Au-delà des collines
Note moyenne
3,5
395 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

84 critiques spectateurs

5
16 critiques
4
25 critiques
3
22 critiques
2
10 critiques
1
9 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2012
Chef d oeuvre absolu!!! Emouvant, fascinant et intelligent
Ce film aurait du avoir la palme d'or!!
Christian B.
Christian B.

20 abonnés 696 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 septembre 2013
Pour les inconditionnels de ce genre de film , trés spécial , cette vie sectaire , pas mon genre de film
Lechamoniard
Lechamoniard

2 abonnés 115 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 novembre 2012
Ce film a vraiment reçu le prix du scénario à Cannes ? Je me suis vraiment ennuyé devant ce film. Il aurait pu être excellent s’il s’était passé quelque chose de crédible. Les rares choses qui se passent auraient mieux faits de ne pas être dans le film, cela aurait empêché que celui-ci s’enfonce encore plus. Imaginez ma surprise : en pensant voir un film sur le thème de l’amour interdit, je me suis retrouvé devant un film d’exorcisme. Un scénario vraiment très moyen. La réalisation est assez moyenne aussi. Les deux actrices principales s’en sortent quand même assez bien. Je ne sais pas si cela valait un prix à Cannes, mais bon, elles s’en sortent bien, notamment Cristina Flutur. Un film que je déconseille vraiment, et c’est dommage car il aurait pu être excellent si le scénariste avait pris un autre angle.
weihnachtsmann

1 625 abonnés 5 752 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2022
Un critique parlait du réalisateur comme d’un Haneke moldave.
Moi je dirai plutôt un Nuri Bilge Ceylan.
Il faut aimer l’aridité. Ici ce n’est pas du cinéma de divertissement.
Le début est long c’est vrai. Beaucoup de gens s’en plaignent mais la deuxième partie est beaucoup plus captivante.
La relation des deux femmes n’est intéressante que lorsque le père veut s’en débarrasser.
On sent la gêne, la révolte du groupe mais aussi la pitié qui va nouer le drame.
La culpabilité aussi qui devient inéluctable même dans les yeux de celui qui voulait se débarrasser d’elle.
Long effectivement mais bien quand même
ffred

1 995 abonnés 4 306 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2012
En 2007, 4 mois 3 semaines 2 jours faisait l'évènement en raflant la Palme d'or, nous faisait découvrir un grand cinéaste et devenait l'un de mes films préférés. C'est peu dire que le nouveau film de Cristian Mungiu était donc attendu. De nouveau à Cannes cette année, il repart cette fois avec le prix du scénario et un double prix d'interprétation pour ces actrices principales. Si ces récompenses sont amplement méritées, on peut légitimement regretter que la palme ne lui soit pas revenue à nouveau (Amour ayant été sacré pour de mauvaises raisons). La question était de savoir aussi si le réalisateur roumain allait pouvoir nous offrir quelque chose d'aussi puissant et fort que son précédent opus. La réponse est...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-au-dela-des-collines-112425582.html
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 décembre 2012
l'auteur de "432" secoue les sens encore une fois avec un vrai cauchemar éveillé où deux femmes bataillent à propos de l'amour. L'une aime Dieu, l'autre l'aime et c'est parti pour un grand déballage de personnages antipathiques et insupportables qui provoque l'inintérêt et l'indifférence. Parce qu'à force de lutter contre une cause perdue, les enjeux s'amoindrissent et le film s'étire, et s'égare jusqu'à un point de non retour. Reste le savoir de Mungiu, qui malheureusement ne peut pas colmater les brèches d'une histoire qui ne fonctionne pas.
Cadreum
Cadreum

67 abonnés 817 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Avec Au-delà des collines, Cristian Mungiu poursuit son œuvre d’auscultation du corps social, un cinéma de l’étouffement où l’individu, privé de marge de manœuvre, se heurte aux structures de pouvoir. Inspiré d’un fait divers survenu en Roumanie en 2005, le film met en scène l’écrasement d’un être sous le poids d’un ordre qui se pense infaillible.

Deux jeunes femmes, Alina et Voichița, liées par une enfance passée en orphelinat, se retrouvent après des années de séparation. Alina, revenue d’Allemagne, veut emmener Voichița avec elle. Mais celle-ci s’est enracinée dans un couvent orthodoxe isolé, sous l’autorité d’un prêtre. Très vite, le film montre le conflit : d’un côté, Alina, animée d’un désir de rupture, de l’autre, une communauté dont la survie repose sur la soumission à une règle absolue.

Mungiu filme l’illusion du libre arbitre. Alina croit revenir pour sauver Voichița, mais c’est elle qui se retrouve progressivement mise à l’écart. De son côté, Voichița, persuadée d’avoir trouvé un refuge, est en réalité captive d’une structure qui nie toute possibilité d’alternative.

Là réside toute la force du film : il ne désigne ni coupables, ni victimes absolues. Il n’y a pas de violence intentionnelle, seulement une chaîne de causalités. Le couvent ne cherche pas à punir Alina, mais à la « sauver ». Alina ne veut pas détruire Voichița, seulement l’extraire d’un monde qu’elle ne comprend pas.

Pour Mungiu, le couvent n’est pas un lieu de sévices physiques, il n’est ni un goulag, ni une secte extrême, mais un microcosme refermé sur lui-même, structuré par une liturgie qui gouverne chaque action.

Tout passe par le langage. Voichița ne parle plus qu’en termes de salut et de péché, ses mots sont emprisonnés dans un lexique qui réduit la complexité du monde à une grille de lecture binaire. Face à elle, Alina lutte pour imposer son propre discours, mais elle se heurte à une communauté qui ne reconnaît pas la légitimité d’un autre mode d’expression.

L’austérité formelle épouse le rigorisme du couvent. Pas de musique, pas de fioritures visuelles, seulement une répétition de gestes – prières, tâches domestiques, rituels. La mise en scène rend sensible l’écrasement progressif des corps et des volontés.

Mungiu pousse la logique jusqu’au bout. Même les extérieurs paraissent clos, dominés par des ciels bas, un horizon gris, des paysages sans issue. Le monde, ici, n’est qu’un prolongement du couvent.

C’est toute la société que Mungiu décrit ici, une société où la femme n’existe qu’en fonction du cadre dans lequel elle s’inscrit. L’oppression n’a pas besoin d’être brutale : elle est intériorisée, rendue invisible par la force du collectif.

Le final ne cherche pas la catharsis. Alina meurt, mais personne ne remet en question le système qui l’a conduite à cette fin. Sa disparition n’est pas un choc, mais une fatalité. Tout reprend son cours, imperturbablement.

Le dernier plan, ce véhicule qui transporte son corps sous une pluie battante, est d’une sécheresse horrible. Aucune rédemption, aucun sursaut de conscience, seulement le retour à un ordre qui se perpétue, indifférent aux individus qu’il broie.

Depuis 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Mungiu ne cesse d’explorer les formes contemporaines du conditionnement. Le communisme d’État, la religion, la corruption : autant de systèmes qui dictent la place de chacun et annihilent la possibilité d’une trajectoire autonome.

Avec Au-delà des collines, il radicalise son approche. Là où Baccalauréat laissait une place à l’ambiguïté morale, ce film ne propose aucune échappatoire. La structure a déjà gagné. Le dogme n’a pas besoin d’être imposé par la force : il est devenu la seule grille de lecture du monde.

Au-delà des collines est un film sur la soumission, non pas imposée mais consentie. Il ne décrit pas un univers de violence autoritaire, mais quelque chose de plus insidieux : un ordre où chacun participe, convaincu d’agir pour le bien.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2012
Après l’avortement dans le palmé 4 mois, 3 semaines et 2 jours, Cristian Mungiu continue à nous prouver qu’il maîtrise avec une sublime virtuosité sa caméra pour nous faire partager les plus dures aspects de la condition féminine puisque c’est, cette fois, du thème de la relation lesbienne face à l’obscurantisme religieux qu’il traite avec brio. Tandis ce que la photographie rappelant le style naturaliste nous plonge dans de splendides décors, la mise en scène accentue formidablement le sentiment d’isolement, tant physique que psychologique, des deux personnages. Les deux actrices et leur jeu plein de retenue donnent à la reconstitution de ce fait divers macabre une profondeur humaine surprenante.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2012
Mungiu n'est pas un cinéaste rigolo.



Il aime les sujets difficiles et désagréables. Celui de l'avortement clandestin cinglait dans

4 mois 3 semaines 2 jours, sec comme un coup de fouet.



Dans Au-delà des collines Mungiu s'attaque à un certain obscurantisme religieux sur fond de critique sociale, à travers le portrait d'une jeune religieuse et de son amie, qui vient la rejoindre au couvent pour essayer de la convaincre de partir. Le film est long, assez....la suite ici : http://0z.fr/HmD8R
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2013
« Au-delà des collines » est à la fois mon premier film roumain et mon premier long-métrage du réalisateur Cristian Mungiu et je dois dire que je n’ai pas vraiment été extatique devant ce que j’ai vu. D’abord, si vous voulez le voir, faudra être sûr que vous avez du temps devant vous parce qu’il fait tout de même 2h40 ! Ensuite, si vous aimez l’action passez votre chemin, sans être introspectif ce film est surtout le récit tout en non-dit sur un amour lesbien impossible dans un couvent moldave. C’est l’occasion, en tout cas pour moi pour qui la Roumanie et la Moldavie sont deux grandes inconnues, de découvrir à quel point la religion est encore très influente parmi la population et même au niveau des services de santés (la scène où l’infirmière reproche à demi-mot à la nonne de ne pas avoir exorcisé la jeune fille laisse vraiment sur le cul). Après le film laisse le temps de s’ennuyer dans ce couvent où une jeune fille perturbée et amoureuse sème la panique dans le monde rangé et ronronnant (et assez obscurantiste !) de ce couvent orthodoxe nouvellement construit. Malgré le bon jeu des actrices on a du mal à accrocher à ces personnages mutiques dont les réactions sont parfois si bêtes qu’on a envie de les gifler pour leur ouvrir les yeux. En somme un film long, assez déconcertant dans l’attitude des personnages et pas forcément passionnant dans son intrigue. À regarder pour découvrir le cinéma de Mungiu, mais en oubliant pas de faire un peu preuve de patience.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2012
Il faut une sorte de courage pour s'engager dans la salle de cinéma quand on sait qu'on va voir un film de Mungiu de 2h30 sur des nonnes paumées au fin fond de l'Europe. Le sujet est très austère et la réalisation de Mungiu est dans ce même état d'esprit, d'autant plus que l'homme a une certaine auto complaisance par moment, on le sent vraiment content de ce qu'il fait, content de ses cadres où rien ne dépasse, de ses plans fixes, de ses plans séquences etc. C'est du bon cinéma, on ne va pas le cacher, mais tout est fait quand même pour rendre l'expérience assez difficile tout de même - c'est une relation assez ambiguë avec son spectateur je trouve.
Mais en tout cas, Mungiu maîtrise son film du début jusqu'à la fin. Je trouve qu'il s'en sort assez bien lorsqu'il présente deux femmes qui ne peuvent plus se comprendre car l'une pense à l'amour "charnel", l'autre à l'amour "divin". Sur cette opposition entre deux mondes (parfois montré de façon trop répétée), on sent quand même une certaine aisance et une brutalité des mots et des situations. La descente aux enfers du personnage de la jeune fille venue d'Allemagne est parfois un peu moins intéressante mais le film intéresse quand même.
JCOSCAR
JCOSCAR

132 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2012
Au-delà des collines est un drame sur deux amies qui prennent deux chemins différents. Une histoire qui bouleverse sur la foi, l'amour, l'ésotérisme, l'exorcisme et lesbianisme. Peut-être un peu long !
Aspro
Aspro

20 abonnés 415 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2013
Un bon scenario , bon dialogue , le film nous transporte dans un autre monde , un film sur la foi et l asservissement volontaire , une amitie particuliere des amours entravés , l integrisme religieux .
Le probleme c 'est que le film reste un peu long
Pascal
Pascal

262 abonnés 2 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2022
Prix d'interprétation féminine et prix du scénario en 2012 à Cannes, l'opus du cinéaste Roumain C.Mungiu qui suivit sa palme d'or en.2007 (" quatre mois, trois semaines..." ) reçut à sa sortie un soutien critique notable.

Tiré d'un fait divers qui marqua le pays, un prêtre et deux nonnes furent condamnés pour la mort d'une jeune femme hébergée par eux.

" au-delà des collines " s'interroge sur les superstitions, insiste sur la radicalité religieuse, la manipulation et aborde le thème de l'homosexualité parmi les ecclésiastiques.

Combat entre deux amours celui terrestre et celui envers Dieu, Mungiu renvoie le spectateur à sa propre réflexion et pas sûr que tout le monde en tirera la même conclusion.

Filmé en plan séquence avec un ton et une véracité qui donne presque le sentiment d'assister à un documentaire, " au-delà..." souffre d'un défaut majeur : sa durée injustifiée.

Beaucoup trop long pour ce que le cinéaste veut nous montrer ( pourquoi ces 163 minutes de projection ?) et laisse la place à beaucoup trop de manque de rythme.

Le cinéaste sera plus convaincant avec " baccalauréat " son meilleur film, présenté quelques années plus tard en competition officielle à Cannes ( 2017).

Certes, le cinéaste a du talent, mais sa propension à proposer des opus un peu trop délayés supportés par un scénario qui ne le permet pas, le met sans doute à l'écart d'une audience plus large.

Un peu dommage pour ce film d'auteur qui tient la route malgré ses imperfections.
jean l.
jean l.

177 abonnés 256 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2012
c'est un film sublime, plein d'émotion, aussi fort que sa palme d'or.
enfin, on retrouve le grand cinéma, libre, émouvant spectaculaire.
j'ai adoré!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse