Le tandem Jonathan Dayton & Valerie Faris retrouve pour la seconde fois Paul Dano après l’avoir dirigé dans leur premier (et remarquable) long-métrage Little Miss Sunshine (2006). Six ans se seront écoulés entre ses deux films et ce n’est pas plus mal car avec le succès critiques & spectateurs rencontré avec leur premier essai, il aurait été facile pour eux de sombrer dans la facilité et accepter tout et n’importe quoi. Avec Elle s'appelle RUBY (2012), ils mettent en scène un scénario écrit par Zoe Kazan (qui incarne le premier rôle aux côtés de Paul Dano). Le film narre l’histoire d’un jeune écrivain qui a soudainement rencontré le succès avec son premier roman mais se retrouve victime du fameux syndrome de la page blanche lorsqu’il s’agit d’écrire son nouveau livre. Mais un beau jour, encouragé par son psychiatre, il se met à écrire sur la fille de ses rêves, celle qui le hante nuit et jour. Et sans crier gare, la voilà qu’elle débarque dans sa vie, l’air de rien, comme si ils avaient toujours vécu ensemble. Elle est le reflet de son imagination, tel qu’il l’avait imaginé, tel qu’il l’avait maintes fois rêvé et pourtant, c’est la panique qui le submerge. Terminé la vie de célibat, le voilà du jour au lendemain en couple, comment ses amis et sa famille vont-ils réagir ? Va-t-il leur dire toute la vérité au risque de passer pour un fou ? Va-t-il accepter sa nouvelle vie qui lui est imposé ? Voilà à peu de chose près ce que vous réserve celle étonnante et au combien hilarante "rom/com" un brin fantastique. Formidablement interprété par Paul Dano & Zoe Kazan (en couple à la ville !), cette dernière, qui a écrit le scénario, prouve qu’elle a du talent aussi bien dans l’écriture que dans la comédie (peu voir pas connue dans l’hexagone malgré une carrière d’actrice déjà bien remplie), c’est indéniablement une actrice à suivre de près. De son côté, Paul Dano, que l’on ne présente plus (There Will Be Blood - 2007), est une fois de plus impeccable, cet habitué aux films indés se fait bien trop rare sur grand écran et c’est vraiment regrettable. A noter enfin, la participation en second plan de quelques têtes connues, notamment Antonio Banderas, Annette Bening, Steve Coogan ou encore Elliott Gould. Et enfin, on pourra toujours signaler l’étonnante similitude entre ce film et la série télévisée Code Lisa (1994/1998) où deux adolescents complexés ne parvenant pas à approcher la moindre fille avaient décidé de créer par ordinateur la fille idéal.
► http://qr.net/ivn ◄