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    Robowar
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    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    0,5
    Publiée le 26 mars 2021
    Robowar est un cyborg conçu par l’armée américaine. Une arme absolue, surpuissante et indestructible dont l’armée en a perdu le contrôle. Après avoir réussi à leur échapper, elle n’aspire qu’à une chose, exterminer l’espèce humaine. L’armée décide d’y employer les grands moyens, un commando est envoyé à sa recherche dans le but de la détruire.

    Sous couvert d’un pseudonyme (Vincent Dawn), le réalisateur italien Bruno Mattei, grand spécialiste des Séries Z, se lance dans la réalisation d’un improbable un rip-off, celui du cultissime Predator (1987) de John McTiernan avec Arnold Schwarzenegger. L’ennui, c’est qu’en l’absence de talent et d’un budget adéquat, Robowar (1988) fait pâle figure et ce, dès le début du film.

    Un groupe de commando dirigé par le viril (ironie) Major Murphy Black (affublé d’un improbable crop top moulant) et composé d’une équipe de bras cassés (qui ne cessent de mitrailler à tout va, pensant qu’en canardant comme des tarés, ils arriveront à leur fin). Face à eux, le terrible cyborg (re-ironie), ce dernier est affublé d’un costume digne de La Foir'Fouille® (en skaï avec une armure qui donne l’impression qu’il est pourvu d’une grosse paire de seins et d’un casque de moto, l’ensemble étant censé représenter un robot… why not ?¿!), ajouter à cela divers gadgets comme un bras télescopique, un pistolet laser, une vision thermique tellement pixélisée que l’on ne distingue absolument rien et surtout, SURTOUT (!) à une insupportable voix casse-couilles, un croisement entre un vocoder et la voix des Chipmunks.

    Et les voilà tous réunis dans la jungle des Philippines (à grands renforts de bruitages censés représenter la faune sauvage). Un jeu de cache-cache démarre entre le commando et le ̶m̶o̶t̶a̶r̶d̶ , pardon le cyborg. Au cœur d’une intrigue torchée en deux secondes sur un coin de table et dont la mise en scène doit recourir au remplissage pour tenter de tenir les 90min contractuelles. Le reste du film n’est qu’un enchainement de scènes d’action toutes plus nazes les unes que les autres, ça mitraille et ça pète de partout histoire d’avoir un semblant de consistance. Pendant ce temps, on doit supporter (pendant toute la durée du film !) l’insupportable cyborg (avec sa voix d’écureuil castra) dont on ne comprend qu’un mot sur deux (armez-vous de patience car il répète sans cesse la même chose « balayage radar, balayage radar, reçu »).

    Agrémenté d’une B.O. en total décalage avec l'action, tantôt rock, tantôt électro moisi. Ah, on allait oublier le seul élément féminin du film. Faut dire qu’elle ne sert strictement à rien la pauvre. Catherine Hickland fait la plante verte et doit se consoler entre ses rares apparitions et 10 lignes de texte, soit une bien maigre participation…

    Un nanar comme seul Bruno Mattei savait le faire, un tournage bâclé et expédié en moins d’une semaine, des effets cheaps qui transpirent à chaque plan et des acteurs de seconde zone.

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    MaCultureGeek
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    0,5
    Publiée le 9 avril 2019
    On aurait pu considérer Robowar comme le Saint Graal du nanar s'il n'avait pas seulement été insupportable. C'est au niveau du son que cela se joue. S'il tente de reproduire la recette du génial Predator, c'est qu'il l'a si mal comprise qu'il la repompe jusqu'à la parodier, rendant imblairable ce qui faisait les qualités les plus novatrices de l'oeuvre de McTiernan. Outre l'invisiblité qu'on ne retrouvera que dans une courte scène (représentée par de la lumière dans un arbre, jusqu'à ce qu'on se rende compte que c'était une feinte, puisqu'il n'y a qu'un cadavre), c'est surtout la capacité de s'exprimer qu'à notre superbe machine qui empêche de vraiment prendre son pied.

    Parce qu'entre deux imitations de Schwarzy (les répétitions de "Major" sont fantastiques) et trois désastreuses de Sonny Landham (le Billy de Predator, affreusement repris par un acteur ridicule), cette machine, sortie des tréfonds de l'enfer, dialogue dans une langue constamment incompréhensible, qu'on pourrait prendre pour de l'italien non traduit si l'on ne parvenait pas, parfois, à distinguer quelques mots de français (notamment le distingué et très aigu "feu!") qu'on espère ne pas avoir inventés.

    Ces passages, répétitifs et réutilisants plusieurs fois les mêmes plans (on se souvient de celui de tir durant le générique d'introduction, récyclé au total cinq fois dans le film), tapent sur le système par la seule voix insupportable de notre machine, qui en plus de voir en pixels dégueulasses (c'est un combat pour discerner la moindre forme humaine au travers de cette bouillie visuelle), est impossible à comprendre quand elle tente de s'exprimer.

    Pire que cela, on ne la craint que pour sa voix, plus pour ses meurtres. Des assassinats cutés n'importe comment, rarement montrés (si ce n'est jamais), et dont certains tentent, toujours en mal, de repomper ceux du film d'origine (on se souvient tous du sacrifice de Billy, comiquement repris sans en avoir compris le sens). Il est là le problème principal de Robowar : si l'on ommet le fait qu'il soit réalisé n'importe comment (Bruno Mattei en même temps), qu'il est interprété sans aucun talent (Massimo Vanni, fils caché de Chuck Norris et Michael Bay, vend du rêve), c'est le manque de compréhension de l'oeuvre originale qui le plombe le plus.

    Parce qu'il s'évertue à reprendre des scènes qu'il place finalement dans le désordre, puisqu'il ne saisit jamais leur importance thématique, graduelle, explicative. Prenons la scène de sauvetage de la femme : auparavant sauvée durant l'attaque du camp de guerilleros, une nouvelle scène de combat est ici ajoutée pour qu'elle soit secourue sur une route, loin du camp, en gardant tout de même pour plus tard le massacre des guerilleros (avec un supplément "on bute des enfants involontairement" absolument hilarant).

    C'est qu'il termine par ruiner sa propre chronologie, à force de trop vouloir reprendre sans comprendre; de même pour cette conclusion sur la plage, où pensant le méchant enfin battu (même si trop rapidement), le spectateur finira "surpris" de le voir revenir pour une ultime scène de combat, et surtout pour reproduire la fameuse séquence culte de Schwarzy dévalant les cours d'eau pour chuter d'une cascade magnifique (avec un supplément de suicide sacrificiel des plus illogiques et tragi-comiques).

    Certes mauvais, franchement très drôle, Robowar tient du nanar pour tout ce qui fait un bon délire cinématographique entre potes : mauvais dialogues, recherche perpétuelle de la punchline aiguisée, désir de faire toujours plus spectaculaire (les mêmes plans d'explosion sont repris fréquemment), dramatique (les acteurs surjouent à la mort), effrayant (les passages de caméra à la première personne sont filmés trop bas pour représenter les soldats ou le robot), doublages faramineux, effets spéciaux d'un autre monde. C'aurait été un plaisir total s'il n'avait pas été aussi agaçant sur sa bande-son, encore que son thème principal, trois notes qui se courent après sur un synthé, vous en donnera pour votre "argent".
    Gain54
    Gain54

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    5,0
    Publiée le 11 mai 2015
    Sans contestation aucune, Bruno Mattei, le génie du « 2 en 1 » (je pars réaliser un film, en réalité j’en fais deux avec les scènes tournées) nous livre l’un des meilleurs nanars au monde avec en vedette Reb Brown (qui est bien mis en valeur dés sa première apparition dans un tee-shirt moulant pour fillettes de 12 ans). L’histoire est en fait un copier-coller du film Predator ( l’une des spécialités de Bruno Mattei). L'histoire se focalise sur un groupe de mercenaires, le BAM qui signifie "bête à manger la fange", non non ce n’est pas une blague, c’est le nom de ce groupe de tueurs « expérimentés » (je met ce terme entre guillemets car à chaque attaque les « professionnels » vident tous un chargeur de 500 balles minimum). Ce groupe est envoyé sur une ile pour éliminer un robot fou. A savoir qu’ils ne sont pas au courant de leur mission, ils pensent aller sauver des otages et encore j’en doute quand on voit Reb arrivé dans les maisons où ils sont censés se trouver et se met arroser dans tous les sens au hasard… Le reste du film c’est crapahutage dans la jungle, rescousse d’une damoiselle et combat TRES inégal avec le robot qui a une voix insupportable. De grand moments de fou rire en perspective avec l’assaut d’un arbre contre un tireur isolé déjà mort mais aussi avec le grappin de machines a sous de fête foraine qui agrippe le pied d’un des mecs en le trainant sur 3km, sans oublier la traversée d’une rivière profonde (c’est sur que si tu la traverse a genoux c’est plus profond) ou un combat au sabre avec le robot. Vraiment un bon moment passé mais Bruno aurait pu tourner dans la foulée un Robowar 2.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    0,5
    Publiée le 24 juillet 2019
    Quelle valeur pourrait-on trouver à cet ènorme naveton dont l'intrigue est entièrement pompèe sur l'un des grands classiques du cinèma amèricain, "Predator", tournè en 1987, soit un an avant "Robowar" ? Une sorte d'exploit dans la nullitè où Bruno Mattei signe un nouveau nanar à ranger dans son escarcelle! Comme dans le film de McTiernan, des professionnels qui connaissent le terrain par coeur reprèsente le meilleur pari pour retrouver un ami perdu, Omega-1 [...] La technologie, ici, ne fait pas de sentiment! Comme une fonction, une malfonction! Bien plus qu'une machine, le "Robowar" du père Mattei a quelque chose d'humain en lui! La fusion stupide de l'humain et la pensèe mècanique en plus! Tout un programme! Attention son cerveau est un modèle du genre avec une voix à vous faire pisser de rire! Des cellules bioniques et humaines cohabitent dans une parfaite harmonie! Rires [...] La forêt du film ressemble à celle de Koh Lanta et les F/X...à ceux du Bioman de notre enfance! Techniquement bâclè, le reste ne vaut pas tripette! Verdict ? Un exercice de recyclage qui ne vaut même pas le dèplacement! A fuir...
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