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Note moyenne
3,5
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94 critiques spectateurs

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Trier par :
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Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2015
Encore un film sur le deuil, le manque, l'absence et comment on la surmonte… Isabelle (Huppert, intense), photographe de guerre admirée et célébrée pour son travail au plus près des conflits, se tue dans un accident de voiture. Trois ans plus tard, à la faveur d'une rétrospective de son œuvre à New York, la famille se retrouve pour évoquer le souvenir de cette femme, déchirée entre son métier sacerdoce et sa vie de mère et d'épouse. Au début, le récit se concentre sur le plus jeune fils, Conrad, un ado mutique et peu expressif qui semble reclus dans son chagrin et son malaise, provoquant l'inquiétude de son père et de son frère ainé, Jonah (Jesse Eisenberg, vu dans "Social Network"). Incommunicabilité, surinterprétation ou mal interprétation (des mots ou des comportements), crise d'adolescence et solitude, les relations entre les membres de cette famille éprouvée passent par toutes les phases d'incompréhension. Puis Jonah, pour qui la vie semble aller de soi (bon boulot, jeune marié, il vient d'avoir son premier enfant), présente à son tour des signes de détresse. Quant au père (Gabriel Byrne), il se démène comme il peut avec sa culpabilité, ses erreurs et ses manquements. Cette radiographie subtile des sentiments, mêlée aux visions subliminales ou oniriques qui peuplent l'inconscient des âmes blessées, touche avec beaucoup de délicatesse, sans pathos et sans cris. Visuellement très beau, ponctué de scènes marquantes, ce film singulier dans la forme comme dans le propos, va me poursuivre bien au-delà de la nuit…
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2015
Il y a un jeune homme qui revient dans la maison de son enfance, alors qu'il vient tout juste d'être père, parce qu'on prévoit une exposition des oeuvres de sa mère, photographe de guerre disparue prématurément. Une superbe maison d'architecte d'ailleurs, moderne, tout en vitrages, immergée dans la verdure. A l'écart de la ville. Une maison de rêve quoi. Et dont il semble soudain ne plus pouvoir se détacher. Back Home.

Il y a donc cette femme photographe qui, de temps en temps, s'arrachait à son métier qui la passionnait pour retrouver sa famille. Back Home.

Il y a trois hommes qui ne se remettent pas de cette béance, de cette absence, de l'absence de celle qui pourtant n'était jamais là, même quand elle était là....

Il y a un gamin, le plus jeune fils, révolté contre tout et tout le monde, mal dans sa peau, et là on retrouve évidemment le héros de Oslo, 31 aout du même Joachim Trier. Et encore: on lui a soigneusement caché que cette mère qui lui manque tellement, disparue dans un accident de la route, s'est suicidée. Le père pensait que cette révélation serait trop dure. Quoi de pire pour un enfant que de se dire que sa mère s'est suicidé: alors, fallait il que je ne sois rien pour elle, pour ne pas l'avoir retenue?

Bref il y a beaucoup de choses fortes et justes dans ce beau film grave, servi par de magnifiques acteurs, à commencer par le jeune Devin Druid, l'ado buté; Jesse Eisenberg, le frère ainé et Gabriel Byrne, qu'on ne voit jamais assez. Très bel homme, excellent acteur et vraiment charismatique, sans doute aurait il du faire une carrière plus spectaculaire, Mr Byrne.... Et puis Isabelle Huppert, plus opaque que jamais. Dans sa passion de partir et de repartir sur les terrains de combat les plus durs, Syrie, Iraq, il y avait le devoir de montrer au monde la vie de ces malheureux livrés aux horreurs de la guerre; mais aussi sans doute, moins avouable, et sans doute ne se l'avoue t-elle pas à elle même: l'ennui du quotidien, de la vie de famille, cette famille que manifestement elle aime pourtant... Beau film parce que chaque protagoniste est intéressant, ce qui est rarement le cas au cinéma, où l'un des personnages mange en général les autres.

Beau film, donc, mais dont on regrette parfois l'éparpillement, tant on passe vite de micro-scène en micro-scène, présent, vu par l'oeil de l'un ou de l'autre, flashes back plus ou moins reculés, rêves.... A voir bien sur.
iceman7582
iceman7582

77 abonnés 1 215 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2017
Un drame intimiste, mais sans saveur... L'histoire est touchante mais la mise en scène trop simpliste, ça manque d'émotion et de panache. Par moment, même les acteurs n'ont pas l'air de croire ce qu'ils racontent. Dommage car le sujet était intéressant.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2015
Un film atypique, parfois déroutant en raison d'une mise en scène très personnelle faîte de flash-backs incessants qui vous perdent parfois... Au final, difficile d'être enthousiaste, sans pour autant être déçue...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2025
Il y a dans Back Home une douceur à peine froissée par le drame, comme si Joachim Trier avait cherché à filmer le deuil comme un tissu délicatement troué. Dès les premières images, quelque chose se dérobe, quelque chose nous échappe. Ce n’est pas tant un film sur la perte que sur ce qui flotte autour, ce qui reste en suspension.

Trier, pour sa première incursion dans la langue anglaise, ne cherche pas à se fondre dans un certain naturalisme transatlantique ; il importe plutôt avec lui un art du récit brisé, fragmenté, hérité de la littérature moderne plus que du scénario hollywoodien.

Back Home est un film de reflets : chacun des trois hommes de la famille Reed se reflète, se projette, se confronte à une femme absente, Isabelle (Huppert), photographe de guerre, figure maternelle devenue image, puis mythe.

Mais ce n’est pas un film sur une mère. Ou pas seulement. C’est un film sur les traces qu’elle laisse, sur ce que son absence met en lumière chez les autres : un père en déshérence, incapable de contenir le chaos de ses fils ; un aîné cérébral, bloqué dans une forme d’intellectualisation du chagrin ; un cadet mutique, et de la colère rentrée.

Chaque personnage semble enfermé dans une chambre mentale, et Trier visite ces pièces les unes après les autres, avec cette manière à lui de filmer les êtres.

La mise en scène, toute en glissements, en décalages, n’essaie jamais de forcer l’émotion. On pourrait même lui reprocher une certaine distance, une froideur élégante qui parfois frôle la pose. Mais ce serait ignorer la sincérité de l’entreprise : celle de filmer l’intime non pas dans ses débordements, mais dans ses repliements.

Ce qui fascine, c’est cette volonté d’épouser la logique d’une mémoire morcelée. Le film ne suit aucune ligne droite, il se diffracte, s’égare, revient sur ses pas. Il faut accepter d’être perdu pour le suivre. Accepter que la vérité ne soit jamais dite, mais à peine effleurée, comme cette scène bouleversante où le fils cadet imagine la mort de sa mère : fiction dans la fiction, comme tentative désespérée de réappropriation du réel.

Il y a bien quelques flottements. Certains dialogues paraissent plaqués, certains fils narratifs (notamment autour du personnage de Huppert) semblent volontairement laissés à l’état d’esquisse, comme si Trier refusait d’achever ses phrases.

Et peut-être est-ce là, justement, la clé du film : Back Home est une œuvre inachevée, inachevable, comme tout travail de deuil. Ce n’est pas un défaut, c’est une poétique.
Regis D
Regis D

43 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2016
Bien joué.
Ce genre de film simple si j'ai le droit de le dire ainsi, dans le sens où il n'y pas d'intrigue en soi.
On suit des personnage et leurs interactions autour d'un évènement clef.J'aime assez, surtout ici car c'est bien joué, mais bon, ça n'est sûrement pas le film que je verrai plusieurs fois.
Il appartient à ce style de films (si ce n'est pas tous finalement) qui reste un one shot, un bon moment ponctuel mais tombant vite dans le passé.
Sinon j'adore toujours autant Jesse Eisenberg
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2016
Un film triste, et très réaliste. Les acteurs jouent juste et c'est très agréable à regarder, toutefois le film est vraiment très long et plat...
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2015
Avant tout laissez vous entraîner dans l'atmosphère de ce récit de deuil et de découverte de l'autre....aussi plonger vous dans les photos d'Alexandra Boulât dont les photos du film sont prises ....
Film très fort et dont le fantôme de la photographe hante chaque image...
Les acteurs incarnent la famille qui doit continu a faire son chemin avec un être manquant définitivement....même si elle était souvent absente pour ces missions sur le terrains...
C'est d'ailleurs tout le fond du récit. Comment avoir une place dans une famille au quotidien alors que sa passion pousse à être ailleurs...
Sensible, doux et passionnant!
Jean Francois L
Jean Francois L

16 abonnés 600 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 décembre 2015
Je ne me suis pas pour autant ennuyé mais c'est un sujet qui aurait dû me parler , me toucher et je n'ai ressenti aucune émotion. Mon ami qui était à mes cotés, lui a beaucoup aimé...
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2016
"Back home" nous présente une vie de famille douloureuse avec un aspect psychologique fort et bien détaillé. Les émotions se font bien ressentir dans ce drame accompagné de belles idées de mises en scène et de bonnes prestations (notamment Gabriel Byrne, acteur pas assez exploité malheureusement dans des long-métrages dignes de ce nom ces derniers-temps).
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2017
Très beau film, magnifiquement bien traité et joliment mis en scène. Les thèmes​ du deuil familial et des rapports filiaux est traité avec finesse, interprété par des acteurs de grande classe. Rien à dire de plus, il faut le voir.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2017
Malgré un casting international de premier choix, le film peine à décoller. On est plongé dans un drame intimiste et froid trop psychologique. Je dirai quand même bravo à la prestation du jeune devin druid . Les autres acteurs n'ont plus rien à prouver.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Certes moins réussi que "Oslo 31 août", "Louder than bombs" n'en reste pas moins un très bon film jalonné de moments aussi gracieux que le précédent film de Joachim Trier. Le cinéaste témoigne des solitudes contemporaines, des petits mensonges, des non-dits, etc. L'essentiel du récit tourne autour du cadet, un adolescent effroyablement renfermé, qui s'avère être un moins bon leader que la figure centrale d'"Oslo 31 août". Jesse Eisenberg est très bien comme d'habitude, y compris dans ses petits arrangements très discutables avec ses petites amies. A voir, donc.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juillet 2018
L’histoire d’un deuil maternel et son impact sur les trois hommes de sa vie. Un mari laissé à l’abandon, qui reprend pied en faisant de son mieux avec le cadet encore à la maison. Ce dernier privilégiant l’isolement et le mutisme. Un grand frère déjà loin, qui confond ses sentiments. Beaucoup moins tranchant que son précédent long - Oslo, 31 août - il est quand même juste de noter que Joachim Trier essai de transmettre à l’écran la manière avec laquelle l’humain affronte la fatalité des événements. Comment après le fracas, la vie n’est plus tout à fait la même.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2024
J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce « Back Home » avec son interminable leçon sur l’incommunicabilité entre les membres d’une même famille, après le suicide de la mère de famille. Les personnages sont peu attachants et on a du mal à s’accrocher à cette histoire aux nombreux flash-backs. La juxtaposition des horreurs de la guerre et des conflits familiaux surcharge le questionnement naturel, empêchant toute empathie réelle et les approches psychologiques ne sont pas traitées en profondeur. Le propos ne semble aller nulle part et se disperse pendant 1h50. Bref c’est un peu snob et quelque peu soporifique.
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