Quand passent les cigognes
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Lardon_spectaculaire
Lardon_spectaculaire

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2019
Un vieux film dans un corps de jeunot. Car j'ai trouvé ce film d'une modernité surprenante, notamment dans sa mise en scène. D'excellentes idées dans la réalisation et une très belle performance de la part des acteurs (en particulier pour Tatiana Samoilova).
En bref, on peut facilement qualifier le réalisateur de "visionnaire", pour le dynamisme et la mise en scène irréprochable.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2019
L’histoire de ce couple séparé par la guerre est, bien qu’assez attendue et prévisible, poignante, notamment grâce à une mise en scène qui multiplie les prouesses techniques faisant de chacune des séquences d’incroyables moments de cinéma.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2023
Noir et blanc somptueux, cadrages modernes et magnifiques, travellings vertigineux, kalatozov est un virtuose de la caméra. histoire d'amour émouvante sur fond de guerre sur le front russe, la dernière scène pleine de symboles apporte son lot indeniable de romance et d'émotion. une petite longueur vers les 3/4 du film certes mais un grand film quand meme !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
La séquence d’ouverture nous rappelle une scène de Roméo et Juliette dont on aurait remplacé le balcon par un escalier. Cette séquence a surtout marqué le 7e art pour sa prise de vue audacieuse. Alors que le jeune amoureux monte à grandes enjambées les marches d’un escalier à paliers de plusieurs étages, la caméra le suit en restant à sa hauteur à l’aide d’un élévateur pivotant. C’est d’ailleurs par ses exploits techniques que le film s’est bâti une postérité. Certaines séquences exigeant que la caméra suive en plan rapproché un personnage circulant dans la foule sont magistralement tournées. Sergeï Ouroussevski s’est d’ailleurs vu remettre la Palme d’or à Cannes pour sa direction photo. Mais soyons honnête, pas seulement pour les acrobaties techniques mais bien pour la qualité générale de la photographie. En tirant des close up de la protagoniste pas nécessairement raccord dans l’espace, cela crée une distanciation intéressante qui ajoute à la texture du film. Ces plans nous font aussi découvrir le regard lumineux et unique de l’actrice Tatiana Samoïlova. L’évolution des états d’âme de son personnage demeure la trame principale du scénario et c’est à travers ses yeux que le spectateur a le privilège de la suivre. Dommage que les tourtereaux masculins ne soient pas aussi transcendants. Néanmoins, les amours en temps de guerre demeurent un paradoxe fertile en scénarisation. Elles imposent intrinsèquement une ligne dramatique intense et potentiellement tragique qui garde le spectateur captif.
eXistenZ I.A
eXistenZ I.A

9 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2017
Un film d'une qualité technique, photographique, artistique incroyable. L'actrice principale est très forte, elle a un jeu qui est très naturaliste en comparaison à ses homologues américains de la même époque, elle est forte et amoureuse et c'est sans équivoque un de mes moments de cinéma préféré quand elle marche rapidement et ou la caméra suit son visage de plus en plus rapidement jusqu'a se retrouver au bord du pont ou elle est prête à se jeter.
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2017
Chef d’œuvre à tous les niveaux, scénario, image et cadrages, psychologie, émotion. A noter tout d'abord qu'il ne s'agit pas d'un film de propagande soviétique, ce qui est exceptionnel quatre ans après la mort de Staline. Tatiana Samoilova est éblouissante mais les autres rôles sont parfaitement tenus. La guerre, source de tous les malheurs dans ce film, est représentée par quelques scènes choc (les deux bombardements, le champ de bataille transformé en immense bourbier, les départs et arrivées merveilleusement filmés, ...) Les expressions sur les visages et les attitudes des acteurs sont impressionnantes. Les cadrages (escalier et arbres de la forêt en contre-plongée par exemple) et la qualité du noir et blanc sont somptueux. Très très grand film dont certaines scènes seront copiées par la suite; M. Kalatozov apparaît comme un précurseur de génie.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2016
Sublime film baroque sur l'amour fou dans lequel un couple moscovite se trouve séparé durant la seconde guerre mondiale. On trouve dans ce film des plans séquence inouïs qui n'ont rien perdu de leur force ni de leur virtuosité soixante après, bien au contraire. Voir ma critique sur mon blog :
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2016
Je crois que je peux refaire à ce film toutes les éloges que j'ai pu faire à Soy Cuba et à la lettre inachevée. Alors forcément j'ai une petite préférence pour la lettre inachevée car l'histoire me parle plus, ces gens dans le froid, éloignés de tout qui font tout pour survivre car c'est un peu une ode à l'aventure, à la nature. Ici c'est "juste" une magnifique histoire d'amour.

Je ne vais pas forcément redire tout ce que je trouve sublime dans le cinéma de Mikhail Kalatozov, mais en peu de mots, ce type a tout compris au cinéma, que ça soit l'utilisation de la musique, quand il faut préférer le montage au plan séquence, quand au contraire c'est intéressant de faire durer son plan, quand il faut mettre de la musique, quand au contraire c'est superflus, comment mettre une actrice en valeur, comment diriger tout ce beau monde pour que ça soit vrai et donc beau. J'ai trouve le film peut-être un peu moins baroque que la lettre inachevée, reste qu'on a de longs plans absolument magnifiques, où l'on passe successivement du plan large, au gros plan, alors que les acteurs se déplacent, tout ça transpire le virtuose et ceci sans jamais que ça ne vienne impacter sur la beauté de la scène, sur l'émotion pure.

Je pense à quelques scènes magnifiques, une toute simple, la fille va retrouver son copain chez lui, elle arrive, personne à part la grand-mère qui lui dit qu'il est déjà parti, la fille recule d'un pas sans rien dire... Si je me souviens bien il n'y a pas de musique pour surligner tout ça et pourtant on a tous tout compris, pas besoin de mots, juste un plan sur une actrice qui joue bien ça suffit, surtout qu'elle n'en fait jamais trop.

Il y a également quelques moments où le montage s'emballe, devient totalement fou, comme la scène où elle pense à se suicider, on la voit courir, le montage accélère, encore une fois la mise en scène fait tout, pas de dialogues explicatifs, juste une actrice et un type qui sait mettre en scène. Si ce n'est pas fabuleux ?

Le film est vraiment déchirant à plusieurs reprises, notamment la scène du "mariage", surtout dans son contexte, ou bien toute la fin.

C'est surtout ça que je retiendrai du film, cette capacité à être beau en toutes circonstances.

Par contre j'ai trouvé que les scènes où on ne voit ni la fille, ni le garçon un peu en dessous, enfin je m'en foutais un peu, j'avais juste envie de savoir ce que la fille allait faire, si elle allait avoir des nouvelles du front.
Gcsa M.
Gcsa M.

4 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2021
Un film qui fait réfléchir sur l'amour et la vie à travers le portrait de cette femme amoureuse de Boris qui est, à prime abord, insouciante. Cependant, après le départ de son fiancé, elle s'enfonce dans une solitude de plus en plus terrible sublimée par le cadrage et le noir et blanc. UN film classique (palme d'or en 58) à voir qui nous montre une belle histoire d'amour triste mais finalement remplie d'espoir grâce à la scène finale dans laquelle Veronica donne les fleurs qu'elle avait gardées pour Boris à des inconnus après avoir appris son décès.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2016
Un film de guerre comme on en a vu tant d'autres, de tous temps, et en particulier sur le sujet bien précis de la Seconde Guerre mondiale. Avec toutefois ici l'immense originalité d'un point de vue russe et mis en scène comme tel. L'oeuvre tire non seulement sa force du sujet et des émotions très peu politisées qu'il transporte mais aussi de plans assez étonnants, entre travellings compliqués et autres scènes techniquement pas banales. Une plongée dans un sujet récurrent d'une façon qui change de l'habitude.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2016
Franchement voir un film russe qui ne soit pas propagandiste, ça fait du bien. Mais quand en plus la mise en scène est grandiose, que les acteurs (et surtout l'actrice principale) sont bons et que l'histoire parvient à ne jamais être ennuyeuse, on peut clairement dire qu'une bonne petite palme d'or méritée s'impose.
ghislaine18
ghislaine18

11 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2015
Film magnifique revu 40 ans après l'avoir vu au ciné-club de mon lycée lorsque j'étais en 1ère, avec toujours la même émotion. Le film était suivi d'un débat animé par une spécialiste des films russes : très intéressant. Cette histoire d'amour interrompue par la guerre, ce mariage forcé suite à un viol (que l'on devine), l'enfant recueilli qui s'appelle Boris comme le héros, la scène à l'hôpital, la scène finale... tout est pensé avec tellement de minutie et quelle maîtrise de la caméra pour cette époque (1957 !). A voir absolument.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2015
Le cinéma semble aimer les conséquences tragiques de la guerre sur les histoires d’amour, de « Casablanca » au « Long dimanche de fiançailles » en passant par « L’adieu aux armes ». En voici une des plus belles illustrations : « Quand passent les cigognes », un film soviétique qui se centre sur une femme, Véronika, et son évolution entre amour passionnel, refus de réalité, tentative de survie, tentation de l’infidélité, profonde dépression et possible retour dans le monde des vivants. Véronika, personnage magnifique que le cinéaste ne juge jamais, et actrice magnifique nommée Tatiana Samoilova lui apportant énormément de vie et de chaleur. Les autres personnages paraissent parfois un peu schématiques, mais Véronika est assez riche pour compenser largement. Au rayon des petites déceptions, signalons aussi une fin très légèrement moralisatrice, même si le film évite très clairement toute propagande, et reste dans l’ensemble une œuvre intemporelle. Cette belle histoire devient sublime par la caméra de Kalatozov, qui traduit tous les sentiments de ses personnages par la seule force des images. J’ai souvent pensé à Murnau pour la puissance lyrique de certaines scènes qui expriment tellement, et sont tellement inexplicables par nos mots. On trouve dans ce film de nombreuses scènes d’extra-terrestres, tant la caméra semble muée par des forces venues d’ailleurs ! Que ce soit la mer, les escaliers, la mort, le train ou les mouvements de foule, j’ai eu l’impression que tous ces éléments étaient filmés comme pour la première fois. Et toute cette virtuosité fait sens, traduisant les sentiments et fonctionnant souvent en miroir d’autres scènes. Bref, voilà un exemple parfait pour illustrer comment une mise en scène et une actrice peuvent transcender un sujet.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 juin 2015
Un chef d'œuvre qui méritait largement, en son temps, la palme d'or. La critique du système stalinien fraîchement mort n'est pas son moindre intérêt.
Bien sûr le film a un peu vieilli mais la mise en scène, les acteurs (mention spéciale à l'actrice principale rayonnante), l'histoire, les mouvements de caméras, ... donne à ce film une place à part, une poésie, une candeur, une émotion palpable du début à la fin tragique.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2014
Moscou 1941, Véronika et Boris courent innocemment autour d’un pont, ils s’aiment, s’embrassent, regardent des cigognes qui volent avec grâce avant d’être interrompu en se faisant éclaboussé et reprendre leur joie… mais de courte durée, un peu plus tard il sera appelé pour faire la guerre et elle se retrouvera affecté par cette absence…

Palme d’or au festival de Cannes 1958 (« pour son humanisme, pour son unité et sa haute qualité artistique »), « Quand passent les cigognes » de Mikhaïl Kalatozov nous fait vivre la guerre d’un point de vue humain, celui de Véronika qui devra faire face au vide laissé par celui qu’elle aime lorsqu’il partira puis sera considéré comme mort puis la fourberie et la violence du cousin de celui-ci. Elle ne perdra jamais espoir malgré son enfermement progressif sur elle-même et une solitude qui l’envahira.

Doté d’une justesse d’écriture et d’un déroulement qui captive, il nous livre un récit simple mais qui sait se faire émouvant. Techniquement il fait preuve d’une certaine virtuosité que ce soit au niveau de ses plans, ses mouvements de caméra ou des jeux d’ombres et de lumières. La photographie en noir et blanc est superbe et bien utilisée. Certaines scènes en deviennent marquantes, comme le début de film ou certaines où le visage de Tatiana Samoilova est mis en avant. Cette dernière est remarquable dans le rôle principal, faisant preuve d’une justesse incroyable et qui se voit sublimée par la caméra de Kalatozov.

Symbole du début du « dégel » derrière le rideau de fer, c’est une belle et tragique histoire d’amour qu’il nous livre, servie par une grande actrice et une caméra virtuose.
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