Glissements progressifs du plaisir
Note moyenne
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11 critiques spectateurs

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Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2013
Ce film est une ode à Anicée Alvina, construit pour elle et autour d'elle et c'est tout simplement magnifique, les images sont à la fois troublantes et splendides distillant un érotisme subtil. La narration est déroutante mais c'est volontaire, on sait très bien que ces cellules aux murs blancs immaculés gardées par des religieuses n'existent pas, pas plus que les inquiétants sous-sols. Alors, ce qu'on voit ce sont (peut-être) les fantasmes de ses clients (puisque Olga et Anicée jouent le rôle de prostituées occasionnelles) mélangés aux siens (fantasmes lesbiens, fantasmes de domination, fantasmes de sang et de mort). Certes, il faut entrer dans ce genre de film, mais ces demoiselles nous aident bien, il suffit de se laisser entraîner. Le film se veut également un pied de nez aux institutions établies (police, justice, religion, ordre moral). A noter deux curiosités, d'abord la présence furtive (quelques secondes) de Catherine Robbe-Grillet et d'Isabelle Huppert, et puis cette magnifique démonstration d'anamorphoses sur les murs blancs par Anicée Alvina. La scène est d'une beauté à couper le souffle, et si le résultat fascine c'est parce que nous avons vu sa réalisation. Sans cela, le désintérêt remplace la fascination, et c'est sans doute ce que n'a jamais compris Yves Klein.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2009
Style particulier pas accessible à tout le monde, l'absurde donne bien souvent naissance à des oeuvres intéressantes et/ou provocatrices - comme en ce cas présent -; et surtout pour des scènes de cachot pas piqués des hannetons, malgré un effilochement singulier de l'histoire.
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2011
Nora (Olga Georges-Picot) a été tuée d’un coup de ciseau, son amie Alice (Anicée Alvina) est-elle coupable ? De l’enquête émergent surtout des fantasmes.
Le film a une grande beauté formelle, portée par de magnifiques portraits, de belles images, et une alchimie sonore assez envoutante ; il y a quelque chose de Godard dans la manière de présenter. Malheureusement ceci n’est au service que de fantasmes esthétisants, ne créant nulle émotion, d’un embryon d’histoire dont l’auteur se moque, et d’une symbolique pesante qui n’a pas de résonance (chaussure, jaunes d’œufs, tessons de verre, etc.). De ça de là une idée de scène intéresse (fille se peignant en rouge par exemple), mais sa dilatation dans le temps en détruit l’effet. Le sentiment dominant pendant la projection oscille entre ennui et énervement, avec l’espoir d’un final marquant, espoir également déçu. « Alors tout est à recommencer » conclut l’inspecteur Trintignant, juste avant un dernier plan montrant l’océan. Surtout pas !
Conseil : regarder les inserts du générique, qui sont extraits du corps de l’œuvre, et s’en tenir là !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 30 juillet 2009
Pour le milieu autorisé seulement pour les autres circulez il n'y a rien à voir!
Non en fait il y a des passages intéressants mais dans l'ensemble j'ai rien compris au film.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 juillet 2009
Sur la base d'un film policier, le rèalisateur Alain Robbe-Grillet propose une dèconstruction du rèel, qui livre une certaine idèe de la beautè cachèe derrière l'indicible! Malheureusement ici tout n'est que ennui avec comme toujours un goût pour les intrigues qui se font et de dèfont, les personnages qui se dèdoublent, se multiplient et se confondent! "Glissements progressifs du plaisir" se prèsente donc comme un polar avec des scènes abruptes et une bonne dose d'èrotisme qu'on a du mal à comprendre (le jaune d'oeuf, la peinture rouge...)! Si l'on accepte ce jeu d'intellectuel, le film peut plaire mais pour les autres le temps risque d'être long! Trop de tête et pas assez de tripes, de plus qu'est venu faire le grand Jean-Louis Trintignant dans cette histoire sans queue ni tête...
kukrapok
kukrapok

24 abonnés 130 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mars 2012
Un trip d'érotomane inbuvable, à la symbolique lourdingue, la mise en scène prétencieuse et la direction d'acteurs calamiteuse. Courage fuyez ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 février 2015
Très beau film, typique du style Robbe-Grillet, où l'on joue avec le temps, les symboles, les objets. La narration est plus logique qu'il n'y parait, c'est la logique de l'inconscient et des fantasmes. Le cinéaste sait filmer les femmes et les rendre belles et désirables (ce qui n'est pas le cas de Fellini par exemple !), et Anicée Alvina montre qu'elle est autre chose qu'un corps : son interprétation est tout à fait étonnante.
Image très bien restaurée sur DVD.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 avril 2021
Avant même que le générique ne soit terminé je savais que ce film allait être un impénétrable film d'art et d'essai prétentieux. D'habitude je n'aime pas utiliser le mot prétentieux c'est un épithète paresseux mais dans ce cas il n'a jamais été aussi approprié. Je l'ai regardé en croyant à tort qu'il s'agissait d'un film d'horreur mais ce n'est pas le cas. L'histoire surréaliste est si abstraite et le traitement si avant-gardiste qu'il est difficile de comprendre l'intention du réalisateur Alain Robbe-Grillet. S'il n'était pas français et ne datait pas des années 70 j'aurais pensé qu'il s'agissait d'une parodie du cinéma d'art et d'essai français des années 50 mais ce n'est pas le cas c'est un vrai film. Peut-être que s'il était condensé en vingt minutes des moments les plus bizarres (tout en conservant la nudité gratuite) je ne le détesterais pas autant que je le fais mais avec ses 105 minutes il est atrocement ennuyeux à regarder. En raison d'un problème technique j'ai dû visionner les vingt dernières minutes environ sans le son mais cela n'a pas fait une grande différence. J'avais depuis longtemps renoncé à essayer de donner un sens à tout cette histoire...
Chaill
Chaill

24 abonnés 397 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 novembre 2018
Un navet pour bobos faussement intellos qui expliqueront que le cinéma est un art et qu'il n'a pas à être compris. En réalité Robe-Grillet comme à son habitude sous le prétexte "cinema d'auteur" propose un spectacle erotico-cheap surrealiste et incompréhensible qui ravira les (a)mateurs. Le pitch: une jeune prostituée est accusée du meurtre de sa copine lesbienne avec qui elle entretenait une relation très "robe-grillesque". Elle est ensuite enfermée dans un couvent à l'ambiance très Brigitte Lahaie 70's, et se voit défendue par une avocate sosie de sa défunte partenaire. Un scénar fort passionnant dites moi. Notons la performance très habitée de la jeune actrice principale en ingénue tête à claques, et les présences surprenantes de JL Trintignant et M Lonsdale qui ont dû se tromper de porte en arrivant au studio ce jour là.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2020
J'adore le style, j'adore le réalisateur... Mais je dois bien avoué qu'au bout d'un moment j'en avais marre. On passe de la fascination à l'ennui. Un point assez marquant, ce sont tous les détails qui prennent du sens petit à petit. Rien est laissé au hasard ! C'est une expérience cinématographique interessante, mais un peu longue.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
Revu en 2025, après l’avoir vu à sa sortie, il faut constater que ce film a très bien vieillit comme un grand cru . Un film assez unique à la croisée de l’érotisme et du surréalisme.
Basé sur une intrigue policière assez légère ,mais suffisante : l’assassinat par une jeune escort de sa collègue et probablement amante . Mais le film est surtout le moyen pour Alain Robbe-Grillet d’exprimer toute sa passion pour l’érotisme , pas la sensualité charnelle, mais dans son expression érotique ,cérébrale, esthétique , visuelle , complétement Batailienne.
Le film est vraiment rafraichissant, « innovant » , moderne et en même temps on sait qu’un tel film ne serait plus possible aujourd’hui . Ici Robbe Grillet fait ce qu’il veut du « corps » féminin qu’il utilise comme il l’entend pour nous exposer ses fantasmes. On est avant « mee-to » et le consentement demandé aux actrices. Il y a la beauté des corps nus , superbes , gratuit , exposés sans raison à justifier , sans ajout au scénario, comme pur outil esthétique et fantasmagorique.

Des scènes culte de happening arty , comme la magnifique scène où Anicée se peint le corps nu en rouge carmin, et qui se plaque sur les murs recouverts de papier blanc , créant ainsi une œuvre picturale qui pourrait être au musée, inégalée à ce jour, ou celle des œufs cassés sur le corps nu , offert ,de Olga Georges- Picot , comme pour un festin à venir.

Et puis de vrais fantasmes ., de Robbe Grillet et probablement de sa femme ( Jeanne de Berg pseudo d’écrivain BDSM, ) présente au scénario et dans un petit caméo, couple iconique du SM des années 70/80 : fétichisme des pieds : formidable scène avec Michael Lonsdale suçant le doigt de pied d’Anicée. Un petit mais puissant catalogue aussi de fantasmes Sadien, de corps meurtris, dans les cachots du pensionnat.
Le film doit beaucoup à la fantastique interprétation des deux héroïnes, qui nous enchantent bien sûr de leur corps superbes , mais qui jouent aussi très bien : Anicée Alvina , qui eut une carrière courte , récite son texte d’une manière toute particulière, pleine d’ingénuité et de sarcasme , et Olga Picot, actrice oubliée , morte trop tôt ,excellente dans son rôle mystérieux et évanescent, superbe . Il y a aussi Jean Louis Trintignant , excellent dans un rôle tordant d’inspecteur de police , avec son imperméable Burberry et sa fine moustache à la Clark Gable , Michael Lonsdale qui tient là un de ses meilleurs rôles avec beaucoup de subtilité et de variation dans son jeu . Jean Martin, acteur reconnu de second rôle qui joue un prêtre halluciné et obsédé. Un petit passage à l’écran, furtif de Isabelle Huppert ,toute jeunette pour sa première apparition au cinéma ,
Et le film est empreint de surréalisme, des parallèles avec le cinéma de Buñuel , dernière période, pour son anticléricalisme jubilatoire. Une qualité photo excellente , et dans les 15 dernières minutes une sorte de délire Dadaïste , de joute oratoire en poèmes improvisés entre Anicée et Lonsdale .
Le twist final policier est remarquable, la boucle se referme sur elle-même, on revient au point de départ, le film peu recommencer au tout début, et le spectateur est consulté, tout cela d’une manière tellement surréaliste.
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