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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 novembre 2019
La métaphore de l'araignée avec l'infidélité du protagoniste et ces troubles mentaux en fait un thriller psychologique haletant. Néanmoins, le film malgré sa durée relativement faible (1h20h et des poussières) essuie quelques longueurs.
Nul, j'adore l'acteur principal, Jake Gyllenhaal, et Mélanie Laurent, mais le film est nul. Très déçu par le final, heureusement qu'il ne dure qu'1h30...
Des promesses non tenues, des effets de style qui aimeraient bien rattraper la vacuité du scénario, mais le film se noie dans un verre d'eau. N'est pas Lynch qui veut.
J'avais absolument adoré "Prisoners" et "Incendies", je plaçais dans Denis Villeneuve parmi mes réalisateurs préférés, et j'attendais encore un coup de maître pour "Enemy". Malheureusement, l’enchantement n'a pas fonctionné et je dois avouer que je suis probablement passé à côté du film. Alors, certes, le film donne quelques pistes de réflexion avec les araignées présentes à plusieurs moments clés, mais la signification n'est vraiment pas explicite, il devient donc très difficile d'interpréter quoi que ce soit. Le message sur l'infidélité est, en revanche, assez intéressant où deux couples sont mis en opposition. Dans chacun, Jake Gyllenhaal incarnant deux parfaits sosies. On pourra donc regretter que "Enemy" se donne des grands airs, voulant laisser libre interprétation au spectateur mais sans jamais vraiment aiguiller la réflexion. Mieux vaut commencer par regarder les autres films de Villeneuve, bien plus aboutis à mon sens.
Un labyrinthe tortueux qui jongle entre réalité et folie avec une aisance bien maîtrisée, notamment grâce au dialogues finement écrits et portés par un casting excellent ! Chacun en sort avec sa propre analyse, dans le genre du "mindfuck", Denis Villeneuve débarque avec un mastodonte !
Un film sur le thème du double, thème que j'aime beaucoup dans les films, pour voir comment chaque réalisateur le traite. Ici, on se retrouve face à un film assez troublant, avec une véritable ambiance. Le rythme est lent et très envoûtant. J'ai pas tout compris (surtout la fin), mais j'ai vraiment bien aimé ce film. Un thriller atypique comme on en voit pas tous les jours.
Lourd, long, lent, prétentieux, ennuyeux et la BO m'a mis sur les nerfs. J'ai pas réussi à voir dans quelle ville ce film a été tourné mais ça donne pas envie d'y aller... triste, laide, grise, sans âme....
On espère tout au long des longueurs un dénouement, une histoire, une explication et puis rien, générique de fin ! 1h27 perdu. Je ne m'en rappelerais plus demain sauf le temps que j'ai perdu.
C'est une grosse déception. Tout du long on espère une réponse qui ne vient jamais : c'est énervant ces scénarios qui promettent beaucoup et qui ne se donnent même pas la peine de donner des pistes de compréhension. "Enemy" fait finalement penser à du sous-Lynch, et contrairement aux films de ce dernier, on n'a pas envie de chercher une explication tant on a le sentiment de s'être fait arnaquer. Il reste quand même un film envoutant - mais très frustrant - et une superbe mise en image.
Un film sur le thème du double assez sobre, bénéficiant d'une mise en scène très soignée et esthétique de la part de Denis Villeneuve. Je n'ai pas vraiment compris la fin mais cela n'a pas d'importance j'imagine. Jake Gyllenhaal est particulièrement convaincant dans ce double rôle qu'il maîtrise à la perfection. Je n'ai pas grand chose à dire de plus, le réalisateur canadien étoffe un peu plus sa palette avec ce thriller étrange à la limite du fantastique.
Ayant réalisé d’abord Enemy puis Prisoners (même s’ils sont sortis dans l’ordre inverse), Villeneuve s’était dégagé l’esprit pour faire de l’un un film noir et de l’autre un film… jaune. Un avant-goût de la lumière dont il entourera Tomas Lemarquis dans son petit rôle sur Blade Runner 2049, et un filtre entêtant sur la ville ainsi pastelisée.
Sa passion des bruitages se retrouve mieux que dans Prisoners, avec la façon dont il mêle la musique à des pas qui semblent battre la mesure en introduction. Laquelle est aussi absconse sur le court terme que tout le film se révélera l’être au final. Elle procède aussi de l’anesthésie, parallèle aisément établi lorsqu’on voit la place allégorique des araignées et des jeux d’ombres qui mettent les coins en valeur (d’ailleurs, les diagonales villeneuviennes sont moins prononcées ici).
Cette anesthésie est à double tranchant : elle est ce qui nous permet d’évoluer dans les dimensions toujours bien lissées du régisseur, moyen choisi par lui pour se faire passer des choses avec rien (ainsi que je le remarquais aussi dans Sicario). Mais c’est elle aussi qui permet l’étirement des éléments les plus déroutants jusqu’à ce que le film franchisse le point de non retour du psychologique confusant.
La monotonie et la lenteur dégagent certes beauté et fascination, et de la peur aussi – comme une araignée –, mais il n’y a que l’image qui ne soit fade, et rien pour la satiété de l’esprit que cette fascination, qui, oui, bon, je le concède, est quand même très forte.
Je n’hésitais pas vraiment à lui donner un score positif, mais il y a autre chose qui m’y pousse : c’est la pensée que Villeneuve place dans chacun de ses films et qu’il sort ici directement du cinéma pré-hollywoodien dont il émergeait à peine, et qui porte sur les petits acteurs, vecteurs quasi-anonymes d’un cinéma de l’ombre que Gylenhaal supporte très bien malgré la monovisagite dont le réalisateur tenait apparemment à affecter tous ses rôles principaux.
Un bijou lustré, un peu frustrant, qui a partiellement tort d’excuser sa complexité par sa beauté.
J’aime beaucoup le cinéma de Denis Villeneuve, Enemy même s’il n’est pas celui qui m’a le plus emballé confirme tout le bien que je pense de ce cinéaste. Enemy est un thriller schizophrène porté par un scénario malin et plein de nuances. Dans le rôle principal Jake Gyllenhall confirme une nouvelle fois tout son talent et ses excellents choix de carrière. Un film qui refuse la simplicité et le tape à l’œil pour garder sa singularité et son authenticité. Même s’il est moins emballant car moins tendu que certains de ses autres films cela reste très bon.