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joevebulle
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4,0
Publiée le 22 juillet 2026
Un film qui a 57 ans, c'est pas rien. Un film qui a 57 ans et qui n'a pas pris une ride c'est rare, très rare. 3 stars en tête d'affiche et malgré tout, personne n'en fait trop (même pas Delon, c'est dire) Le film est sobre, la musique signée par une 4° star Ennio Morricone. A voir
Classique du cinéma Français des années 1960, « Le Clan des Siciliens » n’a pas perdu de sa superbe. Réunissant le trio Alain Delon – Jean Gabin – Lino Ventura, soit trois des plus grosses pointures du cinéma de cette époque, le film transpire toujours cette élégance qui faisait le charme des films de cette époque. Le film est bien réalisé, bien rythmé et bien raconté. Le scénario n’est pas d’une originalité folle et se résume en un film de braquage, bien troussé sans être renversant mais restant toujours agréable à suivre. La musique d’Ennio Morricone devenu aussi iconique a permis aussi au film de conserver une identité qui lui est propre et de marquer d’une certaine empreinte son époque. Note : 15/20
J'ai cru voir une éclipse de 1969 : trois soleils alignés une seule fois dans le ciel du cinéma français, comme si on savait déjà que ça ne reviendrait plus. Sous le polar à gros moyens et le casse millimétré, le vrai sujet n'est pas le butin, c'est le code de l'honneur sicilien et la loi du sang. Ce qui fait dérailler la machine, ce ne sont jamais les flics, c'est leur propre loi. Ces hommes ne meurent pas de la justice, ils meurent de la leur. Et Henri Verneuil nous fait épouser leur camp : happés par leur élégance, par ce sang-froid de vrais professionnels qui méprisent la violence inutile, on reste avec eux jusqu'à ce que la fin, seulement, fasse retomber le couperet de la morale. Ce casting de légende n'est pas qu'une affiche : c'est trois visions du monde qui s'affrontent sans que le film tranche jamais, la vieille école du code chez Jean Gabin, la morale inflexible chez Lino Ventura, et déjà, chez Alain Delon, une modernité désabusée qui sent la fin d'une époque, une fable sur les générations déguisée en polar.
Gabin règne en patriarche, par la sagesse et par la peur. L'accent n'a rien de sicilien, mais il n'incarne pas un Sicilien, il incarne l'idée même du chef. J'y vois un signe fort, lui, le père spirituel de Delon et Ventura jusque dans la vraie vie, il réunit pour la première fois à l'écran ses deux « mômes ». Delon, par pure déférence, lui cédait la tête d'affiche d'un « le Vieux d'abord, tout en haut » lancé aux producteurs. Delon, lui, joue un ange magnifique et vénéneux, un Plein Soleil vieilli et plus amer, magnétique au point qu'on ne peut jamais lui faire confiance. Ventura est formidable en flic tenace et désabusé, un peu sous-employé hélas, mais tellement vivant dans ses petits gestes, la cigarette, l'allumette qu'on guette.
Verneuil, ce cinéaste populaire trop longtemps snobé par les beaux esprits, a l'intelligence de s'effacer. Avec trois monstres pareils dans le cadre, faire le malin aurait été la pire des idées. Les dialogues de José Giovanni, taillés au couteau par un ancien du milieu, font le reste. Tout n'est pas parfait : le rythme s'enraye, la scène de l'avion s'étire et plombe une seconde partie qui était pourtant si bien lancée. Et puis il y a Ennio Morricone, dont la musique vous cueille dès la première seconde, voilà le vrai chef d'oeuvre du film. Ce sifflet lancinant, ces cordes qui zèbrent l'air, une partition si forte qu'elle finit par passer devant l'image et devenir un personnage à part entière. On peut la trouver répétitive ; moi, elle me prend aux tripes à chaque fois et dieux sait que je l'ai écoutée ! Imparfait, parfois lent, ce film n'en reste pas moins le tombeau d'une certaine idée du cinéma français. Et un tombeau, on ne vient s'y recueillir que sur ce qu'on a vraiment aimé.
Henri Verneuil malgré l'immense succès public rencontrés par beaucoup de ses films ( il serait le cinéaste français ayant attiré en salle le plus de spectateurs avec au total plus de 92 millions de spectateurs ), a toujours été pris de haut par la critique.
Il faut dire les critiques des cahiers du cinéma et futurs cinéastes de la nouvelle vague, ne furent pas tendres avec les auteurs dits de " qualité française " et leurs héritiers.
La filmographie de Verneuil comporte pourtant plusieurs pépites et " le clan des siciliens " (1969 ), n' est pas une des moindres.
Mettant avec ce titre un point final à la décennie des années 1960 ( sans doute largement la meilleure de son travail artistique- en tout cas ma préférée ), " le clan des siciliens " a souvent été considéré comme un film d'acteurs.
La distribution est , il est vrai, admirable ( c'est - à mon avis - Lino Ventura qui produit la prestation la plus forte du titre ), mais on ne peut écarter d'un revers de main, la partition exceptionnelle d'Ennio Morricone et le scénario loin d'être dénué d'intérêt.
Film de casse ( le succès de " Mélodie en sous-sol" date d'une poignée d'années en arrière ) le scénario aborde le théme de la trahison, de l'honneur et Gabin occupe ici le rôle d'un chef de clan qu'il déclinera plus tard chez Granier-Deferre ou chez Claude-Marie Aubert ( cf : "la horse " ou " l'affaire Dominici ").
Le non-respect de la parole implicitement donnée et de celui des règles du code d'honneur se payent cash.
Finalement le mensonge est considéré comme un péché impardonnable. Ruse de la raison : la morale, se montre comme étant une nécessité pour l'ordre du groupe, du clan, de la société. Elle s'invite parfois même là où l'on croyait qu'elle n' avait pas cours !
Pas 1 minutes d'ennui, des acteurs masculin de légende, un scénario efficace, inventif et des surprises. Un monument qui mériterait une version numérisée
Le Clan des Siciliens est un polar français solide, surtout marqué par la réunion mythique de Delon, Ventura et Gabin, impeccablement dirigés. Le scénario est classique mais efficace, et le rythme tient bien.
Malgré une mise en scène parfois trop sage, le film reste plaisant, porté par une intrigue bien ficelée et la musique inoubliable de Morricone.
Douche froide. Les trois acteurs attendus remplissent leur partition sans grand conviction. Delon, qui comme à son habitude mange l’écran, semble le plus habité et est à mes yeux le seul intérêt du film. Disloqué par ce trio le scénario est confus et peu intéressant. Nous sommes loin de l’enthousiasme d’un Melodie en sous sol, loin des marches nocturnes mélancoliques de Melville. L’introduction, annonce pourtant du bon avec cette évasion aux relants Melvillens et bressoniens, mais après cela… une sonate que même la partition de Morricone n’arrive pas à sauver. La promesse du trio de siciliens n’est pas respecté, de siciliens dans le film il n’y a que Gabin . Oui, le pacha Gabin est le seul acteur sensé habite une personnage sicilien ! Un comble c’est clairement le caractère avec le moins « d’italianité » du trio! On y croit mollement est ce n’est pas les facilités du scénario qui nous y feront croire. Reste un film qui ne vaut, comme déjà dit , que pour les quelques scènes habitées par Delon qui auront le mérite de nous sortir de notre torpeur. En clair, la déception est à la hauteur des attentes. Forte.
Jean Gabin, Alain Delon, Lino Ventura, Henri Verneuil, José Giovanni, Ennio Morricone : avec de tels noms devant et derrière la caméra, Le Clan des Siciliens ne pouvait qu’être un film mythique ! Et, inévitablement, le résultat est un chef-d’œuvre du polar français. L’affrontement entre les trois stars est une rencontre au sommet où chacun est à son summum, l’histoire tirée du roman d’Auguste Le Breton est passionnante, la musique est restée dans toutes les mémoires et la réalisation de Verneuil, certes empreinte de classicisme, est d’une redoutable efficacité (il suffit de regarder la première apparition de Jean Gabin pour le constater). Ainsi, Le Clan des Siciliens est un film purement commercial mais fait avec un tel amour du travail bien fait et un tel talent qu’il reste un chef-d’œuvre du film de genre hexagonal qui n’a pas particulièrement vieilli.
Jean Gabin, Alain Delon, Lino Ventura : trois monstres du cinéma, Henri Verneuil à la réalisation finement ciselée, Ennio Morricone, peut on faire mieux à la partition ? Tous les ingrédients pour faire un grand polar devenu un classique. Et dire que tout aurait pu marcher sans ce petit : ah les gamins, cela ne sait pas mentir.
Le Clan des Siciliens est un film d'Henri Verneuil sorti en 1969.
Gabin, Delon, Ventura. Il y avait le risque, avec ces trois têtes d'affiche, de les voir cabotiner, essayer de se voler la vedette. Il n'en est rien tant le scénario est saisissant et bien construit. Chacun joue sa partition avec brio, les trois acteurs étant au sommet de leur art grâce à des dialogues savoureux signés José Giovanni. La réalisation de Verneuil est élégante, sobre, laisse s'exprimer les acteurs plutôt que le geste de la caméra. Le tout est orchestré magnifiquement par une composition mythique d'Ennio Morricone, ajoutant une tension supplémentaire à l'ensemble.
Ce chef d'œuvre mérite son statut de classique du polar, et de classique du cinéma français de façon générale. Un incontournable à voir et à revoir.
Je n'aime pas du tout ce cllassique horripilant où Gabin joue ce vieux réactionnaire jaloux de Delon. Pour moi ça ruine tout le film et le vieux passant son temps à ahaner sa "morale" dans le film que le tout est perclus de clichés alors que le personnage de Delon sort de prison !
Bref ça serait drole si ça n'était pas aussi vieillot. Heureusement qu'il reste les scènes du hold-up très bien filmées. Bref dommage que l'histoire soit aussi lourdingue et plombée dans son époque....
Un film qui montre qu'un commissaire de police, en 1969, qui veut arrêter de fumer, peut avoir du mal à le faire. Plus sérieusement, ce film est largement au-dessus de la moyenne des films français des années 70. Le trio d'acteurs n'est pas n'importe lequel, la musique est d'Ennio Morricone, le scénario est riche, et la réalisation presque sans faille.
Le grand banditisme, celui qui a de gros moyens et une organisation suffisante pour commettre des gros coups, trouve ici une belle illustration. Trois grandes stars se partagent les rôles : Alain Delon, Jean Gabin en truands et Lino Ventura dans l'autre camp comme commissaire de police tenace. Ingénieux scénario, belle mise en scène d'Henri Verneuil et musique sublime de Morricone font de ce thriller policier, un grand classique des films de gangsters.