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Georges P.
98 abonnés
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3,5
Publiée le 9 octobre 2015
Bon autant le dire tout de suite, il ne faut avoir un coup de fatigue en regardant le film. Sinon vous aurez du mal à raccrocher les wagons. C'est un petit bijou de film psychologique qui nécessite quand même un peu d'explication comme par exemple l'image de la femme transformée en araignée. Evidemment on ne comprend pas tout de suite qui est qui. mais c'est remarquablement interprété et on adore la mise en scène tout en nuance. Donc à regarder plusieurs fois.
Intrigués par le sujet, curieux de découvrir la filmographie de Denis Villeneuve, nous nous sommes plongés dans la vision de « Enemy » et nous en sommes sortis perplexes. Explications :
L’angle d’exploitation du sujet est assez particulier. Très imagé, saccadé, le choix de la réalisation et la thématique générale du film peuvent perdre beaucoup de spectateurs en cours de route. On ne comprend pas toujours ce que l’on voit et malgré nos espoirs d’explications ultérieures, nous restons cois et passons à côté du message subliminal suggéré. D’ailleurs, nous étions sur le point de décrocher à quelques reprises tant certaines scènes semblaient incohérentes par rapport au reste du long métrage. Fort heureusement, le film est relativement court et la sensation de lenteur ne s’éternise pas durant des heures.
A côté de ce gros souci scénaristique, on trouve un Jake Gyllenhall performant. Incarnant à la fois Adam Bell (le professeur d’histoire) et Anthony Claire (le comédien), il arbore un jeu des plus convaincants et nous entraîne dans la spirale de sa/ses vie(s) avec beaucoup d’habileté. Entouré de Mélanie Laurent (« Je vais bien ne t’en fais pas », « Les adoptés », « Boomerang ») et Sarah Gadon (« The moth diaries », « Antiviral »), il devra dissocier le faux du vrai et appréhendera l’univers de son sosie parfait. Tout tourne autour de ce trio et plus particulièrement autour des états d’âmes de notre personnage principal. Sa psychologie est d’ailleurs au centre du film et les héroïnes, secondaires, sont là pour la mettre en exergue, créer le doute ou au contraire, le mettre à mal. Bien que très juste, l’interprétation ne suffira pas à faire de « Enemy » un bon thriller maîtrisé, loin de là !
Même si l’affiche et la bande annonce donnent quelques pistes pour aborder le long-métrage, nous peinerons à comprendre exactement ce que Denis Villeneuve a voulu nous présenter. Nous sommes restés perplexe jusqu’au final qui n’apportera aucune valeur ajoutée à l’histoire que nous venons de visionner. Chacun aura son interprétation des choses, ses questions, ses suggestions et même si cet exercice est intéressant, il aurait été bon d’avoir quelques clés supplémentaires et de terminer le film sur une touche plus « concrète ». Avec ce sentiment général d’inachevé, « Enemy » ne nous a pas vraiment emballé.
: Attention spoiler ! L’année dernière, pour la première fois je vois Enemy que j’avais beaucoup apprécié mais je ne l’avais pas totalement compris (notamment avec la métaphore de la tarentule). J’ai décidé de le revoir à présent, et je le trouve encore plus impressionnant. Denis Villeneuve a lui-même dit qu’il n’expliquerait pas sa métaphore et qu’il est libre à chacun de l’interpréter comme bon lui semble. Adam, un professeur d’histoire discret mène une vie banale avec une certaine Mary. Un jour en regardant un film, il aperçoit son double parfait : Anthony. Après mûre réflexion il décide d’entrer en contact avec cette personne mais se demande s’il y a vraiment un but à cette rencontre, était-ce vraiment une bonne idée ? C’est un film étrange et inquiétant plus dans la forme que dans le fond. Villeneuve va énormément jouer sur les jeux de lumières et offrir une image jaunâtre et crasseuse. Les scènes sont lentes mais le film est assez court (à peu près 1h30), le spectateur perd rapidement la notion de temps et se retrouve vite perdu. Ajouter à ça, la solitude des protagonistes. En effet, l’action se situe à Toronto, une grande ville qui se veut déserte et ou l’air est quasi irrespirable (température élevé). Et comment ne pas aborder le jeu d’acteur ! Tout d’abord Jake Gynnehall qu’on ne présente plus, qui nous offre l’une de ses interprétations les plus abouties à mes yeux jouant un double à merveille. Pour ce qui est des actrices secondaires, Mélanie Laurent joue très bien le jeu de la femme détachée qui se demande souvent ce qu’elle fait là. Mais Sarah Gadon m’a littéralement bluffée surtout dans la scène de nuit où Adam se met à pleurer sur le sofa. Il est temps de passer maintenant aux personnages d’Adam et d’Anthony. Il est clair que pour moi c’est une seule et même personne, d’ailleurs plusieurs indices nous le laisse le prouver (quand Sarah Gadon appelle son mari après avoir vu Adam, la mère d’Adam qui rétorque à son fils d’arrêter son rêve d’être acteur de 3e zone ou encore Gadon qui demande à Anthony si sa journée à la fac s’est bien passée). En réalité, Adam est le mari de Gadon qui le trompe avec justement Mélanie Laurent. Anthony incarne son inconscient, la part sombre de lui-même mais aussi la personne qu’il aurait toujours aimé être. Pour ce qui est de la métaphore de la tarentule, je pense qu’elle représente l’image de la femme selon Adam (Gadon se transforme en tarentule, dans l'un de ses rêves on apercoit une femme avec tête d'araignée et enfin au début une prostituée en écrase une, à comprendre le non pouvoir de la femme dans un lieu de luxure) et surtout celles qui l’entourent : sa mère pour commencer qui l’appelle tout le temps, qui l’étouffe et l’empêche de se poser les bonnes questions notamment sur la rencontre avec son double. Ensuite, il y a sa femme enceinte qui n’a toujours pas digéré la tromperie de son mari et qui souhaite plus de sa présence en vue de son futur accouchement. Et enfin avec Mary, où la relation est très étroite et mystérieuse (à la première apparition, on aurait pu croire qu’il s’agissait d’une prostituée). Mary représente l’inconnu pour lui, il doit se demander ce qu’elle recherche et il doit se dire secrètement que cette femme court peut-être à sa perte. Au final, un film qui frôle l’excellence et qui bluffe au vu de la filmographie de Villeneuve. Après Incendies (2010), Prisonners (2013) et dernièrement Sicario (2015), le réalisateur canadien est en train de confirmer qu’il est l’un des plus talentueux avec une patte à la Fincher. A présent, une sortie d’un film de Denis Villeneuve sera un événement égal à Tarantino à mes yeux tout comme un film de Jake Gynnehall. Un mot, époustouflant !
Ah voila le type même de films que je déteste : le pseudo film qui fait réfléchir et qui triture les meninges pour que l'on trouve un sens à chaque scene en nos invitant à revoir le film... ben non : on peut jouer à cela quand on s'appelle Kubrick ou lynch, mais certainement pas Villeneuve. C'est raté, car une fois le supplice d'1h30 terminé, on n'a qu'une envie c'est de se coucher car on a du lutter contre le sommeil pendant le visionnage de ce film Pauvres acteurs qui ont du bien être déçus d'avoir gâché leur talent dans cette "oeuvre"....
Oh que ce film est difficile est suivre. Le rythme est lent (bien pour le coté stressant) et Jake Gyllenhaal est excellent dans ce double rôle. Mais l'histoire est difficile à comprendre et plusieurs hypothèses viennent à la fin sans savoir qu'elle est la bonne. Pour ma part, c'est un seul et même homme. Le film est donc un croisement entre Docteur Jekill et Figth CLub sans avoir la qualité de ces deux histoires .
Je n'avais déjà que moyennement apprécié Prisoners, mais c'était un chef d'oeuvre à côté de ce salmigondis prétentieux et faussement intellectuel. Ce n'est pas un thriller, attention, c'est d'un ennui sidéral. Vous serez déçu si vous attendez une explication quelconque, on est obligé de deviner. Donc, j'ai plus ou moins deviné le sens du film, mais je m'en fiche des états d'âme du type du film et je déteste la psychanalyse à deux balles. Donc après la déception du film avec Viggo Mortensen, confronté à son jumeau, nous avons la déception de Jack G confronté à ...Enfin, si vous en avez le courage, vous verrez à qui il est confronté, je ne veux pas spoiler. Et sinon, Isabella Rossellini a pris un de ces coups de vieux, c'est une mamie, à présent.
Un excellent thriller sur la double personnalité d'un professeur discret. Avec le grand Jake Gyllenhaal qui interprète un homme tourmenté. Mélanie Laurent joue sa fiancée qui se sent menacé par la double personnalité de ce dernier. Isabella Rosselini joue la mère de l'acteur de cinéma.
Réfléchis, réfléchis, réfléchis, je ne comprend pas ce film et ça m'énerve vraiment c'est un très bon film mais vraiment, c'est vraiment un bon film, la réalisation est excellente, les acteurs sont géniaux et l'histoire est incompréhensible et honnêtement je ne sais pas quoi penser de ce film. Un conseil: Regardez-le.
Ce film n'est pas mal quand on l'a compris, mais dans la mesure où on a besoin de regarder des vidéos explicatives sur Youtube pour le comprendre, je pense que ce n'est pas réussi. Le but d'un film ne devrait pas de perdre le spectateur le plus possible.
Un excellent thriller sur un homme qui affronte son sosie. Jake Gyllenhaal interprète à la fois un professeur discret et un acteur de cinéma psychopathe. Mélanie Laurent joue sa fiancée qui n'arrive pas à différencier les deux hommes : son fiancée et l'acteur de cinéma avec qui elle couche par accident.
Un professeur d'histoire timide se rend compte qu'un acteur de la région est son sosie parfait, et en l'approchant va déclencher une série d'événements. "Enemy" est un mélange entre drame et thriller assez déroutant. En premier lieu, le film est posé et très lent, mais jamais ennuyeux, grâce à une ambiance anxiogène bien rendue par une photographie jaunâtre soignée, et grâce au double jeux réussi de Jake Gyllenhaal. Puis, le scénario est riche en interprétations possibles, avec des images d'araignées revenant régulièrement, des séquences surréalistes, et de multiples sous-entendus. On peut y voir une fable sur le subconscient, la lutte d'un homme infidèle pour accepter ses futures responsabilités de père de famille, une évocation de la répétition des erreurs dans un couple, etc. Ainsi, "Enemy" est un film original, qui aborde des sujets intéressants.
Les films comme celui-là sont quand même rares.. Comme le dit "Le fossoyeur" sur Youtube : c'est un mindfuck.. De toute façon c'est simple, à moins d'être surdoué, on sort de ce film en ayant sa propre interprétation qui n'est pas forcément la bonne.. Personnellement, à la fin de mon visionnage, j'avais ma propre interprétation, et elle était totalement plausible (même si elle était un peu tirée par les cheveux quasiment tout concordait..). Je ne savais pas si c'était la bonne interprétation (d'ailleurs, y en a-t-il vraiment une seule ?) et si ça l'était il n'y a pas énormément d'indices dans le film pour nous la faire comprendre. Mais ensuite j'ai vu l'analyse du Fossoyeur sur Youtube, et là je me suis dit "ah oui, pas mal ! Vraiment pas bête, tout s'explique".. Ce n'est pas ce que j'avais imaginé, mais ça correspondait aussi au film. En bref, ce film est extrêmement complexe, c'est une énigme, mais il est tout de même assez ouvert et chacun y comprend ce qu'il veut. Scénaristiquement il est fort. La réalisation l'est tout autant, avec une ambiance bien oppressante.. Villeneuve parvient à faire quelque chose de rare : il nous embrouille, mais nous tient en haleine. Le film est assez lent, mais il nous chope et nous garde. Son étrangeté nous captive. Ses acteurs également, surtout Jake Gyllenhaal qui tient là l'un des meilleurs rôles de sa carrière, car jouer ces deux personnages bien différents au niveau de la personnalité n'était pas un défi facile à relever. Les musiques ne sont pas très complexes, même plutôt simples, mais sont très prenantes et nous plongent bien au coeur de cette histoire de dingue. Au final, le film donne un très bon résultat mais aurait gagné à être un poil plus précis, car même l'explication la plus logique est extrêmement difficile à comprendre par soi-même.