Quand passent les cigognes
Note moyenne
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80 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2014
Quand passent les cigognes est un film culte. La réussite de ce film repose en grande partie sur deux points. D'abord par un savant dosage de la lumière sur les deux couleurs du film, puisqu'il fut tourné en noir et blanc, donnant un résultat d'un esthétisme absolu. Un autre point ayant contribué à son succès réside dans certains plans tournés de façon spectaculaire. Mais en 1958, il fallait de l'imagination aux réalisateurs pour innover. A cette époque, ils n'avaient pas d'ordinateurs à leur disposition leur permettant de produire des effets spéciaux et autres images de synthèse. Il leur fallait donc tirer le maximum de grosses et lourdes caméras de studio et de quelques portatives telles que des Arriflex 16 ou 35mm aux performances et à l'autonomie limitées. La scène la plus réussie, relevant de l'exploit technique, est ce fameux fondu enchaîné représentant des arbres vus du sol tournants de plus en plus vite dont les images viennent se superposer à un autre tournoiement, celui de la course du héros dans les escaliers pour rejoindre sa fiancée.
Si ce film a décroché la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1958, il a également été récompensé, fait rarissime, par un Prix Spécial pour les Mouvements de Caméra.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2014
Palme d'or de 1958, "Quand passent les cigognes", romance dramatique soviétique, enchante par son esthétisme poussé et la qualité de sa mise en scène. Cette beauté visuelle contrebalance une histoire un peu faiblarde, conventionnelle et pas toujours aussi poignant qu'elle devrait l'être. L'aspect mélodramatique ne marche pas toujours mais elle est bien là et sait se faire sentir quand il faut. A voir pour ces plans de caméra originaux et maitrisés avec de bons travellings (la montée des escaliers au début) et certains plans-séquences impressionnants.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2013
Cinq ans après la mort de Staline, c'était le dégel en URSS. La preuve avec ce film plus romantique que politique. Le début, axé sur l'amour de jeunesse, les courses folles, les décisions impulsives, fait souffler un vent de liberté. Une liberté qui aurait presque des accents de Nouvelle Vague si elle n'était pas empreinte d'un formalisme, très russe, hérité des grands cinéastes du passé, Vertov, Eisenstein... Le réalisateur Mikhail Kalatozov, qui avait oeuvré jusque-là dans un registre de "service national", de pure propagande, se détache des contraintes idéologiques pour s'adonner à une forme de lyrisme très stylisé, souvent virtuose, à défaut d'être particulièrement sympathique. Quelques scènes superbes : le travelling vertical dans l'escalier, au début, pour suivre la course des amants ; les visions de Boris, au moment où son destin bascule à la guerre ; la porte qui s'ouvre sur un appartement à ciel ouvert, où demeure absurdement une horloge, après le bombardement. La caméra émerveille par sa mobilité, ses virevoltes, ses angles renversants. Et quand elle se fixe, c'est pour obtenir des gros plans d'une belle intensité sur les visages, notamment celui de l'actrice Tatiana Samoilova.
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2013
Mais qui suis-je pour noter ce film de 1957 qui a obtenu la Palme d'Or en 1958 à Cannes, hein ? Trop de décalage culturel et temporel mais peu importe, j'ai vu ce film et il faut bien que je lui attribue une petite note. Alors si je ne suis pas tombé complètement sous le charme de ce film contrairement à bon nombre de personnes qui le regardent, je reconnais cependant la qualité de l’œuvre. Le film n'est pas sans défauts loin de là, certaines séquences font même sourire pour le pauvre jeu proposé par les acteurs, mais à côté de cela on a des scènes assez anthologiques. Je ne les énumérerais pas pour ne pas spoiler, mais ce film offre largement son lot de grands moments de cinéma. On a donc un classique qui a certes très mal vieilli techniquement et artistiquement (si je puis dire) mais l'idée principale est là : plus que la guerre, on nous parle d'amour, et ça ça parle forcément à tout le monde. Et ça suffit à en faire un beau film. Après ça ne m'a pas ému aux larmes comme on avait pu me le dire (c'est sûr que quand c'est une personne d'origine russe qui vous conseille le film...) mais j'ai bien compris le message quand même. Un film à voir.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2013
Les ruptures tragiques que provoquent la guerre sur les relations amoureuses est un sujet dense que le cinéma n’a pas fini d’exploiter. Parmi ceux ayant pour contexte la seconde guerre mondiale, le film américain le plus réussi à ce sujet est sans doute Le temps d’aimer et le temps et le temps de mourir de Douglas Sirk en 1958 mais il ne faut pas oublier que, l’année précédente, c’est le russe Mikhail Kalatozov qui obtint la Palme d’or avec le splendide Quand passent les cigognes qui traitait également du drame que vit une jeune moscovite après le départ de son fiancée pour le front. Le scénario réussit à la perfection à exploiter ce thème intemporel sans jamais sombrer dans le pathos, faisant de ce film référence du genre. Mais c’est surtout sur le plan formel que le travail de Kalatozov a mérité d’entrer dans l’histoire, en effet le travail de montage très immersif ainsi que la caméra à l’épaule nous aident à partager que les tourments qu’exprime avec une justesse incroyable Tatiana Samoilova. Certaines scènes, telles que la fuite sur les quais avec un découpage à couper le souffle ou bien encore la scène de fin qui est un magnifique travelling.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2014
Voilà un film qui ne me surprend enfin plus, mon douzième ou treizième visionnage hier soir aidant beaucoup c'est vrai. Il est tellement beau, novateur, humain et court sur la durée qu'il est consommable jusqu'à plus faim. Ce film est culte pour de multiple raisons, l'une étant qu'il a été réalisé peu de temps après la mort de Staline et qu'après ça, le cinéma russe ne sera plus le même. Réalisation de malade (à voir pour les étudiants en cinéma), poésie, émotion et interprétation d'acteurs crédible avec l'époque (1957) sans être génial (à part Tatiana Samoilova !). Quand passent les cigognes peut faire office de porte drapeau du cinéma russe à jamais, du moins pour sa période d'après guerre, un film extrêmement ancré dans son époque. Le génie de ce film tient de la réalisation (surtout pour l'époque) qui nous permet vraiment de vivre au plus près de son personnage principal, on est emporté, tout devient premier degré (pour moi du moins), on court, on respire, on pleure et on espère, on vit quoi. Humain à souhait ce film parait intemporel par son thème, attente et reconstruction d'un amour partit pour longtemps ou définitivement perdu. Le film nous montres beaucoup plus les laissés-pour-comptes de la guerre que les courageux hommes partit au front et c'est bien là que le film est énorme, comment filmer le vide (ou presque) et réussir à nous captiver sans longueurs apparentes. On tombe définitivement amoureux de Véronika magnifiquement mise en lumière par le talent et la sensibilité de son génial réalisateur. Les dialogues simples mais touchants, les attentions particulières et certaines très grandes scènes renforcent davantage ce sentiment. Après ça notre haine féroce des guerres ne fait que grandir et nous espérons qu'en cas de coup dûr nous aurons la même dignité et le même courage que Véronika. Chez d'oeuvre ! Pour une fois qu'une Palme d'Or me fait de l'effet, à ranger parmi ses plus beau lauréats tel Apocalypse Now, Pulp Fiction ou Taxi Driver.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2013
Nous garderons toujours une haine féroce de toutes les guerres

Le cinéma russe que je découvre peu à peu n'en finit plus de me surprendre, et dans mon objectif peut-être un peu naïf de regarder toutes les palmes d'ors, ce Quand passent les cigognes constitue pour le moment l'un des morceaux les plus fort de la selection.
Quand passent les cignognes est un film d'une incroyable perfection, aux qualités inombrables, que je me sens bien incapable d'évoquer sans en faire un catalogue. C'est tout d'abord une histoire intemporelle, parce qu'elle saisie les choses les plus simples, souvent les plus difficiles à capter. L'amour mis en défi par la guerre, la séparation des êtres chers, la solitude, et l'horreur de cette misère humaine. Plus le film avance plus notre étonnement grandit : l'histoire avance à un rythme plus grand qu'on peut le croire, les évenements et rebondissements s'enchainent, les visages changent, les sentiments s'inscrivent dans une temporalité dramatique, touchante.
Mais c'est surtout la mise en scène qui est epoustouflante. Quelle image, quelle caméra, quel son, quelle lumière! C'est simplement epoustouflant. Les travellings sont incroyables, dans le haut du panier de ce que j'ai vu. Gros plans pour saisir les émotions si fortes, plans larges pour saisir une foule anarchique ou la violence de la guerre; caméra à l'épaule et plans séquences incroyables pour être au coeur de cette guerre ou de cette foule; et lumières magnifiques, les larmes des yeux qui brillent ou ces visages resplendissant... Tout cela avec une fluidité extraordinaire, un naturel de génie, une beauté si facilement saisissable et pourtant qui tient du génie.
Mais j'aimerais finir ma critique sur l'actrice principle, Tatiana Samoilova, incroyable de justesse, à la fois naïve et profonde, splendide, tellement désirable, aux yeux qui vous foudroie par leur beauté et leur sincérité, si doux et tristes. Elle boucle la boucle, parfaite dans une mise en scène parfaite, la femme que l'on ne peut qu'aimer pour ses qualités mais aussi pour ses défauts si humains et touchants.
Ce Quand passent les cigognes est des plus beaux plaidoyer pour l'amour face à la guerre, pourtant improbable dans une Russie de la guerre froide, un inattendu message si humble et si humain, simplement humain.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2013
Palme d'or à Cannes en 1958, Mikhail Kalatozov avec ce "Quand passent les cigognes" rappelait brusquement aux occidentaux qu'il fallait aussi compter sur le cinéma russe. Lyrique, puissant, émouvant, inspiré du cinéma de Welles pour ses fameux plans décalés, et de celui de Lean pour sa puissance narrative, ce film demeure encore aujourd'hui culte pour de nombreux cinéastes et critiques. Son originalité, sa richesse visuelle, son interprétation (Tatiana Samoilova ressemble à s'y méprendre aux héroïnes de David Lean !) font de ce film un des chefs-d’œuvre du cinéma russe du XXe siècle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 avril 2013
Surpris de lire tant de bonnes critiques. Moi j'ai été assez déçu. D'un point de vue formel, l'esthétique du film est certes parfaite. Par contre, la portée du récit et la puissance narrative ne sont plus franchement au RDV. Le film a beaucoup vieillit et on ne peut pas vraiment dire qu'on vibre lorsqu'on visionne cette oeuvre. Pourtant sur le papier le mélo avait tout pour être particulièrement fort mais finalement, l'étincelle ne prend plus. Un classique peut être plus si indispensable que cela.
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2012
Revoir ce film nous plonge dans les années cinquante avec ses espoirs et ses désillusions. La déstalinisation voulue par Khrouchtchev permet à maints artistes russes de s’exprimer autrement qu’en encensant l’un des plus sanguinaires dictateurs qu’ait connu l’humanité. Il en résulte un film pétri d’humanité qui donne à voir le quotidien d’une famille russe non sans embellir un peu sa condition matérielle. Comme à l’accoutumée chez un cinéaste russe, l’opérateur s’en donne à cœur joie avec des prises de vue virevoltantes mais qui, à la longue, prennent un aspect un peu maniéré. Le montage réalisé avec des épisodes bien équilibrés ni trop long ni trop courts permet au spectateur de rester tout le temps en haleine. On sent l’influence du cinéma français : les surimpressions rappellent Le « Napoléon » d’Abel Gance, les promenades enjouées dans les rues Jean Renoir et la scène finale dans la foule « les enfants du paradis » de Marcel Carné. En revanche, les travelings et les prises de vue dans la montée d’escalier se révèlent, pour l’époque, d’une totale originalité. Les acteurs sont tous magnifiques et le regard de la belle Véronique reste longtemps gravé dans la mémoire du spectateur qui rêve d’aller la retrouver en Russie pour contempler à nouveau ses beaux en amande et baiser courtoisement sa blanche main.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2012
20/20
Chef d'oeuvre du cinéma soviétique !
Je ne sais pas pourquoi mais je m'attendais a un film chiant... mais pas du tout ! tout est a garder dans le film, les acteur, la narration, la photo, l'émotion du film !
Tout étudiant dans le cinéma dois absolument voir ce film tant qu'il est révolutionnaire d'un point de vu technique. Des mouvement de caméra et une image rarement atteind dans le cinéma... cela dépasse meme le célèbre "Citizen kane" d' Orson Welles...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2012
Chef d'oeuvre!!!
Technique cinématograhique, humanité dégagée, photo, acteurs!!!
Tout de A à Z, un mélo, qui ne tombe jamais dans le mélo justement!
Le réalisateur récidiva ensuite avec un autre film, redécouvert un peu plus tard : SOY CUBA!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2012
L'amour à mort. Éternel sujet du cinéma. Question cruciale d'une vie lorsque la mort vient trop tôt. Et elle vient fatalement toujours trop tôt. Comment filmer alors l'absence ? Le vide, le rien, la vacuité du quotidien quand un seul être vous manque et que tout paraît dépeuplé ? En filmant, justement, le quotidien. Ces "riens du tout" qui font finalement presque tout, surtout quand la guerre s'en mêle. Sans oublier, les rêves à jamais enterrés, comme cette séquence extraordinaire où le héros tombe et ses pensées tourbillonnent vers son impossible amour. Et cette énorme bouffée d'angoisse lorsque la mort apparaît brutalement, et bien plus tard, comme une terrible évidence. Tout cela, Kalatozov le filme avec une rare maîtrise. Un très beau film, donc. Sur la mort d'un amour.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2012
Formellement, «Quand Passent Les Cigognes» est proche de la perfection. Le noir et blanc est somptueux, la mise en scène est d'une modernité que n'auraient pas renié les esthètes de la Nouvelle Vague, les cadrages sont audacieux, la virtuosité de la caméra est incomparable (cf. la séquence où court la jeune héroïne, sans doute l'une des plus belles jamais filmées),... Viennent ensuite des acteurs prodigieux dont la modernité du jeu est tout aussi remarquable, avec en tête la jeune Tatiana Samoilova sur les épaules de laquelle repose presque tout le fim. Un long métrage qui, à l'image des deux amoureux au début du récit, respire un parfum de liberté sans précédent, aussi bien dans la façon d'aborder la guerre et ses horreurs (avec une authenticité et une subtilité surprenantes venant de la part d'un pays soumis à la censure) que dans la manière avant-gardiste d'utiliser la caméra et le langage cinématographique. Quelques passages m'ont paru un peu en retrait, comme la fin du long métrage que j'ai trouvé un peu trop convenue, mais beaucoup d'autres s'avèrent inoubliables, par exemple lorsque ce pianiste joue sous les bombes pour faire oublier à son amie les hurlements stridents des sirènes d'alarme... Saluons donc le travail de Kalatozov, le génie d'Ouroussevski, le talent des interprètes, et n'hésitez pas à visionner ce film qui figure incontestablement au panthéon du cinéma russe. Indispensable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
bidulle3
bidulle3

86 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2012
A l'aube de la guerre, Veronika et Boris s'aiment, mais ce dernier c'est engagé volontairement. C'est alors que le cousin de Boris va se déclaré à Veronika ...
En 1957, Mikhail Kalatozov réalise "Quand passent les cigognes", et dès les première images, ont reconnais bien son style absolument génial, empreinté, terne, et resplendissant. Filmé dans un noir et blanc particulier, c'est surtout ça maîtrise de la caméra à l'épaule qui est le plus impressionnant. C'est comme s'il volait avec part moment, on sent beaucoup de douceur dans des mouvement qui pourtant sont compliqué. Kalatozov caresse nos yeux avec l'image ... Et que dire de sa façon bien à lui de filmé les visages, les regards ... malheureusement, l'histoire aussi belle qu'elle soit, ne ma pas porté beaucoup d'émotion, mise à part lors d'une scène sublime - Spoiler : au moment de la mort de Boris -
Ceci dit, le couple formé part Alexei Batalov et Tatiana Samoilova est très beaux. Et cette dernière signe ici une très belle performance dans un rôle magnifique qui à justement été récompensé à Cannes.
Et ne nous y trompons pas, "Quand passent les cigognes" est un drame plus qu'un film de guerre. D'ailleurs, la trame guerrière n'est présente que rarement sur le front.
En somme, Mikhail Kalatozov réalise un superbe film marqué part son style grandiose et inquiétant mais qui, au final, ne ma touché que part quelques scène. Mais je reste toujours aussi admirateur de ce cinéaste qui mérite d'être aussi connu que d'autre de ses compatriote.
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