Pas son genre
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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2016
Telle une Catherine Deneuve dans les années soixante, Emilie Dequenne s’emporte entre chants et sourires comme si elle était dirigée par Jacques Demy. L’influence est d’ailleurs très forte. La femme est placée en point central et les costumes sont gais et enchantées. Lucas Belvaux continue le mouvement en mettant en valeur une commune avant celle de notre capitale. Donc si Pas son Genre fait parfois récité et décalé de notre espace temps, il a le mérite de nous faire sentir bien. Récompensé du Magritte 2015 de la Meilleure Actrice, Emilie Dequenne nous a effectivement surpris en proposant une performance plus extravagante qu’habituellement.
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Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2016
Même s'il s'agit d'une histoire d'amour, qualifier le film de Lucas Belvaux de comédie romantique semble bien saugrenue quand tout son propos (et le simple fait d'en avoir un le distingue de biens d'autres comrom) l'oppose aux modèle du genre, Pretty woman et autres contes Disney qui nous font croire que l'amour est plus fort que tout. Dans Pas son genre, l'amour est un jeu qui se joue à deux et à la fin c'est le déterminisme social qui gagne.
Je n'avais pas vu un aussi bon film sur les couples séparés par leur milieux depuis La Vie d'Adèle. Mais l'incompatibilité socioculturelle se double ici d'un décalage sentimental car ce couple est différent jusque dans sa façon d'aimer. Clément d'abord est difficile à cerner : son amour de la littérature est tel qu'il vit autant sa vie dans ses lectures que dans la vie réelle. Il est prisonnier de son éducation et de ce qu’il est mais il a également de vrais lacunes affectives, des difficultés à sociabiliser et au-delà de son indéniable lâcheté, est incapable de verbaliser ses sentiments et de s’engager car aimant uniquement dans le présent. Pour autant il s’intéresse sincèrement à Jennifer, l'écoute sans la mépriser. Il serait injuste de n'en faire qu'un salop profitant de Jennifer mais pour autant il n'envisage jamais faire sa vie avec elle, à aucun moment il ne lui dit je t'aime, ou n'accepte de rencontrer son fils ce qui serait une étape supplémentaire dans son engagement. Son refus de la présenter devant sa collègue est symptomatique de l'ambivalence de son comportement et de sa lâcheté. Et c'est sa tragédie car il a tout de l'homme bien.
Si pendant la séance je me suis davantage reconnu dans Clément, de façon surprenante, je développais plus d'empathie pour Jennifer. Car Jennifer incarne une vraie, belle femme. Normale mais tellement positive : elle aime son job, sort avec ses amis, sait aimer. La bonne idée de Philippe Vilain c'est qu'elle est à la fois simple avec pour principale ambition d’être heureuse mais qu'elle n'est pas conne pour autant (en témoigne son choix final). Elle est de plus entière et s’offre totalement dans sa relation même si celle-ci semble vouée à l’échec dès le départ. Elle n'attend pas le bonheur, elle le construit. Bien davantage que Clément (qui est presque spectateur / analyste de son propre couple) elle est moteur dans la relation et s'efforce de fixer leur amour par exemple en essayant de lui faire rencontrer son fils. Elle tente également de se faire désirer, de susciter une réaction chez ce philosophe dont les ailes de géant l'empêche d'éprouver des sentiments, d'aimer tout simplement. Elle est généreuse et aime les choses pleinement, entièrement et c'est cet engagement qui confère une certaine noblesse à ses choix. De la même façon sa façon de toujours se montrer maquillée, coiffée, jolie. Cela pourrait paraître de la coquetterie, une perte de temps voir une marque de superficialité ou de narcissisme mais pas chez elle. C’est plutôt une forme de respect d’autrui, par politesse, pour donner une belle image d’elle-même. Si on veut aller plus loin on peut aussi se dire que se teindre en blonde décolorée c'est une volonté de plaire, de fabriquer une image destinée à plaire aux désirs supposés des hommes.

Ce que j'ai aimé dans ce film sur les différences sociales c'est que je n'ai pas eu l'impression de regarder des clichés même si les marqueurs sociaux sont nombreux. Les noms des personnages (Jennifer vs Clément), leurs villes respectives (Paris vs Arras), leurs goûts musicaux (Opera vs karaoke), leurs vêtements ou leurs lectures sont des stéréotypes certes mais finalement assez fidèle à leurs réalités respectives. Ils correspondent à leur milieu sans être caricaturaux. J'ai également beaucoup aimé le traitement de la culture dans ce film. Aujourd'hui (et c'est à mon avis nouveau et inquiétant) on affiche fièrement son inculture, pire on la revendique si bien qu'elle devient une source de célébrité (cf. la chroniqueuse au shampoing). Ce qui était un des rares moyens de transcender les classes sociales (avec le sport) devient un autre moyen de cliver les gens, les diviser. Certaines classes sociales s'auto excluent ainsi de certains loisirs (Opéra, musée, roman...) parce que cela n'est "pas pour eux". Les films d'auteurs, les intellos ou les Bobo sont maintenant des termes péjoratifs pour une partie de la population. Et c'est affreux parce que de facto cela signifie que les classes sociales supérieures se sont appropriées tout un pan de l'art qui par définition devrait être accessible à tous. Je crois que l'on peut s'élever par l'art, la culture et pas seulement par le pognon car c'est ce qui célèbre la vie nous fait vibrer et finalement nous rend humain. Je m'égare et avec un niveau littéraire qui ne fait pas honneur au thème que je défend mais toujours est il que Jen, elle, sans avoir honte de son inculture (et c'est tant mieux) s'intéresse aux goûts de Clément aux nouveaux horizons et possibilités qu'il lui rend accessible et desquels elle s'approprie certains éléments. Les barrières sont néanmoins hautes et l'on voit qu'elle n'a tout simplement pas les bases suffisantes, les clefs de lecture nécessaires à la pleine compréhension (mais qui peut s'en prévaloir ?) de certaines œuvres. Ainsi sur Zola où elle ne s’intéresse qu'à la qualité de l'histoire et non à ce que l'histoire raconte de l'époque, des personnages. (Le réalisateur fait d'ailleurs une habile mise en abîme puisque Zola raconte dans Le Bonheur des Dames l'amour du Directeur pour une... de ses vendeuse sans le sou). C'est cette volonté d'apprendre qui la rend si touchante et cette scène au bar, si cruelle. L'autre élément qui ne peut que susciter l'empathie c'est qu'on sent qu'elle prend du recul sur sa vie et ses choix passés. Elle s'aperçoit que ce qui rend leur amour impossible c'est qu'ils n'arriveront jamais à se rencontrer intellectuellement. Tous deux sont pourtant intelligents, amoureux, libres de contraintes extérieures et indépendants financièrement. Mais une fois encore le fossé culturel, la fracture sociale est trop haute. J'ai donc trouvé ce film très intelligent dans la construction des ses personnages mais aussi lors de certaines scènes particulièrement astucieuses. Ainsi les scènes d'amour ne sont tournés que sur les visages. J'ai trouvé cela intéressant car éviter de filmer les corps et se focaliser sur les têtes c'est traduire par la mise en scène, le choix de caméra, le rapport sexuel comme un choix réfléchit plutôt qu'une pulsion hormonale. Et c'est brillant car là encore c'est montrer la maturité de Jennifer qui d'ailleurs préviens Clément que "les aventures" ne l’intéresse plus. J'ai aussi aimé l'idée de traduire (même si c'est peu subtile) l'état émotionnel du moment de Jennifer à travers ses interprétations au karaoké. Les scènes sont d'autant plus réussis que les performances sont convaincantes. En bref, un film qui traite très bien son sujet et est tout aussi réussi (et c'est rare) que le livre dont il est tiré.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 avril 2016
Histoire de désir originale entre 2 individus issus de mondes assez éloignés, mais beaucoup plus crédible que les comédies américaine du même genre. Même si le rythme s'épuise un peu au bout d'une heure, je suis resté attentif jusqu'au bout. Une Emilie Dequenne très convaincante, et Loîc Corbery (que je ne connaissais pas) par contre très monotone.
Bon petit film classique français, rafraichissant. (par contre Emilie Dequenne qui chante ... hmm 10 secondes auraient suffit)
Cappal
Cappal

7 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2016
Et bien voilà encore un film qu'il ne fallait pas rater ! Et, qui plus est, un film belge ! Pourtant je ne suis (vraiment) pas fan des comédies à l'eau de rose, mais c'est justement parce que ce n'en est pas une qu'il est intéressant. Et en plus, on a droit à Emilie Dequenne, actrice que je n'ai pas souvent vue hormis dans son premier film Rosetta, des frères Dardenne. Bien dommage d'ailleurs, car elle mérite amplement la vision du film en jeune femme pétillante et enjouée. Et en plus elle sait chanter !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 janvier 2016
Histoire de désir originale entre 2 individus issus de mondes assez éloignés, mais beaucoup plus crédible que les comédies américaine du même genre.
Même si le rythme s'épuise un peu au bout d'une heure, je suis resté attentif jusqu'au bout.
Une Emilie Dequenne très convaincante, et Loîc Corbery (que je ne connaissais pas) par contre très monotone.
Bon petit film classique français, rafraichissant. (par contre Emilie Dequenne qui chante ... hmm 10 secondes auraient suffit)
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 novembre 2015
Une histoire d'amour avec en toile de fond les différences socio-culturelles et deux très bons comédiens : voici un cocktail qui avait tout pour me plaire. Malheureusement, le film souffre de longueurs et le questions qu'il pose au départ ne sont pas - à mon sens - suffisamment exploitées. Lucas Belvaux survole les différences qui rapprochent et éloignent ses personnages. Du coup, malgré de très belles scènes, je suis restée sur ma faim.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2015
Pas vraiment enthousiaste face à une énième histoire d'amour entre deux êtres que tout oppose (avec ce que cela sous tend généralement comme clichés) c'est à la limite de la déprime que j'écris cette critique tant le film de Lucas Belvaux tape en plein dans le mille avec cette chronique de la bêtise ordinaire teintée de mépris social.

Non content de traiter son sujet avec justesse sans jamais juger ses personnages, "Pas son genre" illustre le fossé séparant la vie Parisienne de celle de Province (les mieux lotis n'étant pas forcément ceux que l'on croit) les uns confondant élitisme malvenu avec supplément d'âme quand les autres cherchent simplement à exister en profitant des choses simples que la vie a à offrir, sans prétention mais avec autrement plus de coeur.

Emilie Dequesnne est absolument bouleversante et le film carrément déchirant! C'est malin, maintenant j'ai le cafard!
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2023
Une très bonne comédie romantique très bien écrite et très bien réalisée, pleine de fraîcheur et très intelligente. Le scénario est assez classique mais se laisse suivre très facilement. Clément, spoiler: professeur de philosophie parisien, se retrouve nommé à Arras ! La catastrophe ! Comment un intellectuel tel que lui, connaissant Kant et Proust comme sa poche, hantant les soirées branchées de la capitale, va-t-il survivre à cet horrible exil ? C'est simple, son instinct de mâle va le porter à draguer une sympathique et accorte coiffeuse jusqu'à la fourrer dans son lit. Jennifer (prononcé "Jennifeur") est littéralement emballée, amoureuse et un peu étonnée qu'un homme aussi cultivé s'intéresse à elle
. Comme la relation s'installe, chacun va découvrir spoiler: le monde et surtout les goûts de l'autre. Dostoievski, Kant et Giono seront lus par amour par la jeune femme, tandis que le karaoké et un nanar avec Jennifer Aniston seront appréciés du bout des lèvres par Clément. La relation dure mais les corps ne suffisent plus à asseoir une relation satisfaisante
. Lucas Belvaux aborde dans ce film un thème bien insidieux, brutal : la violence de classe et son creuset qu'est la culture. On sait bien que toute bonne comédie romantique va essayer d'associer deux personnalités antagonistes dans le secret espoir de les voir s'aimer malgré tout. Le thème de la différence de classe a été souvent exploité. "Pas son genre" en possède au départ tous les codes mais va très vite nous intéresser réellement en déviant un peu de la route habituelle. Tout d'abord, le réalisateur va laisser tomber le rythme trépidant de la comédie pour prendre son temps à installer la situation. Pendant presque deux heures, il va observer ce couple, sans jugement (les critiques sont réservées à cette pauvre ville d'Arras). Le spectateur aura l'opportunité de s'attacher aux deux amoureux et sûrement plus à Jennifer, dont le caractère solaire est évidemment plus séduisant que l'air plus ou moins emprunté de Clément. Mais surtout le film fonctionne très bien grâce à ses interprètes. Si Loïc Corbery est parfait en professeur de philo spécialiste de l'amour, plus attaché aux mots qu'aux êtres, Emilie Dequenne est tout simplement époustouflante d'abattage et de charme. L'étude des sentiments et des attentes respectives de chacun est fort bien démontrée avec tout ce décalage qui les accompagne : l'attente du Prince Charmant, du partage et bien sûr de l'amour pour Jennifer et le refus de se prononcer et de s'engager pour Clément qui s'interdit tout projet, par peur, par lâcheté, par crainte de casser son image de marque ! Que de moments révélateurs d'un malaise, d'une incompréhension totale entre Jennifer qui a soif d'être reconnue et aimée pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle représente, et Clément qui lui s'enferme, se contient et accumule erreur sur erreur... Et pourtant l'amour est bien là des deux côtés et ne demande qu'à vibrer chez tous les deux ! On sourit, on rit, on s'émeut de la naissance de cette liaison dont l'étude est d'une justesse et d'une finesse incroyable tant le caractère, les idées de nos deux amoureux forment apparemment un obstacle, sans en être réellement un sur le fond ! On suit donc avec bonheur ce couple à travers les difficultés, les doutes, les différences qui les attirent et les séparent à la fois ! Le film se finit sur une note assez triste mais il reste une comédie romantique touchante et juste !
Aymeric Defosse
Aymeric Defosse

12 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2015
(…) Entre la fable moderne et l'étude de mœurs (…), ce joli film de Lucas Belvaux débouche sur un questionnement intéressant : l'amour peut-il passer outre les divergences socioculturelles ? Pas si sûr…
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2015
Une histoire émouvante et captivante, une comédie romantique au ton frais et délicat de Lucas Belvaux. Le scénario assez intimiste nous narre la rencontre improbable de deux êtres vivant dans deux mondes opposés et ayant peur d'être heureux. Une photographie esthétique et de belles séquences musicales. Emilie Dequenne est rayonnante ; elle a été, a juste titre, plusieurs fois récompensée comme meilleure actrice féminine pour cette superbe prestation dans le rôle de Jennifer, la séduisante et attachante coiffeuse blonde. Elle ne fait pas que jouer, elle chante aussi. Elle nous délivre une sublime interprétation de "I Will Survive" ; Emilie vit la chanson avec une intensité saisissante.

Le pitch : Clément LeGern, joué par Loïc Corbery, est écrivain et prof de philosophie à Paris. Muté à Arras pour un an, il s'ennuie ferme jusqu'a ce qu'il donne un rendez-vous à Jennifer, la coiffeuse qu'il vient de rencontrer.
Mickaël E.
Mickaël E.

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2015
Je mets 2 parce que c'est la note intermédiaire entre "mauvais" et "moyen".

Sur le plan technique, rien à signaler ; rien qui ne dénote particulièrement. Le film accroche l'attention ; il est bien filmé et bien joué.

Le scénario en revanche me désole un peu parce qu'il est pauvre. Un professeur de philo fait la connaissance d'une coiffeuse. Ils deviennent intimes même si a priori rien ne les lie et qu'on pourrait penser que la faible profondeur de leur relation a vocation à compromettre celle-ci. Lui semble heureux comme ça. Pas elle. Pour moi c'est avant tout l'histoire d'une femme qui doute, incapable de trouver le bonheur en elle-même, dans la remise en question permanente... l'histoire de beaucoup de couples, en somme.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2015
Ce film nous parle de l'amour mieux qu'aucun autre ! il est très vrai tout comme l'excellent jeu d'Emilie Dequenne. On est loin d'une romance à l'eau de rose où tout est écrit d'avance.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 août 2015
Le sujet reflète des pures réalités de la vie. Non écrites, à peine dites, les codes sont quasiment déterminants dans les trajets que prennent les uns et autres. L’appartenance à un milieu ou groupe social façonne l’esprit : croyances, jugements, opinions… L’esprit reflète en finalité cette affiliation : ce que l’on croît être sa propre vision n’est que souvent illusion. Dévier de sa trajectoire prédestinée est souvent une confrontation rude remettant en question des certitudes acquises et transmises à l’insu de son propre gré. C’est à travers deux caractères que Lucas Belvaux matérialise ces réalités aussi notoires qu’inavouées. Jennyfer (Emilie Dequenne), la coiffeuse rigolote et pétillante. Clément (Loïc Corbery), l’intellectuel parisien et penseur par intermittence.
Côté cinéma, la forme, paraît simpliste et quelque peu hollywoodisé par moment, mais avec un intense assaisonnement à la française (donc surtout pas d’excès). Le message passe, l’empathie moins, excepté la scène finale, mais l’ensemble reste divertissant.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 juillet 2015
Alors ok le perso principal est "marrant" (enfin vite fait), alors ok Dequenne semble pétillante (semble seulement)... Mais bon... c'est pas grand chose tout ça...

J'aime bien l'idée du couple mal assorti, est-ce-que l'amour peut dépasser la condition sociale, ce genre de trucs... mais là, boarf, ça n'en fait rien d'autre qu'un film répétitif et inutilement verbeux, explicitant tout au lieu de montrer par la mise en scène. On dirait un très mauvais Rohmer en fait. Le réal (ou alors ça vient du livre) n'a ni l'intelligence, ni la finesse pour comprendre de quoi il veut bien parler... Il nous parle de Zola qui parle d'une description d'une époque... ben là ce film parle juste de ses deux personnages assez banals et qu'on a déjà vu ailleurs...

Pas grand chose à se mettre sous la dent, les scènes de chansons sont pas superbes... et Dequenne peut se trémousser autant qu'elle veut, rien n'y changera... c'est mou... la mise en scène n'aide pas...

En gros lorsque la fin arrive, ben je m'en fous... ça ne me fait ni chaud ni froid. Et ceci alors que je me reconnaissais plutôt pas mal dans le perso principal.

C'est loin d'être l'éclate ce film... et pourtant j'avais aimé 37 témoins, précédent film du réalisateur... je suis d'autant plus déçu... bref une comédie (?) romantique de moeurs on ne peut plus dispensable et qui ne comprend même pas son sujet... un peu navrant.

Cependant ce n'est pas nul à chier non plus, c'est juste mauvais...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 juillet 2015
Excellente surprise ce petit film français. On aborde les différences socio-culturelles et les façons de s’engager dans une relation amoureuse. Le film est bien écrit et entièrement porté par le jeu des deux acteurs qui sont vraiment convaincants et touchants. Emilie Dequenne est excellente, beaucoup de talent et de charme.
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