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btravis1
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3,0
Publiée le 1 septembre 2014
Atmosphère oppressante réussie pour ce film énigmatique, qui bénéficie d'une très bonne interprétation. Beaucoup de questions restent sans réponse, mais le film garde son intérêt jusqu'à la scène finale, qui, pour ma part, n'a pas encore trouvé de réponse.
Un thriller psychologique assez perturbant et inquiétant que cet "Enemy". Je ne dirais pas que j'ai été happé par ce Villeneuve mais il s'y dégage quelque chose d'assez particulier. Tout est chiadé: réalisation désaturée et pessimiste, mise en scène référencée (Lynch et l'excellentissime EWS de Kubrick) avec un rythme lent qui sait poser son atmosphère et ses protagonistes, intrigue tortueuse, assez ouverte dans les interprétations, et emprunte d'un suspense solide, un Gylenhall comme d'habitude fabuleux... Tous les ingrédients sont là pour savourer. Le genre de films que tu apprécies toujours d'avantage en le re-visionnant. Audacieuse adaptation qui travaille le subconscient d'une manière très profonde, qui dénote avec le cinéma mainstream et c'est tant mieux !
Vraiment très bizarre... Tout au long du film, on tente de comprendre ce vers quoi le réalisateur veut nous emmener. Et à la fin, c'est l'incompréhension totale. Bref, pas un film à regarder pour passer le temps sans trop réfléchir...
les critiques sont parfois plus compliquées que le film lui même, (souvent même)....Le film part d'une occurrence relativement simple, spoiler: un homme de Toronto (Jake Gyllehaal) a un double (sosie ? Frère jumeau, le moi d'un passé ?) qu'il rencontre dans la réalité (on peut penser au cas limite de la schizophrénie, peu probable ici)....... Après la lecture du film montre la différence entre les deux individus, de façon nette, l'un étant prof, l'autre acteur de cinéma......La réalisation fait penser souvent à Soderbergh, avec quelques étincelles à la David Lynch, deux exactement (la scène sexuelle d'introduction, l'araignée image probable du fantasme).....Qu'on ne se méprenne pas, avec une lecture linéaire (simpliste pour certains ?) du sosie, le film se suit sans vraiment de prise de tête, au contraire son scénario est relativement épuré , le tout mélangeant de façon presque logique les deux couples, puisque sosies il y a ......Peu de seconds rôles (juste Mélanie Laurent et Sarah Gadon), la caméra étant monopolisée par Jake Gyllenhaal,Quelques jolis plans dur les slyline et les highways de Toronto permettent au spectateur de respirer dans un film qui se déguste avec un certain mystère, de la duplicité et quelques interrogations dans le scénario, j'ai aimé.....
Un excellent thriller sur un homme qui affronte son sosie. Jake Gyllenhaal interprète à la fois un professeur discret et un acteur de cinéma psychopathe. Mélanie Laurent joue sa fiancée qui n'arrive pas à différencier les deux hommes : son fiancée et l'acteur de cinéma avec qui elle couche par accident.
Je n'arrive pas à savoir si ce film est génial ou nul ... En fait tout ce que je sais c'est que je n'ai absolument rien compris ... Par contre si ce que j'ai compris était ce qu'il fallait comprendre alors tant mieux mais comment savoir si ce que j'ai compris était ce qu'il fallait comprendre ?? En tout état de cause, si ce que j'ai compris était ce qu'il fallait comprendre alors les cinq dernières minutes du film spoiler: (après l'accident qui, à lui seul, suffisait à comprendre ce qu'il fallait comprendre et qui faisait un final parfait) sont totalement inutiles ... spoiler: (même s'il faut trouver une symbolique dans l'araignée (la toile d'araignée etc) et tout le bazar qui va avec ... ^^)
Mais quoi qu'il en soit, le film est passablement ennuyeux, complexe et très prise de tête (même après être sortie de la salle j'y pensais encore pour essayer de comprendre ...)
Avec un scénario troublant et atypique, "Enemy" se dote d'une histoire complexe qui ne permet la compréhension qu'après-coup. De ce fait, la réalisation est juste mais mitigé puisqu'on est peu captivé dans l'ensemble. Quant aux acteurs, ils jouent correctement. Ainsi, le film est plutôt décevant malgré de bonnes idées et surtout à cause d'un grand manque de rythme.
Enemy...de Denis Villeneuve. En voila un beau ratage ! En fait, même pas un ratage, plutôt un film qui ne sert à rien ! C’est long, c’est lent, c’est chiant, c’est jaune moche, ça se veut tendu mais ça se détend vite, ça se veut ambigu mais ça fait pschittt au bout de vingt minutes.De plus, je commence à en avoir un peu marre de ces histoires de doubles, voire de double maléfiques, c’est un thème qui revient un peu trop souvent au cinéma ces derniers temps, un thème un peu facile, et pas très original.Le pitch ? Non...pas cette fois. L’intrigue est tellement mince que ce serait criminel de la raconter, et la fin est tellement ouverte qu’on pense à de l’escroquerie de scénariste.Jake Gyllenhall est bien, tout en économie, peut être trop d’ailleurs, Mélanie Laurent a vu de la lumière et est montée, la mise en scène est par moments très voyante, et le tout m’a prodigieusement gonflé. Cela dit, moi aussi je vais faire une fin ouverte : peut être suis-je passé complètement à côté de ce film ? Si c’est le cas, mes potes me le rappelleront !
Denis Villeneuve est assurément l’un des cinéastes qui comptent aujourd’hui à Hollywood. Le Canadien débarqué dans la Cité des Anges juste après le succès critique et commercial inattendu de son film « Incendies » en 2010, s’est bâti en six films une solide réputation de réalisateur capable de gérer des films à gros budgets pour en faire des réussites commerciales tout en parvenant à séduire la critique autant par les sujets qu’il traite que par son approche esthétique. Toutefois, une certaine distanciation, notamment dans sa direction d’acteurs demeure qui entraîne certaines réticences à le classer parmi les maîtres de sa profession. Ils ne sont plus si nombreux aujourd’hui. « Enemy » réalisé juste après le succès colossal de « Prisoners » (2013) est pour le moment son seul échec public depuis son installation sur le territoire américain, même s’il convient de préciser qu’il s’agit là d’une coproduction franco-hispano-canadienne. Marcher sur le territoire laissé en friche par David Lynch qui ne tourne plus pour le grand écran depuis 2006 (« Inland Empire) était d’évidence un pari plutôt osé que Denis Villeneuve a pourtant réussi avec un certain brio. Adaptant un roman du Prix Nobel de littérature portugais, José Saramago (« Un autre comme moi » paru en 2002), Villeneuve emmène le spectateur dans un voyage aux confins de la psyché humaine qui interroge sur le fondement réel de la personnalité qui façonne chacun d’entre nous, souvent composée des différents êtres pouvant cohabiter à l’intérieur d’un même corps en dehors du simple cas clinique de la schizophrénie. Le réalisateur a choisi bien sûr de ne livrer aucune clef à son récit pour laisser à chacun sa propre interprétation. Adam Bell (Jake Gyllenhaal), spoiler: professeur d’histoire politique à l’université de Toronto, mène une vie austère consacrée à son travail et seulement distraite par une relation épisodique avec une jeune femme (Mélanie Laurent). Un jour, intrigué par sa solitude apparente, un de ses collègues lui conseille la vision d’un film comique. Dans les seconds rôles, Adam reconnaît un sosie parfait de lui-même. Il cherche alors à en savoir plus sur l’acteur en question qu’il finit par localiser dans Toronto. Ce qui devient une enquête l’amène à se procurer le numéro de téléphone de l’acteur de seconde zone en question. Composant le numéro, il tombe sur son épouse qui enceinte est elle-même très perturbée, étant certaine d’avoir reconnu la voix de son mari.
Par le jeu des entremêlements de rencontres liées à la curiosité attisée des trois protagonistes, le scénario écrit par Javier Gullón ouvre une multitude d’hypothèses qui demandent dès lors au spectateur de ne pas rechercher une rationalité dans un domaine où elle est forcément absente, mais plutôt de se laisser aller pour, après visionnage complet du film, tenter de se frayer son propre chemin dans un labyrinthe qui ne livrera pas de sortie évidente. Le professeur Adam n’est-il en réalité que la projection fantasmée du rôle que l’acteur, aussi mari infidèle, est en train de jouer et que sa femme tente de s’approprier pour en finir avec la jalousie qui la ronge alors qu’elle est enceinte ? Tout ceci n’est-il que le rêve d’un professeur bien trop inhibé qui ne peut assouvir ses fantasmes que par l’intermédiaire d’un « doppelgänger »? Les combinaisons sont nombreuses et aucune ne peut valablement être rejetée au profit d’une autre. En ce sens, le film est remarquablement structuré mais aussi parfaitement maîtrisé esthétiquement, Denis Villeneuve utilisant des tons ocres pour filmer les vues aériennes de Toronto et renforcer l’étrangeté de son récit qui envoûte si l’on veut bien s’y laisser prendre. Jake Gyllenhaal quant à lui, qui venait de terminer « Prisoners » sous la direction du même Denis Villeneuve, n’en finit pas d’étonner depuis sa révélation dans le non moins étrange « Darko » de Richard Kelly (2001). Son jeu toujours en retenue s’avère bien plus éclectique que n’aurait pu le laisser imaginer son physique plutôt lisse. En 20 ans et 36 films, l’encore jeune acteur a quasiment livré un sans-faute et n’a assurément effectué aucune faute de goût marquante qui permettrait de le taxer d’opportunisme. « Enemy » lui doit beaucoup.
Film de Dennis Villeneuve qui n'hésite pas à nous mettre sous nos yeux une sorte d'œuvre d'art pouvant se définir comme contemporaine puisque chaque personnes peut se faire sa propre histoire en fonction de ses ressenties sur les différents éléments et clés d'énigmes misent à notre disposition au cours de ce long métrage. Nous mettrons surtout en avant le jeu d'acteur de Jake Gyllenhaal, qui arrive à nous prouver une nouvelle fois de plus qu'il est l'un des plus grands acteurs de sa génération en jouant au sein du même film 2 personnages que tout oppose. Les actrices, Mélanie Laurent et de Sarah Gadon sont tout aussi exceptionnelles et je tiens à réellement applaudir ces 3 acteurs qui nous proposes un film puissant, unique, voire même expérimentale. Ainsi au premier abord, cette œuvre peut nous apparaître comme un méli-mélo sans grande logique mais en réfléchissant un peu plus au cours des heures suivantes, on arrive à mettre le doigt sur la solution à tout ce mystère. Malgré l'ensemble de ces points positifs, il faut quand même souligné le fait que le film est pesant non pas par sa durée mais par sa mise en scène qui utilise des couleurs jaunâtres/grisâtres, et des plans assez long qui peuvent s'apparenter à la limite de plans séquences rendant ainsi le film très pesant et lourd à digérer. La fin du film ne déroge pas à la règle puisqu'il nous mets face à une remise en question de notre jugement où on est obligé de remettre en question toute notre compréhension du film. Ce long métrage est toutefois compréhensible de manière générale mais très très complexe dans les détails.
Après l'impressionnant Prisoners, qui a mis une sacrée baffe l'an passé, Denis Villeneuve revient avec un nouveau thriller cette fois-ici tiré du roman de José Saramago "L'autre comme moi". Pour l'occasion, il retrouve Jake Gyllenhaal et le place dans une intrigue folle où un simple professeur d'histoire tombe par hasard sur son sosie et décide de le suivre de près. D'un peu trop près même. Et ce qui n'était au départ qu'une découverte intéressante va peu à peu devenir un véritable cauchemar, aussi bien pour lui que pour son double... Et c'est dans une ambiance à la Cronenberg voire même à la Lynch que va baigner Enemy, une atmosphère désespérée, sombre, glauque, inquiétante, une atmosphère où l'on colle au plus près notre héros, ressentant presque son malaise et ses doutes. Gyllenhaal, fidèle à lui-même et grosse barbe sur la gueule, continue de transcender l'écran, ici de manière très sobre, rappelant instantanément son inoubliable prestation dans Donnie Darko il y a de ça presque douze ans. Sa double interprétation du timide Adam et du turbulent Anthony fait des ravages et on au bout d'un moment l'impression de voir deux personnes différentes à l'écran. Chapeau l'artiste. Très difficile à suivre, déroutant même jusque dans sa dernière scène, le scénario nous embarque dans une métaphore gigantesque, à peine aidée par une tirade pré-générique, deux dialogues judicieusement sélectionnés et une très courte scène hors-sujet. Tel un puzzle qu'il faudrait rassembler, les pièces manquantes du long-métrage viennent avec l'interprétation que l'on se fait du film et qui vient à force de labeur cérébral et/ou de déduction primaire. Au final, certes pas évident mais esthétiquement magnifique et incroyablement captivant, Enemy est la preuve que Denis Villeneuve est un talent à suivre.
Auréolé du succès de Prisoners, Denis Villeneuve entreprend audacieusement un cinéma plus exigeant avec ENEMY. Porté par un impeccable Jake Gyllenhaal, le protagoniste principal heurte son double parfait dans une ambiance sordide et fascinante, méli-mélo de toiles et de symboles. Plus les questions se posent et moins les réponses sont claires dans ce Toronto ambré, cité des mystères abritant de simples mots, de discrets regards et des images iconiques jamais vaines et systématiquement splendides. De la romance au thriller en passant par le fantastique pur, la clé finit par ouvrir une porte grinçante sur la tragédie humaine, l'ahurissante conclusion invoquant son inévitable métamorphose en farce dans le macrocosme des terreurs des mortels, grotesques et magnétiques. Radical, mystique et fascinant, ENEMY est une langoureuse main à huit doigts qui vous étrangle, ode magnifique à la subjectivité et ses interprétations.
Métaphore psychologique écrite dans ses moindres détails par Villeneuve et interprétée en toute maîtrise par un Jake Gyllenhaal époustouflant. On pourrait se torturer l'esprit à essayer de décoder toutes les clés, mais je crois que c'est assez évident dans son analyse finalement. spoiler: [spoiler]un homme en proie à son subconscient qui culpabilise de tromper sa femme enceinte... [SPOILER] les araignées sont aussi piegeantes que les femmes pour Adam, et je rejoins tout à fait l'analyse du fossoyeur de films présente sur le bluray. A voir et à ressentir...