier dans son ordre chronologique. A voir évoluer les deux personnages, on se dit qu’ils ne tardent pas à trouver l’équilibre. Le fameux équilibre de la complémentarité. C’est normal, c’est tout neuf. Donc c’est forcément tout beau, tout merveilleux. Des sujets de discussions sont toujours trouvés, et bien qu’ils soient (presque) tous placés sous le signe de la philosophie, ils ne sont pas dénués d’intérêt. On s’étonne même que la petite coiffeuse parvienne à être plus loquace que le prof de philo. Pour la petite blague (extérieure au film), il se dit que la femme prononce deux fois plus de mots que l’homme : soi-disant parce qu’à nous les hommes, il faut toujours (enfin presque, il ne faut pas exagérer non plus) répéter deux fois la même chose… Ce n’est pas faux, même si ça fait mal de l’admettre. Nul besoin de répéter les choses pour aucun des deux personnages, leur relation étant suffisamment récente pour faire preuve d’une attention de tous les instants. Mais quand même ! Parler plus qu’un prof de philo, il faut le faire. Certains d’entre vous me direz que par son métier, elle est super entraînée. Bien qu’on ne la voit guère s’occuper d’autres clients, on peut supposer que ce n’est pas faux là non plus. Toujours est-il que les discussions distillées par les deux personnages principaux ne sont pas inintéressantes. Que ce soit par le prof lui-même quand il assure ses cours… lui au moins, on le voit un peu dans l’exercice de ses fonctions. Ainsi on nous prouve l’utilité de la philosophie, on nous apporte une autre approche du temps. Et puis il y a cette curieuse similitude entre la philosophie et la coiffure. Pour finir, vous saurez faire la différence entre « être belle » et « être jolie ». Seulement voilà : il y a une petite réplique arrivée assez tôt dans le film et qui reste quelque part dans un coin de notre tête et qui tourne inlassablement comme si celle-ci voulait revenir sur le devant de la scène pour mettre en évidence les différences. Cette réplique, justement soulignée par Gérard Rocher que je suis depuis quelques semaines, est la suivante : « Vous êtes professeur de philosophie, moi je suis coiffeuse ! » Constat innocent, mais tellement vrai. Deux métiers fondamentalement différents si on y réfléchit bien. Oh n’ayez crainte, je ne compte pas philosopher sur quoi que ce soit, mais il suffit d’être un minimum observateur pour déterminer que Jennifer se laisse guider par une grande part de hasard. Après tout, autant laisser se laisser porter par les événements comme ils doivent se faire. Les clients du salon : vient qui veut, à la fréquence qu’il veut. Ils ne sont pas toujours les mêmes, ont tous des personnalités différentes, des façons différentes de considérer les choses, des façons différentes de les appréhender. Certains sont bavards, d’autres plus taiseux, souriants ou renfrognés, bref il y a de tout. De quoi alimenter (ou pas) des discussions aux sujets variés. Forcément, Jennifer a de la bouteille en matière de discussion. Clément, lui, semble enfermé, prisonnier de la philosophie. Totalement prisonnier. Comme pris dans une camisole de force dont il n’arrive pas à se défaire, lui disant ce qu’il faut faire et ne pas faire, lui dictant la marche à suivre. Une camisole symbole de ces certitudes et incertitudes. Sauf que le gouffre des incertitudes lui fait peur, au point de se sentir obligé de tout rattacher à la philosophie (et donc aux certitudes). Un peu comme quelqu’un qui souffre du vertige et qui doit se faire seconder par une seconde personne pour arriver enfin à bouger. D’une certaine façon, cette seconde personne est personnifiée par Jennifer, mais celle-ci apporte malgré elle d’autres tourments : le vertige de l’amour. D’autant plus vertigineux qu’il n’était pas attendu, en tout cas pour Clément pas à Arras ! D’autant plus que ça menace ses certitudes très personnelles sur ce sentiment. Cependant au gré de l’évolution des personnages, Clément est-il vraiment amoureux ? Ou Jennifer n’est-elle pour lui qu’un simple plan cul, pour reprendre les termes de cette mignonette petite coiffeuse ? Le doute est permis. Lui se révèle pressé, maladroit. Un peu comme si son avenir immédiat devait en dépendre. Elle, pourtant plus active, plus vivante, est plus posée et veut prendre davantage le temps. Mmmm, perso, je préfère aussi quand ça résiste. Oulaaaaa, je m’égare. Où en étais-je ? Je ne sais plus. Si, ça y est : je repose les questions du début de ce paragraphe. Bien que j’ai ma petite idée, encore que le doute m’inonde encore plus ou moins, je laisse chacun aller de sa propre interprétation selon sa propre perception. Le fait est que le réalisateur-scénariste a su mettre en avant les attentes de l’un et les attentes de l’autre. Concernant Jennifer, c’est explicite. Pour ce qui est de Clément, c’est plus flou. Beaucoup plus flou. J’ai même supposé que c’était une femme qui avait fait ce film, n’ayant pas prêté attention aux noms lors du générique du début. Eh bien que nenni ! C’est bel et bien un homme, répondant au nom de Lucas Belvaux. Ouaouh ! Un homme qui sait reconnaître les défauts de la gente masculine vis-à-vis des relations amoureuses… Entre le cadeau antiromantique par excellence, le livre d’un auteur pour lequel on a besoin d’un dictionnaire pour essayer de comprendre ce qu’il dit, les non-dits et les maladresses qui font mal… Maintenant je comprends pourquoi le public est autant divisé. Pas facile de se voir jeter à la figure des vérités. Là je parle surtout voire exclusivement des spectateurs masculins. Ben tiens, la fierté en prend un coup ! Pas facile de voir avec autant d’évidence à quel point on peut être à côté de la plaque. Bon il est vrai que des fois (et là je risque de perdre quelques lectrices), les femmes ne sont pas simples non plus. Mais ce n’est pas le cas de Jennifer ! Elle au moins, a le mérite d’aspirer à quelque chose de vrai. A quelque chose qu’elle peut humer à loisir. La preuve par la simple mais néanmoins jolie scène de la plage. A quelque chose qu’elle veut partager à deux et pas toute seule. La preuve dans l’après séance du karaoké. Cette description de deux êtres ne peut être menée que par quelqu’un qui ressent véritablement les choses, par quelqu’un de profondément humain et capable de regarder la nature humaine dans sa plus stricte vérité. Mais elle ne peut être possible aussi que par des acteurs totalement impliqués. C’est le cas de Loïc Corbery dans le rôle de Clément et d’Emilie Dequenne dans celui de Jennifer. Mieux, on sent cette dernière totalement concernée. C’est à se demander si quelque part, en ce scénario elle n’a pas trouvé écho à sa vie ou à une partie de sa vie. Il suffirait de se pencher sur sa biographie pour le savoir, mais comme je ne suis pas du genre presse VIP… eh oui, je suis de ceux qui laissent les stars vivre leur vie. Bref ! Dans tous les cas, Emilie Dequenne s’active beaucoup dans ce rôle et y parvient avec brio tant elle rayonne. Quant à Loïc Corbery, ou plutôt Clément, on a envie de lui balancer quelques coups de pied au cul. De lui dire de continuer comme ça s’il veut retourner dans les tourments d’une solitude qui l’étreint. Oui, il est seul. Seul avec sa philosophie qui lui noue les bras et les pensées. Il n’y a qu’à le voir lors de la soirée parisienne. Franchement, il appelle ça s’amuser ? Dans l’affirmative, ça ne se voit pas. Et puis il y a cette fin, brutale. Moi je trouve que c’est bien que ça se termine ainsi. Bon d’accord, là je viens de dire à demi-mots la chute du film, ce que je voulais absolument éviter malgré une certaine prévisibilité. Mais pour moi, c’est la meilleure façon de donner à réfléchir. Après tout, dans une vie de couple, rien n’est jamais acquis à vie, même si on est mariés. Il n’y a qu’à regarder le nombre de divorces. "Pas son genre" serait-il donc un film parfait ? A mon avis, il est perfectible. Certains personnages secondaires auraient mérité d’être davantage développés. Je pense notamment aux deux copines de Jennifer, j’ai nommé Nolwenn (Charlotte Talpaert) et Cathy (Sandra Nkake). Je ne sais pas comment est fichu le bouquin, puisque ce film n’est ni plus ni moins que l’adaptation du roman éponyme de Philippe Vilain, mais elles auraient peut-être apporté un plus dans cet esprit d’ouverture au monde de Jennifer. Je pense aussi à la collègue de Clément, Hélène Pasquier-Legrand, campée par une formidable Anne Coesens qui fait preuve ici d’un charisme synonyme de classe sulfureuse. Ne sachant toujours pas comment est fichu le bouquin, peut-être qu’elle aurait pu amener un peu de piquant. Comment Clément peut-il passer à côté d’une aussi fervente lectrice ? Est-ce parce que ça semblait trop facile, et donc sans saveur ? Et puis il y a quelques longueurs. Des plans qui se prolongent un peu trop. Ou carrément des scènes, comme la première chanson en karaoké, que j’aurai bien vue raccourcie. Encore que les chansons n’ont pu être mieux choisies, il faut le reconnaître.
Et puis quand bien même, on se doute plus ou moins de la façon dont tout va se terminer. Mais pas de la façon dont c’est amené. Cependant j’attendais plus d’émotions encore. Même si ce film colle de très près à la réalité, je ne peux m’empêcher de penser qu’on est loin, très loin de l’émotion d’un certain "Sur la route de Madison". Certes ce n’est pas comparable, les deux films ne battant pas du tout le même pavillon, et n’étant pas dotés des mêmes talents. Encore qu’Emilie Dequenne a mis tout son cœur dans ce rôle. Devrais-je dire toute son âme. Mais il manque encore quelque chose. La musique peut-être, pourtant bien présente, mais que j’ai trouvé assez plate malgré un style conforme à l’histoire. Il n’en reste pas moins un bien joli récit, qui ne sera pas du genre de tout le monde mais qui vaut indéniablement le détour pour les quelques vérités et la prestation d’Emilie Dequenne. Pour finir, je voudrais réagir envers ceux qui ont dénoncé le cliché des poivrots à Arras. Il me semble qu'on en trouve partout, non ? De Lyon à Bordeaux, en passant par Marseille, Toulouse, Brest ou Charleville-Mézières (la liste n'est en rien exhaustive) et dans cette pléiade de villes plus désœuvrées car victimes d'un chômage plus important qu'ailleurs. Oui peut-être que les poivrots sont un cliché concernant Arras, mais pour moi l'histoire aurait pu se passer n'importe ailleurs, du moment qu'elle soit en dehors de la capitale au vu du caractère très parisien de Clément et revendiqué comme tel. Donc, adieu le cliché : non seulement il n'a pas lieu d'être mais en plus ça n'en est pas un si on prend la peine de réfléchir un peu.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2014
Avec "Pas son genre", Lucas Belvaux signe un film intelligent et très bien interprété entre 2 personnages que tout oppose. Entre le pragmatisme de Loic Corbery, la bonne humeur et la résiliance d'Emilie Dequenne, cette histoire d'amour évolue de façon surprenante jusqu'à un dénouement assez inattendu et constitue une réflexion lucide sur les attentes des hommes et des femmes dans les relations amoureuses.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2014
Faire une comédie romantique, de nos jours, n'est pas forcément chose facile. Lucas Belvaux se lance et réussit plutôt bien l'exercice. Le point de vue change un peu de ce que nous avons l'habitude de voir. Avec le style Belvaux qui nous impose un rythme et une bande originale qui lui sont propres, c'est frais et tant mieux. Les acteurs sont bons. Par contre, grosse déception sur la fin. spoiler: Même si des choses laissent penser qu'effectivement cela peut se produire, on aurait préféré tout à cette pirouette scénaristique qui fait croire que personne ne savait comment finir cette histoire...
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2014
Belle histoire romantique atypique. Pour une fois, les personnages ne sont pas faits l'un pour l'autre mais tentent quand même le coup malgré leurs différences. c'est vraiment ce qui m'a plu ici, de voir que quelque chose est possible même si on a pas les mêmes attentes, les mêmes centres d'intérêt... Aujourd'hui, avec les sites de rencontres particulièrement, on cherche quelqu'un aux critères bien définis, bien calibrés comme on voudrait qu'il soit ne laissant plus aucune place aux charmes de la découverte de l'autre, plus aucune place à la surprise, à la découverte...... Qui a dit que nous devions être amoureux de quelqu'un à la personnalité semblable à la nôtre??? J'aime le rock donc je devrais aimer quelqu'un qui aime le rock??? Mouais.... c'est pourtant ce que tendent à nous faire croire les critères de recherches. Bref, le film... Scénario original donc, une mise en scène assez simple, une belle interprétation ( je connaissais pas Loïc Corbery, c'est une belle découverte pour moi) et un dénouement inattendu m'ont laissé une belle impression du film. Un film agréable à suivre dont on ne devine pas la fin au bout de 15 minutes comme la plupart des films du genre. Quelques longueurs quand même mais qui n'ont pas gâché mon plaisir.
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