Un truc poilu s'est échappé du zoo ("C'est mon frère", on l'a tous faite, celle-là) en agressant le gardien (on suppose, car on ne voit rien dans l'ouverture). Maintenant, vous pouvez vous servir de la touche de votre télécommande qui affiche deux triangles serrés pointant sur la droite (oui "avance rapide", si vous voulez), car le film meuble de façon affligeante jusqu'à la deuxième attaque à 20 min, où on ne voit toujours rien... Dans ce film réalisé par le tâcheron John Carl Buechler (responsable du Vendredi 13 chapitre 7 : Une Nouvelle Terreur, cette purge), Mark Hamill est vraiment la seule raison qui peut faire acheter ce navet (son nom, placardé en énorme sur la jaquette du DVD, ne ment pas : il tient le film avec la même intensité que dans Star Wars, non vraiment : il joue sa vie à chaque plan, et rien que cette implication est assez honorable). Il y a aussi ce plan du golden retriever nommé Einstein (ouh purée, ça nous rappelle le film OGM : Organisme Génétiquement Meurtrier produit par Roger Corman...) qui téléphone au héros pour le prévenir du danger (my god, c'est bien le même chien super-intelligent qui fait des trucs improbables, c'est pas croyable...). Après qu'il a fait des dessins ultra précis dans la sauce nuoc-mâm avec sa patte, on ne se demande surtout pas comment il a attrapé le combiné (chut c'est magique... Déjà le film vous montre qu'il a pris un crayon à papier pour composer le numéro du héros... Ah trop sympa, on se posait la question, c'est sûr que choper un crayon sans pouce, et connaître un numéro de mobile, c'est de suite plus logique). On n'en est plus là, on essaie de ne pas remarquer que la musique coupe nette entre les plans ("Un fondu ? C'est quoi ?", signé par Jean-Mich', le tech-son en première année), bouffant parfois la fin des phrases (l'héroïne qui caresse le chien : "Tu es un bon...", hop ça saute au plan d'après. "Oui, bon, en fait je suis le voisin du réal.", signé Jean-Mich', finalement pas tech-son en première année). Il y a aussi ces "gens du FBI" qui sont deux figurants en costards et lunettes de soleil qui veulent récupérer le chien intelligent, la créature qui bute plein de gens (mais en hors-champs, car pas le budg'), l'héroïne qui se fait attaquer dans le camion sans qu'on le voit (ça coupe net : "...promis, je vais faire gaffe.", Jean-Mich'),
le monstre tué en 3 coups de pistolets (remboursez !), mais il revit (aaaah) pour tuer les costards et lunettes, les gentils s'enfuient, s'embrassent,
fin. Pfouh. Encore un film de bac à 20cts, réalisé par John Carl Buechler, qu'on soupçonne d'être un pseudo du chien qui téléphone. Ça pourrait pas être pire.