Dans un cinéma récent qui est parfois trop conventionnel à mon goût, qu il est bon de voir un film qui débarque avec autant d originalité. Hommage évident au Gialo Italien mais s en écartant tout de même beaucoup; ici on mise tout sur l ambiance, il n y a aucune violence visible à l écran. Du coup le jeu sur le hors champ est très intéressant et en plus accentué par la formidable interprétation de Toby Jones. C est surprenant mais cela fait du bien d être surpris devant un film.
Ce truc, car même pas un film, l'est encore moins d'horreur!!! je me demande pourquoi il est cette catégorie, et encore les étoiles!!! Encore une chose complétement soporifique!
Si on peut décrocher du film pendant ses 20 dernières minutes qui sont particulièrement tarabiscotées, il faut reconnaître que Berberian Sound Studio est un bel hommage au cinéma de genre italien. Le réalisateur a su retrouver la patine propre à ce type de cinéma, ce film est une expérience sensorielle parfois troublante et dérangeante d'ailleurs l'histoire se déroule à l'époque de la production et du succès des ces films (les années 70) et l'on suit l'arrivée d'un ingénieur du son britannique, appelé à participer à la post-production d'un film qui n'est pas sans rappeler le célèbre Suspiria de Dario Argento. Cet Anglais a du mal à s'intégrer dans cette équipe de Latins bruyants et remuants, son travail est parfois difficile à appliquer. C'est un film étrange qui livre sans facilité son intrigue. spoiler: J'ai lu qu'apparemment, il fallait avoir compris Mulholland Drive de Lynch, pour saisir Berberian Sound Studio car tous les bruits entendus dans le film, sont en fait ceux des meurtres d'un assassin.
Perso, j'avais cru comprendre que cet ingénieur avait tué sa mère, et qu'il fuyait son meurtre...
Film assez difficile à juger car il sort du lot et qu'il n'est pas simple à assimiler. Il serait méchant de ma part de dire que c'est mauvais mais dans un autre sens, il serait trop gentillet que de dire qu'il est bon. Comme certains disent, j'ai le "c*l entre deux chaises". Par contre, une chose me choque et cela me tient particulièrement à cœur, c'est tout ce qui a été repris sur mon mentor, David Lynch. La liste est longue : le côté expérimental, la couleur rouge (ou autre) qui revient dans les pièces sombres, la pancarte "Silencio", le physique pas facile d'un des personnage principal, les hallucinations, le moment studio/casting, le dédoublement de personnalité, certains plans, et j'en passe ... C'est vrai que pour tous ceux qui regardent juste "Berberian Sound Studio" comme ça, ce n'est pas choquant mais pour moi ce sont des choses qui me choque". Pour le reste, on ne peut pas dire que les acteurs sont particulièrement mauvais, le scénario est vraiment original, la bande son ... et bien elle est excellente car c'est tout simplement le thème principal, la photographie est vraiment pas mal par moment, la réalisation n'est pas trop longue mais malgré tous ses bons points, je n'ai pas été particulièrement à l'aise pendant le visionnage. Il y a trop de trucs qui m'ont chagrinés, je n'arrivais pas à accroché en fait. Pour conclure, je pense que c'est une expérience à faire au moins une fois si vous n'avez pas d'idée de film à voir. 10/20.
Alors que l’idée de rendre hommage au cinéma d’horreur italien était une excellente idée, le scénario ne suit pas vraiment. On est fasciné par les bruitages du genre qui tiennent le rôle principal du film. Puis on finit par être lassé du côté répétitif et de l’absence d’une vraie accroche. Peter Strickland expose avec Berberian Sound Studio un ovni inclassifiable qui en fait un long-métrage très original. Malheureusement le film manque terriblement d’écriture pour retenir toute l’attention. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Brillant travail sur le son et l'image par un cinéaste qui possède un talent indéniable. Pourtant le film malgré ses qualités à bien du mal à accrocher.On appréci certes l'hommage rendu à Dario Argento et autres maîtres du Giallo mais la froideur de la mise en scène et un certain autisme propre au cinéma d'auteur pourront rebuter plus d'un spectateur.A voir néanmoins pour ses qualités artistiques.
Le sujet et le traitement sont originaux, dans un registre de métafilm d'horreur aux accents comiques. D'horreur, à proprement parler, il n'y en a pas à l'image. Tout est hors-champs. Mais des sons horribles, oui. Des sons qui frappent l'imagination tout autant que les images. Peter Strickland en fait une démonstration aussi habile que jubilatoire. Sans vraiment verser dans le film de genre, il propose une mise en abyme singulière sur les coulisses du cinéma d'horreur, en montrant les effets produits sur le principal créateur d'effets... Dérive hallucinatoire tout empreinte de terreur, où s'interpénètrent l'expérience professionnelle et l'histoire personnelle du personnage principal, son espace de travail et son espace domestique... Cette dérive, et auparavant l'expression des "agressions" subies par le pauvre Gilderoy, donne matière à un brillant exercice de style sonore et visuel, traduisant un sentiment croissant d'absurde et d'angoisse. Outre une réflexion sur le langage cinématographique et la façon dont il "impressionne" le psychisme, Berberian Sound Studio est aussi, plus directement, une variation amusée sur un genre particulier, italien : le giallo, mix d'horreur, de thriller et d'érotisme. Les portraits du producteur, tétanisant donneur de leçons, du réalisateur, égocentrique et mégalo, de son fils, exubérant noceur, des bruiteurs (impayables Massimo et Massimo) et des actrices, voix hurlantes et exploitées, participent d'une comédie miroir assez savoureuse. Au milieu de ce petit monde, le subtil Toby Jones campe un parfait Gilderoy, gentil fils à maman, timide et pour le moins tourmenté. Un seul regret majeur à la vision de ce film : Peter Strickland donne l'impression de ne pas avoir su comment conclure...
Je suis pour le moins mitigé concernant "Berberian Sound Studio". D'un coté l'hommage aux Giallo et films d'horreur italiens des années 70's est une vraie réussite. D'un autre coté, le propos est nébuleux et puis au fur et à mesure que la pellicule défile le film a l'effet d'un somnifère. Lorsque la fin arrive on a l'impression d'avoir été légèrement flouer. Pour moi il ne s'agit pas vraiment d'un hommage au cinéma d'horreur italien mais plutôt d'un hommage au cinéma de Dario Argento. Les références y sont limpides pour ceux et celles qui connaissent les oeuvres du maître. L'on y reconnaîtra clairement les soupirs de "Suspiria", les références aux sorcières d'"Inferno", des plans de "Profondo Rosso" ou encore un projet d'affiche ressemblant étrangement aux "Quatre Mouche de Velour Gris". Bref... L'idée était tellement géniale et les moyens pour réussir à porter de main. Au final c'est une bizarrerie !
On a vu ce film à Gérardmer avec les gars le dimanche matin. 2ème film de la matinée après The Bay. Prix de la critique et du jury mais visiblement pas du public. J’ai rarement entendu une salle aussi sarcastique à la fin d’une séance. Je dois avouer qu’il nous a nous aussi laissé assez perplexes... Pour lire notre critique complète rendez-vous sur notre site!
The Berberian Sound est ce que j'aime appelé un OCNI. Un Objet Cinématographique Non Identifié. Gilderoy, spoiler: mixeur de son anglais au cinéma,plus spécifiquement pour les films documentaires sur la nature, se retrouve à travailler dans un des pires studios de son italien qui ne fait que des films de séries Z gore à la limite du porno. Se faisant balader par les membres de l'équipe italienne du film dont il doit monté la bande son, Gilderoy doit faire face à lui même pour ne pas ou se laisser entraîner dans la folie machiavélique de l'équipe du film.
Ce film est un ocni car il finit avecspoiler: une fin ouverte qui peut nous laisser coi puisqu'on se demande comment finit réellement l'histoire de Gilderoy, c'est pourquoi il faut aller voir ce film sans attendre les conventions cinématographiques habituelles car le film ne nous montre pas en tant que telle l'histoire de Gilderoy mais plutôt l'histoire de la post-production sonore d'un film, spoiler: le milieu de l'équipe des techniciens, doubleurs, mixeurs et bruiteurs et le film est très intéressant pour ça.
D'un point de vue esthétique j'ai beaucoup apprécié la mise en scène qui ne nous montre aucune image du film dont le son est mixé on entend que les sons et les personnages parlent de la scène mais le son est assez équivoque pour qu'on comprenne de quoi il s'agit ( des scènes gores et violentes). Si la bande-son est tout l'attrait de ce film particulier, j'ai bien apprécié aussi les jeux de lumières et les aspects de « film dans le film » dans la troisième partie du film qui nous montre bien à quel point Gilderoy sombre dans la folie de ces collègues italiens.
En ce qui concerne le récit, ce film est plutôt à voir si on est cinéphile car les amateurs de cinéma pourraient se trouvés dérouter par ce film ou alors l'apprécier justement parce qu'il nous montre l'envers du décor, ce qui se passe en post-production. Attention tout de même si vous voyez ce film vous ne percevrez plus les sons des fruits et légumes que vous découpez pour votre dîner de la même façon....
Film incontestablement esthétique. Le travail sur la bande son est a remarquer... Cependant ça reste un simple exercice de style qui ravira les iconoclastes et qui ouvrira facilement quelques pistes à discuter pour les amateurs d'intellectualisation... Pour les autres, dont je suis, c'est absolument barbant !!
film particulier puisque basé sur le montage sonore d'un film d'horreur,dans lequel notre personnage principal s'y donne à coeur joie à grands coups de dégommage de légumes et autres bruits de découpage, arrachages et autres...
C'est difficile d'apprécier un film comme celui ci Il est très complexe, tellement complexe qu'on finit par se demander ce que le film raconte vraiment... Malsain, oui le film l'est. Mais je préfère un scénario à peu près cohérent plutôt qu'un film étrange avec des moments malsains...
Un film qui part dans tous les sens jusqu'à une fin sans queue ni tête. Le sujet semblait intéressant, mais un scénario brouillon et une réalisation catastrophique aboutissent forcément à un navet.
C'est un hommage à la magie du son au cinéma, et particulièrement celui italien des années 70, pas tellement le Giallo, plutôt les séries Z d'horreur voyeuristes érotico gore.
Cela dit, si la bande son est un chef d'œuvre pondu par la regrettée Trish Keenan et son acolyte de Broadcast, le scénariste est aux abonnés absents ! Dommage car tout est en place pour que le mystère évolue vers quelque chose entre Dario Argento et David Lynch, mais on sent une grande vacuité dans le scenario et tout ça tourne très vite en rond.
On sent que le réalisateur n'a pas su choisir entre l'expérimentation pure non narrative et un giallo contemporain. On aurait préféré de loin le second.