Enemy
Note moyenne
3,0
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687 critiques spectateurs

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45 critiques
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187 critiques
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Dunno The Movie
Dunno The Movie

71 abonnés 239 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2014
Lent et contemplatif, le dernier film de Denis Villeneuve est laborieux. À trop vouloir jouer la carte du mystère, Enemy surfe finalement sur énormément de vide à travers la quête d’un homme face à son sosie et la personnification de ses craintes. Malgré une ambiance feutrée et intrigante, Enemy ne parvient jamais à installer le malaise et la curiosité escompté, entre une histoire prévisible et un traitement éteint, où l’étrange laisse rapidement place à l’ennui. Après le très haletant Prisoners, j’espérai bien mieux. (...)
C’est dommage, car le film de Denis Villeneuve est une œuvre curieuse et originale, qui mérite d’être vu ne serait-ce pour applaudir l’effort, mais aussi pour voir autre chose que du cinéma formaté. À tenter, donc.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 septembre 2014
Autant j'avais apprécié Prisoners durant le visionnage, autant je l'avais aussitôt oublié. Ici, l'ambiançage, si je puis dire, est très réussi et j'ai ressenti une angoisse constante, qui ne m'a pas quittée sur mon chemin du retour... L'image salie jaunâsse convient parfaitement à cette ambiance cauchemardesque, où tout comme les personnages, on se demande sans arrêt : mais comment c'est possible ? Bon, ça tire un brun sur le fil pour faire durer le tout 1h30 - et on sent le resucé d'Hitchkock ou Lynch par moment (notamment les scènes de bordel de luxe ?, si je puis dire, à la Eyes wide shut) mais on se lasse heureusement pas d'admirer Jake les yeux et le corps balafré, tout aussi convaincant en looser qu'en mec assuré. Les rôles féminins sont tous intéressants et subtils car on se demande toujours ce qu'on peut ressentir pour ces femmes : sont-elles invasives, fragiles, inquiétantes ? la copine de l'un est-elle jalouse à tort, la mère bienveillante n'est-elle pas manipulatrice ? et l'araignée ?
Beaucoup de questions et on nous épargne une sorte de fausse résolution forcément décevante en nous laissant face aux questionnements et angoisses que cela a remué chez nous.
Une ambiance fantastique (au sens français du terme : on ne sait jamais si c'est réel ou pas et l'hésitation perdurera) bien angoissante et qui remue des inquiétudes primitives, à la fois psychologiques et philosophiques.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 septembre 2014
J'avais adoré les deux autres films du réalisateur. Quelle déception pour celui là: je me suis ennuyée pendant tout le film : très lent et surtout incohérent. Je déconseille d'aller le voir.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 septembre 2014
Deux étoiles seulement pour moi.

Oui, les acteurs jouent bien (très bien), oui l'atmosphère est bien rendue.
Par contre je n'ai pas aimé. J'ai bien été lire les explications et voir la fameuse video de 24 minutes sur youtube, mais non, je n'ai pas fait "wahouuu".

J'ai adoré incendies. Je suis donc la preuve vivante qu'il est possible d'aimer un film et pas le suivant ! :-)
WutheringHeights
WutheringHeights

132 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2014
Adam, un professeur d'histoire à l'Université de Toronto, consacre certains de ses cours aux dictatures et à leur force de manipulation des masses. Une mise en abyme du cinéma mainstream qu'il côtoie sans jamais se plier à toutes ses contraintes ? (...) Sans donner de solution à son énigme, Villeneuve nous plonge dans un cauchemar existentiel, que la citation de Saramago ("Le chaos est indéchiffrable") placée au début du film illustre parfaitement. Une belle usine à fantasmes, parfois un peu vaine mais toujours fascinante.

LA SUITE :
Quentin V.
Quentin V.

62 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2014
Un énorme mindfuck ! Mais une fois qu'on a lu quelques pistes d'interprétations possibles, tout devient évident et on se rend compte du très haut niveau de ce long métrage. En fait, il suffit juste de ne pas s'arrêter au premier degré des images ;) Une expérience intelligente de cinéma !
nikolazh
nikolazh

76 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 septembre 2014
A vouloir trop jouer sur l'ambiance, avec pour seules armes un filtre jaune délavé immonde et une musique omniprésente réellement insupportable (deux défauts récurrents chez Villeneuve et présents également dans Prisoners) en oubliant de faire avancer son histoire et de développer ses personnages, le film finit par ennuyer/irriter beaucoup plus qu'il ne subjugue, malgré quelques beaux plans (dont un final aussi surprenant qu’incompréhensible). N'est pas Lynch qui veut. A éviter.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 septembre 2014
Ennuyeux tout du long, incompréhensible jusqu'au bout... Obligée d'aller voir les explications sur le film pour "comprendre" le fin mot de l'histoire...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 septembre 2014
Après le meilleur polar de l'année 2013, Prisoners, Denis Velleneuve revient avec Enemy, dans un genre bien moins rationnel, d'ailleurs moins efficace, au risque de perdre un pan du grand public. Au reste, la photographie est reconnaissable au réalisateur : une propreté morbide dans chaque plan, un Toronto vide et embrumé qui ne s'observe qu'au prisme d'un voile jaunâtre, quelques saccades surréalistes... La bande-son est un souffle glacé qui accompagne avec maestria toute l'oppression qui submerge la salle de cinéma. Pour le négatif, on ne s'empêche pas de penser aux inspirations schizophréniques et lynchéennes qui inspirent ce film, et à ce titre, Enemy reste un bon cran en dessous d'un Mulholland Drive, qui a emmené le spectateur plus loin dans l'enfer de l'inconscient. Une expérience de cinéma singulière néanmoins qui mérite d'être saluée.
Freakin  Geek
Freakin Geek

283 abonnés 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2014
En chemin pour aller réaliser Prisoners, son premier film Hollywoodien, Denis Villeneuve avait fait une étape à Toronto pour mettre en scène Enemy, son second film indépendant après Incendies. Il avait en effet signé pour les deux projets au même moment mais la fabrication d'une oeuvre de studio est généralement tellement bien rodée que sa sortie était programmée bien avant celle de son second film. Ce n'est finalement pas plus mal pour le réalisateur qui a vraiment rencontré le grand public avec son précédent thriller et attirera ainsi plus de spectateurs pour aller voir ce second film.

Après avoir adapté une pièce de théâtre pour son premier film Incendies, Denis Villeneuve adapte ici L'Autre Comme Moi, une nouvelle de José Saragamo, prix Nobel de littérature. Il prend tout de fois quelques libertés avec l'histoire transposant l'histoire à Toronto, changeant les noms et une bonne partie de l'intrigue. Enemy est un thriller psychologique exigent qui nécessite d'être attentif au moindre détail pour être compris.

Il paraît que l'on a tous un sosie sur la planète, ceux qui ont un jumeau l'ont certainement déjà trouvé mais pourquoi la découverte de leur sosie par Adam Bell et Anthony Saint Clair les trouble t'il à ce point ? On devrait normalement être amusé et curieux mais dans ce récit cette découverte est un véritable tremblement de terre qui donne au film une atmosphère particulièrement angoissante et un peu malsaine comme un cauchemar

Denis Villeneuve semble clairement s'être inspiré des œuvres de David Cronenberg pour Enemy. L'apparition d'araignées dans des scènes oniriques, une intrigue à tiroirs dont il faut savoir tirer les ficelles et même la présence de Sarah Gadon, nouvelle muse des Cronenberg père et fils vue dans A Dangerous Method, Cosmopolis, Maps Of The Stars et Antiviral. Les fans du réalisateur seront forcement séduits par ce Enemy qui rappelle forcément Faux Semblants.

Jake Gyllenhaal se dédouble donc pour jouer le professeur d'histoire Adam Bell et son double comédien raté Anthony Saint Clair. Deux physiques identiques en tout point mais des caractères bien différent qui ont demandé un gros travail au comédien. Adam marche voûté en regardant le sol et sa vie de prof est un éternel recommencement façon un Jour Sans Fin ou Source Code (autre film avec Jake Gyllenhaal) en couple avec une femme sans que cela ne soit sérieux, des fringues et une voiture pourrie. Anthony lui est plus sur de lui marié et bientôt papa mais infidèle qui roule en moto et soigne son look.

Deux femmes partagent l'affiche avec Jake Gyllenhaal. Mélanie Laurent est la petite amie du professeur d'histoire et Sarah Gadon la femme enceinte de l'acteur Anthony Saint Clair. Un gros travail sur l'interprétation a été fait sur ce film. Chaque scène étant tournée et retournée en laissant la place à l'improvisation et aux discussions entre le réalisateur et ses acteurs afin que chacun puisse se sentir au mieux dans leur rôles. Cette relation inhabituelle dans les gros films ont poussé Denis Villeneuve à faire à nouveau appel à Jake Gyllenhaal pour jouer le shérif dans Prisoners.

Après The Double, il y a quinze jours, c'est un tout autre regard que porte Denis Villeneuve sur un dédoublement inattendu. Il prévient lui- même les spectateurs que son second film demande concentration et réflexion pour être compris. Un film au rythme lent qui nécessite d'enregistrer attentivement chaque bribes d'information sous peine de ne vraiment rien comprendre en sortant de la salle. Nul doute que ce Enemy fera l'objet de nombreuses discussions entre amis et suscitera probablement l'envie de le revoir pout tout saisir ou valider sa théorie.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 septembre 2014
Déstabilisant est le mot qui me vient en sortant de la séance!
Bon jeu d'acteur, Jake Gyllenhaal joue parfaitement, ambiance moite et confinée, mais je reste perplexe sur la signification de ce film et la symbolique de l'araignée...
Il manque un petit quelque chose à mon goût...bizarre, bizarre!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 septembre 2014
Très Space, on sait plus si on doit s intéresser ou pas aux doutes et mal être exposés.
Fin bizarre aussi. Bon jeu de l acteur principal.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 septembre 2014
Partie 1 : L'araignée au plafond

Il y a des œuvres comme ça qui vous laisse perplexe et sans aucune certitude, si ce n'est qu'une seule vision est loin de suffire à percer tous ses secrets. "Enemy" est un énigme fascinante.
Un univers angoissant et mystique très proche de celui de David Lynch. Un film très imagé plein de mystères et d'indices.
L'araignée, peut-être symbole du cauchemar, et le radio-réveil, qui pourrait appuyer la théorie de l'onirisme pure, semblent être des pistes de lectures importantes. D'autres renvoient assez clairement à Mulholland Drive; la dernière clé (littéralement, mais aussi celle de la dernière image) et le jeu des noms.
Place à une deuxième vision et surtout...à la réflexion.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 septembre 2014
Spécial mais pas mal : laisse complètement perplexe en sortant de la salle..
Stéphane D
Stéphane D

175 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 septembre 2014
Si l'on pouvait littéralement mourir d'ennui, je ne serai pas en train d'écrire ces quelques lignes... un grand doigt d'honneur lancé au public, tout cela dans une infinie lenteur dans le rythme, avec une colorimétrie orange et une demi obscurité quasi permanente, avec une musique qui rajoute à la torpeur infligée.
A part le jeu impeccable de Jake, il n'y a pas le moindre côté positif à trouver!
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